dimanche 28 février 2010

Trop drôle!

Il est très rare que j’écrive si tôt. Mais ce matin, c’est trop drôle et je veux partager immédiatement avec vous, avant que mon inspiration ne s’envole avec les forts vents…

À 21h30 j’étais au lit hier. J’ai presque fait le tour du cadran. Je me demande d’où je sors tout ce sommeil!

Les fins de semaine, je me sens définitivement plus relaxe au lever. Pas de regards inquiets sur le « marqueur de temps », pas de presse à me vêtir, pas de précipitation pour partir…

Ma routine : j’ouvre mon portable, je mouds mes grains de café et je prépare mon déjeuner. Quand je m’assois avec mon café, je vais fouiner sur Hotmail pour y lire mes messages.

Ce matin, déception! Aucun message, pas même quelques missives esseulées, qui, auraient-elles été insignifiantes, m’auraient réjouie…

Niet, nothing…

Un peu déçue (quand même!), j’ai ouvert la page MSN pour prendre connaissance de la température extérieure (la météo je la vois, l’autre je ne peux pas la ressentir!...) : données non-déterminées…

Ben voyons!

Je descends le curseur sur horoscope (j’avoue : il m’arrive quelques fois par semaine d’aller zieuter ce qui se passe dans ma vie que je ne connaisse pas encore…).

C’est là que j’ai éclaté de rire!

Capricorne : « Vous vous sentirez sans doute un peu frustrée ce matin car personne ne semble vraiment présent autour de vous, S. (…) D’autre part les choses seront bien plus faciles en fin de journée et dans la soirée, les astres vous réservent de bons moments. Les inquiétudes diminueront en effet et les émotions grandiront. La confiance en soi sera plus affirmée. Après la pluie le beau temps. »

... au moment où j’écris ces lignes, il neige " à boire debout "!

p.s. s’il s’avérait effectivement que je vive de bons moments en fin de journée et dans la soirée, je reviendrai vous les raconter… En attendant, bonne journée à vous tous (tes)! xoxo

samedi 27 février 2010

Décidément...

Les heures se sont écoulées sans que je ne les voie passer. J’ai écrit, j’ai jasé. J’ai passé un long moment au téléphone avec ma Jeune Sœur Chérie : j’ai raccroché le cœur débordant de nouvelles du Sud…

J’ai l’impression de ne pas avoir de « vécu du jour »… comme on déciderait de ne pas avoir de « menu du jour » (?)… Des idées se bousculent cahin-caha dans ma coloquinte…

Se bousculent j’ai dit…

J’ai pensé écrire encore une fois sur le « je n’ai rien de spécial à dire »… Mais comme j’ai déjà abordé le sujet plusieurs fois…

Puis, réflexion secondaire à une « réflexion » de ma JSC, j’ai cru que je pourrais élaborer sur la question : « Suis-je encore en peine d’amour? », mais…

… je ne saurais quoi répondre d’une part et je me garde une petite gêne d’aborder ce thème « purement féminin » d’autre part… Et comme j’ai de plus en plus de membres masculins dans mon lectorat, et sans pouvoir vraiment m’expliquer pourquoi, mais…

ça fera deux ans bientôt

Pendant que je lavais la vaisselle, mes cogitations m’ont entraînée dans un méandre d’inexplicables émotions… Comme celle de me sentir bien en étant seule, alors que je venais de dire qu’une présence me manquait… De constater que les sentiments vont et volent, y sont un jour en surbrillance pour y être en dormance le lendemain…

Mais je me suis dit, qu’il n’y avait pas là matière à dissertation…

Finalement au fil du temps qui s’est encore faufilé entre mes plumes sans que je ne m’en aperçoive, qui s’est glissé comme un léger souffle qui m’aurait agacé, je me retrouve devant ma page, sans trop savoir où j’atterrirai

Moi qui voulais simplement, publier une belle photo de ma Muse…

vendredi 26 février 2010

Vendredi soir à Kuujjuaq

(sur l’air « Harmonie du soir à Châteauguay » de Beau Dommage)

Vendredi soir à Kuujjuaq
De la semaine, j’en ai ma claque (trois fois)

J’ai pas de plaisir a’ec les budgets,
Faut pas que ce soit fait à peu près (trois fois)

Plus tard je me rendrai sur mon lit pour m’étendre
Pour lire un autre roman tendre
Plus tard je me rendrai sur mon lit pour m’étendre

Demain j’compte bien faire du ménage,
J’pense pas de faire un grand tapage (trois fois)

J’me déciderai p’t-être à marcher,
Après tout je serai en congé (trois fois)

Pis dimanche faut pas qu’j’oublie d’me préparer,
Parce que lundi j’dois m’envoler (!)
Pis dimanche faut pas qu’j’oublie d’me préparer

Vendredi soir à Kuujjuaq
De la semaine j’en ai ma claque (trois fois)

jeudi 25 février 2010

Je reviens...



… à peine du Kuujjuaq Inn. J’ai accompagné mes amis (c’était l’anniversaire de mon Voisin d’en-bas) le temps d’un « Virgin Cesar » et d’un végéburger…

Carême obligeant...

Kuujju m’attendait à l’extérieur du « 290 ». Elle a insisté (!) pour rentrer avec sa côte de caribou(!). Pendant que coule le bain (qui soulagera mes douleurs aux jambes, je l’espère…), je l’entends broyer son os sur le palier… Quelques minutes plus tard, elle s’introduit nonchalamment dans l’appart…

Dur, dur d’être Kuujju!

De l’autre côté du corridor, somnolent mes seuls autres « voisins ». Ce soir c’est Petit Caramel que je vous présente… Il est plus affectueux que Petit Poil qui lui, vient à peine jeter un œil sur moi quand je pénètre dans son antre.

Dur, dur d’être l’un de ses chats!

J’ai appris que j’aurai une nouvelle Voisine qui logera à l’appartement juste en face du mien. Elle arrivera demain. Tant mieux, je m’apprêtais à passer la fin de semaine seule dans mon « royaume »… Le « 290 » va se transformer en repaire de la gent féminine! Dans "2" on y sera!...

