samedi 31 octobre 2015

« All-Win »!!!



J’ai ouvert les yeux sur un samedi pluvieux. Je me sentais en pleine forme après une revigorante nuit de sommeil. Après avoir salué mon Ami Imaginaire (ben oui… paraît que c’est un signe de bonne santé mentale… j’ose y croire…), je me suis rappelée une parole de la Prof de yoga : « C’est important les câlins. Et on peut se les offrir, même si on est seul… » 
 
Je venais de gagner à la « L’auto-câlin »!

J’ai petit-déjeuné lentement. Tout en sirotant mon latté, j’ai fureté ça et là, dans le monde internaute. J’ai fini par enfiler le pantalon passe-partout que j’utilisais pour mes excursions et des bottes de treck. Un foulard rouge enroulé autour du cou et le manteau de l’équipe Pee-Wee de Kuujjuaq sur les épaules, j’étais fin prête pour aller faire une virée au SylÉmi malgré le Temps gris.

Je venais de gagner un tour en auto! 

Une fois sur place, j’ai allumé un feu de bois, me suis amusée à déplacer les meubles comme si j’habitais une mini-maison, pour finir par m’asseoir et croquer à belles dents dans une pomme. 

Je venais de gagner un moment de silence, seule et isolée dans le bois!

Vint le Temps de repartir. Reprendre le sentier à sens inverse. Refaire les 23 kilomètres de chemin cabossé-forestier. À St-Dominique, pousser un peu plus loin à gauche, sur la 109, espérant retrouver le camp de Tendre So. Peine perdue… Mais…

Je venais de gagner du Temps pour écouter de la musique en roulant!

C’est en arrivant à Amos, en voyant les monstres de tout acabit envahir les rues, que je me suis dit, qu’aujourd’hui, c’était moi qui avais « all win » (même si en anglais, ça ne se dit pas!...)…
« All-Win », Arboretum de La Ferme, octobre 2015

vendredi 30 octobre 2015

Timide P’tit Nord



J’avais un but. Le même que la semaine passée, et celui de la semaine d’avant et l’autre d’avant aussi. Pour moi, la chasse est loin d’être terminée. Encore aujourd’hui, trois trop-curieuses-souris ont été retrouvées étranglées et /ou noyées. Faites vous-même le décompte du qui-était-où…
 
La co-propriétaire du SylÉmi est ben-ben-ben-tannée… Mais que peut-elle faire d’autre à part poursuivre l’attaque??? 

Dites-me-le…

Une fois le lancer-des-corps terminé, j’ai farfouillé les bois aux alentours pour y faire un brin de ménage. J’ai replacé le long du sentier, les troncs échevelés, allumé le feu, déplacé le hamac figé par la gelée. J’ai aussi chauffé l’intérieur du camp, histoire, j’imagine d’attirer de façon plus conviviale encore, les indésirables rodant aux alentours… 

Des fois je me demande…

Je me suis laissée bercer par la solitude boréale et j’ai levé le nez vers le timide soleil qui tentait, tant bien que mal, une percée parmi les cumulus.

J’ai posé un regard énamouré sur le sentier légèrement enneigé et décidé avec « qui » je passerais la Noël… 


J’ai boucané l’air tout feu tout flamme,  comme seule une amoureuse des bois peut le faire. 


Bref, je suis revenue en ville, juste à Temps pour la marche du vendredi avec l’Amie Lil. 
Six kilomètres plus tard, je laisse s’envoler ces mots vers vous. 

Comme quoi, toute bonne chose à toujours une fin, si timide soit-elle…







jeudi 29 octobre 2015

Désillusions



Tout d’abord, celle de Madame Bovary. J’avais le goût de faire simplement un « copier-coller » du synopsis du film et/ou d’intégrer les renseignements dégotés sur Wikipedia au sujet de cette histoire. Je vais me retenir…
 
Il a fallu que M. Le Factotum et son Épouse soient assis juste devant l’Amie Lil et moi, dans la salle de cinéma hier, pour que j’apprenne que cette histoire était en fait l’un des romans considérés comme une « œuvre majeure de la littérature française et mondiale »*. 

Ce que j’en ai encore des choses à apprendre!!!...

J’ai beaucoup aimé même si j’en ai perdu des bouts étant donné que le film était présenté en anglais sans sous-titrage. Les images parlaient d’elles-mêmes. J’ai aimé Emma, cette tendre rêveuse qui s’est transformée au fil du Temps, en une femme dépensière et adultère, sans compter ni penser…

Autre sujet... autre désillusion: celle de tous ces chasseurs revenus bredouilles. Pour vous consoler, je vous invite à laisser errer votre regard sur cette image qui vaut mille mots. 

À vous tous, à qui la chance n’a pas souri, rendez-vous au village de La Corne, pour y admirer cette magnifique œuvre glissée sur un plateau transparent. 

Ça vaut le déplacement…


"Désillusion", La Corne, octobre 2015
 

mercredi 28 octobre 2015

« Heureux comme un poisson dans l’eau »



… ou « Heureux comme un roi », à quoi j’ajouterais «dans son royaume »! C’est selon. Aujourd’hui, les deux expressions lui allaient comme un gant!
 
Il y avait longtemps que je n’avais vu Papa Fitzsou en aussi grande forme, lui qui a, depuis plusieurs années, de la difficulté à gérer ses souvenirs, qu’ils soient lointains ou récents. Expliquons ça comme ça… 

Cet après-midi, ses yeux brillaient. À la re-re-re-re-re-re-re… lecture de ses mémoires, il réagissait aux noms énoncés. Les Imbeau, Hines, Chambler ramenaient sur ses lèvres des mots qu’il n’arrivait pas à laisser s’échapper mais qui le faisaient hocher de la tête d’assentiment. De contentement.

Ces « Oui, oui, ça me dit quelque chose » lancés avec tant de conviction, ont transformé cette visite régulière en un jour de grande occasion. Même son « adjointe-à-son-bien-être » s’accordait à dire qu’il était dans une forme splendide depuis le matin.

Ben, tant mieux! Après avoir essuyé quelques jours de confusion suite à une infection des poumons (ça rime en crime!...), il avait droit à un redoux de la Vie. 

Ainsi, juste avant de le quitter, je n’ai pu m’empêcher de lui demander la permission de le prendre en photo (permission qu’il m’a accordée sans restriction!).

Vieillir, c’est peut-être bien mourir un peu chaque jour. Mais aujourd’hui, Papa Fitzsou était bien vivant!...
"Jour heureux", Amos, octobre 2015


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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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