vendredi 31 août 2012

Livre des minutes: Jour 5 (ou 31 août 2012)

... Kangiqsujuaq: ENCORE!...

Ce billet ne s'éternisera pas. Il n'en a pas plus le goût que moi... Il arrive parfois dans la vie que l'on atteigne le "un peu trop"... J'en suis là...

J'ai su très tôt ce matin qu'aucun vol supplémentaire n'avait été planifié vers Salluit. Seul celui retourné à Kuujjuaq hier soir, survolerait nos têtes pour aller s'y poser directement. Le prochain serait en fin de journée, comme d'habitude. À l'heure où moi, je n'aurai plus aucune raison "valable" de me déplacer dans le village. À moins que ne me vienne l'idée de faire les activités reliées à ce voyage préparatoire avec les ours polaire, probablement les seuls qui oseront ne pas profiter de ce long et beau week-end de la Fête du Travail pour aller se ressourcer...

Humph! La Fête du Travail! Voulez-vous que je vous en parle?... Non, pas vraiment...

"Just too bad", je resterai ici. J'anticipe un peu le long week-end. Malgré le fait que j'aie suffisamment de travail de bureau pour m'occuper, être loin quand on est déjà loin, peut nous faire sentir "trop loin"...

Comme ça que je me sens...

J'ai quand même pris le temps en fin de journée, d'appliquer la recommandation que j'avais préalablement donnée à une Dame il y a quelques jours, alors qu'elle n'en pouvait plus d'attendre après le beau Temps. Je suis sortie prendre une longue marche, j'ai escaladé le tiers de l'escarpement situé au Nord du village, me suis assise un trop court instant pour assister à la descente vertigineuse de l'astre solaire venu caresser les eaux baignant les pieds de la communauté. Je sentais la bougeotte en moi, prenant avec force toute la place... J'ai poursuivi la randonnée...

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21hres - Je m'aperçois que mon compte Hotmail est bloqué. On me dit que quelqu'un essaie de l'utiliser, donc je dois prouver que je suis bien Moi... Quelle histoire! Je n'ai plus accès à rien... Zut! Ai-je besoin de vous dire, à vous qui me connaissez tant, comment je peux me sentir isolée et perdue, comme si tout à coup je me trouvais au beau milieu d'un nulle part?...

photo: "Vaut mieux perdue à Wakeham qu'à Aupaluk", Kangiqsujuaq, août 2012


jeudi 30 août 2012

Livre des minutes: Jour 4 (ou le 30 août 2012)

5h20- Je m'éveille avant le réveil, plus par anticipation de son cri d'alarme qu'autres choses. Faut dire que squatter une causeuse, même si tu ne mesures qu'un mètre cinquante-sept, n'est pas ce qu'il y a de plus confortable non plus... mais... ça vaut quand même mieux que le confort relatif des chaises de plastique de l'aérogare.

6h00- Johnny du Landholding est fidèle au poste. En route vers l'aéroport, où nous apprendrons que le vol est retardé à 16h30. Retour au Landholding Inn, squatter et acheter quelques victuailles pour au moins la journée. Vivre le moment présent...

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17h40- Donaldson: quinze minutes de vol de Wakeham bay (Kangiqsujuaq) que nous avons quitté vers 16h40- Le Dash 8-300 est presque plein à ras bord! Seules quelques places sont encore libres. Plusieurs des passagers tentent depuis plusieurs jours de joindre Salluit. Sans succès. Et ça m'inclus!... Cette fois j'ai tenté de prévoir le coup en réservant une chambre à l'hôtel. Juste au cas où... Le "au cas où" servira car... le commandant se pointe le bout du nez avec sa mauvaise nouvelle: la météo est tombée à Salluit, impossible de s'y rendre. Nous rebroussons ciel vers...

