jeudi 29 mars 2012

Athées, s'abstenir de lire...


Vous savez l’article que j’ai lu sur Pâques? On y racontait qu’à l’époque c’était la plus importante fête religieuse chrétienne parce qu’elle demandait quarante jours de préparation. Pendant cette période, on en profitait pour réduire la consommation de gâteries, ou comme je m’amuse à le dire, de choses non nécessaires à notre survie. Paraît que certains diminuaient même la consommation de viande : peut-être aussi parce qu’en ce temps de l’année, les réserves de nourriture commençaient à baisser…

Qui sait?

Tout un rituel entourait la Semaine sainte en commençant par le dimanche des rameaux. Je revois ma mère arriver avec le sien, qui béni, elle faisait tresser pour en garnir le crucifix de la maison.

En protection…

Le Jeudi saint, c’était le lavement des pieds, le recouvrement des statues. Ça j’avoue, je n’en garde aucun souvenir… Le Vendredi saint cependant, je me souviens qu’elle nous faisait regarder le ciel vers quinze heures : apparemment, il devait s’assombrir en souvenir… J’avoue que je l’ai observé pendant des années… jusqu’au jour où sous un soleil radieux, le ciel a boudé Dieu… Je ne me rappelle plus c'était quand…

Enfin le samedi midi, l'histoire dit que les cloches revenaient de Rome et se mettaient à carillonner, le carême prenait fin et s’inclinait devant le premier dimanche après la première lune de l’équinoxe du printemps… C’était le dimanche de Pâques, le temps pour les femmes d’étrenner nouveau bibi et nouvelle robe et de sortir en souliers. Elles revenaient à temps de la messe pour glisser au four le jambon à l’érable et aux ananas, et cacher dans la maison, les œufs en chocolat. Trônant sur la table, un bouquet de fleurs printanières (sauf chez les Abitibiens où les fleurs à cette période de l'année, dormaient encore profondément sous la neige…).

Ce que je retiens de l’article : que Pâques est peut-être le moment de prendre du temps pour soi, avec la famille, les amis…

Célébrer l’arrivée du doux temps et pourquoi pas… les amours naissants…

(Matin d'Automne: désolée j'ai supprimé ton commentaire en supprimant le premier billet que j'avais malencontreusement publié trop tôt... manquait la photo... Tu me récriras ok?... Mais j'ai eu le temps de le lire... Merci pour tes bons mots... ;-)... )

photo:"Le printemps à Amos Hockey-ville 2012", Amos, avril 2010


Le prochain billet apparaîtra le 1er avril... promesse ou Poisson d'avril????...

;-)



mercredi 28 mars 2012

Savoir prendre du recul


Comme par les années passées, le 22 février, en pleine période de vacances, j’ai entrepris mon énième « grand ménage corporel du printemps », en faisant le libre choix de supprimer certains items de ma routine de vie: exit les croustilles, le chocolat, l’alcool, les desserts et les dépenses inutiles. J’ai plutôt axé sur profiter des marches quotidiennes pour oxygéner mon cerveau endormi par l’air chargé d’électrons négatifs au bureau. Et les électrons négatifs, vous pouvez les prendre dans tous les sens du mot, au propre comme au figuré.

Mais je n’élaborerai pas…

Quel ne fut pas ma surprise de lire un article dans la revue « Virage » numéro du printemps, sur le sens de Pâques en 2012. Parce que ça s’en vient cette fête. Vous ai-je dit que pour moi elle était encore plus importante que celle de Noël parce qu’il y a cette possibilité de rencontres amicales et/ou familiales sans les tralalas de ces interminables courses aux cadeaux en plus du "qui a les plus belles décorations" et du "qui aura la plus somptueuse" réception?

Là vous savez…

Pâques, pour moi, c’est un lever à quatre heures du matin pour rejoindre l'Amie LaRose et me rendre avec une partie des membres de sa famille, embouteiller l’eau d'un dimanche pas comme les autres. Quand penchés au-dessus du ruisseau, nous avalons cette gorgée qui nous gardera en santé la prochaine année durant; quand on s’approche des grands bouleaux pour en retirer un morceau d’écorce qui nous fournira du « boulot » toute l’année; quand on passe chez la famille G-G pour y caler ce petit verre d’alcool au goût d’Abitibi dont j’ai oublié le nom (comme de raison…) et quand on finit dans le garage de Monsieur D, frère de mon Amie LaRose, et qu’on partage le succulent brunch que nous a préparé Amie M et son mari, c’est là que je sens mon cœur, ma tête, mon Âme en Vraie Fête.

Et c’est justement ce que j’ai le goût de vivre dans les deux prochaines semaines : oublier le travail, ses tracas et un certain visage boudeur, pour me centrer sur ce que la vie a de meilleur à m’offrir : une famille et des Amis Abitibiens.

Ça c’est la vraie vie!(n'en déplaise à tous mes Amis des quatre coins de la Belle Province...)

(je me rends compte que j’ai complètement passé à côté du sujet que je voulais aborder avec vous… demain matin peut-être, avant que ne s’envole l’Ange…)

Photo : « Prendre du recul », Kuujjuaq, mars 2012

mardi 27 mars 2012

Décompte qui compte


Dans quarante-huit heures, je changerai une fois de plus de parallèle. Je serai sous la barre du quarante-neuvième, en-haut du quarante-huitième…

Vous me suivez?

