jeudi 31 décembre 2009

Pour une dernière fois...

... avant qu’elle ne s’en aille... avant qu’elle ne soit engloutie, totalement submergée par la Nouvelle...

Juste une dernière... à partager avec vous ces précieuses minutes, extatiques rendez-vous galants renforçant mes ailes...

Encore une « short and sweet one »... où je tenterai pour une fois d’être brève, concise et surtout cohérente...

Une seule et unique, le genre qui ne s’efface jamais, tellement elle est remplie de chaleur humaine, de tendresse, d’amours voilés, de lettres tremblantes...

Muettes rencontres, secrets rancards, inespérées présences...

Je m'abandonne sans résistance, avec insouciance...

Ce soir, sept flammes m’accompagnent...

Pourrais-je en faire sept voeux, ouvrir le champagne?...

J’aimerais vous souhaiter « assez » comme j’en ai reçu ces derniers jours...

J’oserai plus tôt espérer pour vous, pour toujours...

Que...

p.s. à LouF, Karo et CharD, vos voeux m'attendaient cet après-midi au bureau de poste... recevez mes plus chaleureuses salutations... et merci d'être là... tout simplement... xoxo
Et à toi, Tante A., qui je sais me suis fidèlement, je te souhaite plein de bonheurs pour 2010... xoxo

mercredi 30 décembre 2009

Et l'autre...


Lors de mon départ, en novembre dernier, je vous avais raconté la soirée que m’avait réservé ma gang du CLSC... Toutes mes amies (s)... (désolé les gars mais vous étiez moins nombreux...) y étaient!

À cette occasion, j’ai reçu un ourson, portant un chaud foulard de laine sur lequel est brodé « Wilson »...

Comme dans le film « Seul au monde »... le ballon...

J’ai adopté Wilson. Il s’endort sur moi chaque soir. Il est responsable de maintenir en vol, mon humeur et ma motivation. C’est à lui que je m’adresse le matin quand je me réveille...

N’ayez crainte! Je ne suis pas en train de développer quelque schizoïdie*. L’ourson est pour moi, ce que le ballon était à Chuck (!)...

... Simplement!

C’est ce soir que je choisis de vous le présenter, parce que l’une des expéditrices du deuxième cadeau, est la même qui a effectué la broderie... Coïncidence!

Comme vous le constaterez vous-mêmes, la boîte renfermait différents thés, des sablés à faire damner un saint (c’est qui le cuistot?) un ange, un CD ... (« Encore! Les violons du Roy »), un bas de Noël, que je partagerai avec Wilson...

Mais surtout, elle contenait, une superbe carte. Oeuvre d’art en soi, les lettres tracées à l’intérieur ont livré messages d’amitié... Merci à vous trois les filles! Quelle équipe! Ça me fait « chaud » au coeur... Les -35 n’ont qu’à aller se rhabiller!...

J’en profite pour vous souhaiter une merveilleuse année 2010 remplie de santé... au travail (!) mais aussi de tous ces petits bonheurs qui finissent par nous combler.

Finalement, c’est peut-être du côté de Ville-Marie que j’aurais dû tenter ma chance!!!

* constitution mentale prédisposant à la schizophrénie (repli sur soi, difficulté d’adaptation aux réalités ext.)

mardi 29 décembre 2009

Maître Poste...


« You’re S... »... « Yes, I am! »...

Et il sortit de derrière le comptoir, un colis dans une enveloppe blanche...

Elle était adressée à l’Ange Aérien... J’ai compris son besoin de clarifier qui j’étais...

Un colis de Tendre So et de ses Tourbillonnants Kids...

Tiens, tiens...

J’ai transporté mon précieux présent dans mon sac à dos... Je savais qu’il m’attendrait... Patiemment...

Je l’ai ouvert tout à l’heure... Pendant que le CD d’Isabelle Boulay, laissait s’égrener les notes de ses « chansons pour les mois d’hiver »... Cadeau reçu de ma Bonne Amie G...

"Croire en soi, c’est la clé du succès"

Et comment! J’ai reçu un porte-lumignon qui a englouti mon voeu afin que « mes rêves illuminent mon chemin »...

Vous vous rappelez le sentier... Le chemin sinueux... La marche, côte à côte avec un amoureux... La maison illuminée... Le feu qui brûle dans la cheminée... Le repas cuisiné côte à côte, dégusté avec un « Clocher St-Saturnin »... Les pas de danse esquissés sur les notes vite envolées sur l’air « The blower’s Daughter »...

Bon, j’avoue... J’en ai rajouté un peu... Je fabule...

Mais entre vous et moi, qui peut dire si ce lumignon n’aura pas finalement le dessus sur ma pierre à voeu...

Oh! Vous ai-je dit que l’enveloppe blanche ne s’est pas présentée seule mais qu’elle a voyagé de l’Abitibi au Nunavik avec un autre colis, tout enveloppé des couleurs de Noël?

Celui-là, c’est la surprise pour demain... Soyez patients...

lundi 28 décembre 2009

Hommage à un "ange"...

Le texte qui suit rend hommage à Tante R, qui a quitté pour un long vol le 13 décembre dernier... Composé par sa fille J., j’ai obtenu la permission de le publier... Ce sera ma façon, de lui faire un tendre clin d’oeil...

« En de pareils moments, on ne peut s’empêcher de penser, de réfléchir, et se souvenir de tous ces petits bouts de vie que nous avons passés avec maman.

Évidemment elle a été une bonne mère, une bonne épouse: elle était responsable et travaillante, personne ne peut dire le contraire. Jeune, elle était timide, secrète. Elle n’avait aucune malice, et elle détestait au plus haut point les chicanes. Elle préférait se taire que d’embarquer dans des discussions houleuses.

La vie de maman c’était, de bien s’occuper de son beau É., de ses enfants, de sa maison; la décoration de la maison toujours faite avec goût, les plates-bandes de fleurs qu’elle allait examiner le matin, en robe de chambre, avec son café à la main; toute la couture qu’elle a faite pour elle, pour moi et pour ma poupée. Les nombreuses années où elle a travaillé pour le magasin Périgny; je pense qu’elle a dû confectionner tous les rideaux à plis français de la ville. Et que dire de ces petits plats! Souvent elle faisait des miracles avec rien, d’autres fois elle nous faisait de ces gâteries dignes de mention, qui sont d’ailleurs restés des classiques.

Dans ses jeunes années, elle adorait aller au cinéma avec É, A et C. Les comédies musicales et les acteurs, elle les connaissait par coeur. Elle aimait beaucoup la musique et avait pris des cours de danse avec papa, ce qui était un pur plaisir pour elle.

Elle a eu des coups durs, qu’elle a traversés sans broncher, silencieuse, courageuse, même si elle était révoltée et qu’elle a eu beaucoup de mal à accepter ces revers de la vie.

Mais son amour pour la vie lui a permis de s’épanouir, de prendre de l’assurance, et de réaliser des rêves enfouis au fond de son coeur. Elle rêvait de voyages; elle s’est gâtée: Suisse, France, Italie, Autriche, Ouest Canadien, Floride, Californie, le Québec et les Maritimes. Nous l’avons emmenée quelques fois en voyage avec nous; tout était facile avec elle! Elle était toujours prête, contente de tout, et émerveillée comme une enfant.

