lundi 30 avril 2012

Ce n'est pas parce que ça va mal que ça ne va pas bien...

J’ai mal dormi… lire « presque pas »… comprendre « le matin est arrivé trop vite »! L’idée aussi d’apporter du travail à la maison le week-end, et attendre au dimanche soir (pendant l’émission « Tout le monde en parle ») pour regarder ça et s’apercevoir que..

Oh misère!!!...

Je n’ai pas baissé les bras, ça n’aurait rien donné. Ce matin, j’ai marché vers le bureau en méditant sur la façon dont je règlerais « la » situation. Aussitôt arrivée je me suis versée un grand café, j’avais besoin de caféine pour augmenter l’adrénaline et avoir les idées claires pour les prochaines heures…
Comme anticipée, la journée s’est retournée sur ce lundi, laissant derrière elle ses hauts et ses bas… Amie F m’ayant offert d’aller à la poste, ce n’est que revenue chez-moi que j’ouvrai mon courrier : une lettre de Revenu Canada (grrrrrj’avais également reçu un appel au bureau…), un crédit pour le service internet (Yé?... Euh… je me suis trompée et l’ai payé deux fois dans le même mois...) et … une carte, comme un Merci tombé du ciel, (merci à toi ma Chum G de Rouyn xoxoxo), venue égayer la grisaille du moment et balayer du coup les mauvaises nouvelles pour laisser rayonner toutes les bonnes : mon Grand qui a obtenu une bourse universitaire de « leadership-développement durable et mobilité internationale », ma Douceur ma Belle récipiendaire elle aussi d’une bourse universitaire pour aller étudier l’anglais à Ottawa cet été (je triche… je le savais déjà depuis quelques temps…), une jase avec mon Comptable Préféré (en lien avec l’appel et la lettre de Revenu Canada), des nouvelles de mon Courtier immobilier Attitré (en lien avec une lettre "qui ne veut rien dire" reçue de la municipalité)…

Est-ce que ça valait le coup que je me lève ce matin? Oui…

Est-ce que ça va me donner le goût de me lever demain matin? Oui…

Parce que…

« À cœur vaillant, rien d’impossible! »… Qu’on me se le dise!...

photo:"Un Merci tombé du ciel", Kuujjuaq, avril 2012

dimanche 29 avril 2012

Impérétie

Je ne suis pas meilleure qu’une autre, peut-être juste un peu plus curieuse. Je prends peut-être aussi juste un peu plus le temps, quand le Temps veut bien m’en laisser le temps… 

Prenez ce matin…

Ayant en main mon verre d’eau citronnée, je me dirigeai vers la petite chambre faisant office d’  « office » et commençai à m’imprégner du contenu de mon tableau de visualisation 2012… Je lisais une à une les pensées qui y resteront collées à tout jamais, quand j’arrivai à celle que m’avait envoyée Amie Sue avant mon départ pour les vacances, un truc de Pema Chödrön. Il y a dans ces lignes, un mot dont la signification m’échappait depuis le début : impermanence*. Ouvrant « Le Petit Robert »*, je tentai de retracer ce mot, devant être coincé entre « l’imperfection et l’implémentation ». Il n’y était pas. Au passage cependant, je vois celui en titre : impéritie, lequel je m’empresse de lire la définition, n’ayant aucune espèce d’idée de ce que ça pouvait vouloir dire.

« Manque d’aptitude, d’habileté, notamment dans l’exercice de sa fonction – ignorance – incapacité – incompétence –  « L’impéritie d’un médecin, d’un ministre.»… »

Ça m’a fait sourire…

Parce qu’hier j’ai justement reçu un appel de mon Amie Sue, présentement en vacances dans ce qui est pour nous, le Sud du Nord, et qui me disait nager en plein bain estudiantin… Voilà donc le lien que je fais avec le mot « impéritie »… 

