mercredi 31 mars 2010

J'ai peur...

… peur qu’un jour ma mémoire ne se souvienne plus de rien… qu’elle me fuie et s’enfuie à la vitesse dont s’égrène le temps…

J’ai peur un jour, de ne plus pouvoir dire que mon Grand et que ma Douceur ma Belle sont mon fils et ma fille…

J’ai peur qu’un jour, tout ne soit plus qu’un clair obscur dans mon cerveau… qu’un énigmatique
« je ne me rappelle plus »… qu’une marmite de bouillabaisse au goût insipide…

J’ai peur que tout ce que j’ai appris, tout ce que je sais ne soit plus qu’amas de grenailles, pierres précieuses éclatées et dispersées…

J’ai peur qu’un beau matin je ne puisse réaliser que c’est un nouveau jour qui se lève…

J’ai peur qu’un jour, la vie me joue le tour de ne plus me dire qui elle est et ce qu’elle attend de moi…

J’ai peur qu’un jour, mes paroles ne soient plus qu’un « est-ce que l’on se connait?... »… comme il m’est arrivé de dire cet après-midi à une infirmière retraitée qui me saluait…

Tendre So : je ne me rappelle plus du tout sur quoi je t’ai écrit que j’en ferais mon billet… plus du tout… que le néant… et ce n’était qu’il y a quelques instants…

… j'aimerais comprendre pourquoi l’idée a filé ainsi en douce dans les méandres de mon cerveau fatigué…

… j’aurais dû lui coller une paire d’ailes, elle aurait sûrement volé plus longtemps…

mardi 30 mars 2010

Au clair de la lune...


C'était tellement beau... Je l'ai espionné un peu de mon lac puis j'en ai profité pour aller marcher ma 1ère avenue avec Méo.

C'était hier soir...

Aujourd'hui, j'ai passé la journée avec Tendre So: quelques achats à faire et surtout profiter de la présence de Petit Papa qui était dans une forme resplendissante...

Le pas alerte, nous avons marché un petit bout de Vald'Or, mangé au resto, effectué une visite chez le coiffeur et chez le "réparateur de lunettes"... Lorsque nous l'avons reconduit, il en voulait encore!

L'esprit vif, il nous a lancé: " Avoir su, j'aurais été vieux plus jeune..."

Fallait y penser!!!

lundi 29 mars 2010

Travail d'équipe...



Avant... Après...














... et pour ceux et celles qui savaient pour l'examen de cet après-midi, bonne nouvelle: le "petit intrus" est disparu...

dimanche 28 mars 2010

Vassan vous salue!



Je suis revenue dans la gadoue en fin d’avant-midi. Petit Escape a parfois eu de la difficulté à tenir la route… ou moi la roue??? Mais comme nous travaillons en équipe, nous sommes revenus à notre « aéroport » dans un seul morceau...

Merci à l’Ange qui a pensé le pourvoir de bons pneus quatre saisons… j'ai pensé à vous car Petit Escape n’était nullement chaussé pour l’hiver… d’autant plus que c’était notre première randonnée en saison froide…

Tout un baptême!

Auparavant, Filleule et moi avions profité d’un vrai beau dimanche matin entre filles : lait, café et céréales dans le salon, à piquer une jasette tout en regardant les flocons descendre lentement du ciel voilé…

Elle m’a présenté Sia : amazing! J’ai beaucoup aimé… Merci Filleule pour ce beau partage culturel.

Puis ce fut une autre catégorie de choc culturel : les changements dans mon épicerie Coop IGA…

Wow! J’ai eu peur de ne pas m’en sortir avant deux-trois heures! Finalement, il m’en aura pris un peu plus d’une heure pour ramasser quelques victuailles pour le souper prévu avec mon Grand, ma Précieuse Bru et les Précieux Parents de Précieuse Bru, ma Douceur ma Belle et mon Sympathique Gendre ainsi que les Sympathiques Parents de Sympathique Gendre…

Ok! Je m’arrête ici! Le souper fut délicieusement délirant, en d’autres mots, nous avons jasé, mangé et lavé de la vaisselle suffisamment pour avoir l’esprit tranquille pour la semaine à venir…

Activité à reproduire… sans faute à chacune de mes sorties si possible...

« Sur ce, nous vous prions d’accepter nos salutations distinguées… »

VSL

samedi 27 mars 2010

Vassan by the beach...

Arrivée: 14heures…

Programme: aller porter Filleule à son cours de danse. Courte pause, le temps d’aller faire le plein d’essence de la Matrix. On se regarde : discussion… nous avons le temps de faire une rapide visite à Petit Papa. Imaginez : ses trois filles plus un petit fils d’un seul coup, de quoi le laisser pantois…

Sourires gênés, hésitations… Petit moment de bonheur…

Recourse vers l’aréna, porter Neveu à sa joute de hockey… Rerecourse vers la salle de danse : le cours est terminé… On se réréréembarque et on se réréréattache pour reprendre direction aréna : un joueur attend nos encouragements…

Tout cela exécuté en parfaite harmonie… À la fin de l’exercice, notre degré de fatigue devra être égal… Une pour tous et tous pour une!

Par quel heureux hasard de la vie, Neveu s'est retrouvé compteur pour deux buts, que son équipe ait gagné, qu’on ait dû souligner la victoire avec une
« slush » ou…

Et c’est rererereparti!

Visite à l’épicerie pour acheter les victuailles qui serviront à la préparation du souper. Incroyable! L’ « artic char fumé » de Puvirnituq a fait concurrence aux crevettes, aux six plats de salade variées, aux fromages, qu’ils soient bleus à la poire ou triple crème mitraillé d’ail et passés au four, aux craquelins, à la baguette, aux fruits…

Véritable festin soulignant Noël, le Jour de l’An, Pâques, la St-Jean, la Confédération et … pourquoi pas la Fête du travail! Tant qu’à y être…

Nous n’avons pas pris de chance. J’ai peu joué avec Filleule et Neveu, des discussions patrimoniales et culturelles cherchaient à prendre le dessus…

Nous avons fait du vol à vue… Atterrissage en douceur…

Wow! Je suis aux anges!… et toi ma Jeune Soeur Chérie, tu as toute mon admiration... Je t'aime...

vendredi 26 mars 2010

Kuujjuaq-St-Mathieu d'Harricana

25 mars, 17h20- J’ai glissé mes plumes sur un tabouret du Tim, aéroport de Dorval. J’affronte le flot de circulation humaine…

J’observe les gens aux pas pressés et aux mines sérieuses, tirant valisette droit derrière. Sont-ils seulement vivants?...