C’est avec grand bonheur qu’elle s’est jointe à la chorale Ste-Thérèse pendant 25 ans, juste pour le plaisir du chant et de la musique. Elle allait faire du ski de fond avec tante A presque à tous les jours, et quand le printemps arrivait, c’était la préparation du chalet... son havre de paix. Il fallait que tout soit beau pour quand la visite viendrait. Elle a tenu ce rythme jusqu’à plus de 80 ans.

Elle avait toujours tellement hâte de voir arriver au chalet, ses enfants, ses petits-enfants, et elle aura pu y voir son arrière-petit fils J. Quelle joie d’y retrouver ses soeurs et frères, tous les neveux et nièces. C’était vraiment le paradis pour elle. Cueillir des bleuets, se baigner, travailler dehors, jouer aux cartes et au scrabble, veiller au feu, il n’y avait rien pour battre ça!

Depuis plusieurs années son compagnon L l’accompagnait dans ce petit paradis où ils vivaient de paisibles moments ensemble.

Ses pertes de mémoire et de capacités physiques la contrariaient beaucoup, et l’angoissaient. Elle n’acceptait pas cette situation... Quoi dire de plus? Elle voulait continuer sa petite routine, et ne comprenait pas pourquoi elle n’en n’était plus capable.

À l’hôpital et au centre d’hébergement où elle a passé sa dernière année, elle trouvait encore le moyen de chanter la pomme aux infirmiers. Tout le personnel l’aimait et me le disait. Elle était douce et délicate et voulait prendre soin de tout le monde. Elle aimait faire des blagues, mais son coeur était ailleurs. Elle avait l’impression de perdre son temps. Et c’est probablement pour ça que son infirmier m’a dit dimanche soir « elle est bien pressée de partir, elle doit avoir d’autres choses à faire ailleurs ».

Cette semaine elle doit se reposer un peu, et je suis certaine que la semaine prochaine elle aura déjà quelque planification de voyage à l’horizon, parce qu’il lui restait tant de choses à voir, à faire et à régler... Elle pourra partir sans vaccin, et sans Gps. Quelle merveille!
Bon voyage Maman!

R. Est décédée le 13 décembre 2009, à 22h10.
p.s. Maman adorait le cd Aeterna Romantica de Natalie Choquette; elle disait que c’était tellement beau , que c’était la musique du paradis et qu’elle pouvait mourir en écoutant ça.
Ce cd a joué tout au long de ses dernières heures et à la sortie de l’église c’était la pièce numéro 3 qui jouait: Sing with me.


... Bon voyage tante R...

dimanche 27 décembre 2009

Le monde vu d'en-haut...


Depuis hier, j’ai élargi mes horizons. J’explore ce qui m’entoure. Je déambule sur les chemins qui s’offrent à moi, sans me questionner, simplement j’avance. Mes pas sont assurés: je plante les talons pour éviter les vols planés...

Ces propos peuvent être interprétés au propre comme au figuré...

Mon premier Noël à Kuujjuaq est déjà chose du passé et il ira dans ma banque de bons souvenirs. Il fut souligné vendredi soir dernier, par quelques Consoeurs et Confrères de travail.

Autour d’un pantagruélique repas, j’eus droit à un joli bas de Noël rempli de gâteries, un cadeau de bienvenue ainsi qu’à un délicieux gâteau d’anniversaire au rhum...

« ... Si un jour vous lisez ces lignes, vous saurez que ces mots de gratitude vous sont personnellement adressés... Je vous assure de toute ma reconnaissance... Merci d‘être ce que vous êtes...»

Curieux n’est-ce pas comment, même déraciné, l’humain possède la faculté de s’adapter à tout nouvel environnement... Chanceuse que je suis d’appartenir à cette catégorie!

De plus, je me suis fait une nouvelle amie... Depuis deux jours, je marche avec une magnifique chienne husky qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un dénommé Sam, qui m’a accompagné pendant plus de 10 ans... Ce matin, elle m’a même attendu à la porte de l’église... Fidèle à sa façon! Ce qui est drôle, c’est que je m’abstiens de la caresser ou de lui donner quoi que ce soit... Sauf que je lui parle... Pour l’instant, ça semble lui suffire...

Aujourd’hui j’ai appris une nouvelle expression: « moucher la chandelle » qui signifie « en raccourcir la mèche ». Il semblerait qu’on peut aussi l’utiliser pour décrire l’action du repli des bords de cire chaude vers l’intérieur afin d’éviter les débordements...

Saviez-vous ça, vous???...

samedi 26 décembre 2009

The Candy Drop


Je voulais raconter en ce lendemain de Noël, une courte histoire sur l’activité à laquelle j’ai participé hier.

Mais là, j’erre depuis déjà plus de trente minutes, m’enfonçant dans les méandres de l’internet, afin de pouvoir identifier correctement l’acteur principal de ce récit...

J’hésite entre le Beaver et le Otter... J’espère simplement que dans mon lectorat, quelqu’un aura l’amabilité de répondre à mon interrogation... Je crois que c’est un Beaver... Mais pour les besoins de la cause, je dirai que c’est...

... un « avion »!...

Cette chose étant réglée, je poursuis...

C’est un peu après 13:30 hier, que rassemblés sur le terrain vague jouxtant la piste d’atterrissage, que nous avons vécu le traditionnel Noël des enfants de Kuujjuaq.

Ici le Père Noël ne se déplace ni en traîneau, ni ne passe par les cheminées. Ses rennes profitent d’un repos bien mérité après les longues distances parcourues la nuit précédente et lui, d’avoir trop mangé de biscuits, ne réussit plus à se glisser dans les étroits conduits tachés de suie... Comme les enfants Inuits demeurent près du Père Noël tout au long de l’année, ils acceptent d’attendre patiemment leur tour sans broncher, et lorsqu’il est enfin de retour de sa tournée mondiale, généreusement il récompense leur stoïcisme...

... C’est donc dans un « avion » qu’est apparu le Père Noël dans le ciel dégagé du Nunavik. Et ce sont des centaines de personnes qui se déplaçaient rapidement sous le ventre de l’engin, espérant y attraper l’un des nombreux trésors qui s’en échappaient. Outre les bonbons, fourrures, tissus et ballots de laine, manteaux et bons d’achat sont aussi descendus du ciel...

Un vraie féérie de Noël!

p.s. Cette tradition a été initiée dans les années 1965-70, par M.Johnny May, pilote d’une très grande expérience. D’une année à l’autre plane l’allusion que ça pourrait bien être la dernière...
Ce serait dommage: les visages réjouis des enfants, à eux seuls, en motivent sa continuité...
C’est à souhaiter que ça reviendra l’an prochain!

vendredi 25 décembre 2009

Un spécial pour Victor et Léonie...

... un petit défi pour les faire patienter jusqu’au moment où le Père Noël, venu du Pôle Nord (c’est-à-dire à peine un peu plus au Nord de Kuujjuaq), viendra déposer quelques boîtes pour eux sous le sapin...

