mercredi 31 décembre 2014

Bye, bye 2014!!



Il s’en est passé des choses en 2014. Et je ne fais pas allusion ici à toutes les tragédies, grands procès ou quelconque Commission ayant fait la manchette des nouvelles télévisées.
 
Je parle de moi, de mes réalisations. Des visites de maisons dans les Laurentides en janvier, à certains quartiers de Montréal en février; pour revenir en avril aux Laurentides. Vingt maisons et St-Henri, le Plateau, le Mile End, Griffinton et le Vieux Montréal plus tard, je suis toujours une sans abri en règle. Trotte toujours dans ma tête le « Tout vient à point à qui sait attendre. »

J’espère que 2015 me dira si j’avais raison de patienter…

En mai, dans le cadre de mon travail, j’ai pu visiter Halifax ainsi que le petit village de Peggy’s Cove. Que de bons moments passés avec Collègue Das et les jeunes modèles de saines habitudes de vie, partis à l’aventure pour courir des 5, 10 et 21 km. 

Moments magiques…

Deux mille quatorze m’a aussi entraînée en juillet, à Fulbeck, Angleterre, où j’ai passé des vacances de rêve avec une Bonne Fée, sa Sœur et son Beau-frêre. Comment pourrais-je oublier tous ces kilomètres de route, la splendeur des paysages, les moutons et les clôtures érigées avec des pierres… sans omettre la gentillesse et la très grande générosité de mes hôtes?

Pur bonheur… 

Août, septembre furent MON sprint final vers la retraite : voyages à Salluit en août, saut à Amos pour déménager Papa Fitzsou dans un Centre d’hébergement au début septembre, empaquetage et dons de garage début octobre de mes effets en vue de mon retour en Abitibi. Ces mois ont passé sans que je n’aie eu le temps de souffler! Ni d’entendre les voix de questionnement de ce que serait l’avenir… C’est aussi en octobre que j’allai avec quelques comparses du Trek de la Grande Muraille (2011), escalader le Mont Olivine en Gaspésie. 

Belles retrouvailles!

Novembre souligna les adieux à Kuujjuaq, adieux à mes amis et collègues Inuits, Burkinais. Sénégalais, Français, Polonais, Gaspésienne, Estriennes et Nord-Côtiers… Ce même mois me vit me poser dans un atterrissage en règle sur la 3ième Avenue, dans un petit 3 ½ avec ma Douceur ma Belle et Gros Méo.

Pour m’engourdir ou me dégourdir, je me suis lancée dans des rénos en décembre, histoire de faire plaisir à ma filleule pour Noël.

Belle revue je crois, de ce que fut 2014. Je croise les doigts pour garder la forme en 2015, traverser le Canada et me trouver enfin, un petit coin bien à moi, quelque part au Québec.

À moins que je ne déménage mes pénates ailleurs, plus loin? Qui sait? 

Seule 2015 me le dira…
"Bye, bye 2014", Kuujjuaq, novembre 2014

mardi 30 décembre 2014

Y’a pas de justice!



Leçon d’anatomie 101: entre la tête et les pieds, se trouve un amalgame de tissus cellulaires, osseux et musculaires dénommé le corps. Chez certains êtres humains, cet assemblage fonctionne très bien malgré le Temps qui passe. Pour d’autres (comme moi), on peut commencer à ressentir tranquillement le poids des années. Oh! Bien sûr! Je ne m’y attarde pas ni ne lui prête vraiment attention mais…  

Parfois…
 
Quand me vient l’idée, saugrenue ou non, d’agir comme à vingt ans, la connexion entre la pensée et la mécanique corporelle ne s’enclenche pas toujours. 

Ce qui donne…

Hier. Je revenais de ma troisième marche dans le frette Abitibien (qui n’a d’ailleurs rien à envier, je vous le jure, au frette Nunavimiuq). J’avais atteint mon avenue quand je réalisai que devant moi se dressait, une assez haute, disons même, une assez bonne congère. Dans ma tête, le raisonnement analytique conclut très rapidement qu’il serait plus facile de passer par-dessus que d’aller la contourner à l’autre coin de rue (avenue)…

Erreur!

Aussitôt le pied droit enfoncé dans la première couche de neige durcie, je ressentis toute la raideur qu’il y avait dans mes jambes, comme si tout à coup, je leur demandais un effort surhumain. Faut dire que ça fait cinquante-sept années qu’elles me portent sans que je ne leur délivre chaque jour les exercices qui leur permettraient que j’en fasse, une utilisation maximale. Sans douleur. Sans ankylose. 