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21H17- Kangiqsujuaq!... et demain sera un autre jour!

photo: "Méchant beau contraste", Kangiqsujuaq, août 2012


mercredi 29 août 2012

Livre des minutes: Jour 3 (ou le 29 août 2012)

Je retourne vers Kuujjuaq, dans le même King Air 100, avec le même commandant et la même police: seuls le co-pilote et deux passagers diffèrent de ceux de lundi. À l'aérogare, j'ai jasé longuement avec un Philippe travaillant au Nord depuis les années '70. Il s'occupe de campements miniers. Auparavant, quelques précieuses minutes du temps qui passait, j'étais avec une personne du Centre de Santé. Incroyable ce sentiment de "connexion mutuelle" qui se crée instantanément entre tous ces gens (ou presque...) travaillant au Nord. Comme si le magnétisme d'un Nord avait le pouvoir de réunir par affinités ou de repousser par opposition... Genre d'aimants, contre-aimants...

En deux jours, j'ai une fois de plus fait la connaissance de plus de gens que je n'aurais jamais pu en rencontrer en six mois dans ma vie d'avant. Ça m'épate et me coupe le souffle tout à la fois, chaque fois...

Après avoir tenté une succincte esquisse de ce que je vois par le hublot, je crois que le bruit continu et égal des moteurs, aura raison de ma fatigue. Je ferme les yeux et me glisse doucement dans les bras de...

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15h20, Kangirsuk- il vente à écorner les bœufs musqués! Le plafond est au plancher, Émilie l'agente de bord, a de la difficulté à maintenir le toilage hubloté servant de porte quand la "porte" est ouverte. L'avion se remplit, en bonne partie de Elders. La météo n'annonce rien de bon pour Salluit. Un autre vingt-et-une minutes de vol à faire vers Quaqtaq...

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19h00, Kangiqsujuaq- transit du nursing. Malgré tout, j'ai encore le pouvoir de sourire. Le mauvais temps a "groundé" le Dash-8 300 ici pour la nuit. Après avoir fait la connaissance de Frédéric qui avait lui aussi "osé prendre une chance", récupéré mes deux sacs à "d'eau" humides de pluie, hélé une Dame Inuk disant être de la "Co-op" pour lui demander des renseignements sur le Landholding Inn où je pouvais peut-être avoir eu une chambre mais n'ayant pas la possibilité de vérifier... je partis donc finalement avec Bernie, illustre inconnu, qui accepta de m'amener au village avec mes bagages, me débarqua devant la maison d'une nurse qui, Dieu ait pitié de ses malades, entrouvrit à peine la porte de trente centimètres pour m'offrir une maison vide et désaffectée... Méchant contraste d'hospitalité après l'accueil que m'avait réservé PUV! Mais je n'avais pas frappé à la bonne porte: après avoir couru le camion noir de Bernie, frappé à la porte de l'épicerie, mis la main au collet d'Alupa que je connaissais encore moins, je finis par récupérer le sac à bandoulière contenant mon portable que Bernie avait oublié de me laisser, pour enfin pousser la porte du transit du nursing. Wow! L'infirmière de garde, une dentiste et un médecin dépanneur, acceptèrent que je fasse du "couch surfing" pour la nuit. C'était ça où je retrouvais la petite aérogare pour y faire du "chair surfing"! Révélation: je vous jure que pour la première fois en bientôt trois ans, alors que je me dirigeais vers l'épicerie pour trouver un moyen pour retracer Brian, je me suis surprise à dire:"Je démissionne, j'en ai mon tabarouette de voyage!"...

... 5 minutes plus tard, en riant j'embarquais dans la camionnette d'Alupa en lançant un "Hi Guys! I'm coming with you" enjoué.

Ben quoi? Y'a que les fous qui ne changent pas d'idée...



p.s. jeudi matin, aérogare à 6:00, décollage prévu... 7 heures... On verra...

photo: "La tête dans les nuages", Kangiqsujuaq, août 2012

mardi 28 août 2012

Livre des minutes : Jour 2 (ou 28 août 2012)

Treize heures… La petite aérogare de Puvirnituq se remplit peu à peu. Mélange hétéroclite d’intellectuelle à lunettes le nez plongé dans un livre; d’Inuk âgée pitonnant un récent « i-phone »; de travailleurs « Allunaqs » blasés d’attendre un vol vers… là où il voudrait bien faire beau… aussi haut qu’à Salluit…

Ça augurait bien pour mercredi!!!...

