dimanche 31 janvier 2010

Moi qui pensais...

… passer un dimanche, assise bien tranquille, à lire, et lire, et lire encore (parce qu’hier, en glissant le dernier livre de Francine Ruel dans la bibliothèque de mélamine, j’ai réalisé que j’avais 19 livres non lus… un record dans ma vie!)…

Et devinez quoi?... Exact! J’ai tout fait, sauf… lire!

Premièrement, je me suis levée très tard… Il y avait quelque chose qui ne voulait pas me laisser quitter mon lit, une espèce de fatigue latente, collante… Je l’ai laissée insister… Pour une rare fois, je me disais que j’avais le droit de l’écouter…

En après-midi, j’ai quitté le logis pour aller faire la connaissance de … euh… j’ai oublié son nom… mais c’est une adorable fi-fille que je garderai à partir de jeudi soir jusqu’au 14 février…

Oui, oui, ça fonctionne comme ça ici : les parents quittent et font garder leurs « petits » par ceux qui restent… Alors je renouerai très bientôt avec les pipis et les cacas laissés en cadeaux…

Je verrai bien…

Par la suite une marche avec ma Voisine nous a menées à l’aréna… J’ai regardé pour la centième fois l’horaire du patinage libre… Ciel que j’ai de la difficulté à me décider… Je ne fais tellement pas confiance en mes talents de patineuse…

Quelqu’un serait-il volontaire pour m’accompagner dans les premiers tours?...

Au retour, j’ai placé mes quelques provisions au frigo avant de me lancer dans la décapitation de la grosse boîte envoyée par Tendre So au début de la semaine dernière alors que je me trouvais à l’autre bout du Québec…

Incroyable! J’y ai trouvé tout plein de « petites douceurs »… De la gelée de piments forts, du chocolat, de la réglisse, un petit mot doux et le Citoyen (!)… et quelques autres surprises que je garde secrètes…

… Ben quoi? Ai-je déjà juré de vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité?…

samedi 30 janvier 2010

Deux de quatre...



… une pièce de $2.00 gisait dans le « hall » du « 290 »… J’étais à sortir de peine et de misère, mes valises pour ne pas faire attendre collègue R qui devait venir me chercher pour me conduire à l’aéroport

Nous étions le 24 janvier…

Je l’ai empoché, me disant que si un sou noir portait chance, je multipliais ma chance par deux cents….

Pas rien!

« Il » a voyagé jusqu’à Montréal, calé bien au chaud, dans le fond de ma poche… "Il"a gelé avec moi, sur l’entre-deux des arrivées, à attendre la navette qui devait « repasser dans une demi-heure » et qui n’est jamais venue sauf après mon appel à l’aide…

« Il » a terminé son vol dans la main du sympathique conducteur qui porta bien obligeamment mes valises jusqu’à l’hôtel. Je l’ai regardé droit dans les yeux en lui baragouinant que c’était un porte-bonheur parce qu’ « il » venait de très loin… Son sourire s’est fait plein d’espoir…

Je crois que j’ai fait sa journée…

… Lundi, ma vie a croisé celle d’Halifax une petite heure… mais je ne l’ai pas aperçu, même de loin… Ce fut dans cette petite heure que je fis la connaissance de Sir J. d’Inuvik et de Lady L. d’Ottawa, avec qui le destin avait prévu me faire passer bien agréablement la semaine…

Après quelques heures passées à Goose Bay, c’est en compagnie de Lady A. de Montréal, Sir H de Nain, Lady A. et Lady S. d’Hopedale que se déroula notre « meeting »… Entre échanges sérieux, visites, repas copieux et relaxations au bar de l’endroit, la semaine s’est écoulée prolifiquement, et rapidement. Nous avons même partagé la table du Juge J. à quelques occasions!

… Vendredi matin : le ciel est fâché, un blizzard s’annonce… Nous aurons la chance de prendre notre envol en avant-midi… Malgré le fait que j’aie été pratiquement « élevée » dans les avions, je n’ai pas aimé… Je craignais l’accumulation de glace sur les ailes et la diminution de la portance… Mais les « ti-gars » savaient ce qu’ils faisaient… et ils nous ont menés à bon
« aéroport »…

Le reste du voyage fut de la petite bière : plus on se rapprochait de la métropole, plus l’avion
« grossissait »… Du Twin Otter de Provincial Air Lines au Airbus d’Air Jazz, en passant par le Regional Jet, au pays d’Air Jazz, j’imaginais mon Grand Frère aux commandes d’appareils similaires…

Et tout à coup je me suis sentie fière et privilégiée d’avoir grandi dans le monde de l’aviation

N.B. J'ai téléchargé plusieurs photos sur Facebook...

vendredi 29 janvier 2010

"Les vraies réponses...

"Les vraies réponses sont en nous. Ne laissons personne nous les souffler."
Hervé Desbois

Histoire de croire fermement en notre intuition, qui selon moi, nous trompe rarement...
psst... il est un peu tard, la semaine est terminée pour moi aussi... je suis dans la chambre d'un hôtel de Montréal. J'ai passé la journée dans les avions et les aéroports... Ça aurait pu être encore plus agréable, n'eut été du mauvais temps et de mes craintes en décollant d'Hopedale en Twin Otter... mais les pilotes m'épatent! Comme depuis toujours...

jeudi 28 janvier 2010

Joyeux anniversaire...

"La rêverie est la vapeur du passé"
Victor Hugo


... à toi chère Tante A.... qui je le sais, me lis régulièrement... à partir de la Métropole...

... et à toi cher Oncle D... qui ne peut le faire... mais qui je le sais, m'attend impatiemment dans son Rivière-Ouelle, pour un pique-nique improvisé en juillet prochain...

Que le fait que je sois très loin en ce 28 janvier, n'empêche en rien que mes pensées les plus tendres s'envolent vers vous...

Je vous fais un chaleureux câlin en vous souhaitant une journée lumineuse de joies et de bonheur...

Et que les jours 2010 ne soient que moments de profiter à plein de votre vie...

Je vous aime...

xoxo

mercredi 27 janvier 2010

Sérénité...


"Enthousiasme et joie sont des émotions. La sérénité relève plus de l'état d'être."
Hervé Desbois


Il faut parfois se retrouver seule et loin de notre zone de confort, afin de pouvoir réaliser combien ce qui nous apparaissait comme une fin en soi, n'était en fait que le prélude à quelque chose d'encore bien plus grand...