Je prends de plus en plus conscience qu’il ne se passe pas un jour sans que je ne fasse la connaissance d’une nouvelle personne. C’est quand même merveilleux et troublant tout à la fois.

Prenez ce soir : j’ai rencontré deux Dames, l’une vient des Iles de la Madeleine et travaille sur appel à la pharmacie de l’hôpital, ici à Kuujjuaq…

On s’entend qu’ils doivent l’appeler de bonne heure?...

L’autre est orthopédagogue à l’école depuis déjà quatre ans et est originaire de Drummond… Il paraît que c’est vrai que c’est de là qu’origine la « poutine »… et là aussi où l'on retrouve les meilleurs sushis au Québec…

Je devrai sérieusement aller survoler cette ville un de ces quatre! (mais je crois que je vais prioriser les Iles avant...)

mercredi 24 février 2010

Ça se corse!


À mon arrivée au « 290 », Kuujju attendait sagement à la porte. Bon, deux chats, ça va… Un chien? Ça ira aussi!

Il faut dire que là au moins je suis équipée pour recevoir Madame! J’ai un peu de bouffe à lui offrir et en sortant quelques bols en acier inoxydable, j’ai pu lui servir sa pitance et de l’eau…

Déjà beau!

Les « chatons » eux, se portent bien. J’ai décidé de vous les présenter un à un… mais comme j’ignore leur nom et bien celui-ci, je l’appellerai… euh? Petit Poil!

Joli, non? (d’accord, pas vraiment approprié mais je n’ai pas la tête à inventer des noms ce soir… une autre fois peut-être…)

Mon « train » fait (!), je me suis cuisinée une de ces pizzas végétarienne à vous enlever le goût à tout jamais d’entrapercevoir des parcelles de pepperoni flottant sur une couche juteuse de graisse… Mais curieusement, je constate que, plus je m’applique à bien manger, plus je prends du poids… À ce rythme, j’aurai un sérieux problème d’habillement d’ici peu…

Et il n’est pas question ici d’un surplus de 5 grammes(!)…

Donc dans un souci pécuniaire évident, et pour ne pas me transformer en une copie conforme de Petit Poil, en fouillant dans mon frigo, j’ai découvert de vieux glaçons tout à fait ininspirant, goûtant le fond de congélo (si vous avez déjà eu la chance d’en goûter un!)… ce que je bouffe depuis une dizaine de minutes!

J’ai cru comprendre que ça, je pourrai me le permettre à volonté! Le pire c’est qu’à chaque année c’est la même chose : je prends du poids alors que je coupe dans le superflu…

Mystère et boule de « plumes »…

p.s. J’ai suivi mon cours Skype 101 ce soir… pas mal moins compliqué qu’apprendre l’anglais… Merci à mes professeurs!
p.s.s. Bonne Fête à mon amie Clem… que toutes les beautés du monde t’accompagnent, en paysages ou sous toutes autres formes!!!

mardi 23 février 2010

Je suis la gardienne...

… de deux « tocsons »… Des machines à ronron qui ont osé venir me saluer lorsque j’ai poussé la porte de leur « appart » un peu plus tôt ce soir. En fait, tout juste après que ma muse Kuujju soit repartie, elle aussi, avec ses gardiens respectifs…

Méchant va-et-vient de gardiennage! Ça en est presque une activité ici!

Deux boules de poils… que dis-je, deux ÉNORMES boules de poils me tiendront lieu de « voisins » pour les prochains jours… Ils sont tellement grassouillets, que même le défunt Ventripotent Maurice de ma Jeune Sœur Chérie n’aurait pu leur arriver aux « pantoufles »…

J’exagère à peine…

Les mâles « castrés » de ma Voisine m’accompagneront indirectement dans mon espace de vie. Nous cohabiterons chacun de notre côté, à la façon des nouveaux couples. Et nous partagerons palier et marques d’affection, ainsi qu’un peu de notre quotidien…

Enfin je l’espère…

Une chose est certaine : ils ne devraient venir m’emprunter, ni sucre ni farine…

Euh? J’imagine…

Et j’ose croire que ces félidés miniatures (je dois quand même souligner qu’ils sont plus corpulents que Petite Shakina) se porteront, corps et griffes à ma défense, si besoin…

Enfin, ça aussi je l’espère!... Sinon, il ne me restera plus que la fuite à tire d’ailes

(… Oups! Je n’ai pas vérifié s’ils étaient dégriffés…)

lundi 22 février 2010

Je me sens...

… aussi légère qu’une tonne de plumes!

Pas évident de voler dans ce temps-là…

Triste constat, encore une fois : votre ange est fatigué… beaucoup fatigué! Sans que je sache trop pourquoi. Pourtant, je n’exagère pas sur les heures de veille, je m’alimente assez bien, je bouge régulièrement…

Peut-être que les voyages ne forment pas tant que ça la jeunesse finalement!

Ou que trop c’est comme pas assez…

Je tente une explication… Hier, un Ami m’a parlé des effets de la pressurisation pendant les vols… J’ai bien tenté une recherche sur Internet, sans pour autant saisir clairement le processus… Je devrai lancer mes frérots là-dessus! De toute façon, comprendre ne me reposera pas! Je vais plutôt miser, une fois de plus, sur un coucher tôt (avec espérance d’une nuit sans coupure!).

J’ai allongé mon temps de marche exprès aujourd’hui afin de m’oxygéner au maximum. Si vous aviez vu le temps qu’il a fait ici : très doux, avec un brin de fondant. Même la rivière sous le pont avait envi de piquer une course dans la ravine! On aurait cru le printemps qui tentait une échappée au-travers du long hiver…

Bizarrement, personne n’a tenté de l’arrêter…

Peu après le souper, je me suis retrouvée quelques instants, appuyée contre le mur, une jambe repliée, la tête rejetée vers l’arrière, attendant que la laveuse termine son cycle… J’ai fermé les yeux sur cette journée qui me laisse un peu chancelante…

Je sais bien que demain, tout ira bien… bien mieux!...