Dehors, le temps bougonne et se montre sous ses plus mauvais jours d’été. L’atmosphère est chargée d’une purée de pois. J’attends, comme il y en aura des heures de minutes qui s’accumuleront, je le sais, je le sens, au fil des jours qui passeront.

Partirai, partirai pas…

Arriverai, arriverai pas…

Les avions eux, atterrissent et décollent au compte-goutte. Les yeux rivés sur le tableau blanc où l’on inscrit les numéros de vol et les heures de départ tout m’indique que celui vers Umiujaq est « on time » et doit partir à 13 :25hre … que ça indiquait

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Aussitôt que l’équipage du Dash-8 fut entré dans l’aérogare on annonce que « le vol vers Umiujaq est annulé »… « mauvais temps… ». Je reste sidérée mais calme, comme si je m’y attendais. Je prends le combiné et appelle une Collègue afin que l’on s’occupe de changer mes réservations et que la destination PUV-Salluit soit la prochaine…

Je passai le reste de l’après-midi, à recontacter les gens que je devais rencontrer, et espérer contre toute attente, m’envoler vers Salluit. Mais… je n’avais pas mis mon chapelet sur la corde à linge : il n’y avait plus de place vers Salluit le lendemain…

p.s. si tout va bien demain, je ferai PUV-Kuujjuaq, Kuujjuaq-Salluit. Je devrais y mettre les pieds en fin d’après-midi… « si tout va bien » ai-je dit…
photo: "Par un beau mardi soir", Puvirnituq, août 2012

lundi 27 août 2012

Livre des minutes : Jour 1 (ou 27 août 2012)

Nous venions à peine de quitter Kuujjuaq. Le pilote nous avait avisés avant le décollage qu’il effectuerait certaines vérifications de routine matinale. Donc la diminution des révolutions des moteurs en début de piste, ne m’inquiéta pas outre mesure…
Une fois en vol, la mousse des nuages nous enveloppa rapidement, ne faisant qu’une bouchée du petit appareil de type Beech King Air 100 chargé à pleine capacité et de passagers, et de bagages. On nous avait avertis que la météo n’était pas très belle à Puvirnituq et qu’un détournement vers Inukjuak était possible. Je crois que le pilote a ajouté « we’ll see »… (!)
Une quinzaine de minutes après le décollage, un très bref instant, il y eut une coupure dans le ronronnement rassurant des deux moteurs. Sans conséquence immédiate, mais la surprise ne fut pas grande quand pour la troisième fois depuis l’embarquement, le pilote se tourna vers nous, nous expliquant qu’un problème mécanique l’obligeait à rebrousser chemin et à retourner à Kuujjuaq « to fix it ». Moi qui à peine quelques minutes plus tôt, avais déjà l’impression de me trouver en sécurité dans ce ventre de tôles, bercé par les vibrations cherchant à me rappeler, la vie d’avant ma Vie, celle bien à l’abri, près du nombril de ma Mère... J’eus l’idée que mon périple de deux semaines avait une drôle de façon de me piquer un clin d’œil…

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Minuit… je me glisse enfin entre les draps pourpres prêtés par le Centre de Santé alors que je squatte dans l’un de leurs appartements inoccupés. Auparavant, je m’étais retrouvée bien malgré moi, coincée dans un souper « ministériel traditionnel » avec une délégation de Français venus s’inspirer de la télémédecine au Québec mais vu du Nunavik. Par chance, l’omble chevalier cru et cuit, le pâté à l’oie et le ragoût de caribou furent un délice. Sans compter la démonstration « live » de chants de gorge qui me donnèrent la chair de poule de par la beauté de l’exécution (et la beauté des chanteuses!). Leurs sons gutturaux devaient hanter la nuit qui suivrait… Il y avait quelque chose de vibrant, de touchant, à la limite de déchirant dans l’air, surtout avec les commentaires qu’Alupa semait ici et là…

Merveilleux moments… malgré tout…

p.s. nous avions finalement quitté Kuujjuaq vers 18 :00- arrivés à PUV vers 20h- Ce n’était pas ma destination de départ, mais j’avais tout de même un bout de fait… Demain, le vol se poursuivrait, je l’espérais, vers Umiujaq, si la météo le permettait…

dimanche 26 août 2012

Voyages, voyages...