Est-ce qu'un jour je pourrai vraiment me séparer de ce quai qui sommeille dans une baie de l'Harricana, quelque part en Abitibi?...

Je l'ignore...

N'y aurait-il pas quelque part en ce monde, quai aussi long, chevauchant quelque fleuve tranquille, guidant aussi les rêves les plus fous?...

Pour le savoir, je devrai balayer ce monde d'un bref coup d'aile...

Question de me faire une idée et prendre la bonne décision...

mardi 26 janvier 2010

Méli-mélo...


"Toutes les circonstances de notre vie sont des manifestations de notre conscience."
Lama Thoubten Yéshé

Un jour, j'ai fait un exercice: celui de découper des images, de façon aléatoire, des images qui me "parlaient"...

Je les ai emboîtées, collées, les unes sur les autres...

J'ai gardé longtemps sur le mur de ma chambre ce collage de maternelle... Il m'inspirait. J'y voyais quelques uns de mes rêves, mes tourmentes, mes aspirations, grandes et petites...

Quand je me suis envolée vers le "moyen" Nord, j'ai demandé à ce que l'on lamine mon affiche et l'ai placé dans mes bagages, après avoir raconté son histoire de vie à mon amicale et précieuse équipe de "déménageuses"... un certain soir d'octobre...

Aujourd'hui, elle est sur l'un des murs de mon deux pièces et demi... et tranquillement, je la recouvre, de mes nouvelles parties de vie, des coups de coeur ou de mots provenant de gens qui m'inspirent et me réconfortent, qui me donnent la force d'avancer et de continuer à défricher l'imbroglio de mon existence...

Ce collage a été réalisé le 16 décembre 2007... Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre...

Suffit d'y croire... très fort!...
PSST... Il est 20:50, heure de l'est... Nous sommes finalement arrivés à Hopedale avec une heure de retard seulement... Il y a eu de la turbulence entre Goose Bay et Nain et, paraît-il, du givre sur les ailes (!) en vol... et la piste d'atterrissage à Nain était à peine plus longue que celle de St-Mathieu d'Harricana... entre les montagnes... sur la glace vive... Même les pilotes ont ri (jaune...) après avoir eu la conviction que tout était sous contrôle... Ah l'aventure!!!...

lundi 25 janvier 2010


"Vous trouverez en vous le repos".
Saint-Thomas

Je puise à même mon agenda Zen, ces quelques pensées qui vous tiendront compagnie et le coeur au chaud pendant mon absence.

... s'il m'est impossible, une fois de plus, d'utiliser la technologie moderne à l'extérieur de mon foyer! (Si vous saviez comme mes talents d'informaticienne sont limités à quelques actes très rudimentaires...)

Qu'à cela ne tienne! Un jour je serai, et bilingue, et capable de faire ce que je veux avec ce petit machin argenté où s'aligne à l'infini, des sigles et des lettres...

Je serai alors ce que l'on pourra dénommer, un petit Ange "all dressed"...

dimanche 24 janvier 2010


"Les situations douloureuses et confuses découlent d'un esprit douloureux et confus, et tous les plaisirs que nous rencontrons, du plaisir ordinaire à la plus haute réalisation qu'est l'illumination, trouvent aussi leur racine dans notre esprit."
Lama Thoubten Yéshé

Je m'envole dans quelques heures... Il fait un soleil radieux ici ce matin, comme celui qui illumine les repaires de Bonnes Fées à St-Sauveur (enfin, je crois bien que c'est le même!)...

Journée idéale pour prendre son envol...

J'aime ces journées ensoleillées parce qu'elles transforment le gris de certains quotidiens en une lumière joyeuse et inspirante.

... ces jours lumineux où tous les espoirs sont permis...

Et je suis convaincue que perdue dans l'immensité de ce mélange d'infinité bleutée, de ouate blanche et de rayons solaires, mes réflexions virevolteront et tourbillonneront elles aussi d'une façon incommensurable...

Je me connais...

Parfois j'ai presque peur de partir... allez savoir avec quels autres rêves saugrenus je vais revenir avec toutes ces heures disponibles, à dépenser, en pensées...

(encore une fois, bonne journée ma Douceur ma Belle...)



samedi 23 janvier 2010

Je pars...

… demain!

À treize heures je serai à l’aéroport de Kuujjuaq pour y attendre le vol de First Air prévu décoller à 14 :30 direction Montréal.

J’irai y dormir…

Lundi matin, quand le soleil se lèvera, je serai déjà dans l’avion pour me diriger tout d’abord à Halifax puis vers Goose Bay…

J’y coucherai…

Mardi matin, je dînerai légèrement et m’envolerai vers Hopedale où j’y demeurerai jusqu’à vendredi. Réunion oblige…

Vendredi matin, je ferai le trajet en sens inverse. Pour retourner passer la nuit dans la métropole…

Et samedi matin, je reviendrai vers mon Nord, la tête pleine des beaux paysages que j’aurai survolé, admiré, apprécié…

La tête pleine de ces mots anglais dont je dois absolument finir par m’approprier…

La tête pleine d’idées pour travailler de façon plus efficiente en diabète…

Et si je prends la peine de noircir une demi-page pour vous décrire mon parcours, vous comprendrez que probablement, il risque d’y avoir interruption de billets pendant toute cette semaine…

Je m’efforcerai de garder le contact… sinon…

… je vous dis à samedi!...

p.s. demain le 24, c’est l’anniversaire de ma Douceur ma Belle… 21 ans qu’elle aura… Je t’aime cher Ange… Joyeux anniversaire!

Ta Mom xoxo

vendredi 22 janvier 2010

Galvaude...

J’ai de drôles de manies. Vraiment de tous genres! Des bourgeoises et des prolétaires, mais jamais des banales...

Comme la fille quoi!...