Ces moments présents sont juste un peu longs à devenir passé…

dimanche 21 février 2010

Le bruit me dérange...

… au moment où j’aligne ces mots, des enfants courent dans le bloc… De la visite… mais pas pour moi…

… je me transforme tranquillement pas vite, en un ermite volontaire… J’ai passé la journée en recluse, n’ayant effectué qu’une courte sortie en avant-midi, piquer une jase avec un très vieil Ami à moi… Pour le reste ce fut un peu de lecture, une longue sieste et quelques conversations téléphoniques…

Je suis par ailleurs toujours surprise de réaliser qui se trouve au bout du fil. Tenez hier par exemple, c’est avec la Mère de ma Précieuse Bru que j’ai eu un long échange. Parler de cette vie devenue mienne depuis déjà 14 semaines, a fait se dérouler un ruban de réflexions…

Le temps passe trop vite ici!

Cet après-midi, un autre appel ahurissant. Maillon de ce qui est à devenir un tricot serré de gens appelés ou concernés par le Nord, ce que je vis est magnifique en termes de relations humaines!

… et tout à fait contradictoire à ma première affirmation stipulant une quelconque vie érémitique. Car en fait, j’ai autant besoin de contacts avec les gens que de mes moments de solitude…

Un Confrère au bureau m’a expliqué le principe des « loners » * avec nécessité de socialisation… caractéristique selon lui, des gens qui se déracinent pour s’implanter sur cette terre blanche de froidure…

À bien y penser, ça représente une bonne partie de Nous… Dans notre marginalité et notre originalité… Dans nos espoirs et nos défis… Dans notre désir de comprendre cette vie et peut-être d’y insuffler quelques idées de changements…

En autant que l’on ne finisse pas par se prendre pour quelques géants dominants et que l’on demeure les pieds bien ancrés sur terre…

Je cours des chances que le vol perdure et soit des plus agréables…

*solitaires

samedi 20 février 2010

Puvirnituq-Kuujjuaq...


C’est après plusieurs heures à espionner la vie et réaction des gens en « attente », que l’on nous apprenait vers 17h30 hier, qu’aucun avion ne se poserait à PUV pour le reste de la journée…

... au moment même où émergeait du brouillard un radieux soleil étendant ses rayons tout horizon!

Retour à l’hôtel…

Après quelques achats effectués à l’épicerie, histoire de me mettre quelque chose sous la dent, un bain chaud et la télé complétèrent ma soirée.

20 février, 12h15 : aéroport de Puvirnituq
Assise à la seule petite table de l’aérogare, je m’interroge tout à coup sur le sens que je désire donner à ma vie…

C’est samedi, et j’en suis à ma cinquième heure "non d’affilée", à espérer prendre mon envol vers Kuujjuaq… Le King Air qui doit nous y mener est sagement stationné sur le tarmac. L’un des pilotes s’approche de moi, nous commençons à jaser…

J’apprends que l’on attend « une » pilote qui a dû faire un Med Evac (évacuation médicale d’un village de la côte vers le centre hospitalier) à partir d’Umiujaq et qui se doit absolument de retourner à Kuujjuaq pour y terminer les vols prévus…

Contrairement à hier, alors que l'épais brouillard s’était installé sur le village et recouvert l’aérodrome, aujourd’hui le soleil est étincelant… Donc si je résume, nous avons la température, l’avion mais… manque un pilote!

Bon, j’en conclus qu’on ne peut pas toujours tout avoir!...

Suis-je dans le Nord afin d’y pratiquer l’art d’être patiente, celui de lâcher prise sur l’incontrôlable ou simplement pour apprendre à vivre intensément le moment présent?...

Énigme…

14hres : je suis enfin à bord du King Air, le sympathique Gaspésien aux commandes… Ciel et terre se confondent dans ce blanc laiteux ponctué des ombres laissées par les vagues de neige… Le ronron des moteurs invite au farniente…

Oserais-je fermer les yeux pour me laisser encore une fois, porter au pays des Rêves Ambitieux?...

vendredi 19 février 2010

Pensée tardive...

" On dit que ça prend une minute pour trouver une personne spéciale, une heure pour l'apprécier, un jour pour l'aimer, mais que ça prend une vie entière pour l'oublier"...

A. Hicham (?)

jeudi 18 février 2010

Kuujjuuaraapik...

... je suis partie depuis lundi... J'anticipais le fait de ne pas pouvoir me brancher, une fois de plus...

Dimanche soir, alors que j'écoutais "Tout le monde en parle", je profitais des annonces publicitaires pour rédiger quelques mots d'avance...

Si vous suivez bien, "je" suis dimanche et "vous" êtes jeudi!... Que dire sinon rapporter la pensée de mon agenda Zen:

" Dans le tumulte de la vie, réservez-vous des îlots de calme."
Hervé Desbois

C'est ce que je compte faire, ici à Puvirnituq ce soir... car je serais supposée m'être déménagée ce midi vers ce village, pour un vingt-quatre heures...

Pourvu que demain, je vous écrive de chez-moi... de mon Kuujjuaq!



mercredi 17 février 2010

Carême...

Depuis plusieurs années, le mercredi des Cendres, nonobstant son caractère religieux, représente pour moi, le moment idéal pour faire un grand ménage corporel et "risquer" ainsi l'adoption de meilleures habitudes de vie...

Cette année, comme pour les autres années, chips, chocolat, desserts et alcools, seront exclus de ma vie pour six semaines...

Je bougerai mes trente minutes par jour (promis!), je mangerai mes cinq portions de fruits et légumes et je prioriserai mes priorités... Ça c'est mon Défi 5-30-équilibre...

Le but, c'est de se priver de quelque chose à quoi on tient beaucoup ou de s'exiger de faire quelque chose que l'on ne fait pas beaucoup...

Et pour vous, qu'est-ce que ce sera?

mardi 16 février 2010

Il y a la photo...