Et pendant que dans la maison flottera les arômes des plats cuisinés par ma Jeune Soeur Chérie, et qu’arriveront les uns après les autres, mes frères et soeur, ils pourront tenter de retracer les six décorations jumelles de celles que l’on aperçoit sur la photo.

Je vous raconte l’histoire. À l’époque du début de la construction de mon P’tit Camp, j’avais élaboré un plan quinquennal avec des points spécifiques à chaque année: vin, dicton, etc. L’un deux fut d’acheter, simultanément deux décorations de Noël identiques.
J’en remettais une à mon Neveu, projetant qu’en 2007, je soulignerais mes cinquante ans dans le P’tit Nord. Ma Jeune Soeur Chérie devait, pendant toutes ces années, conserver précieusement ces trésors afin que les enfants puissent les jumeler, le jour de Noël venu...

Mais voilà, le Noël au camp n’eut jamais lieu. J'ai osé penser que j'avais plus de pouvoir que Mère Nature. J'ai osé croire que la Visualisation, me donnerait les conditions idéales pour vivre mon Noël d’Antan en plein bois, sans eau ni électricité.

Quand le 24 décembre 2007 au matin, je vis le grésil et la pluie verglaçante, tambouriner aux fenêtres, je poursuivis obstinément la préparation des nombreux mets devant être transportés au camp...

Mais l’état des routes se détériora tant et si bien que je dus annuler mon Noël tant espéré et surtout tant planifié! Combien grande fut ma déception!

Je n’ai jamais reparlé de ces déco. Sauf que je les ai ici avec moi, à Kuujjuaq.

Et j’ai pensé qu’il pourrait être amusant que Victor et Léonie recherchent dans leurs trucs de Noël ou dans le sapin, ces bonhommes identiques aux miens...

Ce sera ma façon, d’entremêler les plumes de mes ailes avec celles des miens... Comme ça je me sentirai moins loin...

Plus près...

P.S. Victor et Léonie: le Père Noël m'a confié que si vous réussissez à trouver au moins 4 des 6 décorations, je pourrai vous remettre les petits trésors qu'il m'a laissé pour vous et que je vous apporterai à Pâques...
Cool n'est-ce pas?
Gros bisous et câlins xoxoxoxo


jeudi 24 décembre 2009

Que d'eau a coulé sous le pont...


… elle s’est maintenant figée pour les longs mois à venir… Déjà Noël, avec ses lumières, ses chants, ses couleurs… Que du rouge et du vert… et ici, du haut de mon deuxième étage, je vois pleins de brillance, reflets orangés, dans la nuit étoilée, hantée par les aurores boréales opalescentes…

Je me trouve maintenant au Nord du P’tit Nord, là, si près du Père Noël, avec ceux qui ont toujours vécu près de lui… je demeure maintenant, depuis le 16 novembre, à Kuujjuaq, dans la belle région du Nunavik. Je travaille à la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux au programme diabète. Un poste à temps complet, comme je n’en avais pas détenu depuis 1987… genre de blitz pré-retraite…

J’adore ce que je fais, j’adore où je reste. L’adaptation se fait bien, et dans la vie du petit village de 2,200 habitants, et dans mon nouveau travail. Mon défi : maîtriser une fois pour toute la langue anglaise et apprendre à vivre le moment présent, tout simplement.

J’ai laissé derrière moi, tout ce qui m’est le plus cher, tout ce à quoi je tiens le plus : mes enfants, mon Grand et ma Douceur ma Belle et leurs conjoints, ma Précieuse Bru et mon Sympathique Gendre; mon père, mes sœurs, mes frères; mon fidèle border-colley, Méo et ma chatte P’tit bonheur; ma maison, dans son fond de rang, ma Base et son quai, endormi pour l’hiver…

Tout ça pour brasser ma cage de confort, sentir que malgré tout, je suis toujours vivante et capable de relever encore des défis…

Aussi, pour 2010, je vous souhaite de vous laisser porter par vos rêves les plus fous ainsi que par vos ambitions. Que le quotidien n’endorme pas vos capacités à sentir la vie couler dans vos veines. Que la santé et le bonheur soient au rendez-vous. J’espère pour vous, que le meilleur… le tout enrobé d’un ruban satiné de santé… Et comme la plus vieille de mes Tantes m’a si bien appris à le dire:

« JE VOUS AIME… »

p.s. ce sont les voeux que j'ai acheminé aux membres de ma famille... Tradition que je persiste à appliquer depuis plusieurs années... Le hic cette année c'est que certains d'entre vous auront lu ceci avant de recevoir... cela!

mercredi 23 décembre 2009

Soir d'hiver


Ah comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre

Ah comme la neige a neigé
Qu’est-ce que le spasme de vivre

À la douleur que j’ai, que j’ai...

Émile Nelligan

La nature m’a aujourd’hui rappelé ce poète.

Je fus surprise d’apprendre qu’Émile (!) était né un 24 décembre...

Quelle coïncidence, n’est-ce pas?

Non pas que je me compare à lui, loin de moi cette pensée.

Plutôt que le paysage dont j’ai été témoin, ainsi que les milliers d’habitants de Kuujjuaq, m’ait plutôt entraîné dans cette recherche découvrant ainsi trésors d’écrits et de poésies...

... que je partage d’un coup d’aile avec vous, bien entendu!

Laissez-vous bercer par ces vers longuement récités et chantés.
Laissez l’enfant en vous, refaire surface, un bref instant, le temps d’une nuit...

Simplement...

... Joyeux Noël... à vous tous, « Sudistes »!...

mardi 22 décembre 2009

Hier, Oubedon ce soir...

... Ce fut ce soir!

J’avais reçu une offre pour aller visiter un camp à une vingtaine de kilomètres d’ici. Mais quand Oubedon s’est présenté au « 290 », il doutait de sa motoneige et a préféré remettre ça. Je vous avoue qu’il m’était effectivement plus facile de choisir la tiédeur de mon 2 ½ au risque d’une marche nocturne en pleine taïga en compagnie d’éventuels loups...

Ça, c’était hier...

Ce soir, Oubedon et Confrère M, arrivèrent vers 18:15. Nous avons suivi la Grande Ourse, sur un sentier cahoteux (pour rester polie, sinon je dirais « raboteux ») et ce pendant plusieurs kilomètres, avant d’aboutir enfin, devant un véritable et merveilleux p’tit camp de gars!

Un vrai de vrai! Rustique et pratique; chaleureux, invitant à la farniente et... Avec encore plein de travaux à réaliser!

Hum! Ça sonne comme un défi!...

Je ne fus même pas à convaincre: j’ai offert spontanément mon aide! Et pendant que la crépitation du feu se faisait entendre, les gars échafaudaient des plans pour la disposition des futurs lits, table, espace cuisine...

L’environnement semble sensationnel: une petite rivière qui s’écoule au bas... Le camp trônant fièrement sur sa butte... L’immensité du décor... Le ciel étoilé et le silence de la nuit...

Vendue à l’idée de donner un coup de main, c’est certain! En plus, Confrère M possède une chienne au mélange de border-colley et berger allemand... Une chienne qui adore courir... Tiens, tiens!...