Sans autre commentaire…

D’autre part, fouinant sur les blogues de mes Amis pendant que le Temps m’en laissait encore le temps, j’ai découvert cette magnifique chanson, aux paroles remplies de sagesse, et que je souhaite souffler jusqu’à vous, même si je n’ai pas encore reçu officiellement l’acquiescement de Méli-Mélo (mais dont je ne doute pas du plaisir qu’il aura à partager avec nous, ses Amis Québécois ;-) ). Et je l’offre à tous ces étudiants qui militent pour quelque chose en laquelle ils croient et qui espèrent un dénouement digne de la société Québécoise…

Pour terminer ces lignes d’un venteux dimanche matin qui me tiendra cloîtrer « for sure » dans mon antre, justement les derniers mots de cette pensée de ce moine boudhiste, pour toi, mon Amie Zoreilles :

« La mort est à la fois pénible et joyeuse. Tout ce qui se termine est aussi le début de quelque chose d’autre. La douleur n’est pas une punition, le plaisir n’est pas une récompense » Pema Chödrön

*qualité de ce qui n’est pas permanent
* Le Petit Robert, édition 1993, page 1318

Soleil - Grégoire - Le même soleil ( qualité son excellente )

samedi 28 avril 2012

Panne



J’avais passé l’avant-midi à faire des lectures en lien avec mon travail (Diabetes Voice, Perspective Infirmière) quand je décidai de commencer la préparation du souper (!). Ce soir ce serait mon Amie F qui aurait le rôle de motivateur pour me faire cuisiner. 

Alors que j’avais rassemblé la plupart des ingrédients (je dis la « plupart » car comme de raison, il me manquait un quart de tasse de farine…) et que l’évidence de la marche de 70 minutes aller-retour vers l’épicerie devenait une évidence, je décidai, le temps de croquer une pomme, de m’asseoir devant le portable pour faire le suivi de mon budget.

À peine quelques minutes après avoir procédé à l’ouverture de quelques sites, un « bip » strident ce fit entendre. Oh!… Qu’une seule petite fraction de seconde : c’était le signal qu’il n’y avait plus de signal… C’était la panne d’électricité en règle…

Faisant fi de cette situation, je débutai le présent billet, espérant du coup que le courant reviendrait en courant pour que je puisse un, me diriger vers l’épicerie (car pour la marche sans savoir si j’arriverais là-bas toujours en temps de « panne », je choisis d’attendre…) pour deux, faire cuire mon gâteau. 

L’aiguille des secondes du petit cadran noir posé sur la table de travail se mit à égrener le temps… Toc, toc… toc, toc… toc, toc…

Je me suis perdue dans la lecture de « Aleph » de Paulo Coehlo. Je n’ai pas vu le temps passé et quand l’électricité dans un sursaut, a été rétablie, j’ai su que le temps était venu d’affronter les bourrasques de vent et d’aller au-devant de cette marche qui me tentait moins… que rien…

Et c’est bien peu dire…

vendredi 27 avril 2012

Quand décrocher sert à vous raccrocher...

 Je voulais débuter ce billet par quelque chose du genre : 

« Aujourd’hui, j’ai vraiment rencontré une personne importante, la plus importante à mes yeux, du moins la plus importante qu’il m’ait été donné d’apprendre à connaître... »

En fait, c’était hier, alors que je m’enregistrais pour le vol de Kuujjuaq. L’homme au comptoir me regarda, un sourire aux lèvres : « C’est pour vous le vol nolisé? » J’ai éclaté de rire. « Vous êtes la seule sur ce vol. » ajouta-t-il.

Et effectivement, seule je fus à bord du King-Air 100 d’Air Inuit… Un peu gênant, je dois avouer. J’ai eu tout le loisir cependant, pendant une heure trente-trois minutes, d’examiner la nuque des deux pilotes silencieux, qui à un certain moment, j’ai même cru endormis. 