… d’Antoinette, ma grand-mère maternelle, se déplaçant avec deux grosses chaudières, semblant revenir de l’étable, là-bas, sur sa terre, à Rivière-Ouelle… Devenue veuve très jeune, elle a élevé seule, ses sept enfants (elle en a eu huit), dans les conditions difficiles de l’époque…

Il y a la photo de ma mère, qui elle, détestait se faire photographier ( je me demande de qui je tiens!)... Elle qui a secondé mon père, sa vie durant, dans son entreprise reliée à l’aviation, et dont j’ai déjà décrit d’ailleurs, les durs labeurs dans un texte en novembre 2008…

Il y a celle de ma Douceur ma Belle, avec sa détermination, sa jeunesse, le chemin qu’elle se trace au fur et à mesure que la vie guide ses pas; une forte tête, une jeune femme forte…

J’ai laissé le cliché de mon arrière grand-mère Valentine, née un 14 février (eh oui!) et ayant vécu avec un mari postillon à Rivière-Ouelle, dans la bibliothèque de ma maison dans le Sud… Assise sur le bord de la fenêtre, elle a le regard perdu de ces femmes qui cherchent encore ce qu'elle aurait oublié de faire... Elle aussi a trimé fort dans les années fin 1800 pour éduquer les quatre enfants qu’elle a pu réchapper de ses huit grossesses…

Sur la photo jointe au présent billet, une œuvre de Heather Campbell : "Nuliajuk Meditating"… pour vous faire penser que toutes les femmes Inuits méritent qu’on leur lève notre « tuque » bien haut… Si la vie de nos ancêtres du sud n’a pas été facile, imaginez la leur, dans la froidure et les blizzards…avec peu de nourriture, aucune commodité… envisagez faire votre lavage à -50 dans un igloo…

Juste ça, c’est une belle réflexion…

Et je pourrais parler de mes autres « femmes fortes » : ma Jeune Sœur Chérie, ma Chère M., mon Amie les Deux L.L., ma Bonne Amie G, ma Tendre So…

Ma Bonne Fée, qui s’en sort très bien avec sa magie, la Vivifiante Mère de Chère M., ma Belle Dame D….

Pourquoi ai-je dérapé ainsi sur cette histoire de « femmes fortes »?...

À cause de cette St-Valentin, du sous-entendu que nous avons besoin de chocolats, de fleurs, de soupers au restaurant, une fois par année, pour sentir que tout le travail abattu, se doit d’être récompensé, ce jour…

lundi 15 février 2010

Je suis l'une...

… des femmes les plus fortes, qu’elle connaisse…

Un peu prétentieux je l’avoue! Mais la carte en question s’exprimait à la deuxième et première personne, évidemment…

« …les femmes fortes sont celles qui savent combien la route qui les attend sera semée d’obstacles, mais qui choisissent d’avancer parce que tel est leur destin…

…les femmes fortes sont celles qui commettent des erreurs et le reconnaissent; puis en tirent des leçons qu’elles mettent en pratique…

… les femmes fortes, aisément blessées, ouvrent encore leur cœur et tendent la main, conscientes du risque, prêtes à accepter la douleur…

… les femmes fortes, trahies parfois dans la vie, se redressent et reprennent leur marche vers l’avant…

… les femmes fortes connaissent la peur. Elles y font face et se tournent vers l’avenir aussi incertain qu’il soit…

… les femmes fortes ne sont pas celles qui réussissent du premier coup. Confrontées à l’échec, elles se remettent à l’ouvrage encore et encore…

… les femmes fortes font face aux défis quotidiens de la vie, la larme à l’œil parfois, mais la tête toujours haute à l’aube d’un nouveau jour… »
Brenda Hager


… ma Chère M. m’a remise cette carte lors de mon départ de l’Abitibi en novembre dernier. Je trouvais les mots tellement justes et appropriés pour moi et pour plein de femmes de ma connaissance, que je décidai de lui faire prendre le vol à destination de Kuujjuaq!

Dans la chambre de mon petit 2 ½, il y a une bibliothèque sur le dessus de laquelle trône quelques photos, dont celles qui participent au montage du petit sanctuaire des « femmes fortes » de ma vie… (à suivre…)

dimanche 14 février 2010

J'ai le coeur...

En ce jour rouge d’amour et d’embarras; de gourmandise et de baisers sucrés; de délicates attentions et de fleurs fraîches; de demandes passionnées et de lettres enflammées…

En ces heures de proximité, de tendres étreintes, de regards énamourés…

En ces moments d’intimité, de ces secrets enfin dévoilés, de ces plaisirs charnels assouvis…

J’ai le cœur…

… titanesque des batailleurs …
… éternel d’un enfant croyant encore au Père Noel…
… ingénu d’une jeune première…
… précieux d’une perle…
… tarabiscoté d’amours impossibles…
… compassé par une irrépressible gêne…
… mielleux d’un esprit blessé…

Mais j’ai aussi, le cœur esseulé…

… des âmes qui errent solitaires, de par le monde…
… de celles qui n’ont pas vraiment tout compris à temps…
… de celles qui n’ont pas trouvé le bon port…
… de celles qui n’arrivent pas à s’ancrer…

En fait, j’ai le cœur…

… gros comme une montgolfière prête à s’envoler
… lourd comme un ciel précédé d’orages…

samedi 13 février 2010

Ça sonne comme un défi?

« On ne consent pas à ramer quand une force intérieure nous pousse à voler. »
Helen Keller
11 heures

Par la fenêtre, le temps semble m’inviter à chausser mes skis et à m’évader vers les blancheurs qui bordent la Koksoak… Je suis tellement convaincue que la neige n’attend que le glissement de mes planches sur sa surface, que j’en oublie de vérifier la météo sur MSN…

Mal m’en pris…

Je suivis, comme d’habitude, la piste naissant au bout du chemin menant à la rivière. J’évaluai la force du vent, sachant très bien qu’au retour, je l’affronterais en plus d’être fatiguée…

Je supputai que ça irait…

… je jetais un œil sur mon chronomètre de temps en temps. Après 30 minutes de patinage, je décidai de faire demi-tour. Le vent me semblait souffler de plus en plus fort. J’envisageai que la rentrée serait plus laborieuse…

Je filai environ une dizaine de minutes, le vent me contraignant à progresser le corps incliné vers l’avant… De plus, le bas-côté n’offrait pas les conditions de neige idéales pour « skater »… Plaques glacées à droite, amoncellement de neige à gauche…

Je pliai l’échine lorsque je réalisai que le vent réussissait à me repousser lorsque j’arrêtais pour récupérer. Je décidai de retirer mes skis et de poursuivre à pied… Mais mon habillement avait la légèreté requise pour skier, pas pour marcher… J’eus le temps d’avoir froid avant de réintégrer le « 290 »…

Mais…

… j’ai fait plus d’une heure d’activité, je peux me caler confortablement dans mon fauteuil et enfin poursuivre le Mary Higgins Clark débuté il y a…

vendredi 12 février 2010

C'est le jour...