J’y passerai les deux prochaines semaines, à m’occuper d’une petite maison blanche aux volets verts, à qui je demanderai bientôt de vivre pour une autre famille.

Il y a de ces séparations dans la vie…

J’envisage quitter ce bout de chemin menant à nulle part si ce n’est à ce fameux champ « à Jolin », que je n’arpente plus depuis maintenant trois hivers…

Déjà…

J’aurai du temps pour rêvasser, pour lire « Comme un vol de gerfauts » de François Sobieraj (promis… et je vous en reparle à mon retour à Kuujjuaq, puisque je n’aurai pas accès à Internet, à moins de me déménager à la bibliothèque de la Ville car apparemment, tous les cafés internet sont fermés…), aller voir mes Amis dont le prénom ou nom de famille débute par un « G »…

Ce sera un bon début…

J’irai envelopper ma Douceur ma Belle d'Amour de Mère, caresser la tête de Méo, humer l’air de cette nouvelle maison qui est la leur...

Et bien sûr, je passerai chaque jour par Trécesson, raconter à Papa Fitzsou des histoires rocambolesques, qu’il hésitera à croire... même si elles sont siennes…

photo:"Milieu de nulle part", Kuujjuaq, mars 2012


lundi 26 mars 2012

Et si ce n'était pas ça...


… l’Amitié?...

Réflexion des derniers jours… Tout ce qui suit ne vise personne en particulier, Âmes sensibles, parano, s’abstenir de lire… Je serai tranchante, mais franche…

Depuis quelques semaines, je suis tourmentée par le Temps : Temps qui fuit, s’enfuit; Temps qui court, accourt; Temps qui passe, repasse. Temps tout le Temps.

Et malgré le fait que depuis novembre 2009 je ne porte plus l’heure, je n’ai toujours pas trouvé le Temps…

D’une pensée à l’autre, j’en suis venue à prendre très conscience du Temps passé… devant l’écran de l’ordinateur. J’en ai déjà parlé, ce n’est pas nouveau. Mais là, je l’ai en trop plein, j’ai donc fait un choix…

Lorsqu’un bon soir après avoir ouvert respectivement le traitement de texte, la messagerie personnelle, le blogue et… un populaire réseau d’Amis universels, la réalité m’a sauté aux yeux : je venais de saisir ce qui clochait. Je m’attardai quelques secondes sur les « 149 » amis… et décidai que ce n’était pas ça, l’Amitié…

Sans autre procès, je décidai que ce réseau « d’amis » ne serait utilisé que pour partager des photos avec les membres de ma famille, but premier dans le fond, du pourquoi je suis sur ce site… Pour le reste, je continuerai, le lundi matin, à regarder mes Collègues de travail dans les yeux en les saluant, je les respecterai dans ce qu’ils sont, dans ce qu’ils accepteront de partager spontanément avec moi...

Et pour les Amis...

... et bien, ils resteront mes Amis avec qui j’échangerai au hasard du Temps, de Temps en Temps… Si vous lisez ceci, c’est que vous en faites partie… C’est là où je voulais en venir…

C’est avec vous que je veux poursuivre ce partage. Bienvenue chez-nous, parce qu’ici, c’est aussi chez-vous…

photo:"Miroir d'hiver", Kuujjuaq, mars 2012


dimanche 25 mars 2012

Chef-d'oeuvre d'avenir...


Vous vous rappelez la photo du 18 mars dernier? Ce gribouillage sur boîte cartonnée représentant les chakras? Et bien en exclusivité aujourd’hui, je vous dévoile l’évolution de la création d'avenir…

Je vous explique ma « démarche artistique »… (pouahhh (éclat de rire)...)

Tout d’abord, vous devez comprendre que l’élaboration du projet a débuté au fil du Temps, en collectionnant ces images qui semblaient avoir un petit quelque chose « à me raconter ». Je les ai cueillies, comme on récolte les fruits murs, à leur pleine saveur, alors qu’ils n’ont que le meilleur d’eux-mêmes à offrir. À partir de cette « banque de données » auto-suggestives et afin de « supporter » mon projet, j’ai colligé des idées de « fond », les couleurs des chakras avec mon interprétation ésotérique de leur utilité dans la (ma) Vie.

Il y a bien eu quelques soirées, où assise au pied du petit lit, j’ai découpé, donnant aux images, des formes qui me « ressemblaient ». Plus j’avançais dans le Temps, plus le cadre se développait, réunissant en partie mes rêves, mes aspirations, mon quotidien, et plus je me sentais envahie d’une nouvelle énergie créatrice et innovatrice. Je croyais sincèrement à ce que j’étais en train d'accoucher du bout de mes doigts, sachant très bien que la réalisation du tout serait…

... une question de Temps!

"Parlons-en donc alors, de ce sablier imaginaire qui laisse tomber grain de sable après grain de sable, infimes parties de nos ambitions, morcellements de nos vies jusqu’à ce que le dernier grain annonce que nous n’avons plus qu’à fermer les yeux sur notre nuit éternelle…

Il s’agit d’attendre, oui, mais pendant ce Temps, pourquoi ne pas chercher à activer un peu notre destin?... "

photo : « Avenir à venir… », Kuujjuas, mars 2012

inspiration: "Dés de la destinée", Amie Sue, 24 mars 2012


vendredi 23 mars 2012

Mon printemps à moi

J’ai comme qui dirait le piton collé sur le mot « printemps » : je n’ai que ça en tête! Mais mon printemps à moi, il a l’allure des vents entraînant des températures risquant de descendre jusqu’à moins quarante-huit cette nuit, si j’en crois les placotages de fin de soirée sur le parvis du cinéma.