Donc…

Je fis le deuxième pas. Puis un troisième. Chacun d’eux me portait un peu plus haut sur la bank de neige! À chacun d’eux, je craignais aussi de perdre l’équilibre. Mon cœur battait un peu plus vite (juste un peu quand même… Je marche presqu’à tous les jours sur terrain plat…). Tout ça pour dire qu’au même moment, se fut pour moi une évidence: mon cerveau avait toujours vingt ans mais pas mon corps. Plus mon corps. Dommage…Tout serait bien plus simple.  

Y’a vraiment plus de justice là!...
« Y’a vraiment plus de justice là; y’a que de l’art! », Amos, décembre 2014

lundi 29 décembre 2014

Réflexion faite au frette…



Il suffisait d’un -37 degrés en début de journée pour que je reprenne du poil de la bête… Levée tôt, il était à peine huit heures trente que je m’amusais à courir derrière Méo, le long de la Rue Principale. 

Après l’avoir ramené au p’tit appart, j’étais aussitôt repartie vers l’animalerie du coin, acheter l’obligatoire licence faisant de mon animal favori pour l’année à venir,  un pur résident Amossois. 

Un peu plus loin, j’entrai au bureau de poste y ramasser le formulaire nécessaire pour le renouvellement de mon passeport. Juste au cas où me prendrait l’idée de revenir de mon road trip estival par les États-Unis.

Valait mieux être en règle.

Je ne perdis pas de Temps et j’allai trouver chez Jean Coutu, l’Amie qui accepta bien gentiment de me photographier avec mon air le plus bête,  celui requis pour ce genre de document. 

Motivée et dégourdie par le frette, je poussai la marche jusqu’à la Maison de la culture, là où se trouve la bibliothèque. J’avais décidé qu’aujourd’hui, se terminait ma quête du livre d’Amélie Dubois, « Chick Lit, tome 2 ». Je me rivai le nez sur la porte. L’ouverture était prévue seulement en début d’après-midi. Tirant le capuchon de mon Quartz Nature sur la tête, je rebroussai chemin.

De retour à la maison, je démarrai le portable et allai directement sur le site de CAA Québec. Je voulais faire la demande d’un Triptik, genre d’itinéraire personnalisé pour voyageuse « organisée ». Je me disais qu’avec ce guide, j’aurais une bonne idée de la direction à prendre… une fois rendue à LaSarre!!! …

Vers 13 :30,  je réenfilais pour la troisième fois, pantalon et anorak chauds, direction bibliothèque. Là-bas, la Gentille Dame Françoise s’occupa de me faire une carte de membre en règle et finit par m’annoncer que le livre que je désirais, était malheureusement déjà prêté. Elle offrit de me le réserver. Mieux que rien. Au moins je sais que d’ici quelques semaines je pourrai assouvir ma soif de lecture de Dubois…

Je passe sous silence (mais je vous en glisse tout de même un mot…) le sentiment de pur contentement que j’ai ressentis à me retrouver dans ce paradis de briques de mots… Hum… Sans compter que j’y ai découvert un gros livre qui ne demande qu’à en sortir : « Le Canada des routes tranquilles »… Tiens, tiens…

« Phase 1 » de la préparation du projet road trip: check!
"Paradis Amossois", Amos, décembre 2014

dimanche 28 décembre 2014

Là où nous mène la Vie



« … Tendre So n’était pas chez-elle. Ce matin, c’était l’objectif de notre marche, à Méo et à moi. Depuis que je suis revenue, les jours se suivent et se ressemblent. J’essaie, tant bien que mal, d’intégrer au quotidien des improvisations « contrôlées ». Parfois le Temps s’apparente à quand j’étais au nord du 55ième parallèle. J’ai l’étrange impression d’être en état de stagnation… » 
 
Ça me pousse à m’interroger sur ce que je veux faire. Mes projets. À plus ou moins long terme. Où je veux aller. Comment. Quand. Pour combien de temps. 

Réflexions…

« … Nous avons marché avec le soleil. Il faisait frais, mais pas froid. Juste bien. J’ai salué des gens au hasard de nos pas. Ils étaient tous affairés à dégager leur entrée de cour de cette poudreuse s’étant déposée hier soir. Tous... autant qu’ils étaient à avoir mis le nez dehors.

Un pesant s’est introduit en moi en même temps que j’ai glissé les pieds dans le p’tit appart. Comme si soudain, je le sentais trop petit pour contenir ma Vie… 

Comme si soudain, les bacs empilés n’avaient plus leur raison d’être…» 
"Là où nous mène la vie", Amos, décembre 2014

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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