Vous en connaissez déjà quelques unes… Les énumérer sur une lancée, serait long et fastidieux. Je vous les livre donc au compte-goutte, au fil du temps…

Une autre d’entre elles? Il y a quelques années, dans un souci premier de mieux m’alimenter, j’avais choisi de ne plus manger de poutine… enfin, plus très souvent, seulement « une fois de temps en temps »…

Mais comme il est difficile de déterminer quand a été la dernière « une fois de temps en temps », une veille de Jour de l’An de mon ancienne vie, alors que j’étais à mon P’tit camp de filles dans le fin fond des bois, je décidai de m' "envoler" vers le village le plus proche afin d’en déguster une avant l’arrivée des résolutions. Car cette année-là, je devais décréter que dorénavant je ne m’empiffrerais de ce mets qu’une seule fois par année, et que ce serait les 31 décembre!...

Je sais : je suis bizarre comme ça moi!...

Ça a marché deux ans. Le troisième « 31 décembre », j’étais au travail… et dorénavant seule… J’avais alors reporté l’échéancier de cette activité à plus tard…

Intéressant alors de savoir, que la dernière poutine avalée, l’avait été le 9 janvier 2009…

Me voyez-vous venir?

Eh oui! C’est ce 22 janvier, qui m’a vu savourer ce mets relevé de morceaux de poulet et de petits pois... Parce que je me suis payée la « galvaude »! (Délicieuse par ailleurs!)

Mais qu’est-ce qui ne le serait pas, à une fois par année?

… Ben oui, même ça… c’est certain!...

jeudi 21 janvier 2010

On dirait...


… qu’il vente de la fatigue sur mon esprit… Je devrais entrer la tête dans ma coquille pour me protéger pour ne pas perdre ma « tuque »…

Le voyage peut-être, l’éloignement sûrement…

Alors ce soir, je me respecte et je vous respecte par le fait même… Je n’écrirai pas que pour écrire, je n’en ai pas le cœur… Comme lorsque l’on n’a pas le cœur à la fête…

C’est difficile c’est tout… Pas grave, juste difficile…

Alors je vous laisse avec cette vue imprenable d’Aupaluk le jour de l’anniversaire de ma Filleule…

Et c’est à elle que je l’offre avant tout…

Je t’aime gros comme d’ici à Vassan, ma Léonie!

xoxoxo

mercredi 20 janvier 2010

"Ma maison est en carton...


pirouette, cacahouète… ma maison est en carton, mes escaliers sont en papier, mes escaliers sont en papier… »

… c’est ce que je fredonnais les mille et une fois où j’ai ouvert les yeux dans la nuit de lundi à mardi… Disons que la température dans ma chambre devait avoisiner les 15 degrés (oui, je sais mon Grand, dans ma chambre, il fut un temps où le thermostat était à cela, mais j’avais les couvertures en conséquence…); là-bas, j’avais des draps de coton, une mince couverture et un tout aussi mince édredon…

Misère!

Je me suis même levée en pleine nuit pour enrouler mon foulard autour du cou tellement je sentais l’air frais…

(J’arrête de geindre sur ce, parce que je pense à ceux qui sont à Port-au-Prince…)

… mais vous trouverez ci-joint, photo de l’hôtel où j’ai gîté deux nuitées (la fenêtre près de la tache rouge, c’était celle de ma chambre!)… Oui, je sais! Je suis dans le Nord ici, et c’est la réalité du Nord, ça…

J’accepte…

Mais SVP, faites circuler à ceux qui croient que je me la coule douce ici OK?...

... et ce n’est pas parce que nous avons manqué d’eau hier soir, sur l’heure du souper, et que nous étions quatre clients dans cet hôtel de quatre chambres, que je vais me plaindre… J’avais quand même un toit sur la tête, ce qui était plutôt confortable considérant les presque -50 degrés avec facteur vent, qui régnaient à l’extérieur…

La nuit passée, je n’ai pas pris de chance : je me suis glissai dans mes « combines » avant d’enfiler mon pyjama, une paire de bas de laine, et surtout après avoir « décollé » le lit du mur extérieur et l’avoir traîné en plein milieu de la chambre…

Qui a gagné à ce petit jeu? Moi, bien entendu… et j’ai passé une très bonne nuit!

Je n’oserais jamais vous dire que le prix de la chambre était de $165.00 la nuit (avant taxe!).

De toute façon, vous ne me croiriez pas…

lundi 18 janvier 2010

Aupaluk

Lundi matin, 7:19

... si ça continue, je débuterai cette semaine comme la tortue!

Curieux non, qu'il soit si tôt dans ce nouveau jour (qui n'est même pas encore levé ici), et que je sois déjà en retard...

Je suis allée voir la température sur MSN, comme je le fais à tous les matins. Il fait présentement -31... -42 ressenti, avec un vent de 13 km (ce qui est peu en soi....). Devinez ce que je porterai pour aller travailler?

Loin de moi, l'époque où je portais mes collants et mes jupes urbaines!

Je m'envole vers Aupaluk à la fin de la journée. J'y serai jusqu'à mercredi (si la température le permet...). C'est pendant ces jours que se tramera l'issu d'un éventuel déménagement. Le où et le quand...

Conclusion: possible que je ne sois pas au rendez-vous demain... Jusqu'à présent, tous les voyages effectués avec un portable sont demeurés stériles d'utilisation... Je verrai pour cette fois-ci...

... et par le fait même, vous constaterez vous aussi... ;-)

dimanche 17 janvier 2010

L'écrivaine.

Le 9 décembre dernier, à la toute fin de mon billet, je vous mentionnais avoir rencontré sur le vol Kuujjuaq-Purvinituq, une écrivaine. Nous avions jasé un peu... Mon regard avait été attiré à quelques reprises vers son griffonnage sur simple papier ligné… Nous avions échangé nos cartes respectives à notre arrivée dans l’aérogare…

Et nos chemins s'étaient séparés...

Pendant les Fêtes, j’arrivai un bon matin dans la salle à café et aperçus sur la table trois feuilles. L’une d’elles attira particulièrement mon attention : « Christmas in Nunavik ». Je la soulevai et me mis à la lire… Je savais déjà que l’auteure en était la dame rencontrée sur l’avion…

Dès les premiers paragraphes, je me mis à sourire. Elle y parlait de diabète… J’en ai déduit que notre jase l’avait inspiré…

Ne me souvenant plus où j’avais rangé sa carte, les jours passèrent. Puis un bon matin, mon Bonhomme Sourire me rendit, insouciant le fruit de ma quête.