Mais pour être à la hauteur, je devrai cesser de me comporter comme une personne n’ayant jamais quitté son nid douillet... Ce soir, je me suis gelée mains et pieds avec une température avoisinant les -10 degrés...

Utopique de penser que mes « Merrell -40 » seront à la hauteur en janvier et février...

Va falloir que je les remplume!...

lundi 21 décembre 2009

Émerveillement...

J’étais comme un enfant qui découvre, sous l’emballage coloré apporté par un Père Noël venu de nul part, l’objet de ses rêves les plus chers. Assise par terre, je regardais, béate d’admiration...

Tout m’enchantait: la couleur, le son, les images... Comme un « précieux présent », atterri imperceptiblement dans mon salon... Mais je savais d’où il venait...

J’avais croisé les doigts en ouvrant la boîte. N’allez pas penser que j’aie pu tricher: en aucune façon, ce cadeau était bel et bien « à Moi de Moi », je ne l’avais juste, pas recouvert de mon papier imprimé de Pères Noël, de luges et de bonhommes de neige.

Je voulais « voir » avant... L’essayer... Juste au cas où...

J’ai tiré les tiges, tourné l’ovale dans toutes les directions... Puis je me suis mise à la recherche de mon « p’tit bonheur », celui qui deviendrait mon « bon moment » de la journée...

C’est apparu aussi soudainement qu’une aurore boréale dans un ciel sans lune. Un instant j’ai cru rêver; c’est là que j’ai réalisé que j’avais fait un pas, un grand pas...

J’étais là, à m’extasier devant LE poste de Radio-Canada, à l’image « presque » aussi claire et nette que si... j’avais le câble!

Dire qu'il y a, en ce bas monde, une foule de gens (y compris moi-même, « jadis » (!) ), qui passe leur temps à passer d’un canal à l’autre, sans jamais vraiment savoir où se poser et moi, de me réjouir de pouvoir capter le « 9 »...

Et ce n’est pas tout! En poursuivant ma quête, au "12 enneigé" (c’est de circonstance...), je capte un poste de langue anglaise entremêlé d’Inuktitut...

Cé ti pas merveilleux ça mes amis?

... Je n’ai pas replacé l’antenne dans sa boîte...

... de toute façon, tout le plaisir fut et ne restera, que pour moi!

dimanche 20 décembre 2009

Désillusions...

... journée un peu tristounette!

De la pluie donc pas de ski; à peine une courte marche d'une vingtaine de minutes et... ne me demandez pas ce que j'ai fait du reste, le temps m'a filé entre les doigts comme le sable dans un sablier...

Oh j'ai bien finalisé mes voeux, que certains d'entre vous recevront probablement bien après la période des Fêtes... Erreur du "pitcheur"...

... Et j'ai jasé avec ma Bonne Fée et mon Petit Papa...

... Et j'ai soupé avec mon Voisin-Confrère de travail... et écouté l'émission de Noël de la Petite Vie... ça m'a changé les idées.

... Et déjà trop tard pour me concentrer pour écrire quoi que ce soit... Ce sera donc pour demain, en espérant que l'inspiration volera jusqu'à moi...

samedi 19 décembre 2009

Réalisations...

Aujourd’hui, j’ai effectué deux choses importantes qui me tenaient particulièrement à coeur...

La première fut rapidement réalisée après que j’eus terminé tous les préliminaires s’y rattachant... Le plus difficile étant de m’extirper de cette torpeur hivernale... Et de convaincre mon corps alangui par la paresse, que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire pour lui...

Après moult gesticulations, contorsions et préparations de toutes sortes, je parvins à l’obtention presque géniale, d’une transformation bureaucratique à un look sportif...

Je n’eus plus qu’à les empoigner par le haut « du corps » et les sortir, droit devant moi... Il me fallut marcher quelques dizaines de mètres avant d’y introduire les pieds...

Malgré cette peur m’habitant, j’esquissai un pas incertain, puis lentement ils se firent de plus en plus sûrs. Je me mis à glisser sur la neige, tel un ange se préparant au décollage... Après deux ans, sans avoir chaussé mes skis, je pouvais à nouveau ressentir cette étrange sensation de légèreté et de liberté...

Chemin faisant, j’ai croisé mes premières perdrix blanches à queue ébène... Je me suis arrêtée pour observer leur jeu insouciant dans la neige... Elles évoluaient, confiantes...

Plus loin, des plumes noires sur la neige... Triste contraste... J’allais passer mon chemin quand je décidai de prendre avec moi l’une d’elles pour l’offrir à mon Onirique Amie L.B...

C’est ce qui me poussa à écrire au retour à l'appartement, les 31 messages de paix, santé et bonheur adressés à mes oncles, tantes, cousin, cousines et amis (es)...

« ... plumes magiques, échappées des ailes d’un ange aux pouvoirs insoupçonnés...»

Faites un voeu si vous en recevez une... on ne sait jamais!...

vendredi 18 décembre 2009

Étrange coïncidence...

... encore une fois!... Je vous raconte...

J'étais à Montréal depuis mardi (et oh! quelle horreur quand j'ai relu le commentaire non corrigé accompagnant ma photo de mercredi... j'apporterai une modification, n'ayez crainte...) La réunion d'hier, entièrement "in English", m'a donné du fil à retordre, mais croyez-le ou non... c'est déjà du passé, et comme je vis un jour à la fois...

Le départ du vol 866 était prévu à 10:00 ce matin mais a été retardé à... 13:00! Bris mécanique et/ou mauvais temps: telles furent les explications... Alors que nous étions tous rassemblés à la porte 49 dans l'aérogare Pierre-Elliott Trudeau, un Collègue arrive tout à coup avec dans les mains, de très belles photos d'aurores boréales... Il m'explique qu'elles lui ont été remises par le photographe en personne...

Je lève la tête et cherche des yeux "le" photographe en question, en même temps que je m'entends demander:

- "Pas Bandit de Nuit?... M.Boutin?"

- "Justement" me répond mon Collègue.

Et de me lever pour aller me présenter (il a déjà laissé un commentaire sur l'un de mes billets...). Il n'arrêtait pas de répéter: "Comme le monde est petit!" Il m'a expliqué qu'il venait passer les dix prochains jours à Kuujjuaq en espérant y capturer sur pellicule quelques belles vaporeuses... Il a pris la peine de me montrer les nombreuses médailles qu'il porte comme amulettes à son cou pour mettre toutes les chances de son côté afin que Mère Nature coopère...

Si vous visitez son site, vous y verrez de très belles photos et en plus, il m'a appris que son livre venait tout juste d'être publié...

Étrange coïncidence n'est-ce pas?

Nous sommes enfin décollés. Ce n'est que vers 15hres 15 que nous nous sommes posés à Kuujjuaq par un doux temps, où les flocons se bousculaient avant d'atteindre le sol. Dès mon arrivée, je me suis précipitée à l'épicerie pour y chercher quelques victuailles pouvant convenir au pot luck auquel j'avais été conviée lundi avant mon départ.