Chacun, chacune traverse sa route rapidement, éphémèrement… Ici, comme partout ailleurs…

J’avais espéré mettre la main sur un journal de Montréal. La Presse, j’aime moins; ça se lit mal… J’ai plutôt opté pour jeter un œil sur les hommes en uniforme, genre pilotes…

Quel chic!

J’ai été surprise par le contraste froid-chaud en descendant sur le tarmac. Moi qui ai eu les pieds gelés tout au long du vol Kuujjuaq-Montréal. Doux printemps Montréalais, mais désolant champs désertés trop hâtivement par la neige… La saison sera rude pour les agriculteurs…

Tendre So m’attendait à l’aéroport de Vald’Or, fleurs à la main et bières au frais… Cré Tendre So qui pense toujours à tout! Nous avons fait la route jusqu’à Amos en tentant de nous mettre à jour l’une et l’autre dans nos derniers mois respectifs…

Parle parle, jase jase, nous avons bifurqué vers le Châto, resto-bar branché d’Amos! J’ai tombé à bras raccourcis dans ceux de ma Douceur ma Belle qui terminait son quart de travail et dans ceux de mon Grand, qui nous a rejoint le temps d’une bière lorsque le sien a pris fin…

Quels merveilleux moments, si merveilleux est un qualificatif assez fort pour décrire le cœur débordant d’amour d’un ange-aérien retrouvant ses enfants après dix-neuf longues semaines…

C’était hier!

Désolée de vous écrire si tardivement… Aujourd’hui fut un feu roulant de rencontres, de câlins et d’embrassades, du petit matin en faisant le plein de Petit Escape au « vrai » Canadian Tire, à ce soir encore au Châto, avec cette fois ma Meilleure Amie et pleins « d’amis de passage »…

J’ai l’impression d’être prisonnière consentante d’une bulle d’adrénaline, me laissant pantelante et tremblante…

Et c’est bien correct comme ça…

jeudi 25 mars 2010

C'est parti...

Voilà! Je devrais être du nombre de passagers voyageant à bord de First Air, vol 865 en direction de Montréal… Je dis « devrais », parce qu’ici nous ne sommes jamais sûrs de rien : ni de nos départs, ni de nos arrivées!

Si tout « vole » comme prévu, je ferai une escale d’environ deux heures à Montréal pour repartir, direction Vald’Or sur le vol 8753, à 18 :50…

Cet avant-midi, j’ai fait une dernière tournée de village : la caisse, le bureau de poste, l’épicerie… Ça me faisait tout drôle en plein jeudi! Au retour, j’ai rangé l’appartement, finalisé mes bagages. Je suis fin prête.

Je vous écris ce mot avant de quitter (si je quitte…) car j’ignore dans quel « état » je débarquerai dans mon patelin… J’ai su qu’il tempêtait là-bas ce matin : neige et vent se sont réunis pour m’accueillir! Une chose est sûre : je n’aurai pas de choc de température.

Je dois dire qu’ici ce midi, le soleil est abominablement radieux, comme pour me faire regretter de quitter ce Nord…

Je ferme donc mon portable, le temps de m’aéroporter jusque chez « mon Grand » (!)… pour ne pas dire chez-moi! Les huit prochaines heures se vivront entre ciel et terre, dans les airs, dans les aéroports et sur la route.

C’est ça les voyages! Je vous raconterai demain les anecdotes qui auront parsemé celui-ci…

À plus...

mercredi 24 mars 2010

Due pour une pause!


Il y avait longtemps que je n’avais travaillé un si long laps de temps sans congé, sans même un seul petit férié! Le dernier arrêt remontait à la mi-octobre 2009. Je peux dire que c’est plus que bienvenue! J’ai beau avoir l’audace d’un Rolland et la vaillance d’une Gisèle, j’ai mes limites moi!

Curieusement, je n’ai pas ressenti autant de joie que je l’avais anticipé. Peut-être le fait que j’ai assisté à une réunion d’équipe de 13 :30 à 17 :30… en anglais…

J’y ai laissé une partie de mon énergie!

Maintenant, confortablement assise à la table de la cuisine, le regard perdu vers le Nord du village, j’ai le sentiment étrange qu’une petite partie de moi demeurera ici à m’attendre…

Quel bizarre de vie! Je me sens comme un arbre que l’on s’amuserait à déraciner sans cesse, mais qui trouverait le moyen d’enfoncer ses racines profondément à chaque place… Je ne me voyais pas ainsi il y a moins d’un an…

Je suis presque prête. Me reste à peaufiner mes bagages et ajuster le choix de mes vêtements au bulletin météorologique… J’aurais le goût de fredonner « Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez-nous… » mais quand j’entends « … et si l’hiver est trop buté on hivernera… », je ne suis pas certaine que ça me tente encore…

Et qu’est-ce que je ferai de toutes ces belles journées qui s’éveilleront et s’offriront à moi chaque matin?

… ce carnet me guidera. Je me fie sur lui pour qu’il maintienne mes plumes alignées tout au long de mon vol, réel et imaginaire…

Et ne vous inquiétez pas… je garderai contact…

mardi 23 mars 2010

Bébé fafa...

Quand j’étais jeune (et oui, je l’ai déjà été…), c’était la réponse universelle que nous utilisions entre nous, signifiant que l’on acceptait de relever un défi…peu importait lequel! Joli jumelage indiquant qu’en plus d’être de niveau « juvénile », c’était facile…

Douce expression!

Je n’oserais pas dire que les douze heures passées au bureau aujourd’hui l’ont été… Surtout pas avec le résultat qui en découle… Mais ça, c’est une autre histoire!

Comme je l’écrivais un peu plus tôt à mon Ami l’Érudit (qui ne cesse de me nourrir de patouille, de plumule, d’impavidité ou de diaprure…) : « Je me lève ma tuque bien haut » car je n’excelle peut-être pas dans tous les domaines, mais de la détermination et de la persévérance, ça j’en ai à revendre! Même que parfois je me demande si je ne devrais pas démarrer une petite entreprise de cet acabit… Je pourrais sûrement dépanner du monde…

Ce soir, j’ai compté les jours s’étant écoulés depuis le début du Carême : 34! Et ça inclut les dimanches! Trente-quatre jours à lever le nez sur les chips, le chocolat, les desserts et l’alcool.

Maintenant, j'ai une requête à vous faire. Je fais appel à votre empathie... Imaginez-moi, retournant dans mon patelin après dix-neuf semaines, sans penser pouvoir déguster , ne serait-ce qu'une bière à l’arrivée...