J’ai dû mal entendre… on devait vouloir dire moins trente-huit. Ça aurait plus d’allure!...

En attendant l’ouverture des terrasses imaginaires du village, je me suis fait accroire un vendredi dans les Laurentides ou dans un bled sur le bord du Fleuve. J’ai expérimenté un « Thanks God it’s Friday » nouveau genre. J’avais glissé dans mon sac ce matin, un livre de poche en anglais, en prévision d’un souper en tête à tête avec moi-même à l’Auberge du village(ça donne une certaine rusticité à mon billet!) Toujours est-il qu’après que de proches voisins nous eussent, Amie Sue et moi, gentiment déposées à la porte du bureau de poste, je pris par la suite, seule, la direction du Kuujjuaq Inn. L’endroit étant pratiquement désert, je pus à loisir choisir une petite table pour deux, tout près d’une fenêtre me laissant entre-apercevoir la rivière figée, ce qui me permettrait d'alterner les périodes de lecture avec quelques vagabondages spirituels, cela sans trop quitter mon livre des yeux. Bien entendu je n’ai pas battu de record à table. J’ai simplement passé un deux heures à lire, bouffer, écouter les gens bavarder en Inuktitut...

Et vous savez quoi? Je suis en train de m’adapter à la routine « eau Perrier-cinéma » du vendredi soir. Je ne vous cacherai pas que finalement, j’aime ça.

Quant à savoir si ça continuera, c’est le Temps qui nous le dira!

Photo : « Simplement un 23 mars au matin », Kuujjuaq, mars 2012


jeudi 22 mars 2012

"La nature a horreur du vide; alors...


elle le remplit avec n’importe quoi. »
Thomas Koninck


Conversation matinale avec mon Amie Matin d’Automne, en plein printemps! Alors que je lui racontais ce que j’allais faire de mes prochaines semaines de vacances Abitibiennes, elle s’exclama:

« Comme tu es chanceuse! Tu vas faire de la place pour du neuf! »

« Qu’est-ce que tu me dis là? » lui demandai-je.

« Bien oui, si tu fais du ménage et si tu épures ta maison, c’est comme faire du ménage dans ta vie. Tu vas faire de la place pour du neuf, autant pour un Amoureux, un emploi, de l’abondance… L’Univers remplit les vides… »

Wow! Vous me parlez d’une Amie! N’y a-t-il pas plus belle façon de débuter un jeudi matin?

Moi, j’aime vraiment beaucoup l’idée… Tellement que me voilà à espérer que passent très rapidement les derniers jours qui me mèneront au vingt-neuf du mois, juste pour arriver plus vite devant ces armoires bondées d’objets plus ou moins hétéroclites, cumulés au fil des vingt-trois années de vie conjugale et familiale. J’aurai probablement des moments d’hésitation, certains de tristesse, d’autres de joies, et sûrement pleins de bons souvenirs qui m’envahiront comme marée montante…

Je n’aurais jamais pensé qu’un jour j’aurais hâte de mettre ainsi les mains à la pâte d’une sorte de «zen grand ménage »!

Merci à toi Matin d'Automne, pour cette inspirante affirmation!

Photo : « Il neige, il neige, de gros flocons blancs… », Kuujjuaq, mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Whiteout


Jour blanc… C’est vraiment ce qui m’est venue en tête alors que j’empruntais le petit sentier pour me rendre au travail ce matin. La neige aveuglait, tellement elle n’étendait que sa blancheur opaline…

Ça, c’est si je gardais les yeux baissés sur ma route...

Tout autour, flottaient des fantômes d’arbres rabougris par le Temps, stigmatisés par l’hiver, coupant de leurs longs bras desséchés, la pureté…

Si j’élevais le regard à la hauteur de mes espérances, alors là j’y percevais le feeling de mes nombreux « si » printaniers…

Si tracée elle était, j’avançais tout de même à pas feutrés et prudents, sur une route dont j’ignorais la solidité. Chaque mètre parcouru laissait derrière, une trace de Moi…

Deux traces de Moi…

Si je mettais le pied un peu à côté, j’enfonçais automatiquement de quelques centimètres dans une mer de sel glacé. Du gros sel… Si je posais le pied à l’aveugle, perdant du coup les repères terrestres, je risquais la torsion de mes fragiles genoux, comme ça, tout bonnement, à sept heures moins le quart, au milieu de nul part…

Curieusement, j’ai su surfer sur cette étendue de Vie, épisode glacé issu du lot des précédentes années.

Difficile à suivre, ce dédale de mots, mais moi je suis...

Comme dans Suivre et Être…

photo : « Whiteout », Kuujjuaq, mars 2012

mardi 20 mars 2012

JOYEUX PRINTEMPS!!!