7 :30 demain matin : je serai à l’aérogare, attendant de savoir si l’itinéraire bien établi sur lequel j’ai travaillé depuis deux semaines, tiendra le « ciel »… 

En principe, je m’envolerai vers Umiujaq, après un arrêt de quelques heures à Puvirnituq. Mercredi midi, c’est vers Salluit, que les ailes d’Air Inuit me conduiront si la température décide de respecter sagement mes vols… Samedi, 1er septembre, je serai à Kangiqsujuaq. J’y resterai jusqu’au mercredi pour ensuite terminer mon « pèlerinage » à Tasiujaq d’où je repartirai en début de soirée le vendredi. Le moins que l’on puisse dire c’est que j’en aurai plein la tête de ces paysages Nunavimmiut, de ces rochers, de ces immenses étendues d’eau et sûrement de ces flaques de neige ici et là…

On verra… Non! JE verrai!...

Cette longue introduction vous préparait quelque peu à une possible absence « de présence » sur ce blogue pour les deux prochaines semaines. Je ferai mon possible pour partager avec vous un peu de mon quotidien alors que mes pieds fouleront d’autres sols du Nunavik, que mes yeux observeront d’autres cieux, que mes paroles rejoindront d’autres gens… 

Et avec un peu de chance, peut-être réussirai-je à partager aussi avec eux quelque peu de cette douce folie qui m’habite en permanence…  

Sait-on jamais

Photo : « Avoir le cœur à la bonne place… », Lac Stewart, août 2012


samedi 25 août 2012

Haut la main!


... nenon, je n’ai pas gagné une imaginaire « course à cheval en tenant la bride bien haut afin que le mors tienne fermement ». J’ai plutôt fait le plus beau tour à vélo qu’une Fille de Pilote pouvait rêver de faire… 

... pis nenon, je ne me suis pas enfargée dans mes moyens de transport, j’étais bien à vélo, et je suis bien la Fille du plus merveilleux Pilote que l’Abitibi a « presque » vu naître... 

Vous attendez le lien maintenant n’est-ce pas? Le voici…

J’avais décidé cette fois, de rouler le trajet à sens inverse, histoire de taquiner un peu mon TOC* qui se porte, soit dit en passant, très bien merci! Ainsi plutôt que de descendre l’interminable côte des installations d’Hydro-Québec, je pris mon courage à deux mains (et mes pédales à deux pieds) et je suis montée pour aller prendre le petit sentier « No where », situé entre les deux chemins formant un ovale menant au Lac Stewart. Une fois le sentier avalé, je poursuivis ma route directement vers la Base plutôt que vers la station de pompage, principe du sens inverse obligeant toujours. Là, sous les chauds rayons, je pendis les pieds au bout du quai, étendis mon corps, et de la musique plein les oreilles, je pris un vrai bain de soleil Kuujjuamiuut, relaxant jusqu’à ce qu’un bruit sourd s’amplifiant de plus en plus, me fasse me redresser et apercevoir du coup, le Turbo Otter d’Air Inuit, qui tel un ours polaire, s’avançait sournoisement vers moi. Del le Pilote m’envoya la main. Je fis de même. 