Ce n’est qu’hier que je me décidai enfin à écrire à Mrs Polak pour lui signifier que j’avais lu sa nouvelle nordique. Mais aussi pour la féliciter, car à la toute fin du récit, on y mentionnait qu’elle avait gagné le « 2009 Quebec Writers’Federation Prize for Children’s and Young Adult Literature ».

Mrs Polak m’a répondu aujourd’hui. Elle s’est aventurée sur mon blog. Quel honneur! J’ai aussi découvert qu’elle avait un site web et… un blog!

Quel curieux hasard! Moi qui ai passé toute la semaine dernière à parler de « ma » librairie… Aujourd’hui, l’un de mes amis qui m’envoie, sans que je ne lui aie demandé, une photo de l’établissement faisant l’objet de mes rêves…

« Rien n’arrive pour rien »…

" …Peut-être que lorsque j’ouvrirai la « fameuse » boîte de livres, il y aura non seulement le dernier né de ma Bonne Fée mais également « The Middle of Everywhere » (Orca Book Publishers) de Monique Polak, dont l’histoire se déroule au Nunavik…"

De quoi mettre du vent dans mes ailes!

samedi 16 janvier 2010

Poudre du Père Limpinpin

En prenant ma marche cet après-midi, avec un fort vent de dos venu du chemin du Lac Stewart, je fus subitement et violemment projetée par terre par deux énormes chiens.

L’un aussi gros et noir que l’autre était petit et blanc!

Je perdis le souffle une fraction de seconde… Je me relevai un peu sonnée, rageant contre les bêtes et leur course insouciante.

Que pouvais-je faire de plus?

Nous rebroussâmes chemin, ma compagne et moi, mon pas soudain devenu incertain et craignant une nouvelle attaque surprise de ces jeunes écervelés. Le froid était cinglant et nous couvrait les cils, comme un lourd mascara blanc. Mes doigts commençaient à refroidir à l’intérieur de mes fausses mitaines chaudes…

Décidément, je suis lente à adopter les rudiments de base de l’habillement nordique!

Après une heure de marche, consciente et satisfaite d’avoir profité un tant soit peu du soleil et de l’air pur, je réintégrai mes quartiers, frigorifiée.

Je m’installai à la table afin de terminer la lettre à mon Jeune Notaire Retraité quand tout à coup…

… la douleur se mit à sourdre, insidieuse, dans le bas de mon dos…

Ouch!

Spasmodique et agaçante, lancinante, s’irradiant sur le devant de ma cuisse droite…

Après quelques heures, je me suis dit qu’il était temps que j’appelle le Père Limpinpin pour quelque remède magique afin que ne s’envole subito-presto ce mal…

J’ai cherché dans les «P », puis dans les « L »… je n’ai rien trouvé…

Pouvez-vous me dire comment on l’écrit en Inuktitut?...

vendredi 15 janvier 2010

Drôle de semaine

Différent de se laisser prendre au jeu d’un rêve… Celui que je vous ai offert, j’en avais tiré les grandes lignes dans le cadre d’un exercice proposé par Julia Cameron et son « Libérez votre créativité »… en 2007!

Si un jour je vous sers le « magasin de meubles », vous saurez d’où ça vient!

Je devais m’inventer cinq vies imaginaires, libraire était l’une d’elle… Propriétaire d’un magasin de meubles, en est une autre…

Trouvez l’erreur!...

Bon je me suis amusée mais je ne vous ai pas donné de nouvelles de moi… Je me reprends.

Ce fut une semaine où je fus confrontée à la réalité du travail qui m’attend ici. Beaucoup de bureaucratie... Et j’ai toujours beaucoup de difficultés avec mon anglais (la langue, pas l’homme!). J’ai passé la semaine avec le dictionnaire Oxford sur les genoux…

De mes quatre prochains voyages, trois sont entièrement préparés, incluant les billets d’avion et les réservations pour les chambres d’hôtel. La semaine prochaine, je me dirigerai vers Aupaluk jusqu'à mercredi. J’aurai deux jours de bureau, un jour de congé et je repartirai pour une semaine vers Hopedale, Labrador.

Côté activités sociales, j’ai fait un petit tour de « ville » en véhicule, je suis allée au cinéma voir
« Law abiding citizen », qui en passant est très bon, et ce soir, après une petite Alexander’s Keith au Kuujjuaq inn, je suis allée manger de la pizza (ma première en sol « Kuujjuaquien ») chez un collègue avec des amies.

Ainsi c’est déroulé ma neuvième semaine d’exil en sol nordique.

J’ai sorti mon manteau de rat musqué et l’ai porté quelques matins frisquets (il faisait -42 avec le facteur vent mardi matin!). J’ai eu plusieurs commentaires du genre : « Tu ne le porteras pas dans les villages hein? Parce que tu vas te faire tirer… »

Leur ai promis…

Je ne devrais pas faire de longs vols en fin de semaine. La fatigue me mine.
Le repos sera bienvenu…

jeudi 14 janvier 2010

"Je vais chercher...

… un couteau pour percer le ruban plastique retenant fermement les côtés de la boîte. Je retire un à un les volumes, délicatement, pour ne pas les abîmer. Le petit dernier de Francine Ruel, celui de Louis-François Marcotte « Sexy. Cuisiner pour deux. »…

Hum! Un autre de mes rêves!

… Marc Levy, Diana Gabaldon, Nora Roberts, Mary Higgins Clark… Ce que je vais me régaler, mentalement à tout le moins! En attendant, ils doivent prendre sagement leur place auprès de leurs confrères. Prendre le rang…. Et peut-être me quitteront-ils avant même que je n’aie pu goûter à leurs mots… Ils s'envoleront comme de petits pains chauds...

La boutique sent le cuir et le neuf. Des odeurs d’encre flottent ici et là. Je prends un livre et en fait danser les pages rapidement. Le déplacement d’air me ramène un souvenir de jeunesse : les premiers jours de classe en septembre, quand on recevait nos manuels. Je devenais fébrile juste à les manipuler…

Comme j’aime cette vie, cet endroit. J’habite le logement situé au-dessus de la boutique et le matin souvent je m’accapare des premières lueurs touchant la ville en prenant une longue marche. Je termine toujours par l’ascension de la côte menant à la Cathédrale.

Muette prière…

Le jour parfois je m’évade et monte m’installer confortablement sur la méridienne, le visage au soleil, pour y lire un brin ou espionner la vie qui se déroule plus bas!