Ce ne sera pas facile... Donc pour remédier à cela...

... je clame et réclame, haut et fort, qu’au trente-septième jour de cet exercice d’endurance, me soit accordé la prérogative, en tant qu’ange-aérien, de passer outre cette hâblerie*.

Et du fond de mon cœur… je vous remercie à l’avance de votre clémence, car je sais bien que vous ne verrez là pour moi, qu’une petite douceur bien méritée…

* manière d’être du hâbleur (personne qui a l’habitude de parler beaucoup en exagérant, en promettant, en se vantant…)

lundi 22 mars 2010

Derniers sprints...

J’ai enfoncé des bouchons de mousse dans mes conduits auditifs pour me concentrer au-travers de tous les bruits émergeant de cet immense corridor qu’est mon espace de travail…

Ciel que le grand bureau du CLSC me manque parfois! Il arrive que l’on prenne conscience un peu tard de notre chance… ou que l’on suive un peu trop hâtivement une intuition un peu fêlée…

Défi, fuite ou « défuite »???...

Quand j’ai quitté, il était presque 17heures. Depuis 7 :30 que j’occupais mon poste. La journée a été longue mais prolifique. Lorsque j’ai éteint l’ordinateur, j’avais le sentiment que j’allais en venir à bout avant de quitter mercredi…

Le bon moment du jour, c’est qu’il y a enfin eu un affichage d’appartements. Ils devraient selon la politique, être alloués en partie, par ordre d’ancienneté… Je vais tenter ma chance, croiser mes doigts et mes jambes, et en signe de provocation du destin, depuis hier, j’ai commencé à empaqueter mes choses…

Je vais faire quelques boîtes à chaque soir, comme ça lorsque je reviendrai, ce sera un « pet » de déménager… Enfin, je pense… Ce n’est toujours bien qu’un petit deux et demi…

Pour le reste, je me sens les ailes froissées ce soir… J’ai le cœur en bouilli, la tête engourdie… Mauvaise nuit passée, trop longue journée et soirée avec envie de fustiger...

En levant les yeux, je m’aperçois que l’appartement est encore plus triste qu’il ne l’était. À demi dépouillé… Mais je ne veux plus m’attacher à ces choses matérielles… pas maintenant… J’habiterai le prochain comme je l’ai fait avec celui-ci… avec ce que je suis plus qu’avec ce que j’ai…

Ce sera ma signature, sorte de simplicité volontaire à ma manière… Tant que j’aurai de quoi manger et un toit sur la tête…

Ce soir, rien d’autre n’a d’importance…

dimanche 21 mars 2010

free counters

Petit Crotté

Je sais, ce n’est pas le plus beau nom, mais il n’était pas le plus beau non plus. C’est ça qui est triste…

Vous est-il déjà arrivé d’avoir été moins attiré vers un animal à cause de son apparence négligée? Ou bien parce qu’il dégageait de mauvaises odeurs? Ou encore parce que sa physionomie était un peu répugnante?

Non?

Et bien moi j’avoue… Malgré ma profession qui exige envers et contre tout, empathie et compassion, je confesse avoir déjà adopté à l’occasion, une attitude dédaigneuse que j’ai tenté à chaque fois de camoufler, le plus subtilement possible...

Sauf pour Petit Crotté… Ça été plus fort que moi : aucun signe d’affection, aucune attention je n’ai pu lui prodiguer… Un canin, dont je n’ai jamais cherché à connaître le sexe, au pelage qui aurait dû être blanc... Les poils frisés d’un barbet que l’on aurait « bleaché » et qui aurait jauni avec le temps…

En fait jusque là, ça pouvait aller… C’est quand il est passé devant pour montrer son derrière que ça s’est gâté… Oh là là! Indescriptible mélange de couleur et de texture…

Je n’ai pas pu…

En revenant de notre marche, nous l’avons revu. Cette fois, trois enfants étaient près de lui, lui parlaient, le caressaient… J’ai demandé à la plus grande si c’était son chien. Elle m’a répondu affirmativement…

Le canin avait décidé de poursuivre la route du retour avec nous et l’un de ses amis… jusqu’à ce que…

« Elle » a bien essayé de freiner, juste comme insouciant, notre ami bouclé décidait de traverser… « Elle » n’a pu l’éviter…

Ses amis sont accourus auprès de lui…

Il n’était pas vraiment seul lorsqu’est venu le temps de prendre son envol

Je préfère ne pas penser à la petite…

samedi 20 mars 2010

Représailles

… ça m’apprendra à déranger les « jeunes » dans leurs activités nocturnes…

Depuis ce fameux soir, j’ai « gagné » des coups de sonnettes à 22 :30 et 3 :00 du matin… en plus de ces œufs! Quel gaspillage! (sarcasme…)

À mon humble avis, « ça devait être vrai »…

Leçon nordique no 1 : mêle-toi de ce qui te regarde…

Ce matin, je suis montée à pied, vers la côte du radar… ( j’ai fait par exprès, je sais que ce sont des paroles de la chanson Schefferville de Michel Rivard…). Avec Collègue C, nous nous sommes rendus au « Canadienne Tired »… Un peu loin, faut vraiment avoir besoin…

Cinquante minutes de marche plus tard, je déambulais dans les différentes « allées » : spéciaux en bacs, métaux, électroménagers, pièces d’auto et de motoneiges, matériaux de construction (ben oui, avant-gardiste ici le Canadienne Tired!) et finalement les « réduits pour liquidation rapide »…

Quoi? Vous ne me croyez pas? La preuve…

La voici!



Ce n’est pas tout! Si je ne me retenais pas je vous raconterais la triste histoire de Petit Crotté…

Mais celle-là, je vais commencer par la digérer (!) et je vous en reparlerai demain…

Parole d’ange-aérien!

vendredi 19 mars 2010

Je le connais...

Quand mes yeux s’y posent,
Sans peur, sans heurt, je marche vers lui…
Et quand les feuilles tombent sans bruit,
Alors j’ose…

… j’ose croire à une rencontre fortuite,
À un fantôme égaré,
À un abri mansardé, caché,
Prêt à héberger cœur en fuite…

J’en reconnais ses ombres, ses éclaircies…
J’en sens chaque infinitésimale partie…
J’entends ses bruits, ses potins…
Étranges échos lointains…

Quand je le vois me viennent ces mots : « Je le connais… »
Je sais ses courbes, ses détours… Compte à rebours…

Je connais ce chemin, c’est mon chemin, celui qui mène,
Mine de rien, au Lac Trois-Saumons, celui qui, depuis quatre étés,
Collige allègrement mes peines...

jeudi 18 mars 2010

On me nourrit...