… anniversaire de Petite Maman G aujourd’hui. Elle aurait eu 83 ans… Mais elle a quitté pour un autre monde en 1998, à l’âge de 71 ans…

Qu’est-ce qu’elle en aurait eu long à redire sur son âge, sur cette vieillesse qui raidissait ses jambes, alourdissait son pas, plissait sa peau et blanchissait ses cheveux…

Qu’est-ce qu’elle en aurait discuté, de cette succession d’années qui nous enlèvent bien souvent, mémoire et souvenirs…

Qu’est-ce qu’elle aurait détesté, se faire rappeler que les années ne faisaient que passer, insondable rouage, n’ayant de fin que le « dernier jour »…

Qu’est-ce que je me serais creusée la cervelle, pour tenter de lui dénicher ce petit rien qui l’aurait fait sourire, encore une fois…

Qu’est-ce que nous aurions dû mettre en efforts, pour la convaincre de célébrer ce jour, malgré ses réticences à vieillir…

Étonnamment, c’est de constater ce refus de vieillir au fil du temps, qui m’incite aujourd’hui à admettre cet état d’être…

Ainsi, que mes jambes ne se déploient qu’avec douleurs, me laissant claudicante, que ma peau prenne soudain l’aspect d’une rose flétrie, que mes cheveux grisonnent, me dérange oui, mais je ne veux pas m’acharner à nier tout ça…

J’ai trop besoin de mon énergie dans d’autres sphères de ma vie (au travail entre autres…)

… Aujourd’hui, chaque fois que j’ai écrit la date du jour, je lui ai souhaité en silence un joyeux anniversaire…

Je ne lui avais pas trouvé de cadeau…

… mais je sais que là où elle vit maintenant, elle en a reçu un, car j’ai vu flotter dans le ciel, le papier de soie verdâtre qui devait l’envelopper…

Si je me fis à l’emballage, le cadeau devait être bien gros!...

jeudi 11 février 2010

La fin du monde

Je reviens du cinéma. Un peu tard pour écrire mais je prends le temps. Après tout demain, c’est vendredi!

J’ai vu « 2012 », ou quelque chose comme ça… et curieusement, j’ai bien suivi les conversations (elles étaient moins nombreuses que les effets spéciaux!) Mais le plus beau de cette soirée ne fut pas le film : c’est ce qu’il y avait dans le ciel à ma sortie. La rue Ford avait allumé ses « Northern lights »!

Vous ai-je déjà raconté mes premières aurores? C’était en Abitibi, à St-Mathieu…

… Fin août... les classes n’avaient pas encore repris et nous habitions ce que l’on appelait « le chalet », au bout de la terre de MON grand-père, sur le terrain de MON père… chalet qui est devenu MA maison, où habite maintenant MON Grand… et à l’occasion MA Douceur MA Belle…

… Je flânais dehors, me balançant. Soudainement, dans le ciel étoilé, un imperceptible mouvement, lent, vertigineux… Voile d’une pureté virginale, se déroulant, prenant l’ampleur d’un concert silencieux…

… J’ai cru que c’était présage d’une apparition (il y a longtemps que je suis dévote)… J’ai couru retrouver mon père, effrayée… Il m’a expliqué, rassuré…

Je devais avoir une dizaine d’années…

Ce soir, j’ai regardé le mouvement céleste distraitement, car je marchais à côté d’une jeune Rose, qui me faisait la conversation en français.
J’ai fini par lui offrir le livre que j’avais apporté pour passer le temps avant le début du film…
J’ai eu l’impression de laisser une première semence de quelque chose dont je ne connaîtrai probablement jamais l’issu…

C’était avant qu’elle ne me demande si je n’avais pas un peu d’argent pour elle…

Je suis entrée au « 290 », j’ai frappé légèrement à la porte de mon Voisin pour l’aviser du spectacle se déroulant à notre porte. Un peu plus tard, c’est moi qui ressortais pour « prendre le temps »…

Elles ne dansaient pas comme elles doivent si bien le faire à l’occasion. Mais elles se déplaçaient avec l’aisance d’une ballerine laissant voler son voile derrière…

mercredi 10 février 2010

Journée parfaite

Il y a bien une dizaine de minutes que je suis plantée là, devant mon écran et ma page blanche…

… j’essaie de me remémorer ma journée : le soleil, le ciel d’un bleu pur, les éclats de rire et la marche sur l’heure du dîner, la visite de l’hôpital et du CLSC avec Consoeur L, le sourire des gens avec qui je travaille, leurs taquineries…

… les différents dossiers traités, le partage de chocolat, les écrits en anglais, les miens et ceux des autres…

… les quelques bribes hésitantes en langue seconde, les salutations aux gens de la place en déambulant dans les rues de la communauté…

… la lessive, le souper, Shakina… (en passant si VOUS me lisez, elle va bien…)

Mais voilà, rien ne me vient, aucun sujet, aucun coup de cœur, aucun coup d’éclat…

Tout a été impeccablement et irrésistiblement…

…PARFAIT!...

« Tant mieux » me direz-vous? Et j’acquiescerai, évidemment!

