jeudi 30 avril 2015

Léo revint…



« … comme promis! J’avais eu le Temps de placer mes vêtements dans la penderie de la chambre qui serait mienne pour la semaine. Liste d’épicerie en mains, j’arrivai au Publix* un autre $12.00 US plus tard, pourboire inclus. 

Je ramassai ce dont j’aurais besoin pour la semaine, quand soudain, au moment de me diriger vers la caisse, je ressentis un troisième frisson : je réalisai que j’avais laissé ma carte de crédit au condo! 

Malheureuse!
 
Je commençai à replacer discrètement les items les plus coûteux et non indispensables sur les tablettes. Heureusement, j’avais eu l’idée (brillante) de prendre un $100 US à l’aéroport Trudeau avant de partir. J’avais donc avec moi, le porte-monnaie « américain » mais pas le canadien où se trouvait ma carte. 

Je croisai les doigts et espérai que ça suffirait. 

« 96.92$ » me dit la caissière après que j’eus déposé devant elle, la tonne d’aliments santé qui me garantiraient la survivance pour la semaine. 

Ouf! Avec les quelques billets qui me restaient d’un précédent voyage en 2013, j’en aurais suffisamment pour payer le taxi de retour.

Justement… Léo… 

J’avais pris soin de lui demander sa carte (c’est comme ça que j’ai su qu’il s’appelait Léo). Et même s’il m’avait avertie qu’avoir une voiture un vendredi soir, risquait de prendre une heure, avais-je le choix? (oui… j’aurais pu me louer une voiture pour la semaine mais comme j’avais déjà largement dépassé le budget alloué pour ce voyage…)

N’ayant pas de cellulaire je demandai à la caissière de l’appeler pour moi (je sais, j’aurais dû en avoir un avec le bon forfait, « mais comme j’avais déjà largement dépassé… »

Un bon 45 minutes plus tard, à attendre assise à l’extérieur à côté de mon panier de victuailles, toujours pas de Léo. Comme l’épicerie fermait à 22 :00 et qu’il était maintenant 21 :45, le quatrième frisson me prit : « Et si Léo m’avait oubliée? » « Et si je devais faire le trajet de retour à pieds? »… Impensable de porter les quatre lourds sacs sur pareille distance. J’en aurais pour la nuit…

Je regardai les clients entrant et sortant de l’épicerie. Oserais-je demander à l’un d’eux de me ramener à la maison? 

Nenon… 

Je retournai plutôt à l’intérieur et demandai à ce qu’on rappelle Léo. Cinq minutes plus tard, mon nouvel Ami Haïtien se stationnait devant moi. Sans même remettre le compteur à zéro il me ramena à la maison. Une fois rendus, il m’aida à porter mes sacs et dans un dernier au revoir, m’offrit « que l’on se revoit pour  jaser le Temps que je serais à Sarasota… »

Euhhh… » 

*marque de commerce du supermarché

« Le banc des amoureux perdus », Sarasota, avril 2015

mercredi 29 avril 2015

Vendredi soir, Sarasota



« … J’ai récupéré sans ambages ni dommage mon sac de voyage. Je hélai un taxi et donnai l’adresse du condo où je me rendais. Quelle surprise quand Léo (j’allais apprendre son prénom un peu plus tard) me dit que la course coûtait $12 (US!!!) pour avoir roulé, sans exagérer, 5 minutes à peine.
 
« Tarif fixe dès qu’on quitte l’aéroport. » qu’il me dit. Après ses explications de-temps-d’attente-pour-des-courses-non-payantes , je compris son point de vue. 

Mais quand même!!!

À destination, je lui demandai de m’attendre, lui expliquant que je devais absolument me rendre à l’épicerie (à pied, il m’en prendrait 40 minutes selon Google…). 

« Oh! Je ne peux pas attendre. Nous ne sommes pas assez nombreux. Je peux revenir vous chercher dans 45 à 60 minutes. » qu’il ajoute avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles. 

Avais-je le choix?

Je profitai de cette attente pour effectuer les tâches de routine à l’arrivée : chauffe-eau « ON », climatisation « ON », compteur d’eau…

Euh… Compteur d’eau???...

Premier frisson : je tente de me laver les mains : aucune goutte d’eau ne daigne se pointer le bout du nez à l’extrémité du robinet. Pas vrai que je vais passer la semaine sans eau quand même!... Puis j’y pense… Zut! J’ai oublié d’aller ouvrir le compteur d’eau! Je me dirige vers la porte-patio arrière. Deuxième frisson : impossible de l’ouvrir! 

« Voyons, voyons : « OPEN »… « CLOSE »… Ce n’est pourtant pas sorcier » que je me dis…

Ce n’est qu’après avoir obstinément tâté de haut en bas et de bas en haut, les côtés de la porte dans la pénombre (!) que je découvris enfin la petite plaque qui l’empêchait de glisser. 

Compteur d’eau : « ON »! 

La soirée peut se poursuivre… »
« S’enraciner… ailleurs! », Sarasota, avril 2015

mardi 28 avril 2015

Les Jardins de Panos



Rapidement. Parce qu’il est déjà 22 :15. Mais je l’avais presque promis. Alors voici…
 
« … J’ai débuté ma dernière escapade en acceptant une galante invitation pour partager repas et bonne bouteille, dans ce qui fut la première brochetterie grecque au Québec : « Les Jardins de Panos », sur Duluth. La bouffe y est délicieuse et l’endroit assez cosy si on a la présence d’esprit de choisir une table un peu en retrait «  du poulailler » (c’est-à-dire, loin du caquetage cacophonique des convives attablés en plein centre du resto!)… 

Ce fut ma première sortie en printemps Montréalais. Ce ne sera sûrement pas la dernière...

Plusieurs heures plus tard…

Assise, porte 86, aérogare de Montréal, mon stress vient de tomber à zéro. Sécurité et douane (à moins que ce ne soit douane et sécurité…) sont choses du passé. Montréal s’ennuage, Sarasota m’attend avec son 30 degrés. Pas en moins, en plus! 
Je me sens fébrile, pas fiévreuse. J’ai échafaudé quelques plans d’explorations, de marches, de découvertes. Et qui sait? Peut-être bien que je croiserai tout à fait par hasard, « Le Dernier Américain » d’Elizabeth Gilbert*…

16H30- Aérogare d’Atlanta

Ça grouille de monde ici. Des gens et des stands de bouffe partout. J’ai grignoté un morceau d’un délicieux « pain santé » cuisiné par mon Ami Montréalais ainsi qu’un fruit. Frugal repas, mais ça me suffira jusqu’à Sarasota, où j’irai à l’épicerie dès mon arrivée. Me reste un peu plus d’une heure d’attente avant l’embarquement pour la deuxième partie du voyage.

Entre Atlanta et Sarasota…

Je me suis amusée dans l’avion, à faire des mots croisés avec un jeune-homme-à-la-chemise-rose qui s’envolait vers le Nicaragua avec deux copains. Fascinant comment on peut facilement créer des liens quand on voyage… »

* Eustace Conway

« Les Jardins de Panos », photo tiré du lien : http://www.lejardindepanos.ca/

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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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