Pendant que l'on déchargeait l'appareil, je ne me lassais pas de jouer avec les poissons et de les nourrir selon les règles des « saines habitudes de vie » avec de minuscules morceaux de pomme ou, beaucoup moins populaire, de barre tendre devenue tellement vieille et dure que même eux n’en voulurent pas… Del le Pilote vint s’asseoir près de moi et m’expliqua qu’il y aurait une possibilité pour moi d’embarquer si ça me tentait (ça, c’est une question à ne jamais me poser). Ben voyons, si ça me tentait! Je lui répondis avec autant d’enthousiasme que le vingt-quatre août 2010! Une fois tout ceci réglé, et qu’il ne me resta plus qu’à me préoccuper de garer ma monture (lire vélo, qui finalement resta planté là où je l’avais laissé), j’eus le temps de placoter un peu et d’apprendre dans quelle direction nous irions. Remarquez que rien n’aurait pu renverser ma décision, de toute façon. C’est ainsi que nous décollâmes d’un simple coup d’ailes et que nous prîmes direction sud-est de Kuujjuaq. Le campement se trouvait à Fox Lake près du Lac Lemoyne. Après un amerrissage tout en douceur, réussi « haut la main », Del s’occupa à décharger le ventre de son beau Otter aidé de deux gars du campement. Puis après cette courte pause, re-décollage, « vol au-dessus de nids de caribous », puis un peu plus haut, pour respecter les règles de l’air. Re-amerrissage et fin du plus beau samedi Kuujjuamiuut qu’une personne aimant un tant soit peu l’aviation, pouvait souhaiter.

J’ai ré-enfourché ma monture, et dans un dernier regard, embrassant du coup Del, « sa monture » et le Responsable de la Base, j’ai poursuivi mon « sens inverse » du départ… 

I tell you: life is (very) good! 

*TOC : trouble obsessif compulsif
 Photos:  Série « Haut la main! », Kuujjuaq, août 2012





vendredi 24 août 2012

J'ai commencé par...


… aller éteindre la musique. Elle avait suffisamment adouci mes mœurs afin que je puisse m’en passer pour les prochaines heures. Ce fut mon premier pas vers une certaine liberté…différente de ce que l’on entend habituellement…

Puis, j’ai levé les yeux au plafond en prenant une profonde inspiration. Juste parce que c’était vendredi, que le « 6 à 9 :30 » avait duré trop court (je le sais, ça ne se dit pas… mais prenez-le comme un coup de pinceau lancé par erreur sur une toile déjà trop chargée de couleurs…) J’avais le goût de divaguer et de ne tolérer aucune restriction pour mon imagination débridée… 

En deuxième « puis », j’ai ouvert dans « images », ma réserve de clichés… En réserve… sous toute réserve… Sur fond de perdition, j’ai mis la main sur une vaste étendue d’eau d’un calme plat, en fait aussi plat que peut l’être le reflet d’une vie dans un ciel éclaté… Bucolique et  agreste…

Ne cherchez point, c’est synonyme

En troisième « puis », je me suis levée pour entrouvrir le sac de Miss Vickie’s, sensé me requinquer d’un coup et… malgré le bruissement de l’ouverture, j’ai succombé… et aimé…

Presque dévoré… j’étais en manque…

Mais voilà : les yeux errant sur un tableau de visualisation sur fond de couleurs de chakra, j’oscillai entre la « Maison de rêve » et la « Joyeuse Maison » un peu délabrée, mais près de laquelle, où remplie de zénitude, je m’imaginais lire, à l’ombre d’un grand frêne…

Presqu’une belle histoire… à suivre... non?...

Photo :  «Je fais le voeu de...», Lac Stewart, août 2012


jeudi 23 août 2012

J'arrive...


... un peu tard mais j’arrive! 

Non pas que j’aie eu l’idée d’aller batifoler ailleurs. Non, je suis juste demeurée (un peu) toute la soirée, à jaser au téléphone, d’une part pour brasser une histoire « de voyages de terre noire pas encore étendus après qu’une entente verbale eut été prise » (pas de farce, je crois que je suis en train de vivre mon karma « financier »…) et d’autre part avec un Ami qui se la coule douce dans un coin perdu (!) d’un monde Sudiste…

Mais bon… Il y en a bien qui se la coule douce aux Îles de la Madeleine, alors pourquoi pas ailleurs dans le monde???...