"Les gens heureux... ils ont la capacité de changer ce qui peut l'être, mais d'accepter l'inévitable... Ils ne transforment pas tous leurs désirs en besoins... ils choisissent d'Être, plutôt que d'avoir et préfèrent l'Essentiel à l'accessoire..."
auteur inconnu de moi

photo: "Les voyez-vous? Un peu à gauche, vers le bas?... Le printemps, c'est ça, ce sont eux, natur-ailes-ment!...",
Kuujjuaq, 20 mars 2012

lundi 19 mars 2012

Cherche appartement à louer...

… en Toscane!

La grande voyageuse en moi, s’éternise devant son portable à tenter de capturer sous ses plumes, l’endroit idéal pour visiter pendant deux semaines cette belle région d’Italie.

En fait je devrais dire, une semaine, car présentement les plans avec ma Douceur ma Belle sont un atterrissage à Paris où nous flânerons, tant qu’à y être, deux jours aux alentours de la tour Eiffel. Puis l’idée serait de sauter dans un train jusqu’à la Gare de Narbonne, ou un certain Méli-Mélo, pourrait venir nous chercher pour nous faire visiter son coin de pays pendant deux jours. Nous serions à ce moment, aussi mûres que les olives, pour reprendre la route vers l’Italie, plus précisément vers la Toscane.

Si jamais parmi vous, quelqu’un a déjà fait un tel voyage et si vous avez des suggestions plus (ou moins) saugrenues que les nôtres, s’il vous plaît… partagez-les avec nous.

J’ai déjà hâte de boucler ma valise… mais le départ n’est que pour septembre!

Drôle d’histoire de voyage à suivre…


dimanche 18 mars 2012

Méandres...


… de la mémoire, semblables à ceux de la vie. Parfois j’ai peur de tout oublier, vous oublier, oublier d’Être…

L’inconnu me hante, me trouble. Sans savoir de quoi sera fait Demain, je planche sur l'Aujourd’hui. J’y mets tout mon cœur, toute mon âme.

Dans le silence du Temps qui plane dans l’espace du petit appartement, j’apprends. J’espère arriver à dompter mes craintes, voir bien au-delà de l’Hier, comprendre Demain…

J’aimerais posséder le pouvoir prolifique de multiplier ce Temps, ne m’attarder qu’à l’Essentiel. Quel exercice!

Tout m’attend, j’ai si peu de temps et dans celui que j’ai, je paralyse. Mon cerveau lent, se déplace à pas de tortue, pris dans une glu, histoires sans fin…

Je tente tant bien que mal, bricolage et collage. Je visualise, m’éternise sur des mots, ces mots qui parlent, qui rappellent…

… Qu’Être est si peu, si on n’arrive pas à insuffler à nos poumons, leur vraie raison… d’Être…

p.s. Coup de barre… Tout à coup je m’ennuie de Toi, de Vous… Je me sens si loin et si près tout à la fois. Si près de Moi, trop loin de Vous…


photo : « Méditation sur boîte de carton », Kuujjuaq, mars 2012

samedi 17 mars 2012

Réflexion endémique

Jeudi soir : je reviens du cinéma un peu tard, prépare le repas que j’apporterai le lendemain au bureau, m’assure que le percolateur livrera la marchandise quand je l’exigerai, broie mes grains de céréales et mélange la mixture qui les rejoindra pour le petit-déjeuner, prend un bain et… Trop tard pour écrire, mais je m’installe tout de même, pleine de bonne volonté, et commence à écrire jusqu’à ce que tout s’efface sous mes yeux…

Oh! Et puis m…! Je ferme tout et vais me coucher. Il est minuit…

Vendredi soir : je reviens du cinéma un peu tard… mais en moi brûle l’envie de visionner un DVD, « The note book », prêté par un Collègue… Après avoir cuit du tapioca, m’être installée dans LA chaise et avoir mûrement réfléchi, je laisse tomber pour un deuxième soir d’affilée, le billet de Fitzsou…

Samedi matin, neuf heures quinze : j’ouvre les yeux, surprise qu’il soit déjà si tard. Je me dis que la première chose que je ferai de cette journée sera d’écrire un court billet pour expliquer la négligente absence des deux derniers jours. Je "petit-déjeune", me verse un café et ramasse la revue qui repose sur le tas de la pile… Je m’assois quelques minutes dans les rayons de soleil...
« Seulement quelques minutes. » me dis-je…

Avant d’ouvrir le portable, je tente un appel à Papa Fitzsou, que je n’ai toujours pas réussi à joindre depuis mardi… Ligne engagée… Je fais le numéro de Tante Paula et je placote avec Oncle Jacques quelques minutes... Et… Toujours avant d’ouvrir le portable, j’appelle l’Ami Pat de Rimouski pour avoir des nouvelles. Ce sera plus rapide que de tout écrire…

Quoi? Déjà midi?

Je dois avaler une croûte avant de me rendre au centre du village, acheter quelques victuailles. Je quitte vers quatorze heures, descends la pente par le raccourci, arrive à l’épicerie, arpente les allées en évaluant le poids que j’aurai à transporter « jusqu’en haut », paie en faisant un brin de jasette avec la caissière, sors en me disant qu’il est déjà un peu tard…

J’arrête pour une visite qui se voulait une courte collation chez l’Amie Sue qui, après deux tasses de thé, une grappe de raisins et un délicieux fromage, finira par revêtir de trop chauds vêtements (selon ma recommandation…) pour venir me reconduire tout en emportant dans son sac, la moitié de mes achats… Arrivées chez-moi: dix-huit heures sonnent déjà.