Je n’en finis jamais d’échafauder des plans. Prenez par exemple : cet été j’irai en Alaska. J’ai réservé un chalet isolé en montagne. Je m’y rendrai en avion et louerai un véhicule sur place. J’ai même prévu partir en croisière sur le Pacifique pour quelques jours… C’est comme « L’histoire sans fin…»

Comment oserais-je rêver de plus? Pardon? Être propriétaire de ce magasin de meubles à la sortie de la ville?

Qui pourrait croire?...

mercredi 13 janvier 2010

"Je suis...

la petite libraire de la Première Avenue. De « ma » Première Avenue!

Joseph, itinérant de métier, s’arrête pour me saluer.
« Bon matin Joseph! »
Je lui offre le café, qu’il accepte après un semblant d’hésitation.
« Pas de sucre, un lait! »…

Bien sûr!

« J’aurai des commissions à faire un peu plus tard. »
Joseph les fera contre rémunération. J’ai l’impression que ça le motive à survivre. Comme si ça lui insufflait le courage d’entrevoir autre chose que son errance…

Je vends du rêve, de l’espoir, de la joie. Je donne de l’attention à ceux qui n’en ont plus…

Je replace une mèche de cheveux rebelle qui me tombe sur les yeux. Déjà! La journée débute à peine! Ciel qu’ils me font damner ces cheveux! Indomptables et revêches, seule ma capillicultrice arrive à les mater! Quoique portés relevés, j’arrive à les coiffer.

Temps de répit…

La journée s’annonce froide. Les feuilles commencent leur jaunisse annuelle. C’est ce qui m’a décidé à revêtir ce pantalon en velours et la veste kaki par-dessus mon cardigan. À ce temps-ci de l’année, j’aime bien les gros chandails, les foulards qu’on ne finit plus d’enrouler autour du cou, les bottillons. Je dois avouer que j’ai un faible pour les beaux vêtements.

À chacun son dada!

« Tiens, mon amie Isabelle qui prend sa marche avec Francine. Toujours au CLSC ces deux-là! »

Depuis mon départ, je les vois encore régulièrement pour partager un repas, en plus de nos grimaces de dix et quinze heures! Charmantes au cœur d’or…

Mais qu’est-ce que j’ai à rêvasser ainsi ce matin? Assez fainéanté! Comme s’il n’y avait que ça à faire! Comme si l’ouvrage devait s’enclencher seul, d’un coup de baguette magique... Les boîtes reçues hier en fin d’après-midi attendent toujours de délivrer leur contenu… »

mardi 12 janvier 2010

"Leurs couvertures colorées

serpentent au gré des auteurs rassemblés, créant ainsi un mouvant tableau de nature morte…

J’époussette du revers de la main, quelques corpuscules atterris aux pieds des lettres tracées à l’encre noire. Quelques bouquins trônent fièrement sur leur tablette de verre, trophées imaginaires. Ils sentent bons l’intrigue, la romance, l’aventure, les amours défendus…

Mais ça, nul ne le saura avant de s’être faufilé en eux…

Le soleil darde un lumineux regard par la vitrine. Sur la petite table ronde, près de l’entrée, je déposerai bientôt le quotidien pour Monsieur Denis qui viendra y siroter son café bien noir… Nous entamerons alors une discussion sur ce que sera la première page du Journal de Montréal…

Rassurante routine…

Le café est prêt. J’en verse dans cette tasse ramenée de Kuujjuaq, il y a déjà plusieurs années… J’y vois encore le profil de l’inukshuk, « juqué » sur son petit promontoire ayant préséance sur une magnifique aurore boréale de nuit sans lune.

Que de beaux souvenirs…

Je prépare la caisse. Le livreur de journaux se pointera bientôt le bout du nez. Oh! Et puis il y a Monsieur Tremblay, le représentant de revues qui doit passer aujourd’hui. Je l’avais oublié celui-là! Je jette un œil dans mon agenda Zen :
« Arrêtez le mal avant qu’il n’existe, calmez le désordre avant qu’il n’éclate ».
Songé ce Lao-Tseu!

D’ici quelques minutes les gens vont entrer pour ramasser leur bonjour, acheter leur petit bonheur. On prendra le temps qu’il faut ou celui qu’on aura, pour faire un brin de jasette. Écouter les histoires de Pierre, Jean ou Jacques… Celle des petits enfants de Mme Couture ou du petit dernier de l’avocat d’à côté, toujours à l’université…

"Tiens, vl’à justement le notaire d’en face! Il va sûrement me raconter son camp situé près de Languedoc..."

lundi 11 janvier 2010

Rêverie...

… en fait, je passe ma vie à rêver… Rêves de toutes les couleurs, toutes les odeurs, toutes les saveurs… Des rêves vrais, des rêves frais; des rêves fous, des rêves doux… Des rêves…

« … je trifouille dans mon fourre-tout pour y trouver ma clé. Ah! Là voilà! Je me promets de faire une fois pour toutes, le tri de ce sac qui contient j’en suis certaine, tout le nécessaire pour effectuer une escapade de vingt-quatre heures sans risque d’oubli majeur…

Minimum vingt-quatre heures!

Je glisse la clé dans la serrure et tire vers moi, la lourde porte vitrée. Je secoue la neige qui a pris le temps de se déposer sur mon manteau. Blanc sur blanc…

J’essuie mes bottes sur le paillasson et je parcours rapidement les quelques mètres me séparant du tableau où clignote un petit voyant rouge. Je désamorce le plus calmement possible le système d’alarme. Je ne peux expliquer pourquoi, mais je ressens toujours une pointe d’anxiété lorsque j’arrive à cette étape. Peut-être la peur que mes doigts gourds et perclus d’arthrite, ne me fassent faux bond pendant la manœuvre, déclenchant du coup, le hurlement de la sirène.

Le voilà devenu inutile pour les prochaines heures. Je prends la relève. Il est huit heures.

J’allume les fluorescents. Rituel de début de journée. Je me dirige vers l’arrière et retire mon manteau où s’accrochent encore quelques valeureux flocons.

La cafetière semble n’attendre que moi. J’y verse les grains de café frais moulus, et la remplit d’un pichet d’eau. Quelques minutes à peine s’écoulent avant que ne s’envole dans l’air, les effluves odoriférants.

