dimanche 11 mai 2014

Nunavimiut Expedition



« … Tôt matin, y’avait les fameuses corneilles-corbeaux qui vrillaient juste en avant de chez-moi. Je pris le temps, tout en sirotant mon latté, d’admirer, béate, leurs lentes ascensions, leurs descentes en piqué et leurs glissades sur l’aile. Ballet magique, dans un ciel sans ligne de poudre nuageuse… »
 
C’était hier. Planté au sommet de l’escarpement rocheux, l’arbre esseulé se laissait balancer par un vent du Nord. Le printemps se pointait à la seule et unique manière du Nunavik : clair, beau et frais. Quand Collègue D actionna la sonnette d’entrée, je sursautai. Je réagis à retardement à ce bruit inhabituel. Quelques secondes plus tard je me précipitais pour accueillir mon visiteur. Il arrivait « on time » pour la marche, pratique de filmographie, qui nous aiderait, Collègue Das et moi, à réaliser le prochain DVD pour l’activité « Viens on va jouer à vivre ». Du moins, c’est ce que nous avions prévu à l’agenda de ce timide après-midi de printemps.

Sur recommandations, j’enfilai pantalon coupe-vent, tuque légère et gants. Je vous assure qu’arrivée tout en-haut de la colline, j’en fus la plus heureuse. Même si le thermomètre affichait un pointage nul (!), le facteur éolien lui, nous attendait pour nous siffler son dernier mot. La ballade fut tout de même revigorante et efficiente. De retour à la maison on jeta un œil sur les clichés rapportés, et le Camellia Sinensis « Zeste éclair » nous réchauffa… le temps de le dire!  On s’amusa de voir les gros plans de nos binettes et de nos pieds, qui sans gêne aucune, ne s'étaient pas fait prier pour jouer les vedettes. Que voulez-vous, nos prochains « jeunes modèles » sont des coureurs! Fallait bien s’adapter! 

Projet lancé : reste tout le travail à réaliser! 

Let’s go Das!

« Miniature du Lac de Côme », Kuujjuaq, mai 2014

jeudi 8 mai 2014

Invitation licite




Quand j’ouvre mon portable, c’est comme si je vous ouvrais la porte de mon petit appart… « Entrez, entrez, je n’ai rien à cacher, tout à partager » que je vous dirais d’emblée. J’exagère à peine…

 J’ai lu qu’il était sain psychologiquement, de s’ouvrir aux gens, on appelle ça l’extimité*. J’ai lu ça dans l’éditorial de Crystelle Crépeau, rédactrice en chef de Châtelaine. 

« Ce besoin d’intéresser les autres pour se sentir vivre pleinement est très humain. » écrit-elle. Et de citer Mariette Julien, professeure à l’École supérieure de mode de Montréal : « Les gens ont besoin d’attirer les regards pour exister.  C’est ce que font les gens sur Facebook : ils se mettent continuellement en scène, comme s’ils étaient la vedette du film dont ils sont le réalisateur. Ça les renforce dans la construction de leur identité. »

Fiou! Ainsi, je suis « normale » de continuer à ressentir ce besoin viscéral à partager ces mots, qu’ils soient quotidiens ou non. Vous comprendrez maintenant, qu’à vous tous, vous prenez soin de moi

Façon de voir les choses…

Tout comme Mme Crépeau continue à le dire, oui j’étale ma vie personnelle au regard de tous ayant la curiosité de prendre de mes nouvelles et j’accepte ainsi de provoquer et d’alimenter des commentaires de toutes sortes.

J’accepte aussi le fait que, de vous savoir « là », me fait sentir moins seule dans mon  Nord dépourvu de chemins. Moi qui cultive secrètement, le rêve de réaliser différents  road trips …

En passant, si l’un de vous êtes intéressé à m’accompagner dans ma traversée du Canada à l’été 2015, prière de me faire parvenir votre CV… 

*Serge Tisseron, psychanalyste français
Référence et inspiration : « Châtelaine », mai 2014

"Kangiqsualujjuaq", août 2013

mercredi 7 mai 2014

Y’a de ces matins



Je me suis levée avec la vague souvenance que le 7 mai était l’anniversaire d’une de mes connaissancesVague j’écris… 
 
J’ai déjeuné avec pamplemousse et rôtie-beurre-d’arachides, comme bien des matins finalement. De ce temps-là, les cellules graisseuses ayant élu domicile au niveau de mon abdomen me narguent sans arrêt, matin, midi et soir. Vivant seule, j’ai décidé que ce serait à elles que je ferais la gueule

Pour l’instant, ça me fait encore du bien…

Pendant que  « Salut, Bonjour » se placotait ça tout seul, je me suis dit que l’inspiration nordique serait peut-être partante pour quelques mots lancés au hasard, histoire de profiter de ce mercredi matin, nombril de semaine. Avec mon latté bien en mains, j’ai commencé les tentatives d’ouverture de mon blogue… de Facebook… de MSN… La petite roue ne s’arrêtait plus de tourner en rond sur elle-même… Un peu découragée (pour une fois depuis longtemps, que j’étais motivée tôt le matin) mais non désespérée, je me suis installée, j'ai allumé la chandelle vanillée, je me suis resservie un deuxième café…

… Toujours aucune possibilité d’avoir la connexion avec Internet. Étaient-ce les premiers timides rayons de soleil frappant de plein fouet la soucoupe responsable de nous brancher avec une partie du monde extérieur qui était en cause?...  

7 heures…

Rien, toujours rien… C’est ça le Nord. L’internet qui prend son temps, la vie qui prend son temps, les gens qui prennent le temps de prendre le temps… Avis aux gens pressés : votre place n’est pas ici!...

Ah oui! Dommage qu’il ne soit pas mon Ami FB, c’est l’anniversaire de Alain…ce matin!... Faites-lui le message quelqu'un... Par contre, j'ai pu lancer mes voeux à mon Amie J, ex consœur infirmière... 

M'essemblait aussi...


« Les pieds dans l’eau… », Kuujjuaq, mai 2014

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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