Sur le chemin du retour, une halte à la poste me réservait de belles surprises: des voeux amicaux de mes Amies les Retraitées (... un gros merci, comme votre délicate attention me touche...); un présent de ma Bonne Fée (que je n'ose ouvrir, voulant me réserver cette surprise pour la nuit de Noël... tu y vois un inconvénient ma Bonne Fée? mais je te dis un gros merci à toi aussi, d'avoir pensé à moi...) et... mon compte Bell! (bon, je comprends que je ne peux pas espérer 100% de belles surprises tout le temps!...).

Et là, très tard dans cette nuit, je vous écris ces lignes, pour ne pas interrompre ma lancée de rendez-vous, avec vous...

... simplement parce que je vous aime et que je tiens à continuer à vous sentir près de moi à l'aide de ces écrits...

jeudi 17 décembre 2009

L'aréna...

Bel édifice n'est-ce pas?

Si j'arrive à passer à l'action, c'est cette glace qui accueillera mes timides coups de patin...

mercredi 16 décembre 2009

Kuujjuaq, 5 décembre 2009

Vue du village, alors que je suis tournée vers vous...

mardi 15 décembre 2009

Bizarre...

... blizzard! En fait, il n'y en a pas du tout... du vent véloce cependant...

Du haut de mon deuxième, je vois les lumières du village, illuminer encore cette fin de nuit qui cèdera sa place à son soleil, sur ou sous les nuages, d'ici une heure environ.

Ma valise est prête. Si tout va comme prévu (!), je décolle à 14hres 30, direction Montréal. Je dois assister à une réunion dans les bureaux de Santé Canada sur René-Lévesque. Donc il est fort probable que je serai absente de mon blog jusqu'à vendredi.

J'avais croqué quelques tendres regards énamourés de mon beau "village", début décembre. Je les partagerai avec vous.

Ne cherchez pas "la" photo, celle que l'on aurait envi de garder en vol à vue indéfiniment... Non, seulement un tour exploratoire de mon environnement physique...

Je laisserai tomber câlins et bisous lorsque je vous survolerai...

Mes pensées iront rejoindre les vôtres... et j'en glisserai au passage, au-dessus des Laurentides, pour ma Bonne Fée...

Ce sera ma façon de vous envoyer mes meilleurs voeux pour ce temps des Fêtes!

lundi 14 décembre 2009

- 32...


... qu’il faisait ce soir, avec le facteur vent... Pensez-vous que ça me tente de ressortir après souper pour aller prendre l’air, aller jouer au badminton, faire du ski patin ou aller patiner?

NON... PAS DU TOUT!!

Et vous savez quoi? C’est comme ça depuis que je suis ici (pas le -32 mais le « me tente pas »...)
Résultat: J’ENGRAISSE à vue d’oeil... Enfin presque! J’ai déjà trois paires de jeans dans lesquels je n’arrive plus à glisser mon postérieur...

Qu’est-ce que ce sera dans trois mois?...

Pourtant je mange bien... comme avant. Je ne me gave pas de sucreries ni de junk food (sauf pour le pot de Nutella que j’ai englouti dans les trois premières semaines... tant pis pour moi, je n’en rachète pas...). Je cuis mon poisson au four, ingurgite des tonnes de légumineuses. Cependant j’avoue mon talon d’Achille: peu de légumes et de fruits... Alors pourquoi?

Je vais vous le dire moi, pourquoi... Parce que je ne bouge plus comme avant, voilà pourquoi!

Imaginez: je suis passée d’un quai de trois cents pieds de long à... un 3 ½!

Méchante différence!

Plus d’hydravion que j’aperçois à la dernière minute, initiant une course débridée pour arriver avant qu’il n’arrive...

Plus de Méo à faire marcher, plus de champ à Jolin, plus de piste d’atterrissage à arpenter... plus de Base sur qui veiller...

Plus de pont à traverser, plus de ville à espionner tôt le matin... ni en fin de journée...

Je n’ai plus qu’un vol par jour, aller-retour d’une vingtaine de minutes, parfois plus si je me détourne vers la poste...

Pas suffisant, vraiment pas...

... Il faudra que je me trouve des cours à déblayer... à la pelle! Et ça presse!

dimanche 13 décembre 2009

Anecdotes = antidotes!

... J’étais à l’hôtel de Kuujjuaraapik... Il était 17hres45 et j’étais assise dehors... J’attendais car la porte était barrée... J’avais sonné, mais personne ne semblait avoir entendu...

Un véhicule se stationna soudain devant: une jeune femme en débarqua et se dirigea vers moi...

« Je vous ai aperçu » m’a-t-elle dit en anglais. « Je vais vous ouvrir. Il devrait pourtant y avoir quelqu’un. »

Elle s’occupa de moi et m’assigna un numéro de chambre. Je ramassai les clés après l’avoir chaleureusement remercié et me dirigeai vers la 5...

La porte s’ouvrit et mon regard se posa instantanément sur l’amoncellement de papiers répandus sur le lit... avant d’apercevoir l’homme planté en plein centre de la pièce, dans une combinaison moulante d’un beau noir comme du jais...

« Oh vous êtes dans ma chambre! » lui dis-je spontanément, avant de réaliser que la personne qui n’était pas à sa place n’était pas lui mais bien... moi!

« Oh pardon! » dis-je en quittant précipitamment.

Je retournai à l’accueil et expliquai la situation. Éclats de rire, vérifications...

Finalement je n’aurai eu qu’une simple chambre sans salle de bain privée... Mais l’occasion de jaser, deux matins plus tard avec ce charmant « inspecteur de la qualité des installations de l’eau potable »...

Ne dit-on pas que rien n’arrive pour rien?

... Et le lendemain, en m’envolant vers le Nursing Station, constatez par vous même ce que j’ai pu y voir...

... Décidément, le Nord est vaste, le monde petit!...




samedi 12 décembre 2009

Dans la même lancée qu'hier...

Ça y est, c’est fait! J’ai réussi, bien sobrement vous me direz, mais quand même, à mettre un peu de cette magie de Noël dans mon p’tit 3 ½...

J’ai tout d’abord fait fi de la congestion (non pas du trafic extérieur, mais bien de ma congestion nasale...) et je suis allée au Centre-vill...age!
J’ai marché jusqu’au Tivi Gallery pour y dénicher quelques derniers petits-minuscules-microscopiques-infimes présents... que le Père Noël, rencontré en personne, la semaine dernière à Aupaluk, a bien gentiment accepté de livrer pour moi.
Ainsi, aucun tracas d’excédent de quoi que ce soit (je ne crois pas vous avoir raconté qu’à mon départ de Vald’Or, j’avais une valise en trop et un excédent de 60 livres, ce qui m’a coûté $197 et des broutilles de cents... Depuis ce jour, j’essaie autant comme autant de perdre ce 60 livres que j’ai en trop, mais...)

Curieusement, le Père Noël m’a mentionné avoir quelques colis pour des dénommés Victor, Léonie, Matis, Elliot, enfants m’a-t-il dit, qui avaient été suffisamment sages pour en recevoir...

Je me demande bien qui ils peuvent être... C’est fou ce que ma mémoire me joue des tours ici...