On jase encore un peu, elle quitte, je prépare une frugale salade de thon et patates douces, je tente un appel vers Papa Fitzsou (pas de réponse cette fois…), un autre vers les Îles de la Madeleine (pas de réponse non plus, décidément…) pour finalement revenir à ce fameux billet que je devais écrire ce matin, à la première heure…

Voilà ce qui explique en partie, la pensée de jeudi et le silence de vendredi. Je crois que je suis à succomber moi aussi, à l’épidémie de « prendre une pause de blogue » qui semble toucher les membres de la confrérie virtuelle à un certain moment.

Y serai-je demain? Peut-être… Mais si je n’y suis pas, ne vous inquiétez pas, tout devrait rentrer dans l’ordre dès que sera passée, ma fièvre d’un printemps hâtif...

jeudi 15 mars 2012

Pensée pour un jour trop court

"Vivre est si sensationnel qu'il reste peu de temps pour faire autre chose"
Emily Dickinson

Pensée lue sur le site de Matin Magique

C'est ça qui risque d'arriver, quand on essaie de courir deux lièvres à la fois! Je vous expliquerai...

mercredi 14 mars 2012

Il était une nuit....

C’est peut-être parce que je clamais haut et fort que depuis plus d’un mois, je profitais du sommeil du juste aussitôt que je posais sur l'oreiller, ma tête déjà remplie à craquer de rêves, que depuis deux nuits il me fuit... Est-ce qu’il fallait que je m’en attende ou si ce sera simplement un coup du hasard?

Mystère et boule de gomme…

Toujours est-il que la nuit passée, ayant l’impression d’avoir perdu quelque chose dans mon lit tant j’ai tourné sur un bord et sur l’autre, j’ai fini par me lever quelques minutes et c’est en retournant me coucher que ça s’est produit…

« … il y avait un gros meuble avec un téléviseur coincé dans la cage d’escalier menant au sous-sol… Mon Grand était en bas, blondinet aux cheveux bouclés, quand je m’arc-boutai pour pousser sur le meuble. Du coup, il dévala l’escalier et renversa mon Grand qui fut rudement projeté sur le plancher de ciment. Je me précipitai vers lui pour le consoler en passant mes doigts dans ses boucles…

… j’étais dans une maison, pas la mienne ni celle réelle des personnes à qui elle semblait appartenir... Je devais en faire la fermeture mais je n’arrivais pas à barrer la porte d’en avant. Aussitôt que je tournais la poignée, elle se débarrait toute seule…J’ai dû demander à mon Grand de s’en occuper

une ancienne collègue de travail ayant quitté Kuujjuaq depuis plus d’un an déjà, est arrivée en auto et s’est stationnée devant la maison. Comme je sortais pour la rejoindre, j’ai vu qu’il y avait un bac rempli d’éponges de grosseurs et de couleurs différentes laissé sur la galerie. Je pris la peine de le rentrer à l’intérieur pour ne pas me les faire voler…

… il y avait un homme avec qui je jasais… Un autre passa sa tête par-dessus une sorte de paravent servant de mur entre les cubicules dans l’établissement où je travaille, pour me dire qu’il fallait y aller. J’avais une visite à faire à environ une heure de route d’où j’étais et il fallait en revenir. C’est là que j’ai sorti une carte professionnelle et inscrit mon numéro de téléphone de Kuujjuaq et l’ai remise à celui avec qui je placotais pour que l’on se téléphone

mais moi, je n'ai pas eu le sien… »

Et l’alarme se mit à bipper. Il était six heures, le temps de me lever pour aller travailler…

photo:"Rêve éveillé", Kuujjuaq, février 2012


mardi 13 mars 2012

En deux mots et quatre-vingt-onze lignes de vie...


« Cher Papa Fitzsou,


Si je pouvais faire voler jusqu’à toi ces mots, je les roulerais en boule et les soufflerais à ton oreille pour qu’ils voyagent jusqu'à cette tour de contrôle qui depuis plusieurs années déjà, a décidé de n’en faire qu’à sa tête, dans ta tête…

Si je pouvais faire que tes souvenirs revivent, ne serait-ce qu’un court instant, je te parlerais de ma Mère, ta Femme. Je te causerais de tes Fils et de tes Filles, de tes Petits-fils et de tes Petites-filles pour que tu réalises que grâce à vous deux, il y a encore plein de vies qui se vivent…

Si je pouvais faire que pour un soir, dans tes yeux brillent vraiment la joie, que tes pupilles s’agrandissent de surprise non feinte, que tes mots ne restent pas pétrifiés dans ta bouche…

Si je le pouvais Papa Fitzsou, je t’emmènerais dans ce Grand Nord Québécois avec moi. Nous grimperions la côte du radar et de là tu me raconterais ton Temps, celui où le village existait à peine de l’autre côté de la rivière. Tu me raconterais je le sais, tes aventures et mésaventures dans les moindres détails…

Si je le pouvais Papa Fitzsou, je te prendrais par la main, et j’appuierais ma tête sur ton épaule pour que tu me conseilles et me guides, pour une dernière fois…


Si je le pouvais Papa Fitzsou, et si le poids des années ne pesait pas si lourd sur tes épaules, je t’offrirais d'oser partir à l’aventure,
survoler ce monde d’un coup d’ailes

Mais la seule chose que je peux faire ce soir Papa, c’est penser à toi et me rappeler tout ce que tu as fait pour moi, pour nous, et te dire que l’amour que j’ai pour toi ne pourra jamais ni être mesuré ni être vraiment raconté…

Joyeux quatre-vingt-onzième anniversaire!
xoxoxo

photo:"Un Grand homme", Trécesson, mars 2012

lundi 12 mars 2012

Croquer le froid

La nature soufflait si fort de l’ouest ce matin quand je m’engageai dans le petit sentier me permettant de sauver un « gros » cinq minutes de marche pendant l’hiver, que me vint soudain l’idée, de vous conter le froid...

