lundi 31 décembre 2012

Poutine 2012...




Tableau de visualisation avril 2012… « Work in progress… »

dimanche 30 décembre 2012

Pressentiment ou coïncidence?...



Le 27 j’écrivais… Le 29, je lisais… Le 30, je publie…
 
Message reçu de Cousine L… Tante P nous a quitté… le 28…

Elle m’avait fait parvenir quelques jours plus tôt, et cela, comme depuis une bonne dizaine d’années, sa carte de vœux, pour souligner mon anniversaire et la Noël… Elle n’y manquait jamais, elle que j’ai si peu connu, mais avec qui je partageais une secrète intériorité… 

Nos âmes d’artiste peut-être…

Du bout de ses doigts jaillissaient des tableaux magnifiques. Elle peignait pour offrir ou simplement pour qu’on s’y accroche le regard dans la belle maison qu’elle partageait avec l’Oncle P avec qui elle faisait sa vie depuis belle lurette…

Quand je suis venue m’installer dans le Moyen Nord Québécois, le deuxième Noël, elle avait vu à ce qu’un petit ange au cœur rougeaud prenne place auprès de moi. Il surveille mes états d’âme depuis, trônant dans le salon du p’tit appartement… Son cœur s’est détaché un beau jour et je l’ai fait glisser dans le pot de pierres ramassées au fil de mes voyages dans le grand Nunavik. J’aurai une raison de plus de le rapporter avec moi quand je quitterai le Nord…

Pour ce qui est du reste, j’en ferai mon Ange d’écriture… à tout jamais…  

Bon vol Tante Pxoxoxo

Photo : « Souvenirs de Tante P », Kuujjuaq, décembre 2012



samedi 29 décembre 2012

Quand les Grands Esprits se rencontrent…



… ils se réunissent en haut lieu, habituellement une place cozy, pleine d’amour et d’amitié…
 
... ils doivent nécessairement avoir quelque chose en commun. Quelque chose en papier, en carton, de toute évidence tangible… Et il n’est pas du tout question ici d’un ordre du jour…

… ils ont absolument besoin d’avoir QUELQU’UN de pas banal et d’immensément sympathique à déifier pour avoir la possibilité de prendre ainsi pied sur le même rebord… 

Généralement, ils se connaissent peu (ou pas) entre eux mais incontestablement ils s’aimeraient bien s’ils avaient la chance de se rencontrer… pour vrai…

L’évènement est extrêmement couru et ne se produit qu’une seule fois par année, sensiblement toujours à la même date. Il y a parfois des retardataires mais habituellement, même eux se présentent à l’intérieur d’un temps convenable…

L’habillement est préférablement sobre mais pour le contenu l’hétérodoxie est de mise. Si les participants ont l’air disparate et bigarré, c’est parfait! C’est même le but recherché. 

Bref, la rencontre est de courte durée, une question de jours. Et lorsqu’ils quitteront, tous dans le même véhicule, ce sera l’occasion pour eux de poursuivre indéfiniment ce moment de grâce d’avoir pu, ces trop courts instants, partager le refuge d’un Ange

Et cela assurément, leur aura permis à tous, d'ouvrir leurs ailes, le temps d’un vol vers le Moyen Nord Québécois!

photo:"Les Grands Esprits...", Kuujjuaq, décembre 2012

vendredi 28 décembre 2012

Tricoter la paix


J’ai reçu de mon Amie Sue, le plus insolite cadeau d’anniversaire qu’il m’eut été donnée de recevoir jusqu’à date : sur un carton aux lettres découpées en « Bonne fête », une ébauche de tricot, 4 broches et un court texte :
 
« Pour ta fête chère Fitzsou (sic), je t’offre : la laine de ton choix (de là l’échantillon tricoté en partie sous mon nez samedi soir!!!...), les broches à tricoter et des cours privés pour te tricoter des bas, tous les jeudi soirs AVANT le cinéma + soupers inclus au ---- B! … »

Vous comprenez qu’hier soir fut mon premier cours. J’ai choisi la laine, j’ai ramassé les broches et j’ai suivi les instructions de mon Amie Sue à la maille. Côtes à côtes sur le divan, deux mailles à l’endroit, deux mailles à l’envers, 56 mailles réparties sur trois broches (hum… j’ai failli être attaquée par l’une d’entre elles; ça en fait d’la broche à gérer ça mes Amis…). Nous avons débuté nos projets respectifs accompagnées d’Angèle Dubeau et de pleins d’inspirants petits cartons déposés sur la table du salon. Au fil de la laine qui passait, j’ai compté... et posé des questions, parce que j’ignorais moi, que la Tchétchénie c’était en Russie, et encore bien moins, de quoi était fait son histoire…

Elle m’a aussi racontée une Anna Politkovskaïa victime de ses convictions en 2006… Elle, l’Amie Sue, a su dire d’une traite le nom de cette femme…

Deux centimètres plus tard, je déposais mon tricot sur le pouf. Ça irait pour ce soir. Nous avions sans le vouloir vraiment, tricoté un peu de paix pour tous ces pays pour qui le bonheur ne tient qu’à une maille…


jeudi 27 décembre 2012

Pourquoi on meurt un 26 décembre?...



… ou un 27 de n’importe quel mois ou un 19 d’été?... 
 
Je suis une émotive, une hypersensible. En ouvrant mon Hotmail, je vois l’article de la cyberpresse annonçant un accident mortel sur la 20.