Reçu ce jour, de l’un de mes Amis Amossois : deux nouveaux mots!

J’adore les mots, jeunes ou vieux. Je dis souvent qu’ils m’amusent. Pas tant pour toutes ces règles grammaticales (qui, sans mon Bescherelle, me laisseraient bien déconcertée) ni pour tous ces jeux de mots avec lesquels je n’excelle pas...

Plutôt pour ce badinage que j’engage avec chaque lettre. Cet alignement que je cherche à leur donner pour faire naître une émotion, un sentiment… Créer un tableau de caractères, comme on crée une peinture… En mélanger, les formes, de courbes en lignes, puis les laisser prendre leur envol

Je vénère les mots pour les messages qu’ils peuvent transmettre, même subtilement. En parlure ou en écriture…

Je raffole des mots et de l’utilité de leur double sens, sans jamais savoir comment ils atterriront dans la coloquinte des gens…

J’aime les mots qui chantent ensemble, et qui marient leur fin, belle histoire d’amour…

J’affectionne ceux qui s’obstinent, qui se contrarient… Ceux qui ont le mot de la fin…

Je chéris ceux qui ne disent pas tout, pas tout de suite; ceux qui laissent languir, ceux qui entraînent vers le rêve…

Mais il y a ceux aussi que je ne peux sacquer, ceux qui se moquent ou qui détruisent… Ceux-là, je préfère les dédaigner…

Au fait, avant que je ne l’oublie… quels étaient ces deux mots?... Amphitryons et thésauriser! Pas rien, n’est-ce pas!

Alors j’espère que lors de mon passage, vous serez l’un de ces amphitryons afin que je puisse me reposer et remplir mon baluchon de retour, de beaux et tendres moments que je thésauriserai précieusement.

À dans six jours…

mercredi 17 mars 2010

Train d'enfer...

C’est ma semaine qui se déroule comme ça… Je passe toutes mes journées, devant l'ordinateur, à rédiger la programmation 2010-2011, à estimer les coûts associés aux activités planifiées…

Je me sens bien loin des rencontres individuelles avec mes clients… Au moins dans quelques mois, je renouerai un peu avec le quotidien des personnes diabétiques en allant une fois de plus, mettre mon nez au CEDEQ*, au Lac Trois-Saumons. J’ai hâte!

En attendant…

… J’ai reçu plein de courrier aujourd’hui : des comptes à payer, des revues, des formules pour mon rapport d’impôt… Ciel! Il ne faudrait pas que j’oublie mes documents ici! Ce serait vraiment le comble…

Mais n’ayez crainte! Si vous me connaissez le moindrement, vous savez bien que la chemise est déjà posée (7 jours à l’avance) sur le petit bureau à l’entrée de ma chambre… Avec divers articles que je désire également apporter avec moi…

Je suis partie pour déménager la moitié de mes affaires! Je me demande bien comment je ferai pour prévoir des vêtements pour temps doux, temps printanier, temps Laurentien, temps de camp… Aurais-je assez le sens de l’organisation pour tout prévoir à sa juste mesure?

Plus j’y pense, plus je vois des choses : mon sac à dos, manteaux, bottes propres, plein air, souliers, espadrilles, quelques CD… Bon j’imagine que c’est la première sortie qui est la pire… Je m’adapterai, comme je finis toujours par le faire…

… faut pas que je m’en fasse une misère!

* Camp pour enfants diabétiques de l’est du Québec

mardi 16 mars 2010

Et si ça avait été vrai...

La soirée est lourdement entamée et je n’ai rien écrit encore… Le cadran noir sur le dessus de la bibliothèque de mélamine blanche, égrène le temps… Je m’approche de la fenêtre pour jeter un coup d’œil à l’extérieur…

Six jeunes se tiraillent sur le terrain vague en face du « 290 »… Il fait nuit noire, je les observe… Leurs jeux ne me semblent pas réglo, ni rigolo… J’ai peur pour celui ou celle que l’on empêche de se relever…

Mais je reste plantée là, devant ma fenêtre au store qui ne ferme pas… Je suis la minorité visible de Niuvirviapik Road…

Je tente d’évaluer ce qui se passe en bas. Aucun coup n’est donné, mais à chaque fois que la petite masse recroquevillée sur elle-même tente de se relever, on la rabroue…

À deux, on la soulève par les bras… Quelqu’un tente de s’interposer… on le repousse… Je vais m’habiller, descendre, leur crier de le… la laisser tranquille…

Un jeune finit par m’apercevoir. Il lève la main et me salue… La rue n’est que faiblement éclairée par les quatre appliques sur le mur extérieur du bâtiment de la protection de la jeunesse…

Quel paradoxe!

Les camions et autres véhicules poursuivent leur inlassable va-et-vient vers le commerce juste à côté… sans rien remarquer… ni rien tenter...

Je me demande si je ne suis pas en train de m’inventer l’une de ces fabuleuses histoires à la Moi… Panique assurée…

Je doute…

Puis je vois enfin la silhouette se déplier: une queue de cheval… C’est une « elle »… Je m’éloigne un peu et je continue d’observer, plus discrètement…

Le groupe se sépare : quatre se dirigent vers le dépanneur… les deux autres se sont envolés, dans l’obscurité…

lundi 15 mars 2010

Qui l'eut cru?

Ma Jeune Sœur Chérie m’en avait parlée il y a quelques semaines… Nous avions décidé, d’un commun accord, de tenter le tout pour le tout…

Ne dit-on pas « Qui ne risque rien n’a rien. »? Vous comprendrez combien cela a pu s’avérer véridique…

Il y avait un "pire" qui pouvait arriver… Celui que le tout disparaisse avant même d’être apparu… Et malgré le fait qu’ « elle » existait déjà au départ, rien n’en garantissait l’arrivée…

J’avais complètement oublié ce fait, lorsque mon Gentil Voisin de Cubicule m’a offert une occasion pour me rendre à la poste cette après-midi. Je n’ai pas osé refuser car les rues sont dans un « sale » état ici à Kuujjuaq… Et moi qui ai tout prévu dans ce déménagement sauf… des bottes à eau! Item à ajouter à ma « liste »…

Alors que nous nous apprêtions simultanément à ouvrir nos casiers, il me glisse un :

« Ce sera des comptes ou des lettres d’amour ».