Pendant tout ce temps, comme je me cherchais un peu de musique d’ambiance pour éveiller mon cerveau-lent, je me retrouvai sur le site de « Music me » que ma Bonne Amie G m’a fait connaître il y a quelques jours…

Matthieu Boré tient! Ou Nina Simone? J’ai découvert ces artistes et j’aime bien ce qu’ils font… Cependant il faut avoir un penchant pour le jazz-blues-gospel comme pré-requis…

Et ça complèterait le fait que ce soir, je n’avais vraiment, mais vraiment, rien de rien à écrire…

mardi 9 février 2010

"J'ai accepté...

... la peur comme une partie de ma vie, particulièrement la peur du changement… J’ai continué la route malgré les battements sourds de mon cœur qui disaient: "Fais demi-tour"… »
Erica Jong (tiré du billet de Marie-Pier Charron, 9 février 2010)

Voilà ce que j’ai lu, lorsque j’ai ouvert la boîte de mes messages ce soir… Je vous ai déjà donné le lien de cette dame, qui nous entraîne dans ses réflexions quotidiennes.

Aujourd’hui ce qui m’a le plus frappé c’est sa dernière phrase :

« Continuez, foncez… faites-vous confiance. Allez là où vous vous sentez appelé. Un jour à la fois, ce n’est jamais lourd ni compliqué... »

Comment pouvais-je ne pas accrocher et risquer un vol plané dans le ciel de l’éternel questionnement en lisant ces lignes? En fait, j’ai lu exactement ce que mon Confrère R n’a cessé de me ressasser depuis mon arrivée ici :

« Dis-toi que tu es ici aujourd’hui, demain c’est un autre jour. » m’a-t-il répondu lorsque je lui disais que je venais ici « seulement » pour cinq ans…

Lorsqu’on n’applique pas ceci, c’est que l’on n’est tout simplement pas là... maintenant!...

Et si tout ça me saute aux yeux en ce jour, c’est que depuis quelque temps, je crois terminer ce que l’on appelle la « lune de miel »… et la réalité du quotidien, me serre un peu la gorge…

Et ce n’est pas seulement une question de « langue » qui m’étouffe…

… Curieusement ce matin, j'étais arrivée plus tôt encore au bureau, j’ai accompli le rituel du « café », j’ai roulé ma chaise (sur le tapis…), démarrer l’ordinateur et comme mon regard se posait sur la colline enneigée, derrière les bâtiments adjacents à celui où je travaille, j’ai fait un signe de la main…

… j’ai passé une merveilleuse journée! J’ai été efficace et efficiente, j’ai avancé mes travaux… et j’ai enfin oublié pour quelques heures, que je n’étais pas bilingue!...

Bienfaisant répit!

lundi 8 février 2010

Si jamais...

… par pur hasard, quelqu’un parmi vous possédait un peu de « poudre de langue anglaise », laquelle je pourrais simplement saupoudrer sur la mienne, ce qui me transformerait instantanément, en un coup de « langue », en une parfaite bilingual lady…

… s’il vous plaît, ne me laisser pas languir plus longtemps et faites moi parvenir le tout à :

P.O.box 1186,
Kuujjuaq, Qc
J0M 1C0…

… j’en ai vraiment un urgent besoin!...

Farce à part, j’ai reçu un charmante dame pour souper. Je l’ai connu à Hopedale il y a deux semaines, et il était prévu qu’elle fasse un atterrissage ici pour une réunion. Les « boulettes de porc et jambon » ont fait leur travail et la dame est repartie à 20:30 enchantée de son repas. Et...

… elle était anglophone!...

Oh, je me suis bien débrouillée malgré tout. Mais je crois vraiment que ce n’est pas une semaine d’immersion en langue anglaise qu’il m’aurait fallu avant de venir ici, mais bien… un mois!

Ainsi…

Si jamais…

… par pur hasard, quelqu’un parmi vous connaissait une personne maîtrisant la langue anglaise, lequel je pourrais simplement(…………), ce qui me transformerait instantanément, en un coup de « langue », en une parfaite bilingual lady…

… s’il vous plaît, ne me laisser pas languir plus longtemps et faites moi parvenir le tout à…

dimanche 7 février 2010

Je suis...

... une petite boule explosive d’émotions vives… Une simple étincelle m’allume et me transporte dans un autre monde…

… J’étais assise, bien tranquille devant mon portable (encore!), à rédiger un petit mot doux et pécuniaire à mon Grand et ma Douceur ma Belle, quand la sonnerie de mon téléphone retentit bord en bord de mon 2 1/2…

« Allo! » …

« Salut, c’est moi, L… »

Wow! Mon cœur a eu des ratés… Ma surprise fut totale, d’entendre ainsi la voix de mon Amie L, dont je disais justement à ma Bonne Amie G en fin de semaine, que je m’ennuyais d’elle…

Coïncidence?... Télépathie? Allez savoir…

Je n’ai pas regardé le temps passé, mais il m'a semblé que les aiguilles de l’horloge avaient fait beaucoup de chemin durant notre conversation… Nous en avions long à nous dire.

Avec elle, j’avais pensé marcher Compostel…
Avec elle, j’ai fait plusieurs « Relais pour la vie »…
Avec elle je partage le rêve de voir la Toscane un jour ou quelque autre paysage de ce coin du monde…

… Elle était là dans le plus gros de ma peine, elle a écouté mes jérémiades plus souvent qu’à son tour alors que nous étions consœurs de travail… Elle connait plusieurs de mes secrets… Elle m’a suivi jusqu’à mon P’tit Camp de Filles avec l’aisance d’une fille qui en a vu d’autres… Elle m’a parlé de ses voyages de ski, de ses rêves à elle…

Elle dégage l’énergie dont j’aimerais avoir un jour le sentiment de posséder. Rien n’est jamais compliqué, infaisable, irréalisable…

Je crois que je lui ai répété trois ou quatre fois combien son appel me faisait plaisir, me faisait du bien… Elle a sans le savoir, gonflées mes plumes et rechargées mes batteries…

Nous avons au moins un souper de prévu en avril, peut-être deux… J’en profiterai au maximum… Nous élaborerons probablement sur notre voyage à venir et sur nos souvenirs…

C’est ça la vie… et l’amitié!...

samedi 6 février 2010

J'ai dit non...