Boucherville…

Ça m’attriste… De penser que ce soir quelqu’un ne reviendra pas chez-lui… Que ce matin, il a peut-être quitté son Amour en lui souhaitant une bonne journée et en lui disant : « Chérie ne m’attends pas trop de bonne heure, ce sera plus long que d’habitude à cause de tous ces emballages d’après Noël à ramasser… »

Et peut-être lui a-t-elle répondu :  « Pas grave Chéri, je vais t’attendre, les enfants sont chez mes parents, on se fera un p’tit souper, juste tous les deux… »

Ce soir elle ajoute :  « … juste moi... toute seule… à jamais… »

Comme cette impression de fin est difficile à accepter. Le « plus jamais », le « j’aurais dû », le « je l’aimais tellement »…

Pourquoi c’est comme ça ce soir?... Aucune idée… Peut-être juste parce que ça ne devrait arriver jamais... même si on sait très bien que justement ça ne finira jamais d’arriver…

Peut-être aussi parce que ce panneau me rappelle quand mon Grand habitait St-Hubert…

Peut-être aussi juste parce que c’est le bout plate de la vie… la mort…

Photo : « Voir la Lumière », Kuujjuaq, décembre 2012


mercredi 26 décembre 2012

Drôle de farce…



Cette fois, c'était à mon tour de vivre une Première : j’étais invitée à souper chez une Dame que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam et qui pourtant…
 
Je ne savais pas à qui m’attendre. Je n’avais comme seul bagage, que quelques ouï-dire qui n’avaient pour l’instant aucun fondement dans mon livre à moi. Bien m’en prit, car je passai une très agréable soirée en plus d'être en agréable compagnie. 

La Dame en question s’est révélée d’une hospitalité débonnaire et un bout-en-train pleine de fous rires contagieux. Ses invités qui m’étaient de parfaits inconnus, après un repas gargantuesque, nous ont fait un exposé fort captivant sur les coïncidences d’alignement sur un même parallèle, des pyramides situées pourtant dans différents continents et éloignées l’une de l’autre par des milliers de kilomètres, tout en présentant les mêmes matériaux de construction et les mêmes caractéristiques d’érection

Hum… Très intéressant…

Une fois de plus j’ai eu la preuve hier soir, que de tout évènement, nous pouvons tirer quelques éléments de  croissance personnelle, tant sur le plan humain qu’intellectuel. Kuujjuaq est une communauté si petite et si grande tout à la fois... 

Si pleine de gens insolites et hétéroclites qui dans un seul ensemble finissent par se rassembler… et se ressembler… 

Écoutez, même la farce de la dinde, arborait un air différent, ficelée comme un saucisson, dans ses feuilles de sauge, autour d’une merguez …

Je vous le dis, ce n'était pas une farce!...

Photo : « L’autre Première… », Kuujjuaq, décembre 2012



mardi 25 décembre 2012

Mais encore…



J’avais traversé le village du nord au sud, tant dans le sentier peu balisé des motoneiges à cause de la récente bordée de neige, tant par les rues dégagées. Mon Amie Sue m’avait rejointe sur l’autre versant de la côte du Forum et nous avions fait le reste du trajet côte à côte, laissant les mots prendre leurs places librement. Le ciel était marbré de rose et d’orangé, entrecoupé de bleu et de gris. Un peu plus tôt j’avais prononcé très haut et fort, à l’intérieur de moi : « Merci Mon Dieu de me permettre d’être ici, d’admirer ce ciel, ce lieu… » Et sincèrement, je ne me serais pas vue une seule minute ailleurs qu’ici en ce vingt-trois de décembre…
 
C’était la première fois de l’histoire de Kuujjuaq que l’on allait faire ça. Une partie des habitants du village s’était ramassée tout près de l’Hôtel de Ville, là où trônait majestueuse et immense, que dis-je, une gigantesque et longue épinette effilée d’une trentaine de pieds… 

Minimum!...

Pour l’occasion, on aurait dit que les femmes du village avaient décidé de revêtir leur plus bel amauti, les enfants pavanaient leur kamik en peau de phoque, et les nassak et pualuk complétaient l’habillement par cette douce journée d’hiver.

En écoutant les sparages des orateurs (que je ne connaissais pas ou que je n’ai pas reconnu par ailleurs… j’imagine que notre Monsieur le Maire Tunu Napartuk y était mais… je n’avais pas mes lunettes…), les chants de la petite chorale des jeunes chantant « live » au pied de l’épinette, j’ai senti monter en moi une aussi gigantesque émotion que l’était l’arbre en question…

Allez savoir pourquoi… Peut-être juste le fait d’être là, avec Eux, et de vivre cette Première ensemble…

Quand l’illumination fut réalisée,  nous retournâmes, Sue et moi, sur nos pas en faisant un p'tit détour histoire d'éviter le trop plein de voitures qui quittaient en même temps. Malgré cela, à un moment, pour prévenir qu’une motoneige nous rentre dedans, j’ai grimpé un peu sur l’amoncellement de neige en bordure du chemin. Le motoneigiste nous a lancé un nonchalant « I don’t want to kill you »… 

« Toi, peut-être pas » qu’on s’est dit… 

Après tout, ce serait Noël dans pas long, et moi, j’espérais y être encore une fois, dans ce village rempli de nordicité et de gens à qui je ne souhaitais que d’être heureux… 

Photo : «Ma belle épinette, reine de la Toundra, que j'aime... », Kuujjuaq, 23 décembre 2012


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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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