Seconde de panique secondaire à cet éclat d'imagination fertile…

Mais ils ne dormaient pas. Ils avaient simplement le regard fixé vers un horizon immobile. Enfin, l’impression que ça donnait…

Et si j’avais vraiment commencé mon billet comme ça, j’aurais probablement poursuivi avec quelque chose ressemblant à : 

« Alors que nous arrivions en face de l’aérogare à Kuujjuaq, le Boeing 737 de First Air attendait sagement… que l’on dégage, pour prendre son envol… Seigneur! J'étais encore plus gênée en descendant les trois marches me permettant de rejoindre la terre ferme. Après avoir félicité le pilote pour son atterrissage si doux, je remerciai le second qui ria de ma gêne de « Princesse »… »

Tout ça pour dire que ce soir, j’aimerais mieux vous parler de ma découverte sur le « net » : celle de "10 villages du Québec pour décrocher". J’étais à la recherche de l’article de La Presse qui parlait du concours des « 5 plus beaux villages du Québec » quand j'ai mis la main sur cet article paru en février 2006. Quelle ne fut pas ma surprise qu'on y dénomme: L’Islet-sur-Mer, puis Havre-Aubert, Harington-Harbour, Tête-à-la-Baleine, Kamouraska, St-Irénée, Métis-sur-Mer, St-Antoine de Tilly (lui il était dans la course 2012 avec celui de Kamouraska), Ste-Rose du Nord et Port-au-Persil… Imaginez : sur les 10, j’en ai visité 5! 

Devinez ce que j’ai l’intention de faire dans les années à venir???...

C’est surtout ça, que je voulais vous dire…
               
Photo:"Une plage et son renard", Havre-Aubert, août 2011

jeudi 26 avril 2012

Histoire de Lou... (suite et fin)



« Il y a sûrement ta flamme jumelle qui brûle quelque part n’attendant que toi… Je te souhaite de rencontrer un compagnon de vie…. »

Curieux : je ne me souviens pas lui avoir dit que j’étais célibataire… 

… OH SI! … Maintenant je me souviens! C’est lorsqu’elle « cuisinait » Norman tout en cuisinant… Elle avait laissé sous-entendre qu’elle était bonne pour « matcher » les gens…. Je lui avais alors répondu qu’elle pourrait me trouver quelqu’un…

C’est ça, j’y suis

Peu de temps avant que je quitte l’hôtel cet après-midi, elle s’est soudainement avancée vers moi, les bras grands ouverts, parlant « d’affinités instantanées » et « que ça avait cliqué tout de suite nous deux ». Elle a presque raison. Mis à part son incessant verbiage, cette personne me marque par sa personnalité franche, ouverte et authentique. Par sa spontanéité, ses yeux bleus couleur de mer, ses vêtements couleur d’horizon…

Elle m’impressionne par son intérêt envers la culture Inuit, dont elle parle en partie la langue, abordant les gens comme le ferait une grande sœur… Elle a même entraîné dans une sorte de danse Africaine, les jeunes filles de l’école d’Ivujivik. Et que fait-elle l’été? Elle travaille comme guide pour les touristes Français, transporte les artistes participant aux nombreux Festivals de Montréal… 

Polyvalente vous dites?...

Nous avons échangé nos cartes. Un souper est planifié lorsque la vie m’arrêtera à Montréal.

Restera à le réaliser… 

 photo : « Bienvenue à Puvirnituq », œuvre des élèves de l'école Iguarsivik de Puvirnituq, avril 2012

mercredi 25 avril 2012

Histoire de loup

Je suis assise à l'une des tables de la longue salle à manger de la Co-op hotel. Une blondinette dans la cinquantaine s'avance vers moi. Depuis deux jours, elle placote sans arrêt, apostrophant l'un et l'autre, l'Autre étant parfois...moi... Comme ce soir...

Elle parle...tout le temps, de tout, encore et encore... Elle nous prénomme tous, les uns après les autres. Je fais aussi partie de ces Autres... Comme si elle devait imiter l'enthousiasme d'une longue amitié qui ne pourrait espérer se faner tant elle y tient...