Lorsque je me retourne, j’aperçois les rayons chargés de livres, ployant sous le poids des histoires qui attendent de se dévoiler… »

dimanche 10 janvier 2010

Ma muse

Certains d’entre vous croiront à une erreur de frappe…

D’autres se questionneront sur un éventuel jeu de mots que je m’apprêterais à faire…

Ce ne sera ni l’un ni l’autre, car je veux vraiment aborder l’importance que représente une muse, cette inspiratrice dans la vie de ceux qui aiment jouer avec les mots, qu’ils soient poètes ou écrivains…

Malgré que j’en connaisse sommairement la signification, ma première démarche fut bien entendu de jeter un œil sur ce qu’en avait à dire, mon érudit Petit Robert…

« Il » me chuchota à l’oreille, qu’il y eut en fait « neuf déesses dans la mythologie antique, qui présidaient aux arts libéraux …»

C’est ainsi que je fis la rencontre d’Érato, présidant l’art de l’élégie* dont j’étais ignare (!) jusqu’à ce soir…

Si je jette un regard par-dessus l’épaule du temps passé, je réalise que j’ai ressassé à maintes reprises mes douleurs de l’âme, comme une élégie…

Est-ce à dire alors que je pourrais invoquer, dorénavant, cette Érato avant de laisser s’échapper de mon cerveau, ce flot de mots parfois difficile à endiguer?

Qu’à cela ne tienne : ainsi sera…

Et je vous présente de ce coup d’aile, celle de qui je ferai ma muse…


* élégie : poème lyrique exprimant une plainte douloureuse, des sentiments mélancoliques; œuvre poétique dont le thème est la plainte...

samedi 9 janvier 2010

Froid de canard...

… pour une précieuse* capricieuse!

Beau soleil, mais un tantinet frisquet… Qu’à cela ne tienne, j’ai enfilé pantalon et molleton, et j’ai descendu sur les fesses le sentier offrant un raccourci vers le Nord… du village!

(… au fait, pourquoi j’ai pris le raccourci puisque j’allais justement marcher pour faire de l’exercice???... Insondable moi!)

J’ai été accompagnée au début par Kuujju, qui semblait n’attendre qu’une occasion pour prendre la poudre d’escampette. Puis lui succéda un énorme chien blanc « cassé », né probablement, de père et de mère inconnus mais tout de même d’agréable compagnie…

Chemin du retour : petite halte à l’épicerie et voilà que j’aperçois la Kuujju, sagement assise au pied de la porte du 290… J’ouvre, elle se faufile…

Je la laissai roupiller dans le corridor, les quatre fers en l’air, jusqu’à son réveil, où elle entra inopinément dans mon appartement, pensant ainsi prendre possession des lieux!

C’est là que je décidai de l’éconduire gentiment jusqu’au dehors…

Quand même!

J’ai pris quelques photos que je partagerai dorénavant sur Facebook, simplement question de me faciliter la vie… et de vous faire profiter un peu plus qu’au compte-goutte, des impressionnantes vues d’ici…

Et je vous laisse sur cette très belle pensée de Doris Hedges, dégotée dans le livre « Bouillon de poulet pour l’âme Canadienne »…

« La vie est un voyage solitaire si nous n’amenons que notre corps sur la route et laissons notre cœur derrière…»

* femmes qui adoptèrent une attitude nouvelle et raffinée envers les sentiments et un langage recherché (« Les précieuses ridicules »de Molières)

vendredi 8 janvier 2010

Sortie du vendredi

La première semaine post-temps-des-Fêtes vient de se terminer. J’ai triché et fait un détour par la poste… juste pour voir…

Une revue et… mon livre trimestriel de Québec Loisirs! J’avais passé ma commande en donnant ma nouvelle adresse. Curieux de poursuivre cette tradition si loin. Je suis membre depuis 1983… ça en fait des livres feuilletés, des pages tournées…

J’ai dit à mon Maître Postier qu’il ne me restait plus qu’à trouver du temps pour lire. Il m’a rétorqué avec un sourire que "c’était la fin de semaine, donc bon temps pour ça"!

Perspicace!...

Arrivée à l’appartement, j’ai pu constater que la fameuse lumière « rouge » extérieure était enfin éteinte… Je vous ai fait grâce du suivi de cette péripétie de début de semaine, qui n’a eu de dénouement que cet après-midi… Mais enfin, tout est rentré dans l’ordre (pour faire une histoire courte, après deux jours d’appels infructueux pour faire vidanger le réservoir des eaux usés, j’ai fini par apprendre hier soir que « ça quéque chose» était brisé et empêchait la vidange… aussitôt su, aussitôt fait un « work request » afin d’espérer réparation avant le week-end… ce qui fut fait… Réglé, au suivant!)…

Après avoir ingurgité un léger repas, je pris la direction du Kuujjuaq Inn avec ma Nouvelle Voisine. Nous y avons retrouvé des Collègues et siroter une bière avant de nous rendre au cinéma, situé dans l’Hôtel de ville.

Sur le chemin du retour, le froid n’ayant pas eu raison de nous, nous avons pris quelques minutes pour jeter un œil à la voie lactée qui se déployait au-dessus de nos têtes… J’ai pu ainsi faire connaissance avec Orion, que je ne connaissais point…

Comme le ciel étoilé est beau ici… Je me demande s’il existe une étoile représentant un ange

Ce serait bien, non ?

jeudi 7 janvier 2010

Surprise!

Jeudi : jour de visite à la poste! Le vent, ce cher ami, me « poussa » à m’y rendre.

Je sortis la clé de la poche de mon anorak et la fit glisser dans la serrure du 1186. Deux enveloppes et la carte d’un colis m’attendaient.

Ma première réaction fut de penser que j’étais très choyée, et j’ai remercié, avant même de savoir qui ou quoi… Il y avait eu, une fois de plus, quelqu’un, quelque part, qui s’était donné la peine de prendre de son temps, pour trouver ce « quelque chose », écrire un mot, emballer, porter à la poste et… payer les frais( d’une fois à l’autre, je n’en reviens pas!), de ce qui allait, plusieurs jours plus tard, devenir le P’tit Bonheur quotidien d’un Ange-aérien!

