dimanche 31 janvier 2016

Pas de hasard, que des rendez-vous…*



« … J’avais été invitée à une fête masquée. Celle d’un homme qui foulait avec respect la cinquantaine. 
Pour la première fois. 
Tous les invités présents étaient de connivence et avaient su garder le secret. 

La surprise fut donc totale et couronnée par le jubilé, d’un seul blasphème!

Nous étions assis à la table de la « familia ». Je m’y sentais plus ou moins à ma place mais je me disais que ça viendrait. 
Avec le Temps…

Comme je n’ai pas la langue dans ma poche, il me fallut peu de Temps pour engager la conversation avec le couple assis en face de moi. Elle, était assise très digne, le menton haut et fier. Lui, avait le sourire des gens heureux et sans histoire.

On échangea nos noms de famille, sans chercher outre mesure, de quelconques liens. L’élément déclencheur tomba, tel un couperet, sur la conversation en cours.

L’évocation d’un nom de famille plutôt rare, puis un autre… Je lance, par hasard, un prénom associé. Sourire illuminé de la Dame. « J’ai un fils qui se prénomme… »

Je la regarde abasourdie. « Non? Ce n’est pas vrai? Est-ce lui qui est l’Ami de ma Bonne Fée? »
« Tu parles de Sal demeurant à St-Sauveur? »
« Oui, oui… »
« C’est lui!... »

J’assénai une claque retentissante de stupéfaction sur la table! « Pas croyable! Mais je le connais votre Fils! Je l’ai déjà rencontré une fois au Cabaret de la dernière chance! Quelle coïncidence! J’ai chez-moi l’une de ses baguettes de guérison au quartz clair, reçu en cadeau un beau jour, de cette Bonne Fée… »

Les sourires s’élargirent jusqu’à fendre nos visages. Sans le savoir, nous étions maintenant en pays de connaissance. La soirée se poursuivit selon les prévisibilités du moment. 

Du bon Temps…

Sur le trajet du retour, je pensai combien il était fou et vrai de croire, que le « monde », tout compte fait, était bel et bien petit… » 

* « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » Paul Éluard
« Pas de hasard, que des rendez-vous », Amos, janvier 2016


samedi 30 janvier 2016

Rêver à prix réduit



« Ou bien nous écrivons la fin que nous voulons et nous vivons la Vie qui nous y conduira, ou bien nous finissons par vivre l’histoire de quelqu’un d’autre, dont la fin est désolante en comparaison de celle que nous aurions pu écrire pour nous-mêmes.
C’est vraiment aussi simple que ça… »
John P. Strelecky, « Les 5 Grands rêves de Vie »

Ce n’est pas la première fois que je rabâche cette pensée. Je le fais à chaque année. Depuis 2007. Depuis que je connais Julia Cameron et son « Libérez votre créativité »!*

Fabriquer un tableau de visualisation, c’est exprimer nos non-dits, notre bon vouloir, nos vœux pieux. Par du collage, du découpage de mots et d’images, ramassés tout au long de l’année. Une possibilité de 365 moments de Vie différents…

J’en ai déjà parlé…

Cependant, chaque premier janvier apporte sa couleur, sa différence pour nous aider à mettre en place, quelques unes des pièces du puzzle de notre futur. La réalisation de nos rêves les plus fous, de nos envies inavouables… 

Et vous savez quoi? Le "mieux", c’est que ça fonctionne!!! Peut-être pas toujours dans la même année mais…

Si l’on ne perd pas de vue le côté réaliste-réalisable et si l’on y croit… Vraiment…

Qu’est-ce que ça coûte d’essayer?... »
* « Libérez votre créativité », Julia Cameron, Dangles, 1992
« Rêver à prix réduit», Amos, janvier 2016

vendredi 29 janvier 2016

« Comme un soleil, comme une éclaircie… »



« … À peine levée, je jetai un regard par la fenêtre de la chambre. Un ciel bleu marbré d’orangé se présenta à moi sans vergogne!
Yesss! La journée serait ensoleillée! Bon départ!


Je m’empressai de préparer le petit-déjeuner pour le Cousin Mad Voyageur s'étant posé chez-moi le Temps d’un souper, d’une longue jase et d’une bonne nuit de sommeil. Il reprenait la route tôt matin, et il n’était pas question qu’il reparte l’estomac dans les talons.


Je mis à frire les œufs tout en préparant confitures, fruits, fromages, rôties et café. Ça suffirait à le sustenter jusqu’au dîner.


Placotages et embrassades de départ plus tard, constatant que l’agenda zen n’avait rien de mieux à me proposer qu’une longue page blanche, j’ouvris le portable, pensant mettre sous mes doigts quelques mots d’amour, d’amitié ou simplement un peu de cette joie immaculée qui m’habitait. Mais…

C’est à ce moment que la sonnerie du cell se fit entendre. Mon Ami Del me proposait la corvée « taille-de-bandes-de-bois-en-pin » que nous nous étions entendus de faire en réalité, le samedi matin.

Sans perdre une minute, je sautai dans la vieille paire de jeans-de-réno et enfilai un vieux cardigan et en moins de dix, j’atterrissais à pieds joints dans l’antre protégé de l’ébéniste-sculpteur.

Il jeta un regard allumé vers son illuminée d’Amie, me donnant des instructions très précises « Tu touches à rien tant que la pièce ne tombe pas d’elle-même. »

Facile à comprendre…

Cent bandes et trois heures plus tard, nous étions assis à siroter une Beck’s température pièce, satisfaits du travail accompli. 

Quoi? Vous vous demandez à quoi serviront ces bandes? Ben voyons! À couvrir les fentes produites par le séchage des planches verticales couvrant les murs intérieurs du SylÉmi c't'affaire!...

Et comme ça, en passant... 
Qui osera venir m’aider quand se pointera le mois de mai???... »
« Nouveau jour;  jour nouveau...», Amos, janvier 2016

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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