Je le rassurai aussitôt quand à sa deuxième hypothèse qui était plus qu’improbable…

Eh bien, je devrai tourner ma langue sept fois avant de parler la prochaine fois, car j’ai effectivement reçu une lettre d’amour… Mon Voisin de Cubicule l’a tout de suite repéré lui...

« Je te l’avais bien dit. » me lança-t-il.

Je n’ai pu m’empêcher de rire quand j’ai vu l’enveloppe (une fois de plus!... ils vont finir par se demander ce que j’ai à m’esclaffer ainsi à chaque fois que je reçois du courrier!!...) Je ne peux pas croire qu’ « elle » n’a pas fait sourire un ou deux postiers (ières) pendant son long vol jusqu’à moi…

Jugez par vous-même! N’est-ce pas que c’est trop mignon, magique, magnifique, fantastique, invraisemblable, merveilleux?...

Merci à vous tous et toutes qui travaillez à Postes Canada, d’avoir permis à cette « lettre d’amour » de parvenir jusqu’à moi…

Et merci à toi ma Filleule, pour cette délicate attention (et à toi Victor d’avoir aussi griffonné ton nom)… Je vous aime xoxo

dimanche 14 mars 2010

Pardonnes-moi

Hier c’était la fête de mon Petit Papa. Quatre-vingt-neuf ans qu’il a eu mon pilote de Père! Et voilà que pendant que je conversais avec lui (en anglais because he is one of my teachers…), bien calée dans mon fauteuil, j’ai réalisé que j’avais « pondu » (en bonne « wet chicken »…*) un billet sur les rêves et mon activité de l’après-midi…

S’il y a quelqu’un au monde, qui aurait mérité que je lui dédie mon écrit hier, c’est bien lui…

Qu’à cela ne tienne! J’ai comme rituel matinal, d’ouvrir mon portable et d’aller relire mon billet de la veille tout en sirotant un café… Et c’est là que m’est venue l’idée de faire un lien…

Mon Petit Papa (parce qu’il mesure cinq pieds cinq pouces), n’a pas eu la possibilité d’étudier très longtemps. Si vous relativisez son âge, vous comprendrez qu’en Abitibi, il n’était pas facile de vivre dans les années ‘20. Grand-Père Adélard devait trimer dur et user d’imagination pour arriver à nourrir décemment sa nombreuse famille (Grand-Mère Aurore a porté seize enfants, dont dix sont toujours sur terre…).

Petit Papa a donc dû très tôt, vers l’âge de 13 ans, quitter l’école pour aider à subvenir aux besoins de la famille en tant qu’aîné des garçons. Il a travaillé fort, a fait cinquante-six métiers. Mais il avait un matin, observé un avion traverser le ciel et s’était promis qu’un jour, il volerait à son tour…

Il avait semé ce rêve en lui… Il y a cru, tant et si bien, que la vie l’y a conduit… Il a suivi toutes les étapes, une par une, a gravi les échelons qui lui ont permis de l'atteindre. J’ignore si c’était vraiment le septième ciel, mais je pourrais presque dire qu’il a eu plus souvent « des idées en l’air » que « les pieds sur terre »…

Et vous savez quoi ? Petit Papa a appris l’anglais en étudiant par correspondance, son cours de mécanicien d’aéronefs…

Vous croyez qu’il me reste encore un p’tit espoir?

* « wet chicken » : terme que j’ai utilisé pour tenter de décrire mes sentiments de crainte face à la traversée de la rivière Koksoak, à ma Collègue E qui est anglophone… Ai-je à préciser qu’elle ne comprenait pas du tout ce que je tentais de lui expliquer???... Je sais, je sais! Je vais continuer à étudier les « 3,500 expressions anglaises » qu’a pris la peine de m’envoyer ma Bonne Fée…

samedi 13 mars 2010

À qui le tour,..



« Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d’un trait jusqu’au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

Quel illustre personnage a énoncé cette affirmation que l’on retrouve parfois rédigée sous la forme de :

« Si tu es capable de le rêver, tu es capable de le réaliser. » ?

Les lecteurs assidus sauront… Les érudits aussi… Pour les autres, vous le découvrirez à la fin de ce billet…

Il est amusant de constater que j’ai survolé le thème du rêve dans l’un de mes précédents billets. Ce jour, c’était la pensée quotidienne de mon agenda…

Et…

… depuis mon arrivée ici, je rêvais, bien secrètement, de participer à une activité plein-air de groupe… Il s’est réalisé ce matin! Et comme la personne « songée » citée plus haut le dit : « j’y suis allée d’un trait jusqu’au bout sans jamais me laisser décourager »…

Nous étions huit à s’être donné rendez-vous sur le bord de la rivière Koksoak. Deux jeunes Inuit se sont joints à nous. Nous avions nos guides! La traversée nous a pris un peu plus d’une heure. Nous avons cassé la croûte sur des rochers en bordure de la rive est. Le retour s’est fait en cinquante minutes… Ce fut de merveilleux moments, partagés avec des confrères-consœurs charmants. Que pouvais-je « rêver » de plus?

En guise de réconfortante récompense, je me suis cuisinée un tapioca… et comme lorsque j’étais petite, je l’ai dégusté, chaud, jusqu’à en avoir la nausée...

À ceux qui oseront commencer à prononcer le mot « carê… », je dirai que je considère le tapioca, non pas comme un dessert, mais bien comme un produit laitier (un autre!)…

Et comme dans mon défit 5-30-équilibre je dois en prendre au moins deux portions par jour…

*Walt Disney

vendredi 12 mars 2010

Départs...

« Action de partir » m’a livré Petit Robert sous le couvert de sa page 690. Et je l’ai cru…

N’ayez crainte, je ne m’envole pas… du moins pas encore! Mais nous ne sommes jamais très loin de prendre un autre tournant, de quitter quelqu’un, quelque chose, quelque part…

Fixer l’heure, le jour… S’y préparer et s’en réjouir…

Le laisser nous surprendre et rendre les armes, parce que départ implique une fin…

Ou être carrément pris d’assaut par lui, sans l’avoir vraiment ni souhaité, ni planifié…

Se laisser emporter par la peine des uns, les sourires des autres… Penser partir pour ne jamais revenir…

Retour à la définition du sens figuré (j’en connais un qui va être drôlement content que cette fois, ce soit si clairement énoncé):

« Commencement(…) au départ, au début. »

Tiens je trouve plus joli qu’on lui donne cette notion… Rassurance devant l’éternel recommencement…

En fait du moment que l’on part de quelque part, on commence quelque chose d’autre… Immédiatement, instantanément…

Ce n’est alors plus un départ, mais un début… Finalement, nous sommes toujours à recommencer…

… Bien dites-moi donc! Mais qu’y avait-il dans ce « Virgin Cesar » pour qu’arrivent ainsi, pareilles divagations?…

À moins qu’elles ne soient que pâles reflets d’une triste réalité?