Patrick Watson, l’ami de mon Amie Sue, avec ses drôles de morceaux de musique, m’entraînait dans le film de ma vie. Pendant que je retenais tant bien que mal sur ma tête, le capuchon bordé de fourrure afin de couvrir le plus possible mon visage et demeurer à l’abri des engelures, je me voyais l’actrice principale d’une aventure se déroulant à des milliers de kilomètres de sa zone de confort, marchant pas à pas et droit devant, sans se poser de question, branchage arraché déboulant le temps…

Comme ça, juste pour rien...

Je me tordais le cou pour apercevoir le soleil dans sa brume de nuages. C’était féérique! J’avançais et sous mes pas, résonnait le creux de la terre, roc enfoui et gelé. Un peu plus loin, alors que je cheminais précautionneusement sur une surface glacée, le vent me poussa comme si de rien n’était. J’étais la pierre qui glisse après qu’on eût balayée la surface…

Comme un simple jeu d’hiver…

Une phrase me vint: « Pour l’amour de qui ai-je fait de ma vie ce qu’elle est? » Mon Ami le Psy qui m’a lancé ça un jour…

Pour l’instant je n’en connais ni l’auteur, ni… la réponse…

photo:"Coup de froid", Kuujjuaq, mars 2012

dimanche 11 mars 2012

Encore ce soir...


… il fallut que j’arpente un peu le long corridor courant de ma salle de bains au portique avant de venir m’asseoir devant ces lettres… J'ai pris le temps d'inspirer profondément pour m'inspirer superficiellement...

Car sachez que...

... j’ai flâné toute la journée et d'une façon paradoxale, je suis passée à quinze heures trente tapantes, du pyjama à la robe longue d’inspiration médiévale. Les cheveux remontés en chignon lâche, des anneaux d’argent se balançant à mes lobes d’oreilles, je me suis calée confortablement sur la chaise Poäng Ikéa pour y faire mes appels dominicaux. Je n’ai pas mis le nez dehors de toute la journée, je n’ai lu que quelques articles de revue, j’ai fait la macabre découverte de l’état agonisant de ma marge de crédit pour finir par me popoter une soupe mexicaine que j’ai garnie de cubes d’avocat et de feuilles de coriandre. Le moins que je puisse dire, c’est qu’elle n’était pas piquée des vers (en plus d’être la seule vraie réalisation tangible de ma journée…)

J’étais toujours confortablement installée dans la fameuse chaise Ikéa quand débuta « la Soirée des Jutra », que je me mis à écouter d’une oreille plus ou moins distraite jusqu’à ce qu’Émilien Néron monte sur scène, remportant le Jutra du meilleur acteur de soutien dans le film « Monsieur Lazhar ». Ignare de ce film, c’est de prix en prix que j’appris… À mon tour d'être fière de ce que les Québécois produisent. Bien que la plupart des films présentés ne me disaient absolument rien, j'avais au moins eu la chance lors de mes sorties, de voir "Frisson des collines" et "Café de Flore"... Je saurai quoi écouter lors de mon prochain séjour Abitibien...

Morale: j’ai simplement réalisé qu’à vivre à Kuujjuaq, si je n'y prends garde, il sera très facile de perdre le film… euh… le fil de l’actualité cinématographique québécois !

photo:"Bête erreur...", Kuujjuaq, mars 2012

samedi 10 mars 2012

Journée "herculéenne"...

Qui dit que les samedis sont faits pour se reposer? Si c’est votre cas, alors c’est que vous n’avez pas près de vous, une Amie Sue qui vous motive à arpenter les monticules de glace d’une rivière qui n’en finit plus de monter et de descendre!

Mais j’avoue que ça m’a permis de lui lancer un « Bravo pour l’exercice » bien senti quand nous nous sommes retrouvées juste en face de l’Auberge pour aller y prendre un bon café/chocolat chaud alors que nous revenions tout juste de l’aéroport, jusqu’où nous avions poussé la marche pour que je puisse photographier l’appareil de type Hercules s’étant posé quelques minutes plus tôt. Quand on a vu les (86) gars de l’armée en débarquer dans un défilement presque sans fin, exhibant leur habit de camouflage et leurs bottes blanches, je n’ai pu m’empêcher de demander à l’Amie Sue : « On entre pour les voir arriver? »