... J’étais motivée à faire une bonne heure de marche, mais mon « nez » en a décidé autrement! De retour à la maison, j’emballai mes trouvailles et sortis par la suite, le peu de décorations que j’avais pris soin d’apporter dans l’une de mes 39 boîtes.

Voyez ce que ça donne, en partie... C’est beaucoup plus décoré dans « les » autres pièces (!!!)...

Avouez que pour une enrhumée de mon acabit, c’est tout de même pas si pire...
J’ai beau volé bas, je vole encore...

vendredi 11 décembre 2009

"Mesdames, Messieurs, la Cour..."


... Hum! Pas certaine de l’entrée en matière, mais disons que j’avais le goût de revenir sur mon aventure de mercredi et de la non-disponibilité d’hébergement à Puvirnituq... du moins en ce qui me concernait!...

... Bien sûr, je savais que c’était, entre autres, « à cause » de la présence des gens de la Cour itinérante, celle qui s’envole régulièrement de mon Abitibi natal...

J’en ai reçu le « magistral » clin d’oeil aujourd’hui! Mais comme c’est de bonne guerre, j’accepte avec un grain de sel l’allusion... D’autant, qu’aux prises avec ce « rhume d’homme », je ne peux me permettre d’élucubrer plus longuement sur le Sujet...

Simple survol...

Après une semaine d’abstinence totale (ben voyons... de ne pas être allée à la poste évidemment!...), j’ai enfin, pour la première fois en un mois, reçu du courrier: trois grandes enveloppes et...

... une carte de voeux de Noël! La première ayant osé atterrir ici en sol « Nunavimiuquien »!

Je m’empresse de l’ouvrir pour découvrir qu’elle provient de la Sympathique Propriétaire du Gîte où j’ai demeuré lors de ma semaine d’immersion en langue anglaise à Sherbrooke...

Quelle gentillesse et délicate attention! Je ne sais pas si vous pouvez imaginer à quel point cela réchauffe le coeur de recevoir du courrier ainsi, lorsque l’on se trouve à des milliers de kilomètres de chez-soi... enfin, de notre ancien chez-soi... ou enfin, loin du chez-soi de notre Grand...

... euh! ou tout simplement loin de tout ce que l’on pouvait connaître jusqu’à présent???...

Peu importe: vous comprenez sûrement! Mais pour faire sûr...

P.O.Box 1186, Kuujjuaq, Qc J0M 1C0
Tout d’un coup!...

jeudi 10 décembre 2009

IVRS...

... je me suis réveillée ce matin avec un serrement dans la gorge...

... j'ai grelotté toute la journée, portant tantôt manteau, tantôt quatre tours de foulard autour du cou...

... je suis passée rapidement à l'épicerie à ma sortie de la Régie...

... j'ai mangé avec appétit, malgré tout...

... après souper, j'ai eu la visite de mon voisin, qui quitte demain...

... j'ai reçu des appels de personnes qui me sont chères...

... j'ai lu pleins de messages et tenté de répondre à quelques uns...

... les heures se sont écoulées, me laissant cette même et pénible impression...

... celle de transporter une partie de la "terre" sur mes épaules...

... vous savez, quand on peut dire que même l'air nous pèse...

... je les ai presque tous...

... LES SYMPTÔMES D'UNE INFECTION DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES...

Traitement: beaucoup d'eau... et de repos...

... Bonne nuit!...

mercredi 9 décembre 2009

Retour prévu imprévu...

Lundi matin: je suis dans l’aérogare de Puvirnituq quand tout à coup... J’ENTENDS MON NOM: on me demande... au téléphone!

... il doit y avoir une erreur... Qui peut bien savoir que je me trouve ici... Je veux bien continuer à croire que le « monde est petit » mais il y a toujours bien une limite!

- « ... , tu reviendras mercredi après-midi. Impossible de te trouver une place pour coucher à PUV (diminutif de Puvirnituq) » me dit Confrère R.

- « Mais je n’aurai pas les numéros de confirmation par écrit? » lui demandais-je.

- « On va te les envoyer sur ton e-mail personnel. » me rassure-t-il.

... je n’aurai jamais réussi à me brancher sur Internet... mais n’aurai eu (heureusement) aucun problème à revenir sans cet itinéraire imprimé!

Donc, on a changé mon « plan de vol » et me revoilà « chez-moi »!

Wow! C’est vraiment comme ça que je me suis sentie, en me battant avec la serrure de la porte d’entrée principale du bloc où je demeure... Grrr!!!

Mais en poussant celle de mon appart... curieux sentiment de retour au bercail! Je m’adapte très bien, tant mieux! Ce sera beaucoup plus « facile » (n’est-ce pas L.M. ?)...

Je me sens prise comme dans un tourbillon... Tout va tellement vite! Il me semble que je ne cesse de rencontrer de nouvelles personnes, toutes plus intéressantes les unes que les autres: une écrivaine dans l’avion nous amenant à PUV; un avocat « que j’ai déjà gardé » en attente dans l’aérogare de PUV; une coordonnatrice de la Commission Scolaire Cri qui m’a gentiment guidé vers l’hôtel (... à pied, moi, portant mon sac à dos d’une quarantaine de livres... je bénis le Ciel d’avoir eu la géniale idée de voyager avec ça plutôt qu’une valise à roulettes!...); un Directeur d’école; une Infirmière de CLSC; un « Charlie » sur l’entretien ménager de l’hôtel; un prof en électricité; un ingénieur de chantier, un inspecteur de la qualité du traitement de l’eau potable, un enquêteur de la SQ...

... Assez raconté pour ce soir, un bain et hop! repos... On se reparle demain!

mardi 8 décembre 2009

Un dessin pour Moi...


J’ai un Tendre Neveu qui un jour, simplement, prit quelques précieuses minutes de son précieux temps d’enfant, pour ébaucher ce dessin...

... simplement pour faire plaisir à sa Tante qui avait décidé de s’envoler très très loin de son Abitibi... et de lui...

... un précieux cadeau comme seuls les enfants savent offrir: nul besoin de magasinage, nul coût excessif...

... simplement une attention, toute petite, presque minuscule...

... un « précieux présent » qui ramène aux valeurs essentielles...

... simplement un message, qui nous incite à « prendre le temps de passer du temps, de temps en temps... »

... avec ceux qu’on aime...

Comme ce serait bien si Noël n’était que ça finalement, plutôt que cette interminable et parfois combien frustrante « course aux cadeaux »...

Et bien moi, en cette fin d’année 2009, je vous souhaite de modifier l’esprit de Noël dans vos coeurs et de « magasiner » du temps pour vivre de super beaux moments avec toutes les personnes que vous chérissez...

Satisfaction garantie ou argent remis... Promis!...

lundi 7 décembre 2009

"La légende de l'ange-aérien"


Ce soir, je vous offre un texte qui m’a été offert par mon Amie et Consoeur de travail des 10 dernières années, texte remis lors de la soirée organisée pour souligner mon départ vers le Nord...

« La légende de l’ange-aérien »

Il y a de cela plusieurs années,
Un ange est passé à Kuujjuaq.

Cet ange était aérien, bien sûr, pour se rendre si loin;
Fitzsou se nommait-il.

Fitzsou, l’ange-aérien, arrivait d’une ville,

La ville de la meilleure eau au monde, disait-on.