Noël n’était donc pas terminé pour moi! L’art de faire durer le plaisir, c’est de vivre à Kuujjuaq!

… Je me demandais bien de qui ça venait. J’ai lancé un sourire circonspect au Maître Postier en glissant le carton sur le comptoir. Ce n’était pas celui qui m’appelle par mon prénom, c’était l’autre… ( au fait, je ne peux pas dire qui est véritablement le Maître entre les deux… Oups!).

Et j’ai baissé les yeux, pour ajouter une note de retenue…

Il est passé dans l’arrière boutique et est revenu avec une boîte d’environ 15X30cm de surface et une dizaine de centimètres d’épaisseur… J’allais la ramasser d’une main : trop lourde! Et encore une fois, mon sac à dos rempli de victuailles… Je la pris sous mon bras, et retournai chez-moi.

Je l’ai déshabillé lentement : son papier brun, puis le bleu étoilé, surmonté de sa décoration imitant les boules miroirs des discothèques des années ’70… Surprise : la boîte contenait une magnifique lampe à cristal de sel!

Mille merci pour cette inattendue gâterie, ma Généreuse Amie G.L. Je reconnais là ton cœur d’or… et savais-tu, que l’ange argenté que tu m’as donné l’hiver dernier, tinte à tous les matins, lorsque je prépare mon café?

Il n’y a pas à dire, il y a bel et bien un petit peu de toi, ici avec moi…xoxo







mercredi 6 janvier 2010

Kidnapping...

La noirceur changeait toute perspective, camouflait le réel. Espèce de ouate opaque…

… Et il était là, à m’attendre…

Il m’a appréhendé dès ma sortie du bureau. Il s’est voulu incognito et furtif… ça n’a pas marché… Je l’ai senti, ostensiblement, dans mon dos…

… J’ai avancé, bravade, sans me retourner… Je savais qu’il me suivrait, harcelant…

J’ai feint l’ignorance, j’ai augmenté la cadence… forcé l’allure. Il m’a provoqué, j’ai chancelé, déséquilibré… J’ai failli trébucher…

… Il m’a poussé à l’extrême, risquant de m’emporter avec lui… La peur tenaillait mes entrailles…

J’ai échafaudé le pire scénario… et avec l’imagination débridée dont je dispose…

… Facile!

Comme dans un rêve, je me souviens avoir aperçu l’avion et m’être dit que ce n’était vraiment pas un temps pour voler

… puis j’ai lutté, autant que j’ai pu, contre lui…

J’ai réussi à l’esquiver… Je me suis engouffrée à toute vitesse dans le portique du « 290 »…

En espérant que demain il serait moins violent...

Après tout, j’ai beau avoir repris du poids, n’en reste pas moins qu’à 28 km/heure, nord-nord-est, ça vous déplace une bonne femme pis pas à peu près!

mardi 5 janvier 2010

"Ciel d'Afrique et pattes de gazelle..."


Non mais, je n’y arriverai jamais!…

… J’ai voulu ouvrir mes courriels (et y répondre), écrire mon billet, clavarder avec ma Jeune Sœur Chérie et Tendre So, régler un problème de courrier…

… En plus, j’aurais aimé vous parler du Gentil Maître de Poste qui m’accueille maintenant par mon prénom; de la Sympathique Jeune Dame qui travaille au Newviq’vi et qui s’évertue à maintenir le moral des troupes à flots; de ma Nouvelle Voisine arrivée hier; du réservoir de boues usées qui est plein et de l’impossibilité de rejoindre qui que ce soit pour le faire vidanger; du Old Chimo Café qui a distribué sa publicité…

(Imaginez : je peux, si je le souhaite, me faire livrer une pizza « small » végé pour… Je ne vous le dis pas! Ça me fera quelque chose à raconter quand on se verra!...)

… Je voulais vous parler de la marche prise après souper jusqu’au gym; du bain que j’ai dû faire couler avant que l’eau ne soit coupée (si le réservoir de boues usées est plein, la distribution de l’eau est automatiquement interrompue); des dates que je n’ai pas encore fini de transférer à mon agenda; des lettres que je voulais écrire à un Jeune Notaire Retraité et à une Jeune Infirmière du CLSC; du conte publié par l’écrivaine croisée sur le vol vers Puvirnituq en décembre dernier…

Avec tous les entre-deux… il est très tard…

Comme d’habitude, le temps m’a filé entre les doigts… tels une plume glissant d’une aile

lundi 4 janvier 2010

Altruisme...

« Disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui… ( aussi allocentrisme, philanthropie); doctrine considérant le dévouement à autrui comme la règle idéale de la moralité… »

Drôle de début! J’ai bien hâte de voir où tout ça va me mener…

Je conversais un peu plus tôt avec un ami… Je me disais un peu mollo, un peu maussade, un peu déprimée…

Un peu, j’ai dit…

Ensemble, on essayait de mettre le doigt sur la cause (ou dans ce cas-ci, j’aurais tendance à dire « les causes »…). J’avais soulevé un coin de mon désarroi dans mon billet d’hier et en avais identifié quelques unes…

Mais voilà que ce matin, en enfilant mon pantalon doublé pour me rendre au travail, je le trouvai tout à coup, un peu trop ajusté…

Un peu, j’ai dit…

Par expérience, lorsque nos vêtements commencent à se faire gentiment trop moulants, c’est généralement un discret rappel à l’ordre… Alors avant que le pèse-personne ne s’en mêle et que ça ne devienne une réelle autre cause…

J’ai décidé d’augmenter ma dépense énergétique pour balancer mes « entrées » alimentaires! En même temps je vais modérer dans le superflu…Bien dit n’est-ce pas? Combien de temps ça va durer? Aucune idée… Aujourd’hui, assurément… demain sera un autre jour!

… Et l’altruisme dans tout ça? Simplement une précision pour me décrire, sans prétention…

Mais je n’étais pas certaine de ma définition… Finalement, j’avais raison!

Comment peut-on douter de la parole d’un ange?...

dimanche 3 janvier 2010

"À quoi tu penses, Méo?..."