Il y avait un monde fou dans l’aérogare. Sur le tarmac, plein d’appareils se reposaient avant de reprendre leur envol. Un Twin-Otter venait d’arriver pour un Medevac (évacuation médicale aérienne d’une personne nécessitant des soins médicaux spécifiques); le boeing 737 de Flair Air, en remplacement de celui de First Air, attendait l’embarquement de ses passagers pour un vol en partance vers Montréal. Je passe sous silence tous les autres appareils sur lesquels j’ai plus ou moins porté mon attention… puisque je regardais ébahie, les réservistes du 35e groupe-brigade du Canada envahir de leur haute stature l’espace « aérien terrestre »… Je m’adressai à l’un deux, un grand jeunot qui s’empressa de nous raconter leur semaine d’entraînement à Salluit, où ils firent des exercices de « Search and Rescue », de construction d’igloos, tout en expérimentant la vie Nordique dans des campements de fortune. Seule la chasse aux phoques ne fut pas réalisée… « Trop dangereux apparemment…» m’a-t-il dit…

Sympathique…

Je joins une photo du monstre vert en question. Dommage que je n’aie pu faire mieux. Il était vraiment impressionnant à voir arriver et à regarder… tout comme les ti-gars d'ailleurs!

photo: "Hercules contre Kuujjuaq", Kuujjuaq, mars 2012


vendredi 9 mars 2012

Un vendredi matin...

Je marchais d’un pas rapide comme si je voulais devancer la fin de la semaine. En me doutant un peu pourquoi, j’avais hâte d’y arriver. Le froid était cinglant, mais frappait par derrière. Le vent du Nord étant toujours un peu plus agressif, pour débuter la journée il se prend bien. Il se prend mieux. C’est souvent la poussée imaginaire qui m'amène au bureau...

Pas toujours… Ce matin oui…

En délaissant le sentier du raccourci, je traversai la rue, voyant déjà la silhouette d’un homme se profiler à l’horizon. Il circulait dans une rue perpendiculaire à la mienne, juste un peu plus loin.

J’ai dit un homme… En fait, il me donnait plutôt l’impression étrange que seul son manteau flottait environ soixante centimètres au-dessus de la couverture blanche recouvrant la route… Sans presser le pas, je l’adoptai facilement au sien. Peut-être même un peu plus, car à un moment, je me trouvai tout juste derrière lui. Les traces qu’il laissait dans la neige étaient bizarres. Comme un trait tiré que l’on aurait oublié d’arrêter. Un pas traînant…Ce n’était pas la première fois que je le rencontrais. Il y a plusieurs mois de cela, je l’avais même reconduit à son lieu de travail, alors que j’avais eu la chance d’avoir un véhicule ce matin-là.

Derrière lui, j’aurais pu penser qu’il venait vers moi. Le bout de ses bottes me faisait face. À sa hauteur, je lui souris, le saluai et en profitai pour lui souhaiter une belle journée. Il me regarda intimidé, répondant du bout des lèvres, alors qu’elles tenaient coincées, une cigarette allumée.

Il avait à peine dix ans, quand avec d’autres membres de sa famille ils furent immobilisés «on the land» par un blizzard. La mère, pour le protéger du froid, se coucha sur lui. C’est ainsi qu’on le retrouva... tous les autres membres avaient été figés dans le froid de la mort.
On a dû lui amputer ses deux jambes... Depuis ce temps, l’hiver il marche sur ses moignons glissés directement dans ses bottes; l’été à l’aide de deux prothèses, il se déplace à vélo.
..

Ce matin j’ai dit tout bas : « Merci mon Dieu … »

Photo : « Merci mon Dieu »…, Trécesson, mars 2012

jeudi 8 mars 2012

Avec ou sans fin

Depuis plusieurs minutes déjà, j’étais là, plantée devant mon portable, sans trop savoir où la danse de mes doigts sur le clavier me mènerait ce soir, surtout à cette heure tardive. J’avais le goût de passer mon tour, mais en même temps, je me disais que l’écriture est au mental ce que l’activité physique est pour le corps, et j’avais besoin de prendre du recul, de me noyer dans les mots, pour aider ce jour à prendre fin. Je revenais à peine du cinéma… Un drôle de film*, mélange de conneries et de leçons de vie… Plutôt vulgaire comme langage; un peu loin des ciné-qualités…

Mais enfin…

De retour à la maison, j’ai calmé une fringale avec un bol de céréales et apaisé mes contractures avec un bain chaud, puis…

Nous y revoilà…

Il y a la voix de Damien Rice qui gazouille et me chatouille les oreilles. Vous ne pourriez avoir portion de ma vie plus en direct… Même le petit cadran au socle noir, posé sur le bureau, égrène le temps avec un « toc » rassurant. Et moi je surfe les secondes, pour lancer des lettres qui formeront les mots, qui s’envoleront vers vous. Quelques nouvelles de vie insolites et sans rapport vraiment, avec la vie, justement…

Mais bon…

Comme un simple exercice d’écriture sans fin, comme les pages du matin, mots sans lendemain, qui finalement m'ont menée jusqu'à...

Nous voilà rendus…

* « The sitter », David Gordon Green

photo:"Là", Kuujjuaq, mars 2012



mercredi 7 mars 2012

Northern Comfort

Un matin comme les autres, un paysage semblable à tous les autres, le même en fait, celui qui se présente sur ma route matinale depuis maintenant 16 mois.