Cet ange aurait oeuvré silencieusement pendant 22 années,
Dans un « Centre Local des Services Communautaires », Dont les 10 dernières années auraient été consacrées,
À ces personnes dont le sang est sucré.


Personne ne pouvait deviner qu’il était un ange,

Quoique plusieurs indices nous permettaient d’en douter.

Chaque jour sans exception, sa marche lui faisait pousser des ailes..

Chaque jour sans exception, un message, une pensée bordait sa porte..
.
Cet ange donnait une attention particulière aux aînés,

Et aux plus démunis avec le sang sucré.

Jusqu’à leur offrir une bague de bonheur pour les encourager...

Une attention particulière également aux enfants avec le sang sucré...

Jusqu’à s’envoler chaque été dans un autre Nord, celui de l’est...

Plusieurs fois dans l’année, il s’envolait vers son camp du p’tit Nord

Pour se ressourcer et y nettoyer ses ailes...


Son passage à Kuujjuaq fut mémorable...

Cet ange-aérien survolait les 12 territoires pour supporter les équipes

Qui prenaient soin des personnes avec le sang sucré,

Comme seul les anges savent bien le faire...

Un jour, ses ailes bien cachées sous son manteau de fourrure légère, furent dévoilées...

Et c’est ainsi que le sang des personnes au sang sucré fut allégé...


Depuis ce jour, la légende demeure chez les Inuits...

Chaque fois qu’une personne a le sang sucré,

On lui raconte la légende de l’ange-aérien Fitzsou,

Pour ainsi alléger son sang!!!


Signé sous le pseudonyme Les Deux « L. L. »

dimanche 6 décembre 2009

"Les passagers à bord du vol..."

... non, je n’entendrai pas ça demain matin. Le vol que je prendrai direction Puvirnituq, est desservi par Air Inuit... Il n’y aura pas de grosses cérémonies... En tout cas, il n’y en a pas eu la semaine dernière vers Aupaluk! C’est à peine si j’ai pu capter le signal d’embarquement du pilote, qui attendait dehors, près de la porte de son Twin Otter...

Je m’envole pour la semaine, enfin presque: je reviens jeudi, 17hres...

... PEUUUT-ÊÊÊTRE...

N’oublions pas le dicton du Nord:

« On sait quand on part (pis encore...), mais on ne sait jamais quand on revient... »

Kuujjuaraapik m’attend jusqu’à mercredi (prévision...) puis je coucherai une nuitée à PUV (autre prévision...). Des directeurs d’école à rencontrer ainsi que des infirmières, de liaison ou en CLSC. Un programme de prévention en diabète à offrir: " Inuk to Inuk Transference knowledge": une conférence en Inuktitut, donnée par une personne diabétique aux élèves du secondaire. Je profiterai de mon passage pour planifier une rencontre avec les personnes diabétiques lorsque nous reviendrons en février prochain.

J’apprivoise le travail tranquillement pas vite...

Ce long préambule pour vous aviser que peuuut-êêêtre... il me sera malaisé de vous écrire chaque soir...

Je « prévois » donc...

... une légende pour demain...

... un dessin pour après-demain...

... jamais je croirai que je ne pourrai pas vous faire un p’tit quelque chose d’ici là...

... À suivre...

samedi 5 décembre 2009

Spleen day...


Journée cafardeuse... L’ennui m’a rattrapé un bref instant, sans que je réussisse à l’esquiver...

Il s’est jeté sur moi comme seul un blizzard peut le faire sur les villages de la côte... Il m’a enveloppé, tentant de m’étouffer... J’ai lutté...

Je suis sortie marcher, à la vitesse permise par mon genou amoché. J’ai escaladé la pente menant au Forum, j’ai photographié le village, vu d’en-haut, comme si ça pouvait me ramener à l’essentiel...

J’ai fait une halte au Tivi Gallery, me questionnant encore et encore sur les meilleurs choix à faire...

De retour au bloc, ma Voisine déménageait ses pénates... J’ai donné un petit coup de main. Mais le coeur n’y était pas...

La radio lançait ses airs de Noël. J’ai pensé faire un bon coup en enveloppant les quelques cadeaux dénichés... Le cafard m’attendait, juste de l’autre côté de la table...

J’ai parlé électroniquement avec Tendre So...
Je me suis fait cuire un morceau de saumon, avec plein de légumes...
J’ai lavé ma vaisselle, plié mon linge, balayé l’appartement...

Rien à faire, je l’ai collé à moi, comme une deuxième peau...

Il me reste à essayer de prendre un bain, allumer mon diffuseur « Promesse de bonheur », finir mon thé Kashmir Tchaï aux 6 épices et... espérer, espérer qu’il prendra le large sur les ailes des notes qui s’échappent de mon portable...

... et si jamais vous voyez passer une étoile filante ce soir, c’est que finalement, j’aurai réussi à y accrocher mon ennui...

vendredi 4 décembre 2009

Avant de l'oublier...

... le documentaire que je suis allée visionner hier, il sera télédiffusé sur les ondes de Radio-Canada, le 11 décembre à 21:00hres: « Les vrais gagnants »... À noter sur vos calendriers ou dans vos agendas!

Je vous jure que ça vaut le coup. Si vous désirez avoir une idée très précise de ce à quoi ressemble les villages du Nunavik, c’est à ne pas manquer.

De plus vous serez mis au fait du programme d’entraînement hockey-études mis sur pied par Joé Juneau, avec l’aide de plusieurs partenaires... J’ai beaucoup aimé... D’autant que, comme mentionné hier, il a été réalisé par un ex-beau-frère... Vraiment drôle cette coïncidence!

Dans un tout autre ordre d’idée, ce midi nous avons, toute l’équipe de la Régie, fait ce que l’on appelle ici un « potluck ». Incroyable les mets préparés par tous et chacun: du ragoût de caribou au mijoté de poisson, en passant par les jambons, boulettes, Artic Char (ben oui Bonne Amie G.! Du vrai cette fois, pas du séché...) et entrée de zuchinnis épicés... Sans parler des desserts: truffes, croustarde, tartes, gâteaux, pastilles chocolatées...

Hum! Miam, miam!... Ça commence bien un mois de décembre!

Le repas fut suivi d’un cadeau-voleur. J’avais acheté un jeu de scrabble (car je n’en ai pas et je comptais tenter de « me » le voler...). Ce que je réussis à faire, mais prise de remords en fin pm, je retournai voir le Confrère à qui j’avais fait le coup, et me confessai... Je me sentais un brin coupable, et en plus lui, il s’était vu reprendre à quatre reprises ses cadeaux...
Je lui ai donc remis son jeu et suis repartie avec...

... un mignon ensemble salière-poivrière, pot à lait et sucrier, aux couleurs de Noël... Ils deviendront mes premières décorations et mériteront une place de choix sur le dessus du micro-ondes. Rien à voir avec ce que fabrique ma Bonne Fée, mais ça fera l’affaire... En attendant que je sorte mes bonhommes d’hiver...

À ce qu’il paraît, selon des « sources sûres », l’Abitibi est en train de revêtir son habit de neige... Je suis bien contente pour vous... Vous verrez comme ça garde le teint clair, un peu de froidure!...