Parlant de se la couler douce, tant qu’à y être… À un moment cet après-midi, ma Patronne nous lance un « dry fish if you want some, help yourself » bien sonné. C’est le genre de signal que j’aime bien, surtout quand il est presque le temps de prendre une pause…

Ben quoi? Ben oui c’est ce que je fis

À mon goût, ce ne sont pas tous les « dry fish » ou « pitsiq » en inuktituut, qui sont aussi savoureux que celui que j’ai mangés cet après-midi. Souvent, l’odeur reste imprégnée sur nos doigts, et nous tenaille les narines des heures durant. Mais pas celui-là… Enfin, pas les morceaux que j’ai mangé...
Et pour dire vrai, c’était même l’un des plus savoureux qu’il m’eut été donné de goûter! Dommage que vous n’ayez pu vous joindre à moi…
Une autre fois peut-être?...

photo:"Help yourself", Kuujjuaq, août 2012 (nananana... j'ai trouvé comment déjouer Blogger avec certaines impressions de photo...)

 

mercredi 22 août 2012

Hou lala!...


Courte absence! Mais j’ai de bonnes raisons. Tout d’abord, vous devez savoir que le 2013-B est en train de se métamorphoser tranquillement en gîte du passant…

Pour vrai!... Je vous raconte

Lundi soir, il était déjà prévu dans l’histoire de Kuujjuaq, que j’accueillerais une Dame n’ayant pu trouver refuge pour la nuit, nulle part ailleurs que… chez-moi! 

Voilà pour l’introduction!...

Cependant, cette parfaite Inconnue, s’est révélée être la plus charmante journaliste que le Nord ait pu réussir à entraîner jusqu’ici… En fait et à bien y penser, c’était la première qui me soit donnée de rencontrer… Mais c’est la plus sympathique que je connaisse quand même!

Puis mardi soir, elle a cédé sa place à la plus charmante docteure que le Nord ait pu réussir à entraîner jusqu’ici… En fait, à bien y penser, ce n’était pas la première qui me soit donnée de rencontrer! Mais c’est la plus sympathique que je connaisse quand même!...

Alors? Suis-je pardonnée?...

Comme mon portable est parfaitement bien installé dans la chambre d’amis (en fait, il représente pour vrai, l’un de mes Meilleurs Amis ici!...), et ne voulant pas perturber ses habitudes (!), j’ai décidé de prendre plutôt un p’tit congé pour mieux profiter de ma Visite! Ce n’est pas courant ici (chez-moi) d’avoir quelqu’un qui vient couper la routine des soirées en les égayant de conversations toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Et puis, qui sait? Peut-être que ça me servira de tremplin pour le jour où je rencontrerai « l’Homme de ma Vie » qui viendra à son tour, bouleverser mon petit train-train quotidien… Y’a rien comme la pratique avant de plonger… Et puis…

… je continue à croire Moi, que « si je suis capable de le rêver, je serai capable de le réaliser »…

Photo : « Hou lala! », Kuujjuaq, août 2012


dimanche 19 août 2012

Bonne fête à toi ma Chum G de Rouyn!


Journée spéciale : je partage avec vous l’amitié qui me lie à cette femme de cœur, au courage et à la volonté d’acier, aux propos sereins, à la zénitude incrustée dans le cœur… Ma Chum, mon Amie depuis une dizaine d’années alors qu'une culture différente de la nôtre, a fait se croiser nos vies, le temps d’une trop courte année qui devait cependant devenir la base cimentée de cette amitié qui perdure depuis…

Femme de tête, femme d’idéaux, femme de culture, femme d’envergure…

Difficile d’être autrement quand on a le cœur qui bat sur notre main et que l’on est toujours prête à partager, notre savoir, nos expériences de vie, notre vécu, l’amour de notre entourage et de notre famille…

« … Alors pour toi qui ne lira ces lignes qu’en octobre (;-)…), je souhaite que cet anniversaire soit le plus réussi, le plus attendrissant (ce qui ne manquera pas d’arriver avec ton original et amoureux compagnon de vie…) et le plus charmant qu'il ne t'ait donné de vivre...

… Je passerai te faire la bise dans… six semaines!!! … 

Avec toute mon amitié...» xoxoxo

Photo : « Pour toi, ce long bouquet, suivant la route de notre amitié. », Kuujjuaq, juin 2012


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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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