Bon, elle est sympathique et me fait bien rire à l'occasion. Comme cet instant où elle a brièvement (!) parlé du loup "jaune" que quelqu'un du village a abattu aujourd'hui... Ou encore lorsqu'elle me parle de ses projets face à ce jeune Inuk, beau comme un dieu, et avec qui elle tente, tant bien que mal, d'extirper quelques informations afin de lui présenter peut-être un jour, sa fille...

"How old are you?" "Twenty-seven..." "So you're born in '85?" "No... in '84"... "Do you have children?" "Yes... I have four..." "Four? Oh you have enough you know..."

(et s'approchant de moi, murmure: " Quatre, c'est bien trop pour ma fille!"...)

"Four boys?" "No, one boy, three girls..." "They all live in Inukjuak?" "Yeah..."

... etc, etc, etc... Vous voyez le genre?...

J'ai versé mon eau chaude dans la tasse bleue et sans un mot j'ai abandonné la Dame en compagnie d'un nouvel Autre qui venait tout juste d'arriver pour se préparer à souper...

Quand je pense au pauvre loup...

mardi 24 avril 2012

L'heure de sortir...

 Huit heures... euh... vingt-heures: belle heure pour me faufiler et aller mettre le nez dehors, chose que je n'ai pas faite aujourd'hui. La rencontre prévue de ce matin n'a pas eu lieu, la personne attendue ne s'étant pas présentée. Ça s'est transformé en travail de bureau "en région éloignée". Et je vous avoue que ça travaille aussi bien (sinon beaucoup mieux) qu'assise dans la jungle à Kuujjuaq! Non pas que je n'aime pas mes Collègues, loin de là. Juste que quand ils (elles) sont trois-quatre à parler au téléphone en même temps, on s'aperçoit que les murs des cubicules ne montent pas très hauts!!!

Trève...

Cet après-midi, avec ma partenaire de travail sur cette belle Côte d'Hudson, nous avons terminé la planification débutée hier. Beau travail que nous avons accompli là! Je nous félicite (!) Après son départ, j'en ai profité pour faire une petite sieste avant de me préparer à souper dans la cuisine commune où circulaient un tas d'hommes... tous mariés, comme de raison... Tout en sirotant mon "earl grey tea", je me suis permise d'écouter l'émission "La ruée vers l'or" que je voyais pour la première fois (n'ayant toujours pas fait brancher le câble à mon appartement et ne captant toujours que le poste de Radio-Canada, grincheux et enneigé en permanence, comme les télés du temps d'avant les quatorze manettes pour réussir à allumer l'écran (!)...)

Voilà toutes les explications menant au fait qu'à vingt-heures, alors que le soleil s'éteignait sur Puvirnituq dans un embrasement grandiose, je n'étais pas sortie prendre l'air de la journée. Faut dire qu'il semblait faire si froid à cause du vent, que ce n'était pas très invitant. Aussi quelle ne fut pas ma surprise de constater que la température était somme toute clémente malgré les fortes bourrasques. Quelques photos plus tard, je rentrais au bercail, sage et paresseuse comme je suis (!).

Ne reste plus qu'à clore cette soirée si je veux que demain se pointe avec son lot de belles surprises et surtout, pour souligner l'anniversaire de ma Bonne Fée...

Au cas où Bonne Fée... je te souhaite, quelques heures à l'avance, un super mercredi d'anniversaire, le genre que tu n'as jamais eu, avec les plus belles et surprenantes (!) surprises qu'une Dame comme toi peut souhaiter (et rêver)... Bisous, câlins et ... amitiés sincères xoxoxo

photo:"Vivement que revienne l'été...", Puvirnituq, avril 2012

lundi 23 avril 2012

OVNI sur PUV



Le vol de ce matin s'est bien déroulé. Une heure quarante minutes que ça prend pour traverser le haut du Québec de part et d'autre (à partir de Kuujjuaq s'entend!) dans un appareil de type King Air 100. Nous étions cinq passagers, trois femmes, deux hommes... en plus des deux pilotes! Traversée tranquille, sans turbulence. J'en ai profité pour récupérer un peu du sommeil qui m'a fait faux bond la nuit passée, en relaxant, les yeux fermés sur la réalisation de rêves en devenir (je n'ai pas osé méditer... vous pouvez me dire vous, comment on fait pour s'ancrer fermement à la Terre quand on est à des milliers de pieds dans les airs, à se déplacer à des centaines de milles à l'heure???...).

