mardi 30 octobre 2012

Revenir à la normale…



… pour Moi comme pour l’heure! Le timing est bon. J’avais débuté ce billet autrement et un doute s’est aussitôt insinué entre les mots. Je dois avouer que j’ai dû faire la recherche car je n’arrive jamais à me rappeler on fait « quoi-quand ». Réfléchir à changer l’heure m’entraîne invariablement dans des élucubrations de « si » : « si » il est 7 hres,  en réalité (?) il serait 8 hres  mais quand il fera noir à 16 hres je dirai que « si » c’était l’heure d’avant il serait 17hres. Et je vais continuer comme ça à jouer aux « si » jusqu’à en avoir le tournis et finir pas me dire que ça n’a pas vraiment d’importance…

Du Temps à perdre vous dites?...

Je ne sais plus par où commencer. Tellement longtemps que je m’évertue à retranscrire des billets dont les mots ont été lancés (presque) de l’autre bout du monde, il y a de ça déjà un bout de temps, me semble, que je n’avais pas fraîchement prévu quelque chose à raconter.... Attendez que je prenne une grande inspiration, que je me concentre un peu, que j’éteigne la musique et que je me laisse plutôt guider par la flamme de la bougie

ZUT! Elle s’est éteinte! Signe prémonitoire? J’espère bien que non… 

Sinon il ne me resterait plus qu’à vous lancer par delà ce Territoire Nordique, qu’ici la terre est blanche (mais on annonce un redoux pour les jours à venir), qu’il me reste à plier bagage car demain je m’envole vers Québec pour un Congrès en diabète (mon treizième!), et que j’envisage un ou deux ou même trois repas avec des membres de ma famille et ma Chum L… 

… Ne me resterait plus ainsi, qu’à vous dire « au revoir », sitôt revenue « à la normale»?...

Au fait, qu’est-ce que c’est encore « la normale »?...

Photo : « Hey Jos? Quand est-ce qu'on revient à la normale donc?... », Kuujjuaq, octobre 2012


lundi 29 octobre 2012

C’était un 4 octobre…



« … Une fois de plus j’avais décidé de prendre la route, comme si au fond de moi j’avais un besoin viscéral de rouler l’Abitibi. Cette fois, je mis le cap sur Rouyn-Noranda, objectif : ma Chum G. J’enfonçai le bouton de contrôle de P’tit Escape afin de regarder défiler les kilomètres bordés d’orangés en toute tranquillité. Le trafic était rare sur la 117, les quelques pressés ne se sont pas gênés pour dépasser.

Moi j’ai continué à pas lents…

En poussant la porte de la petite entrée fenêtrée mur à mur, la tête aux couleurs d’automne de ma Chum G apparut. Comme d’un simple coup de vent la pièce se remplit d’amitié. 

Je vous le dis, je l’ai sentie! 

Je retrouvai avec plaisir la chaleur de ses bras rassurants entourant mes épaules. Je décidai de m’ancrer à ses côtés, le temps de quelques heures de jase, de partage, d’écoute, de sourires…

De fil en sushi, lorsque le dîner fut dépassé, elle m’invita à me rendre chez son Amie Lou, y chercher un livre qui « me plairait assurément ». Je ne le connaissais même pas, que j’entendais déjà l’appel de Daniel Glattauer et de son « Quand souffle le vent du Nord». Les deux n’auraient plus qu’à bien se tenir une fois entre mes mains!...

Arrivées chez l’Amie Lou en question, déjà l’extérieur dégageait une atmosphère de charme invitant. En coulissant la porte, ce fut toute fois une surprise totale de découvrir dans un décor ordonné, autant d’items liant le passé, le présent et le futur. D’une pièce à l’autre, j’étais ébahie. Dans les moindres recoins, les objets avaient leur place et leur histoire et emplissaient l’espace de leur beauté éthérée un peu passée. Le métal partout présent, rafraîchissait les flammes dansantes des différents chandeliers et lampes à l’huile attisés par l’amitié que je sentais tissée serré entre les deux comparses. Ce fut pour moi comme un bain d’énergie. 