… à une randonnée en motoneige et à un coucher dans un camp… J’ai dit oui à de l’aide pour comprendre ma situation financière et à une marche d’une heure et demie, en compagnie de ma Jeune Amie Voisine Psy…

Voilà le plan de vol qu’a prise ma journée…

Nous sommes montées jusqu’à la côte du radar… comme dans la chanson… Et en sommes redescendues aussi vite, lorsque nos yeux de « filles » ont cru distinguer silhouette mouvante, au loin, là-haut sur la colline…

Armées de notre seul courage, nous n’avons pas pris de chance (on voyait passer des girls, fusils en bandoulière… sûrement pas de danger à cette hauteur, mais quand même, ça impressionne…).

De retour à la maison, je me disais que je devais répondre à tous ces proches qui avaient eu la gentillesse de m’écrire un mot, d’avoir une pensée pour moi, pour mon isolement voulu et choisi…

Ce que je fis…

Puis Shakina m’a tenu compagnie, en jappant après le moindre bruit… Je comprends qu’elle veut me protéger, pauvre petite… Quand elle s’est tannée, elle m’a montré la prochaine activité…

Devinez laquelle?...

… La soirée est maintenant bien avancée. J’ai cuisiné pour un Confrère Informaticien qui l’ignore encore, un fudge pas piqué des vers (heureusement!) mais auquel j’ai ajouté des canneberges séchées, santé oblige!

C’est ma Nouvelle Consoeur Nutri qui serait fière de moi!...

Et pour souper, j’ai enfourné une tourte jambon-épinards-chèvre… Hum! Délicieusement réussie!

Pourquoi suis-je toujours toute seule à déguster mes plats quand j’y parviens si bien? Mystère et boule de gomme! Peu m’importe, l’important c’est d’abord de me contenter moi-même, n’est-ce pas?...

J’aurai bien le temps de capturer l’estomac d’un bel adonis après ces coups de pratique!…

vendredi 5 février 2010

Deuxième rencontre...

… difficile de vous maintenir dans le suspense plus longtemps! J’aimerais bien connaître un truc qui ferait apparaître la photo, juste à la toute fin, quand j’aurais fini de raconter mon histoire…

J’ignore si la technologie se rend ou se rendra jusque là!...

Je vous en avais glissé un mot, il n’y a pas si longtemps. Je me suis engagée à garder pendant quelques jours… jusqu’à la fête de l’Amour (ben oui les gars, wake up! Ils vous restent huit jours pour vous trouver une idée originale, laquelle personne n’aura encore imaginé)!...

Je ne vous en avais pas dit plus…

La « petite chose » en question, est fraîchement atterrie hier sur l’heure du souper… Dans son sac il y avait: ses piqués, ses jouets et ses doudous, son toutou préféré, son plat de viande, celui de yogourt, ses petites gâteries et… son pyjama! Elle avait déjà pris son bain, et je n’avais à changer son piqué qu’une fois par jour.

C’était plus compliqué dans « mon temps » avec mon Grand et ma Douceur ma Belle...

Après que sa "mère" m’eut informé de ses habitudes alimentaires et autres, j’entrepris de laisser le temps à Shakina de visiter mon immense 2 ½… Je crois qu’elle a compris aussi rapidement que j’ai pu le faire à mon arrivée, que le « 290 » n’était pas le paradis, mais que ça pourrait faire l’affaire pour quelques temps…

Enfin, je crois bien que c’est ce qu’elle tenta de m’expliquer…

Je craignais une première nuit d’insomnie, ce fut en réalité très calme. La petite ne vint à moi que lorsqu’elle entendit l’alarme du réveille-matin… et se mit à « gratter » le matelas qu’au deuxième « snooze »…

Pas si mal, pour une première!

Elle a boulotté* son plat sans yogourt; m’a laissé quitter pour aller au travail sans un mot… Je crois bien que nous allons nous entendre à merveille, elle et moi!... Histoire à suivre…
*mangé

jeudi 4 février 2010

Des amis...

… aujourd’hui, je me suis fait deux nouveaux amis… Bon, j’exagère peut-être un peu. Disons que j’ai fait la connaissance de deux nouveaux êtres… Voilà qui est plus exact!

Contexte…

Tous les matins lorsque je vais travailler, je rencontre approximativement les mêmes personnes, aux mêmes heures, aux mêmes endroits… Ma vie étant bien sûr réglée avec la précision d’un métronome…

Ce matin fut particulièrement prolifique en « Good morning »… Encore plus que d’habitude! Certains plus timides que d’autres mais toujours accompagnés de sourires amicaux.

Je rencontrai mon « habitué » un peu après le pont, le visage à demi caché pour se protéger du froid qu’il affrontait droit devant… Moi, j’avais le vent... droit derrière!

Je pensai que ça débutait bien mes journées, ces salutations. Comme cela était lorsque je
« survolais » ma 1ère Avenue le matin…

Une longue mais prolifique journée passée en réunion, s’ensuivit. À la fin, n’ayant pas le choix de reporter ma visite à la caisse ni à la poste (où je devais découvrir deux envois de vœux de Temps des Fêtes : Tante A, tu diras à Tante J que j’ai reçu sa carte et que je l’en remercie, ça m’a fait « chaud » au coeur…), je profitai au moins, au maximum de la marche...

Un peu plus tard, ayant accepté l’irrésistible offre de ma Voisine d’en-bas, d’aller faire notre épicerie en « voiture » (un luxe ici!), et alors que j’attendais à la caisse, le jeune homme devant moi me fit soudain un gentil sourire… J’eus un doute, me méfiant cent milles à l’heure et de ma vision (sans mes lunettes) et de ma mémoire (j’ai de quoi douté de ce côté)… Puis je m’avançai et à mon tour, timidement de demander dans mon anglais baragouiné : « Is that you I meet each morning? » Et lui de répondre : « Yes ». (ici, je vous en prie, peut-être que c'était extrêmement mal formulé, mais c'est ce que j'ai dit, et le "jeune homme" a compris, alors...)