Et si tout cela n’était rien d’autre que le départ d’un début…

... le début de départs?...

jeudi 11 mars 2010

Permis de rêver

Je reviens du cinéma : « Pirate Radio ». Une gang de gars (et une fille…) qui adorent la musique rock et qui diffusent à partir d’un bateau, en pleine mer au début des années 1960…

Un film britannique, dont je n’ai guère compris les dialogues. Je ne désespère pas. Un jour ce sera mon tour…

Quelques bribes…comme celle où l’un des occupants parle de ses rêves…De son amour de la musique. Le bateau coule et il demeure à l’antenne. Jusqu’au bout…

Il y croit tellement, que bien après que le mastodonte fut englouti par l’océan gourmand, il ressurgit des flots, brandissant son rêve à bout de bras…

La musique est très belle… Et c’est basé sur une histoire vraie…

« Seuls nos rêves donnent à la vie un minimum de cohérence »
Jim Harrisson

Qu’ils semblent inatteignables ou inimaginables, moi je les ose…

J’en réalise parfois, j’en oublie, j’en échappe… J’en laisse aller certains, j’en modifie d’autres… Mais toujours, plein la tête, j’emmagasine des rêves…

Éveillée ou endormie… Debout, assise sur le rebord de la fenêtre de la salle à café, quand mon regard se pose sur la plus lointaine dénivellation… Et que quelque part derrière, j’imagine d’autres paysages, d'autres habitations, d'autres gens…

J'en rêve…

Encore et encore…

mercredi 10 mars 2010

C'est l'histoire...

… d’un arbrisseau, qui n’avait pas demandé à être implanté dans ce récipient cartonné, brun, biodégradable, un peu dégradant… On l’y avait enfoui rapidement sans autre attention…

Il rêvait, depuis son doux temps de petite cocotte, de donner sa vie pour ombrer une maisonnette qui porterait de verts volets…

Ou encore il aurait aimé pouvoir s’épivarder sous les rayons du soleil dans l’un de ces immenses champs qui fleurissent du printemps jusqu’au rougissement des feuilles…

Mais bon, c’était fait maintenant, et ce contenant lui servirait de transit. Un jour, il irait plonger ses racines dans un terreau plus fertile, dans un espace moins restrictif… Il le sentait, dans le fin fond de son cœur, il savait…

Quelqu’un passa, un matin frisquet de décembre et tomba amoureux de notre arbrisseau. Il le prit sous son aile et le transporta très loin, dans une nouvelle contrée.

Les premiers mois furent difficiles, et ce malgré tous les bons soins qu’il reçut de la part des membres de sa famille d’adoption. Chaque jour on lui parlait, on se penchait vers lui pour l’examiner, pour l’étudier… Et notre ami s’efforçait, nuit après nuit, d’être à la hauteur…

Le temps s’écoula très rapidement. Aussi rapidement que l’eau d’une ravine…

Beaucoup plus tard dans sa vie, notre arbrisseau s’était transformé en un bel arbre solide. Sous le vent, il balançait ses branches et l’été venu, il se parait de feuilles bordées de fine dentelle.

C’est alors qu’il comprit que plus rien ne pourrait le déraciner. Il s’était ancré aussi solidement que le roc s’attache à la terre et ....

... derrière lui, se trouvait une petite maisonnette et droit devant, un grand champ de marguerites...

« La continuité nous donne des racines, le changement nous donne des branches pour nous développer afin que nous puissions atteindre de nouveaux sommets » Pauline R. Kezer

mardi 9 mars 2010

AMAZING!

Je suis assise tranquille devant mon portable… Je termine la dernière bouchée « du-tiers -de- pizza-pesto-tomates-légumes grillés-fromage- sur-pain-naan »…

(… toute cette diarrhée verbale seulement pour me déculpabiliser face à mon manque d’originalité concernant mes repas des dernières semaines…)

… quand soudain, un léger signal m’annonce que j’ai reçu un message...

Ciel! Me v’là toute énervée, comme si c’était la toute première fois que ça m’arrivait!... Non mais… on se calme!...

… Un mot d’un Ami… J’ouvre… J’avale d’une traite la courte missive se terminant par : « … c’est une invitation, tu y penses et tu me donnes des news… »

Ben voyons que je vais y penser! Longtemps à part ça! En fait, ça demande tellement une longue réflexion que je pense (déjà!) à aller marcher pour peser le pour et le contre… Ce n’est pas le genre de décision à prendre à la légère…

Je lis et relis les dix lignes, rédigées en « G », taille de la police (!) je dirais un bon « 16 »!...

... Pas question d’endosser la responsabilité des effets secondaires risquant de découler d’un tel décret... Je dois me concentrer, demeurer réfléchie… Prendre le temps de prendre le temps…

La péroraison* de ce billet est bien simple : trente secondes après la première lecture, je rédigeais ces lignes :

« Je n'y réfléchis pas: ton offre est la plus "alléchante" que j'aie reçu (...) J'accepte avec plaisir! (...) WOW! WOW! ET REWOW!!! JE SUIS SUPER (...) ÇA VA ME DONNER DES AILES POUR LE RESTE (…) Tu es... vous êtes géniaux!!! (...) Je ne mets qu'une seule condition: que ce soit si possible après Pâques: comme ça je pourrai prendre une (…) je pourrais coucher (…) Je suis vraiment contente et ça va me faire plaisir de montrer mon (…) en espérant qu'il ne soit pas envahi par (…) Je te souhaite une belle soirée mon bon Génie de la Forêt!!! »

… Vraiment bizarre ces coupures de texte! N’est-ce pas que c’est AMAZING???

* dernière partie

lundi 8 mars 2010

Salut Cousine!

Tu m’as vraiment eu! Jamais je ne m’en serais doutée…

Quand j’ai tendu le carton annonciateur d’un colis à mon Postier Favori, je croyais à une lettre enregistrée… J’en attends une…

Le format de l’enveloppe a curieusement attiré mon attention. J’ai jeté rapidement un œil sur le nom de l’expéditeur… Je me suis exclamée, et dans un élan spontané d’étonnement et de joie, j’ai dit ton nom haut et fort (mais rassure-toi, le bureau de poste n’est jamais bondé à Kuujjuaq!)…

Puis j’ai laissé fuser un éclat de rire! Quelle surprise!