J’ai reçu cette photo des Précieux Parents de ma Précieuse Bru, qui se sont improvisés parents adoptifs à temps partiel de mon bon vieux Méo… Sur le message, je pouvais lire quelque chose qui ressemblait à:
« Et Méo qui pense peut-être à ses résolutions du Nouvel An… »

… Pauvre Méo! Je n’ai aucune façon de lui communiquer que cette année, nous ne sommes pas obligés d’en prendre, vu que l’on n’est pas au camp…

Qu’est-ce qui peut bien se passer dans ce coco canin? Se demande-t-il où est allé son premier Grand Ami? Ou encore, espère-t-il chaque soir le retour de sa Maîtresse? L’attend-t-il encore sagement devant la porte, en bon gardien, espérant son alléchant salaire?...

Suis-je encore dans sa mémoire, ne serait-ce qu’une odeur de pas, un bruit de senteur d’été, une image floue de couleurs se déplaçant au pas de course vers un quai qui n’existe même plus?... Flotte-t-il quelque part dans son cerveau, la douceur de ma voix ou mon sifflement strident? Cherche-t-il encore ma main perdue dans son pelage?

À quoi tu penses, Méo?...

Moi je sais que nous vieillirons chacun de notre côté… Nous nous aurons encore et pour toujours dans la « peau », c’est certain… Serons-nous à nous chercher sans cesse, à nous espérer sans fin…

À quoi tu penses, mon Méo?

Dans ta caboche de chien, y a-t-il des regrets, de la tristesse, des espérances?...

et pour la première fois depuis que je suis à Kuujjuaq, je pleure sans fin… pour un chien… pour mon chien

Quel ange bizarre je fais… ce doit être la fatigue d’après-ski... le après-Fêtes…la panne d’électricité…l’inespéré message de mon Énigmatique Frérot… le « tout ça mis ensemble »…

Et puis quoi...

« … penses-tu encore au moins un peu à moi…? »

SVP rassurez Méo: dites-lui que je vais bien et que je pense beaucoup à lui… et que maintenant, pour nous deux, on peut voir des lumières de villes briller au loin…
... et merci un million de fois pour la photo…
xoxo

samedi 2 janvier 2010

L'Inukshuk


« Être soi-même, au naturel, sans chercher à imiter un autre, ni « être »quelqu’un d’autre, c’est encore le plus sûr moyen d’atteindre la vérité. » Hervé Desbois

Bizarre de journée! Je n’ai pas mis le nez dehors malgré le doux temps (constaté en fouinant sur MSN…). Il y eut pourtant un va-et-vient incessant en face de chez-moi, de motoneiges, véhicules tout terrain (et véhicules tout court), qui aurait dû m’inciter à le faire…

Le « dépanneur » a dû faire de bonnes affaires…

… J’aurais pu sortir et aller explorer le nord du village, escalader la montagne vers la droite afin de découvrir un autre visage de la rivière Koksoak; j’aurais dû…

… J’aurais pu chausser mes skis et aller patiner dans la neige fraîchement descendue du ciel; j’aurais dû…

… J’aurais même pu en fin d’après-midi, malgré la noirceur, revêtir des vêtements chauds et aller marcher; j’aurais dû…

À la place, j’ai fait la lessive, changer les draps, épousseter, passer un coup de balai, retirer et ranger les décorations de Noël et récupérer quelques cartes pour les transformer en cadres charmants…

En rangeant ma collection de souliers « chics » (qui ne serviront probablement jamais ici!), j’ai mis la main sur un sac contenant des pièces de bois… Je l’avais oublié celui-là! C’était le temps ou jamais d’y voir... J’ai sorti les pièces une à une. Je les ai emboîtées, suivant le plan laissé par ma Collègue M… C’est elle et son conjoint qui se sont donnés la peine de résumer ainsi mon cheminement professionnel… Drôle de route que la mienne, n’est-ce pas?

… Avec tout ça, Samedi est déjà terminé. Sur la table de la cuisine, le calendrier 2009 attend de passer le flambeau à mon agenda 2010. Il se libèrera bientôt de toutes ces dates « importantes » qui sautent d’une année à l’autre, de l’un à l’autre…

Cela fait, je serai fin prête pour voler au devant de la nouvelle année qui n’aura qu’à bien se tenir!

Parole d’Ange-Aérien!

vendredi 1 janvier 2010

Résolution...

Cette année, je prends la résolution de ne prendre aucune résolution! Méchant changement dans mes habitudes, n’est-ce pas?

En fait plusieurs raisons m’ont mené à cette décision. La première c’est que j’ai dû rompre avec mon rituel d’isolement boréal de début d’année. Celui où je me retrouvais, seule à mon P’tit camp de filles, avec Méo et P’tit Bonheur, pour « brûler » l’année et passer à l’autre en pensées…

La deuxième, c’est que finalement, plusieurs de ces sages résolutions terminaient dans l’oubli le plus complet… Comme ce fut le cas cette année, pour celle concernant l’achat de livres neufs… Les quatre livres de Québec Loisirs… mon œil!!!... Il y a belle lurette que j’ai passé outre à cela!

Donc cette année sera dédiée à mon travail. Je le ferai au meilleur de mes connaissances, et j’y consacrerai le tiers de ma vie…

Je m’alimenterai comme mon Amie Les Deux LL souhaiterait que je le fasse, en mangeant mes cinq portions de fruits et légumes par jour, comme il se doit… Je cuisinerai mes pizzas sur des tortillas pour couper le gras… Je cuirai les haricots rouges, peut-être les noirs, les pois chiches assurément… J’infuserai mon thé vert suffisamment longtemps pour en retirer tous les bienfaits… Et j’ajouterai du riz basmati à mes repas de saumon à la moutarde…

Juste parce que c’est plus savoureux…

Je bougerai mes ailes, 30 parfois 40 et peut-être 50 minutes par jour d’activité physique… J’écrirai, je lirai… peut-être pas tous les jours, mais je le ferai… Je vivrai mon Kuujjuaq au rythme de ses habitants, de ses saisons…

Je voyagerai ce qu’il faut; je reverrai St-Aubert de l’Islet et son lac Trois Saumons, retrouverai les enfants du Camp pour Enfants Diabétiques de l’Est du Québec…

Je me marierai (peut-être!), je visiterai mon Grand et ma Précieuse Bru, ma Douceur ma Belle et mon Sympathique Gendre, mon Méo et mon P’tit Bonheur… mais jamais, au grand jamais, je ne prendrai de résolution!!!

Oh que non!!!...

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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