C’est dans cette euphorie légère que je retournai à Amos le temps de faire mes adieux à un Papa Fitzsou en super forme. Puis je fermai cette journée et ce passage en Abitibi, par un délirant souper en compagnie de ma Meilleure Amie et de ma Jeune Sœur Chérie. Ces heures finirent de combler une partie de mon besoin "d’aimer et être aimée"…


… à partir de demain, je m’occuperai de combler l’autre partie… »

photo : « Des Amis m’attendent », Kuujjuaq, octobre 2012 



dimanche 28 octobre 2012

Y’avait eu en ce 3 octobre…


« … tant de quiétude, tant de paix dans le tableau bucolique s’offrant à mes yeux : ciel bleu, eaux calmes, arbres de feu, verdure qui perdure. J’en demeurai quelques instants pantoise, suspendue à l’espoir ténu que le Bonheur, faisant fi du Temps, se cachait derrière ces murs de pierres polies. Je me tenais immobile devant ce refuge pour mémoires en fugue, monastère dans lequel Papa Fitzsou avait, sans trop le choisir, élu domicile. 

Je venais de passer les heures précédentes avec lui… 
Il avait eu la forme aiguisée des bons jours, suivant la conversation philosophiquement en me répétant après que je lui eusse partagé quelques craintes existentielles, que « se tromper n’était pas échouer… » Et derrière son sérieux, il y avait du rire dans ses yeux…
« Merci Papa… » 
Il était maintenant temps pour Moi d’aller voir ce qui m’attendait un peu plus loin... J’ai enfilé la route comme on glisse un bout de fil dans le chas d’une aiguille, c’est-à-dire droit devant. Chemin faisant, suivant les ondoiements de la 395, le soleil s’est fait subitement pressant, inondant mon cœur d’une sorte de Bonheur, vision d’instants de vie simple et heureuse… L’immensité Abitibienne me rentrait dedans en me rappelant à ses beautés. Ses bleus et son automne émoustillé m’intimait de rester. Mais Moi, Moi… j’avais déjà le Cœur prêt à s’envoler vers Celui d’un ailleurs Nordique...
Point à la ligne…»
Photo : « Refuge pour mémoires en fugue », Trécesson, octobre 2012


samedi 27 octobre 2012

Il était encore une fois…



« … une fin de vacances, où, bien nichée au deuxième étage d’une mignonne maisonnette elle-même posée sagement sur un nid de verdure agreste, j’ai poursuivi mes verbiages quotidiens. Parfois aussi, assise, le nez à l’air, dans le confortable fauteuil Adirondack installé sur la galerie devant, je regardais cette inspirante vie de campagne, mon Méo coincé le plus près possible de son ancienne maîtresse… Je vous partage ces non-sens, eux aussi surpris entre un voyage déjà passé en Italie, un présent et une vie Nordique qui m’attend… Voici… »

2 octobre…

Comme pratiquement à chaque sortie « annuelle », aujourd’hui était celui des rendez-vous « doigtés » : sous les doigts magiques de ma Capillicultrice Préférée, ceux (un peu plus douloureux…) de mon Esthé, mon Dentiste (à qui j’ai failli mordre les doigts) et enfin, mon Planificateur financier (qui n’a pas eu à compter sur ses doigts)… Ça semble bien loin du "quotidien d’une fille vivant dans le Moyen Nord Québécois", surtout si c’est lors d’un très court passage dans sa région. 

Malgré tout et curieusement, ça fait parti de cette vie Nordique…

À Amos, je me suis stationnée plein centre ville, au pied de l’imposante cathédrale, ce « téton de l’Abitibi ». J’ai croqué sur le vif, un homme affairé à recouvrir avec de la peinture, une Vieille Dame qui s’était dévêtue avec le temps… J’ai emprunté le raccourci par derrière, celui menant au CLSC. J’ai surpris mes Anciennes Collègues de travail en plein retour de pause et j’ai bouffé leurs baisers et accolades d’amitiés jusqu’à en avoir le cœur bien rempli. 