"Objet Volant Non Identifié sur Puvirnituq: quel titre! En fait, lorsque je suis revenue vers la Co-op Hotel ce soir vers dix-huit heures, j'étais émerveillée par le bleuté du ciel ou plutôt par cette lumière éblouissante comme emprisonnée dans une sphère de glace. J'ai voulu capturer l'essence même de ce blanc et de cet air frais et glacial quoique confortable, sans jamais voir le cerf-volant à traction qui flottait dans le ciel. C'est en m'approchant de l'eau figée par le froid que je l'ai enfin aperçu. Quelqu'un qui se laissait tirer par le vent, chaussé de skis et entouré d'enfants excités courant en tout sens, tentant de le suivre. Quand j'y pense, ici, on dirait que même les regards glissent sur la neige à l'infini. Comme de raison, les photos prises de cette personne en cerf-volant dans le cadre enchanteur du paysage étaient toute embrouillées. J'ai trois jours pour me reprendre...


Donc je suis ici jusqu'à jeudi, fin de l'après-midi. D'ici là j'ai du pain sur la planche et je vais me débrouiller pour que toutes les tâches prévues à mon agenda soient bouclées avant de rentrer au bercail. Je dois admettre que c'est déjà très bien parti.

Allons, je vous laisse sur ce... Je dois me reposer un peu pour être en forme demain!

photo:"OVNI sur PUV", Puvirnituq, avril 2012

dimanche 22 avril 2012

Où sont passés mes Amis membres?????

 Drôle de constat… j’ai voulu bien faire vendredi soir en acceptant d’adhérer à la nouvelle formule de Blogger sans sous-estimer mes compétences en informatique. Me voilà prise au piège : j’ignore ce que j’ai pu faire de pas correct mais voilà que sont disparus la majeure partie de mes Amis membres…

J’aimerais tant vous voir réapparaître mais j’ai tout essayé sans succès. Quelqu’un peut-il m’indiquer la « route » à suivre… s’il vous plaît???? D’ici là sachez que vos présences à mes côtés me manquent énormément. Dire que j’ai fait ça tout simplement pour mettre la liste à jour et enlever les doublons qui s’étaient greffés avec le temps…

C’est ça qui arrive quand on est limité côté « informatique »…

Autre sujet…

Le jour de la Terre… je ne savais pas que ça existait! Aussi sur invitation implicite d’une Amie, je suis sortie de ma retraite fermée pour participer à une activité en son honneur (à la Terre, pas à mon Amie!!) Le tout a débuté pour moi, par une marche dans la gadoue. Ça allait de soi vu que la température se fait clémente ces jours-ci. Le soleil était au rendez-vous et m’a accompagnée silencieusement jusqu’à l’endroit prévu. Là sous la forme d’un mystérieux rassemblement, nous avons remercié la Terre pour tout ce qu’elle a fait et fait encore pour nous. Belle réflexion sur ce que nous, nous sommes en train de lui faire en retour…

Je vous laisse là-dessus…

Photo : « Protéger la Terre : c’est clair comme de l’eau de source!», St-Mathieu d’Harricana, avril 2012

samedi 21 avril 2012

Y'a de quoi fêter!




Il était à peine neuf heures ce matin, quand la sonnerie du téléphone m’extirpa de l’état contemplatif dans lequel m’avait plongée une revue de plans de chalets. Ben quoi : la réalisation de rêves demande beaucoup de préparation, d’énergie et de temps. Alors j’y vois tout de suite. Deux ans, ça passe vite!

Des nouvelles de mon Ami L, à qui je n’avais pas parlé depuis des lustres. Ainsi va la « vie »… Rassurez-vous, nous nous sommes repris et avons tant bien que mal, réussi à mettre à jour nos quotidiens, qui dans une symbiose toute Abitibienne, se déroulent justement…  au quotidien
 
Quel beau moment! 