La dernière fois que je t’ai vu, tu revenais de cueillir des bolets… avec le plus vieux de tes frères… Enfin je crois que c’était la dernière fois! Et je crois bien que c’était… des bolets!...

Si ma mémoire est bonne (?), c’était en juillet 2008… un repas champêtre au Lac Malartic… Il y a déjà longtemps…

Ta carte est magnifique. Wow! Tu es vraiment une artiste! Quand je pense qu’en plus tu as foulé le sable de ce fameux désert! Je suis grandement impressionnée. J'ai osé la photographier avec ce qui représente le Nord... pour accentuer le contraste de nos vies...

Et que dire de tes mots réconfortants qui ont pénétré mon âme comme un baume…

Avec cette fin d’après-midi rempli de soleil, quel plus beau cadeau pouvais-je espérer en cette journée de la femme?

Je te raconterai, à notre souper de Cousines (qui soit dit en passant, est une idée géniale, reste à trouver l’endroit et surtout le bon moment…), comment je me suis retrouvée assise par terre, à fouiller dans le porte-document où sont regroupées les notes des mémoires de mon Petit Papa. Ça m’a redonné le goût de poursuivre le travail amorcé il y a quelques années, et ce bien avant qu’une partie de ses souvenirs ne s’envolent vers d’autres ailleurs…

Je te laisse sur ce… Porte-toi bien… Merci encore pour la carte, les bons mots, les CD...

Je suis un petit peu expéditive, mais ici, il y a Marc* qui m’attend impatiemment, bien installé sur le divan…

Je ne peux quand même pas le faire attendre plus longtemps!

*Levy

dimanche 7 mars 2010

Dilemme...

Deux idées flottent en moi… L’une concerne une explication relativement au billet publié hier… L’autre, une élucubration sur un moment de vie de mon quotidien…

J’imagine que si je me lance et que j’attrape en vol les deux dernières phrases de la chanson «L’Amitié»…alors peut-être je viendrai chez toi, chauffer mon cœur à ton bois

En fait c’est à cause d’ « elles » si j’ai choisi de diffuser simplement la mélodie dans son intégralité, pour la laisser chanter d’elle-même… C’est sur « elles » que mon regard s’est posé surtout, ce sont « elles » qui m’ont fait rêver à une épaule imaginaire… à un p’tit camp perdu dans le P'tit Nord… « Elles » qui m’ont ramenée devant ma solitude…

Je deviens allergique à tout ce qui renferme les mots « tendresse et tristesse » dans un même espace… Et vous avez vu cet arbre dans la vidéo? Mais c’est « mon » arbre, celui du champ à Jolin, non?

J’avoue avoir aussi été tentée par la facilité de la chose et par un peu de fainéantise… Après tout, hier était jour de congé (!)…

Si je penche pour mon aujourd’hui, je devrais aborder le mystère des relations canines dans toute sa complexité… Oserais-je avancer qu’elles semblent tirer quelques ressemblances avec celles de la race humaine?...

Une promenade avec ma Sympathique Voisine et deux magnifiques bêtes m’a permise d’observer la domination naturelle féminine… Il était amusant de voir Kuujju contrôler l’attention que nous pouvions porter à son ami, qui en passant était, disons-le, très mâle!

Toujours pas facile sa vie à elle(!)...

Mais comme toute belle histoire a une fin, nous quittâmes nos deux comparses dans la cour du « 290 » alors qu’ils semblaient se réconcilier avec l’idée de se payer un temps de repos bien mérité après cette heure et demie de vagabondage...

Quelle belle conclusion en pensant que demain… c’est la journée de la femme! Kuujju a souligné ça aujourd'hui, elle!!!...

samedi 6 mars 2010

L'amitié

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la Terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leur cœur est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse

Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi tu viendras

Tu pourras repartir au milieu des nuages
Et de nouveau sourire à bien d’autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu’un autre voudra te cacher sa tristesse
Comme l’on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu’à mon tour je ne sois plus personne
S’il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J’oublierai à la fois mes larmes et mes peines

Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois…

Paroles : Jean-Marc Rivière Musique : Gérard Bourgeois
Interprète: Isabelle Boulay Éditions : Éditions Musicales Alpha

vendredi 5 mars 2010

Mieux vaut tard que jamais: Nalliutittiarit *

Au CLSC (où j’ai travaillé pendant vingt-deux belles années), je m’étais forgée une belle réputation : j’étais celle qui prenait, assez régulièrement, le temps de souligner les anniversaires des gens avec qui elle travaillait...

C’était facile vous me direz, car à chaque mois nous recevions la liste des « fêtés »… Tout ce qui me restait à faire, c’était de l’inscrire à mon agenda et de décrocher le téléphone le matin venu. Je laissais, en direct ou dans la boîte vocale, mes vœux de P’tits Bonheurs sur lesquels je saupoudrais à l’occasion, quelques mots fleuris d’appréciation personnelle…

Mais voilà que j’ai manqué plein d’évènements cette semaine… Québec m’a étourdie, pas à peu près!

Tout d’abord, la semaine s’est réveillée en scandant « Bonne Fête mon Amie LouF ». Si j’estime bien (habituellement j’excelle à cet exercice ;-) ) elle a dû ouvrir ses yeux sur quelque chose comme son trentième anniversaire et quelques chandelles(!)…

Le même jour, c’est un Ami Ex-Agent de la Faune qui ajoutait un chiffre… Je n’approxime rien pour lui…

Mardi a célébré l’anniversaire du Cousin de mon Grand et de ma Douceur ma Belle… Je parie qu’ils n’y ont pas pensé eux non plus…

Mercredi, j’ai sauté par-dessus le Jour de mon Amie LyBe, sans d’autre excuse que celle d’avoir oublié… Je suis désolée, et si tu me lis, accepte mes plates explications, mais aussi mes sincères et amicales pensées… Par contre, ce même jour, j’ai attrapé en vol l’Ami Dan…

Jeudi a été la journée de mon Petit Elliot. Je l’ai rejoint juste à temps : il venait d’embarquer dans son lit… Cinq ans qu’il a eu, mon Petit Prout! Je lui ai promis d’aller passer une journée avec lui et son frère. Nous prendrons le temps de cuisiner des cornets sucrés (permis à l’occasion, même quand on travaille au programme diabète!)… Je me demande bien à quoi il a pu rêver par la suite…

Vendredi n’a pas été en reste avec la journée réservée à l’Ami DeMe… J’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour te faire le message…* BONNE FÊTE!

jeudi 4 mars 2010

Trop beau pour être vraie...