J’ai déambulé lentement, dans cette ville que je connais tant, la redécouvrant en l’explorant avec mon tout nouveau semblant d’œil-aiguisé-de-touriste-avisée. Je ne ressentais ni regret, ni ennui, ni envie. J’étais là, point. Et c’était très bien ainsi…

Dans la minuscule salle d’attente de la clinique dentaire, j’ai fermé les yeux un court instant. J’ai bien pensé faire une sieste et comme je m’apprêtais à m’y faufiler… on m’a appelée…

La suite

Je me suis endormie… sur la chaise de l’hygiéniste dentaire! Toujours le soda de décalage horreur. La bonne nouvelle : je n’avais aucune carie et seulement quelques « travaux-de-réfection-pas-pressants » à faire. On m’a donc donné mon prochain rendez-vous : ce sera… 

...le 14 mai 2014, 11hres! Vous en rappellerez-vous... pour me le rappeler???... 


photo : «Trésors Abitibiens », Amos, octobre 2012




vendredi 26 octobre 2012

Il était une fois, un premier octobre…

La lune était presque toute ronde et inondait de sa lumière intemporelle les prés dans lesquels baignait la petite maison bleue à deux étages de ma Douceur ma Belle et de mon Sympathique Gendre. Je n’avais pas sommeil malgré qu’il m’ait fuie en pleine nuit de décalage horreur alors que je séjournais sagement chez une Bonne Fée, « ma » Bonne Fée à « Moi »…


Le jour même, nous avions roulé la route séparant St-Sauveur de l’Abitibi, toute d’une frippe. Dès l’arrivée je m’étais empressée d’ouvrir le portable dont j'avais été sevrée depuis plus de deux semaines. J'y appris quelques bonnes et moins bonnes nouvelles... 

Passons...

J’ai remis les pieds dans mon Abitibi, comme on glisserait doucement ces petits petons dans de confortables pantoufles. Des Laurentides à Louvicourt, les arbres mordorés s’effeuillaient paresseusement selon le souffle du vent. Malgré la pluie du départ, on ne tarda pas à voir apparaître dans l'immensité de la voûte céleste, de larges strates de bleu intercalées de laizes de mousses blanches…

Magnifiques…

Tout en conduisant (dangereusement…) d’une main, je tentais de faire avaler à mon p’tit appareil photo, toutes les couleurs de cet automne que le soleil avivait sans réserve

(Jeu de mots pour ceux ayant déjà fait la traversée du Parc LaVérendrye…)

Après quelques arrêts tous signaux allumés, toujours pour capter les orangés, les jaunes, les rouges et les vert forêt plantés à travers, nous en vinrent vite à la conclusion que les portes de l’Abitibi étaient de lacs et de rivières, de forêts, de ciel et de soleil… Et surtout, que peu importait le nombre d’années ou le nombre de fois qu'on y était entré, la splendeur de ses tableaux demeuraient égale à elle-même et nous impressionnait toujours tout autant…

Amazing…

Vous aurai-je convaincu que rentrer chez-soi a un quelque chose de magique mais aussi de tellement réconfortant? Retrouver l’arrêt du Lac Morin à la sortie du Parc, les vaches brunes de Rivière-Héva (!) et l’Hôtel Dieu dressé au loin, à 15 km vu du haut de la côte de St-Mathieu (pour les gens arrivant de LaMotte ou du haut de la côte de La Motte pour ceux arrivant de St-Mathieu)… Tout ici est minuscule et si grand tout à la fois. 

Surtout, tout y est si vrai...

Oh! Je me suis bien rendue compte que le vieux pont d'Amos n’était plus tout à fait à la même place (…) et qu’une nouvelle bâtisse de Services Canada trônait maintenant fièrement sur le coin de la 1ère ave et de la 4ième rue (j’ignore si ces locaux abritent les services de Revenu Canada… brrrrk!!!).

Sinon pour le reste… Les sourires des gens «connus » sont les mêmes… Sauf que...

... j’ai bien cru (au risque d’en froisser quelques-uns), ressentir un peu de snobisme de la part de certains autres…

Que voulez-vous? Il faut bien laisser à César ce qui est à César…

Photos :  « Le parc », « Halte au Lac Morin », et « Mon Bon Vieux Méo », Parc La Vérendrye et Abitibi, octobre 2012



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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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