Oh! Et avant d’oublier... J’ai goûté à du béluga cru ce midi... Certains Confrères Inuits m’observaient avec scepticisme: je crois que je les ai bien eu: j’ai mangé le morceau ou plutôt chiqué sans grimacer... Était-ce rite initiatique? Aucune idée... Mais j’ai réussi le test, ça j’en suis certaine, foi d’Ange-Aérien!...

jeudi 3 décembre 2009

Ouch!...

En prenant ma marche ce midi, une plaque transparente s’est brusquement glissée sous mes pas... Résultat: une phénoménale chute, doublée d’une hyper extension de mon (encore et toujours...) genou droit!

Et tout ça, à peine quelques secondes après le beau « bonjour bleuté » d’un cycliste (oui, oui! À vélo dans la neige!)...

Meurtrie à part égale dans mon orgueil et dans mon corps, je poursuivis ma route, faisant fi de la douleur qui fustigeait la partie interne de cette « pliure » .

Après tout, si j’étais à faire Compostelle, c’est ce que j’aurais fait (enfin je crois...)

J’ai réalisé que je suis drôlement loin pour ce genre de blessure: me semble m’en aller travailler le matin, en béquilles, dans la neige jusqu’aux... genoux!... Me déplacer sans véhicule, sans Meilleure Amie à appeler ou un Bon Cousin à déranger... Mon épicerie, la poste, la caisse...

Autant oublier le mal et poursuivre ma « quête » en boitillant!... Ou en volant!...

Tout devient relatif ici: impensable de se plaindre, de vouloir s’arrêter. C’est comme un engrenage, une espèce de cercle dont on ne se sort pas aisément...

La vie continue d’égrener son « temps », quel qu’il soit...

Par contre, il y a tous ces bons moments : comme ce soir, je suis à bouffer de la dinde, pommes de terre, tourtière, petits pois et atocas, en écoutant des airs de Noël au fm-Montréal classique 99.5! J’ai piqué mon assiette, pour $12.00, à l’activité de l’école primaire. Il y avait foule: une sorte de marché aux puces, des bricolages fabriqués par les enfants, des assiettes de desserts et... j’y ai vu le Père Noël (le Vrai, bien sûr!).

Je commence à m’arrêter pour saluer des connaissances et faire un brin de jasette... Au gym, j’y ai même rencontrer le réalisateur du documentaire que je m’apprête à aller voir... Mon ancien beau-frère!

Que le monde est petit, non?

mercredi 2 décembre 2009

Tasiujaq...


... pas de farce...

Aupaluk...


... pour vrai!...

Dans ce village, le Charmant Directeur (à qui c'était l'anniversaire aujourd'hui... ainsi qu'à l'infirmière du Nursing Station... c'est noté!!) de l'école Taqsakallak, m'a expliqué qu'il existait une petite entreprise pour les jeunes avec difficultés d'apprentissage: ils fabriquent des savons et des vitraux qu'ils vendent dans les boutiques d'artisanat comme le Tivik Gallery à Kuujjuaq.

Alors si jamais je vous en rapporte un... vous saurez d'où ça vient!!!...

de retour...

J'ai vu à quoi ressemble un paysage sans arbre: imaginez le désert en blanc! Un désert où serpente pleins de cours d'eau, désert qui ne meurs pas de soif mais de froid... Nuages et neiges se fondent en un seul blanc laiteux...

Et moi je vibre au rythme des moteurs du King Air d'Air Inuit dans lequel je prends place à l'aller...

Pas de chance à prendre...

Dans le Nord, il y a un dicton qui dit que "l'on sait quand on part, on ne sait jamais quand on revient"... Non pas que j'ai peur de me promener en avion... s'il fallait!

Non, c'est plutôt de la météo dont je dois me méfier... en fait, comme tout bon pilote!

Oui, il est beaucoup plus tôt que d'habitude pour vous écrire ces quelques lignes... c'est que je décolle (enfin, c'est ce qui est prévu!) dans trois heures pour me diriger vers Aupaluk, petit village de moins de deux cents habitants, à environ 40 minutes d'ici (incluant l'escale à Tasiuyaq).

Je n'ai pas pris de chance: j'ai revêtu ma combinaison Polartec, j'ai préparé mon sac à dos avec vêtements, bouffe, caméra, livre... Mon kit de survie quoi! Première sortie "officielle" de Kuujjuaq!

Ainsi, il se pourrait que je ne sois pas au rendez-vous ce soir... et je voulais profiter de ce 2 décembre pour souligner l'anniversaire de naissance du "Papa" de l'un de mes "bébés" qui se prélasse à mon quai tout l'été... vous savez, celui qui aime bien baigner ses ailes tôt le matin?... (le "bébé" pas le "Papa"...)

Alors si jamais vous le croisez aujourd'hui (le "Papa", pas le "bébé"...), embrassez-le de ma part!...

mardi 1 décembre 2009

Drôle de mardi...


... qui s’est présenté sous un ciel d’azur, a cheminé en compagnie d’un soleil explosant de bonne humeur et qui a atteint son apogée en même temps que moi, la porte d’entrée du « 290 »...

... où je me suis rivée les ailes... et pas à peu près! Je vous introduis...

Depuis mon arrivée, j’ai toutes les misères du monde à « tirer la chevillette pour que la bobinette cherre »... de la première des trois portes ouvrant sur mon appartement... Jamais barrée, rarement fermée, ce soir je m’y présente, toute fière d’avoir cumulé dans ma journée une belle heure et vingt minutes de marche!

Curieusement, des clés pendouillent dans la serrure de la dite porte...

Je m’entends héler:

« Ça fait vingt minutes que j’essaie de débarrer cette foutue porte » me lance une Jolie Jeune Femme aux grands yeux verts remplis de fureur.

« Je sais, moi aussi j’éprouve souvent des difficultés » que je lui réponds, me pensant intérieurement un peu plus « fine » qu’elle, sachant que jusqu’à présent, je suis toujours parvenue à la faire « cherrer »...

Mal m’en pris: et d’essayer, encore et encore, pendant au moins... Une vingtaine de minutes?... Impossible de la faire bouger ne serait-ce que d’un mince poil de phoque...

Émilie me dit avoir rejoint quelqu’un à la Régie... J’offre de retourner au « dépanneur », faire une nouvelle tentative...

Le « dépanneur »! Ce fameux « dépanneur » à la douteuse vocation enveloppé d’un manteau de mystère...

« Je vais entrer là-dedans... Moi?... » que je me dis tout bas...

Ben oui je suis entrée là-dedans moi! Et vous savez ce que j’y ai vu?

... Et bien des chips, de la liqueur, du lait, du pain...

... Mais quoi d’autre je m’attendais à y trouver?...

(dénouement: Un Confrère est venu nous ouvrir à 18:00 et a réparé par la même occasion la porte d’entrée qui parfois ouvre et parfois reste fermée parce que le bâtiment travaille (tu vois, c’est comme dans ta chambre mon Grand!...).
Conclusion
: Jamais plus je ne me penserai plus « fine » qu’une autre!!!)

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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