... Alors je fis une chose incroyable; je lui demandai son nom et lui donnai le mien en retour.
« Nice to meet you ». « Nice to meet you too »…

… Pour la deuxième rencontre?

Il vous faudra patienter jusqu’à demain pour savoir! ;-)

mercredi 3 février 2010

Il existe...

… quelque part en Floride, une Jeune Tante et son Beau Prince qui doivent profiter du soleil pendant que moi, je me les gèle sous les moins 46!...

J’ai bien dans le fond de mon garde-robe, un sac vert lime, déjà rempli de robes soleil, de costumes de bain, de crème solaire…

Réserver un billet pour le Sud, attraper d’une main le sac vert, serait si facile…

D’accord, de part et d’autre, c’est une question de choix… Mais je vous avoue que malgré le fait que j’écrivais, il y a quelques jours, que je préférais les voyages dans le Nord, j’aurais dû spécifier que je les prévoyais « l’été »…

En attendant…

… honnêtement, je me verrais très bien, étendue sur une chaise longue, à la plage, l’océan bleu à mes pieds, à me plaindre qu’il fait trop chaud…

Retour à la réalité…

Le froid me coupe les jambes cette semaine. Je parcours le trajet aller-retour à mon lieu de travail, sans plus. Hier, dans un effort suprême, je me suis rendue à la poste… Je devrais sortir ce soir, car il y a eu paraît-il, hier et avant-hier, de magnifiques aurores boréales qui ont zigzagué le ciel.

… mais j’ai les pieds gelés à être dans l’appartement… Difficile de me motiver à mettre le nez dehors!

J’ai bien jeté à quelques reprises, des regards vers la noirceur, mais la clarté de la ville m’empêche de voir…

Et je suis obnubilée par deux pensées : prendre un bon bain chaud et aller me coucher…

J’ai bien peur qu’une fois de plus, ce sera moi qui gagnerai sur moi…

Après tout, pourquoi ferais-je aujourd’hui ce que je peux remettre à demain?...

Il sera toujours temps de me secouer les plumes

... demain!

mardi 2 février 2010

L'automne de mes 17 ans...



… je vivais à Rouyn, à la résidence des « filles » du Collège du Nord-Ouest, comme on l’appelait à l’époque… J’étudiais en techniques infirmières, le cœur lourd d’un amour à distance et la cervelle pleine d’incertitude face à mon choix professionnel…

Lorsque j’en avais assez d’étudier, j’ouvrais la porte de ma chambre. Ça signifiait pour mes amies, que j’acceptais d’être dérangée… ou je partais en cavale dans les corridors, à la recherche de quelqu’un « à déranger »…

C’est dans cette résidence que j’ai commencé à fumer. Mes souvenirs sont vagues, mais il me semble qu’il y avait quelque part en-bas (j’ai habité au quatrième et au sixième étage!), une machine distributrice à cigarettes. J’avais acheté un paquet de Rothman’s… Je m’étais placé devant mon miroir et je me regardais exhaler la fumée comme le faisait les habitués… pour le cas où… quelqu’un m’offrirait une cigarette à la cafétéria… Je ne voulais pas avoir l’air de celle qui n’a jamais touché à ça… Je me pratiquais à voler de mes propres ailes

La pratique a perduré vingt ans…

C’était l’époque de l’insouciance… Pas de ménage ni d’épicerie à faire; ma mère faisait ma lessive les fins de semaine (gênant quand j’y repense…). Mes seuls comptes à rendre s’inscrivaient sur mon relevé de notes à la fin du trimestre…

La belle vie quoi!...

Trente-cinq ans plus tard, je me retrouve à vivre dans une « commune ». Je me déplace toujours à pied, je fais de minuscules réserves de provisions, mes comptes se paient tous seuls (!)…

Quand j’arrive de travailler le soir, je laisse la porte de mon 2 ½ ouverte… Si Kuujju est dans le coin, elle viendra me voir en attendant que son maître revienne…

Ce soir, elle s’est couchée sur le seuil… comme une gardienne… Elle n’a bougé que lorsqu’elle a reconnu les pas de son « père »…

La belle vie quoi!...

lundi 1 février 2010

Pas chaud, chaud...

… ce 1er février! Avec le facteur vent, c’est un moins 44° qui m’a accompagné au travail ce matin! Un point positif : le soleil s’est montré le bout du nez vers 7 :40, ce qui veut dire que je déambule maintenant de clarté.

Et c’est déjà beaucoup!

Un petit chiot blanc et caramel m’a accompagné un bout de chemin jusqu’à la Régie… Il était drôle, à japper après mon manteau de fourrure… comme si c’était l’ennemi à vaincre…

Si je m’écoutais, j’en adopterais un mais… parce qu’il y a un mais…

… Je me souviens très bien encore, ce que c’est que d’élever un cabot, les pleurs, l’entraînement à la propreté, l’exercice, le dressage : « au pied », « assis », « couché »… Je me contenterai donc, de profiter de leurs errantes présences, les matins, les soirs ou les fins de semaine… J’aurai le choix de la race, de la couleur, de l’âge et… pas besoin de gardien(ne) lorsque je partirai!

Et puis, qu’en penserait Méo, que je le trompe ainsi, aussi impunément? Pas question: je lui resterai fidèle malgré l’éloignement… C’est ce que l’on s’est promis lorsque je l’ai quitté en novembre dernier. Dans sept semaines, nous nous reverrons… À peine deux petits mois…

Je commence à avoir hâte de remettre les pieds en Abitibi… Curieux de ne pas m’imaginer sur une plage de sable fin, au soleil, à écouter le clapotis des vagues…

Non, moi je rêve plutôt de voir un jour, Terre-Neuve, les Iles de la Madeleine, la Côte Nord… Me balader en voiture vers les provinces de l’ouest… Visiter Iqaluit, Inuvik et Yellowknife… Ce ne sera pas que chimères, un jour j’irai, je vous le jure (!)…

Walt Disney n’a-t-il pas déjà dit que « si je suis capable de le rêver, je suis capable de le réaliser »…

Il me donne des ailes cet aphorisme!

Qui suis-je ?

Ma photo
Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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