Étant sur ma lancée, j’en profitai tout de suite après, pour passer un appel à l’Oncle J pour avoir des nouvelles de Tante P de qui je m’informe habituellement chaque semaine. Craignant l’avoir froissée par ma négligence des dernières semaines, je fus rassurée d’apprendre qu’elle accepterait de me causer un peu plus tard dans la journée. Tant mieux, car je suis rendue à un point de ma vie où je déteste les malentendus sous-entendus non entendus… 

Une autre bonne chose de réglée…

De fil de téléphone en fil de téléphone, j’appelai Papa Fitzsou qui naïvement me glissa « qu’il aimerait bien venir nous rejoindre », « nous » étant moi. Je lui expliquai tant bien que mal que Kuujjuaq était vraiment très loin de l’Abitibi et que le voyage le fatiguerait beaucoup…

Avais-je pour lui d’autres réponses?

D’autres raisons de fêter? Ma Bonne Amie G souligne son énième anniversaire de naissance aujourd’hui. Du soleil plein la tête, du bonheur plein ton coeur... Bonne fête à Toi mon Amie

Et pour clore ce chapitre, j’ai appliqué la couche finale de « Mod podge » sur le nouveau tableau de visualisation pré-retraite. Reste à savoir combien de temps « le Temps prendra son Temps, prendra le mien sur son chemin »* pour réaliser en tout ou en partie, ces souhaits lancés dans l’Univers plus-que-parfait…

À qui je dis « merci » pour cette belle journée?...

* adaptation des paroles de la chanson « L’escalier » de Paul Piché

Photo : »Pré-retraite », Kuujjuaq, avril 2012

Voyage, voyage...




Vendredi soir : visite à l'épicerie après que j’eusse (j’adore l’emploi du subjonctif plus-que-parfait même s’il n’est plus beaucoup utilisé…) fini de ramasser tous les dossiers dont j’aurai besoin lundi matin première heure pour mon voyage à Puvirnituq; repas frugal composé de pain, camembert, gelée de canneberges, crudités, tzasiki et raisins frais, tout cela devant le petit poste de télévision rouge pour l’écoute du film « Le fantôme de l’Opéra ». J’ai « cinq-à-sept-é » toute seule, assise par terre dans le p’tit salon drabe égal * d’un 4 ½ sur Nasivik Road à Kuujjuaq. Et pendant que je sirotais mon eau où flottaient deux tranches de citron, je me suis surprise à penser que c’était un bien sage vendredi soir…

 « Drabe égal » jusqu’à…

… ce que j’enfile avec un deuxième DVD : « The Descendants » mettant en vedette entre autres, Georges Clooney. Je dis « entre autres » parce que le rôle de l’adolescente joué par Shailene Woodley est à mon avis d’un naturel criant. Bien sûr vous direz : « Mon Dieu! Elle vient d’écouter « The Descendants » et le film est sorti depuis septembre 2011, pauvre Petite! » (enfin j’ignore si vous ajouterez le « pauvre Petite » mais disons que je fabule…) Et bien sachez que je l’aurai tout de même vu avant les Japonais qui eux, ne le verront que le 18 mai 2012! 

Nananana…

Ce qui m’amène à faire le lien  avec le titre de ce billet… car le film était tourné sur les îles d’Hawaï. Quel fabuleux voyage j’ai fait ce soir! Cela même sans débourser un seul dollar américain! Une aubaine… C’est pour ça que j’aime le cinéma et les films. Pour les voyages à rabais. Rien à voir avec la réalité…

Ainsi pour le prix d’une bière (mon sac de croustilles…),  j’ai vu la mer, les plages, un magnifique coucher de soleil et des paysages à couper le souffle.

Que demander de plus? Une Île de la Madeleine?????...

*monotone, ennuyeux, banal
 
Photo : « Ici le Commandant Robert Piché », Montréal, avril 2012

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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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