samedi 28 février 2015

Site de rencontres « Méo Il-ltée »



Un certain samedi matin… 
 
J’avais repris avec une joie immense, le sentier longeant la rivière Harricana. Que voulez-vous? Même gelée, elle me fait de l’œil! 
J’ai succombé.

Méo marchait bon train devant. Je suivais, le pas traînant. J’observais cette nature engourdie par le froid. Figée telle une statue de marbre blanc. J’ai respiré l’air frais d’un grand coup, le gardant emprisonné dans mes poumons un court instant. 

Ça m’a éclairci le teint intérieur…

Tout au bout du sentier, une surprise nous attendait. Nous contournâmes la Station de pompage de briques claires de la Ville pour nous retrouver face à…

… Un genre de mutation entre un poney et un chien, hauteur de taille de la Cinq-pieds-deux-pouces-et-trois-quart-raccourcie-par-le-Temps que je suis… 
Une Grande (et Grosse…) Danoise et son Maître…

Méo la connaissait. Moi j’avais oublié son nom. Comme de raison. Même chose pour l’Homme qui tenait avec un peu de difficulté la géante en laisse. Sourire guilleret, yeux allumés, longue barbe et jeunesse accrochée dans son visage, nous avons jasé quelque Temps. De la froidure et de cet hiver qui ne nous laissaient aucun répit.

Nous nous sommes quittés, Méo avec regret, et avons repris notre marche matinale.

C’est là que j’ai compris, le rôle que Méo « pourrait » assurément, éventuellement, assumer dans ma Vie :


Propriétaire-d’Agence-de-Rencontres-Pour-Humains (PARPH)!!!

« Site de rencontres « Méo Il-ltée », Amos, février 2015


"Froidure Harricanienne", Amos, février 2015


vendredi 27 février 2015

La soupe aux choux



J’habite un petit logement situé en plein cœur d’Amos. Ça, je l’ai déjà écrit! 
Une longue et étroite allée sépare notre porte d’entrée du trottoir. Chaque matin (ou presque vu notre hiver neigeux…), l’Homme-d’à-côté (remarquez : j’ai bien écrit ici « l’Homme » et non le « Garçon » Nuance…) s’avance avec sa pelle, fier, grand et encore très droit pour son âge, et repousse la neige qui sans fin, se dépose sur ce passage.
 
Plusieurs fois je l’ai remercié tout en répétant que je pouvais très bien m’acquitter de cette tâche sans problème. 

« C’est mon exercice. » qu’il me répète à chaque fois. Et moi de lui répondre :

« Ben si c’est votre exercice, je vais vous encourager à continuer! » Ancienne profession exige…

Par l’un de ces beaux après-midis ensoleillés, que seule l’impression d’un printemps prochain peut donner, j’avais dans la minuscule cuisine, « popoté » un énorme chaudron de « soupe-miracle », réconfortant mélange de trente-six milles légumes (dont la moitié d’un chou) et de haricots rouges.

Initialement « inventé » pour les personnes voulant perdre du poids, j’en avais fait auprès de mes Enfants, un « comfort food » apprécié au retour des longues heures à jouer dehors, sur le gigantesque terrain de jeu de la Base Figuery.

... J’avais mijoté l’idée encore plus longtemps que ne fit la soupe. Lorsque ce fut prêt, je transvidai dans un récipient plusieurs louches du minestrone aux effluves suaves. 

Je revêtis mon manteau et sautai dans mes bottes et j’allai frapper à la porte de mon Voisin.

Imaginez leur réaction… Sur leurs visages se dessinèrent d’indescriptibles sourires… 

Et dans leurs yeux, j’ai bien vu que j’avais apporté dans leur Vie cet après-midi là, bien plus qu’une simple « soupe aux choux »…
"Souffle de réconfort", Amos, février 2015

jeudi 26 février 2015

Le garçon d’à côté*



C’est le film que j’ai vu la semaine dernière, trop gênée de choisir le « 50 Nuances de Grey », vu mon  célibat. Je suis étrange comme ça…
 
Est-ce que mon choix fut meilleur? Hum! Difficile à dire! Une chose est sûre : j’en ai eu pour mon argent! Le suspense, les scènes érotiques, le dénouement.

Curieux comme parfois les annonces nous laissent dans de larges zones d’inconnu. Je sais, je sais : c’est le rôle de l’équipe de marketing de nous en faire voir juste assez pour nous attirer!

Alors que je regagnais tranquillement la maison, je ressassais certaines parties du film que je venais de voir. Une idée saugrenue m’est venue…

Tout compte fait…

… je préfère ne pas connaître celui qui « demeure à côté » de chez-moi.

Sait-on jamais?...

mercredi 25 février 2015

Comment devenir autobiographe…



J’avais noté à mon agenda, il y avait un mois de cela, la date et l’heure de cette conférence que je ne voulais manquer pour rien au monde : 24 février, 10h, à la Bibliothèque municipale.
 
Le conférencier invité était M. Fernand Bellehumeur, un écrivain de souche Témiscabitibienne.

Honte à moi! Je n’en avais jamais entendu parler mais dès ses premiers mots, il m’a plu. Ayant déjà lui-même publié quelques livres, dont « Le Vieux qui pissait partout » en 2008 (j’adore le titre!), avec une simplicité étonnante, il nous partagea quelques-uns de ses trucs d’écriture. Grâce à son expérience antérieure d’enseignant, il rendit la marchandise « haut la plume »!

Malgré le fait que l’essentiel des informations portait sur l’autobiographie, j’en ai tiré des leçons pour ce projet de romance de la vie de mes Parents, projet qui me trotte dans la tête depuis belle lurette.

Tout comme cette fiction d’ailleurs, intention encore plus ancienne, débutée alors que les Enfants Fitzsou marchaient à peine… « … Une infirmière propriétaire d’une résidence pour personnes âgées doit se battre avec une grosse minière voulant l’exproprier de la terre de son grand-père pour exploiter leur filon… »

Ne vous inquiétez pas : tout ça est toujours bien enregistré dans ma mémoire vive même si le début du texte lui, est demeuré emprisonné dans la « tête dure » d’un précédent ordinateur ayant maintenant, rendu l’âme…

Un jour viendra… En attendant, je continue de "bénévoler" au Signet!!!...

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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