Ce soir j’aimerais me surpasser, vous conduire subrepticement vers ce Merveilleux, ce quasi Irréel bijou de bonheur…

Pour aviver l’inspiration, la sortir de sa torpeur, la secouer afin qu'elle s'envole, j’ai métamorphosé l’éclairage de l'appartement en points lumineux épars… J’ai glissé « Encore! Les violons du Roy » dans le lecteur de mon portable… J’ai fermé les yeux un court instant, en inspirant profondément… jusqu’à l’obtention d’un semblant de nirvana…

Je souhaite parvenir à vous entraîner dans les dédales de mes sentiments, qu’ils vous soulèvent comme ils me portent jusqu’à ces mots…

Partager avec vous ce que j’attendais depuis si longtemps…

Oui, enfin…

Il a fallu que je sois aéroportée, que je retraverse une fois de plus le ciel Québécois, pour me retrouver face à ce joyeux coup du destin…

Ça y est, je l’ai eu! De plein fouet à part ça! Du moment où mes yeux se sont posés dessus…

Difficile de décrire l’émotion… Comme lumière mouvante d’une flamme, incongrue danse lascive…

J’avance à pas de loups dans cette nouvelle et fragile ataraxie*… Comme on cueille une rose avec précaution, sans la quitter des yeux… De peur…

Extatique coup de foudre! Immédiat et diligent…

Là devant moi, incommensurable œuvre d’art, sortie d’une force créatrice insoupçonnée…

Je suis littéralement « tombée en amour »…

… avec cette blouse aux couleurs pétales de roses roses!!!...

* Tranquillité de l’âme

mercredi 3 mars 2010

Meeting Québec: jour 2



Hier, j’ai fini par partager mon souper au Manoir du Spaghetti, avec mon Grand Frère et mon Amie de Longue Date…Cette fois, j’ai fait honneur à un plat de pâtes au fromage bleu et pignons. Et pour clore ces bons moments de vie, ma volonté a cédé sa place à une glace « molle » à la vanille (je n’ai pas triché mon Carême… après tout, la crème glacée, c’est un produit laitier!!!).

Mon Amie de Longue Date et moi avons par la suite, longuement marché et jasé... La revoir fut aussi réconfortant que la crème glacée le fut à mon palais… Douces retrouvailles…

Ce matin, assise à une table du Galopin, les pieds posés bien à plat sur le sol, le nez levé vers le sud, j’observe la circulation et sa fluidité, comme deux courants inverses qui se partageraient simultanément la même rivière…

Je laisse voler mes pensées sur cette mince ligne d’horizon, ma tasse de café solidement calé entre mes mains.

J’observe toujours…

Je vois les grandes arches du pont Pierre-Laporte. Et dans chaque véhicule passant sous ses bras d’acier, je suppose des vies, des espoirs, des buts, des rêves…

Des êtres qui s’empressent d’atteindre le point B à partir de leur point A…

Je savoure ce moment, malgré mon petit bedon qui pousse sur le tissu quadrillé de ma jupe… Léger inconfort, que finalement j’accepte parce que je sais très bien qu’il n’est pas arrivé là seul (ni subitement !). En fait, j’y suis vraiment pour beaucoup, on s’entend…

19:19 heures

En fin de journée, ma Consoeur et moi, avons eu le temps de nous rendre à Place Laurier, pour y fouiner rapidement. Quelques achats et fajitas plus tard, je suis confortablement installée à l’hôtel. Ma valise presque bouclée…

Demain matin, lorsque le réveil m’annoncera à 5h15, qu’il est temps de sortir du lit, je saurai ne plus être très loin de mon Kuujjuaq et de quelques semaines de répit avant un autre départ, cette fois vers?...

mardi 2 mars 2010

Meeting Québec: jour 1...

Finalement, je peux prendre quelques minutes pour vous écrire avant d'aller souper avec mon Grand Frère (lequel je n'ai pas encore rejoint mais je ne perds pas espoir...) et une Amie de Longue Date qui demeure juste de l'autre côté de la... hum! ça me semble être une rivière à moins que ce ne soit un ... fleuve???...
Les rencontrer ensemble risque d'être très intéressant!
Le voyage de Kuujjuaq à Québec (avec arrêt à Shefferville) hier, s'est bien déroulé quoi que je l'ai trouvé un peu long. C'est tout un après-midi, à ne bouger qu'une fesse à la fois sur le même espace après tout, que celui d'une chaise de mobilier de cuisine! Il y a pire misère je l'avoue, surtout avec la vue imprenable que j'avais!
Ce fut un vol sans turbulence dans la beauté bleutée du ciel Québécois. J'ai été surprise par le relief montagneux et dénudé de Shefferville ainsi que par les vastes étendues déboisées entre cette dernière et Québec. Paysage parfois désolant du haut des airs...
L'Hôtel Sépia en est un très moderne, coquet et confortable. Son chic resto "Le Galopin" m'a accueilli à bras ouvert avec un tartare de saumon épicé et un Parfait mangue et basilic!
Hum... la gourmet en moi en a eu pour son argent!
Après le "malheureux" (il m'aura empêché de dormir une partie de la nuit!) café, je suis partie respirer un peu de cette Québec que j'aime tant! Il faisait très doux ici. Je me suis laissée à imaginer qu'elle devenait mienne et que j'y habitais...
Peut-être un jour pour un court séjour ou un jour pour toujours...
Qui peut prédire?...

lundi 1 mars 2010

"Il semble qu'il y ait, dans toute destinée, comme un rythme régulateur des évènements, et qu'à chaque période de violence et de tumulte succède inévitablement une période de détente et de stagnation." Paul Bourget

Je vous reviens ce matin, n'ayant rien eu d'extraordinaire à raconter pour le reste de mon hier.

Si vous voulez mon avis, il ne faut pas croire ce que dit l'horoscope (!)...

Je crois que je macère dans la période de "détente et de stagnation" de M. Bourget. C'est incroyable ce que j'ai du sommeil à reprendre (le pire c'est que je me sens encore fatiguée!). J'espère que je n'aurai pas à remonter le temps jusqu'à la naissance de mon Grand. Je commence à comprendre pourquoi les personnes âgées dorment tant: elles récupèrent leurs années de labeur!!

Je m'envole vers Québec ce midi, jusqu'à jeudi. J'espère que je pourrai vous contacter, sinon ne vous inquiétez pas, je serai simplement hors de ce monde virtuel pour cette période.

D'ici là, je vous souhaite pleins de beaux et bons moments... (superbe soleil ce matin sur Kuujjuaq)


Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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