Parce qu’avant c’était un autre ailleurs…

Curieusement, ce matin je me sentais différente, pleine d’allégresse, remplie de la hâte de retrouver ma place de travail, m’asseoir devant mon ordinateur, poursuivre la lecture des nombreux messages reçus pendant mon absence. « Un jour à la fois » que je ne cesse de me répéter. Ainsi, ça coule tout seul, cela va de soi. En moi, je sentais l’énergie du retour mêlée à un fond de nostalgie. Le décalage entre la vie du Sud et celle du Nord… Sorte de jetlag de l’humeur : avoir tout à porter de main au Sud et passer à presque rien, même si ici, Rien c’est beaucoup parce que c’est comme…

… une marche à une température frôlant les moins trente degrés Celsius; un ciel d’un blanc-bleu laiteux; un soleil qui se pointe la fraise derrière un voile léger de nuages vaporeux...

… un appel reçu de façon impromptue; les fèves de soya d’une Bonne Fée qui mijotent lentement dans le four; un message envoyé de l’autre côté de l’océan…

… un petit mot reçu de mon neveu Vic; un sourire échappé; un éclat de rire entre amies…

Imaginez… Ce Rien fut ma journée!!!! De quoi sera fait demain?...

photo:"Northern Comfort", Kuujjuaq, mars 2012




mardi 6 mars 2012

Bien reçu!


Trois semaines d’absence et cent quatre-vingt-dix messages plus tard, j’ai repris les rênes de ce poste qui me passionne toujours autant, surtout depuis que j’ai appris à le maîtriser. Comme une monture sauvage, l’indomptable a été dompté, l’insurmontable surmonté. Ne reste plus qu’à faire avancer le tout, comme dans un engrenage bien huilé, qui roule sans amasser de mousse.

N’importe quoi…

Reprise de la routine au travail mais aussi de la vie Nordique. Ce midi donc, j’ai quémandé à Collègue N qu’elle me dépose au bureau de poste pour que j’aille y chercher le courrier accumulé pendant mon absence. Peu de lettres pour moi : plusieurs envois de la Caisse Desjardins (j’ignore pourquoi ils n’ont pas encore pensé, par souci d’économie, de toutes les mettre dans la même enveloppe…), une requête d’une banque pour que j’y assure mes biens, une autre d’un Club de livres… Et enserrée entre toutes les blanches, une enveloppe rouge attira mon attention. Je jetai un œil sur le nom de l’expéditeur.

« Hum! Cousine J qui m’envoie ses vœux de Noël. » pensai-je. Après tout, il arrive que le courrier se fige dans le froid Nordique et n’arrive que plusieurs mois plus tard. Enfin, ça c’est déjà vu…

Donc ce soir, après avoir débarrassé la table, lavé et rangé la vaisselle, je m’installai pour ouvrir le courrier, gardant la « rouge pour la fin ». Bien m’en pris car, elle contenait non pas des vœux de Noël mais un gentil mot pour la St-Valentin. Amazing! Un mot d’amour qui a volé de Myrtle Beach, Caroline du Sud, à ici!

Merci Cousine, ton mot m’a effectivement réchauffé le cœur en cette froide fin de journée d’hiver Nordique! Reçois toutes mes amitiés en retour! xoxoxo

(Psst… Dis donc! Je suis allée zieuter ta place… On peut dire que l’on se retrouve aux antipodes climatiques!... Profites bien de ta Petite visite!...)

photo:"Parlez-moi d'Amour", Kuujjuaq, mars 2012

lundi 5 mars 2012

Calendes grecques

J’ai bien failli remettre la reprise de l’écriture aux…

… mais j’ai révisé ma position : je ne pouvais pas faire faux bond à mon Correcteur Officiel qui du coup, se serait retrouvé et retraité et sans emploi…

Ainsi…

« Il n’y a pas de hasard dans la vie, il n’y a que des rendez-vous… »

Lu à la fin d’une lettre rédigée par Gino Chouinard, adressée à ses enfants et publiée dans la revue « 7 jours » du 27 janvier 2012. J’attendais que ma Capillicultrice Préférée me fasse signe d’approcher pour débuter l’opération « recouvrement des fils d’argent courant dans ma chevelure mi-longue ». Ruse nécessaire encore pour quelques années…

J’ai négligé l’écriture cette dernière semaine. La Vie m’attendait en Abitibi, et m’a accueillie avec son lot de surprises comme on reçoit une visite qui s’est absentée trop longtemps. La Petite maison aux volets verts, bien nichée dans son fond de rang, me réservait ses derniers mauvais coups : une infiltration d’eau par-ci, un adoucisseur en grève par-là. Sans compter que ma Douceur ma Belle a, à son tour, adopté avec son Amoureux, une jolie maisonnette bleue, plantée fièrement dans un écrin de blancheur. Voilà donc que la plus Jeune de mes Ouailles quitte le nid pour une envolée, une nouvelle aventure, l’aventure de sa Vie…

Quand même, ce n’est pas rien…

Alors moi, les bras ballants, j’ai regardé mon P’tit Bonheur, venue me consoler en octobre 2008. Par la force des choses, j’ai dû la laisser partir elle aussi, et il en sera de même de cette maison où furent vécus tant de doux moments.

À mots voilés vous aurez compris qu’à partir de maintenant, mon P’tit Bonheur sera à jamais bien au chaud au fond de mon cœur, là où il aurait toujours dû être. La maison elle, n’était que « subterfuges par rapport à l’essentiel… »*

Je ferai donc très bientôt, un autre pas devant, sans trop savoir où me mèneront le Temps… ni la Vie…

* Jean Lemire

Photo : « P’tit Bonheur », St-Mathieu d’Harricana, mai 2011


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