mercredi 30 septembre 2009

À ma Jeune Soeur Chérie...

J’ai bien essayé, je te le jure... J’ai vraiment tout fait: des copies, des clichés, des photographies...

Rien à faire: je les perds dans l’immensité de ce foutu système, qui ne ressemble en rien au système « D » auquel je suis habituée...

Finalement, c’est ce dernier qui aura raison de ma raison (et de ma patience...), une fois de plus...

Je voulais te faire plaisir, te surprendre... Peine perdue...

J’ai cru que j’aurais le dessus... Je suis amèrement déçue...

... ces deux recettes que tu convoitais: je t’en donnerai copie avec ton cadeau d’anniversaire, qui se désespère d’attendre son transfert vers ton chez-vous...

« Ça viendra, ça viendra » que je lui dis (à ton cadeau...), « un jour tu y seras... »

On dirait qu’il ne me croit pas...

Peut-être parce qu’il ne me connaît pas encore suffisamment. En fait, ça fait peu de temps que l’on cohabite, lui et moi... À peine quinze jours tout au plus...

Et je ne crois pas que j’oserai faire perdurer la situation, non que l’on ne s’entende pas, au contraire. Il est bien tranquille, trônant fièrement sur le buffet Louis-Seize dans le boudoir...

... quand je pense que je suis à écrire que je parle à ton cadeau... Non mais...

Je dois avoir quelques plumes qui se touchent sans que je le sache!...

mardi 29 septembre 2009

"Démarche" d'infirmière...

... Elle s’est étendue devant moi, s’est mise à nue, sans retenue... Je l’ai observé d’un oeil critique, évaluateur...

Je connais quelque peu son histoire; je n’ai pas eu à la questionner longuement...

J’ai commencé à l’examiner, minutieusement, comme si c’était la première fois...

J’ai ausculté ses voies, me suis assurée que l’air y circulait, librement...

C’était dégagé...

J’ai tâté son pouls, eu l’impression de voir se dérouler ses artères... J’ai écouté son bruit de coeur, celui qui émane de son moi le plus profond...

Le battement en était régulier, comme d’habitude...

J’ai palpé son ventre, examiné attentivement son sein, le plus imposant...

Je me suis demandée ce qu’elle avait dans le corps, ce qui faisait qu’elle se tenait debout, cette belle...

Je l’ai regardé dans le fond des yeux, croyant que j’y découvrirais quelques secrets voilés comme dans une brume matinale...

Rien de rien... Rien ne clochait!

Elle s’est montrée fière et belle, vive et en santé...

... et tout ça n’est rien de plus, que le regard qu’un ange anonyme, porte sur sa ville chaque matin...

lundi 28 septembre 2009

Subite envie...

Ça m’est tombée dessus avec la rapidité d’un éclair zébrant le ciel... Je n’ai pas réussi à parer le coup, ne l’ai pas vu venir... Irrésistible envie...

Ça s’est emparé de moi, me liant les pieds, ne laissant que ma pensée pour agir... Et mes mains pour écrire...

Le reste à suivi. Tout à débouler, comme le torrent de pluie qui dégouline le long de ma fenêtre présentement... Comme l’automne qui s’installe avec ses gros sabots et ses pluies interminables qui serviront à gorger la terre de cette eau qui la fera revivre dans... sept mois?...

Je me suis assise à la table de la cuisine, les papiers épars devant moi... J’ai remué, non pas ciel et terre, mais bien toutes ces feuilles, qui avaient tout à me dire... M’inspirer...

J’ai commencé par jeter un oeil... J’avais bien quelques idées en arrière de la tête et devant les yeux, mais elles n’arrivaient pas à s’ordonner...

J’ai dû d’abord projeter un avant-goût de mes prochains jours de vie: où je serais, quand j’y serais, pour combien de temps... Ce temps, qui n’est toujours rien...

Puis j’ai laissé glisser mon crayon, les dates ont pris naissance. Ont pris toute la place, enfin, une bonne partie...

Et une à une, elles se sont alignées... Elles ont donné une raison d’être à mon bout de papier vierge...

Et si de manière concrète je me décidais enfin à vous dévoiler ce que j’ai fait? Oh! Rien de bien compliqué, mais qui me demande de m’appliquer... Tout de même...

Ainsi...

« Linguines aux crevettes et asperges, filets d’aiglefin à la crème de champignons, fajitas au saumon, tourte au jambon épinards et chèvre, tarte au cheddar et brocoli, pizza à la mexicaine, chili végé, feuilleté de saumon et asperges, foie de veau aux oignons, pizza végétarienne, porc braisé aux champignons et à la bière... etc, etc...»

Vl’à mon menu des soupers ébauché pour tout le prochain mois!

Un ange organisé c’est un ange organisé, que voulez-vous!...

dimanche 27 septembre 2009

P'tit Nord, P.Q.


Méo et moi avons passé un magnifique vingt-quatre heures...

La "région" est magnifique, le "gîte" confortable et rustique...

Nous avons fainéanté sur les abords de la rivière une partie de l'avant-midi, pour ensuite faire la sieste après dîner, dans un hamac suspendu en plein bois...

J'ai refait le plein d'énergie, prête à attaquer la prochaine semaine...

Vraiment, si vous avez l'occasion de visiter ce "coin"de pays, je vous le recommande fortement... ;-)

samedi 26 septembre 2009

Une B A ...

Cet avant-midi je pris la route vers Amos, pour aller chercher à sa Résidence, une charmante personne pour qui je me suis prise d’affection dans les derniers mois.
Je la dénomme « ma Vivifiante Mère de Chère M ». Je vous ai raconté déjà, les bons moments passés avec cette Dame lors de mes déjeuners dominicaux, celle-là même qui m’a appris entre autres choses cet hiver, le très beau verbe « se débougriner »...

Samedi dernier, elle célébrait son quatre-vingt-quatrième anniversaire de naissance. Hors, un bon dimanche, il y a de cela quelques semaines, elle nous mentionnait comme il lui ferait plaisir de retourner visiter la maison où elle avait grandi.

Pour souligner sa fête, je lui avais offert de l’y amener. Elle avait démontré un grand enthousiasme face à cette possible et éventuelle expédition.

C’est donc ce matin que nous avons roulé le chemin de sa jeunesse et fait défiler certains souvenirs de son enfance.

À notre arrivée, nous prîmes d’assaut le sentier gravelé menant à la superbe résidence en pierres des champs, sise sur les abords de l’Harricana, à l’embouchure du lac La Motte. Nous fûmes accueillies par les propriétaires, deux êtres bienveillants, ayant acceptés avec empressement de nous recevoir.

Des gens sympathiques et bons...

Après une longue jase dans la chaleureuse demeure, nous nous sommes promenés sur le terrain fleuri parsemé d’arbres de toutes espèces. Nous avons suivi le layon* tracé entre deux rangées de feuillus qui avaient négligemment laissé tomber quelques unes de leurs feuilles sur le sol.

Tapis vivant et coloré...

Et à la fin de notre visite, j’ai bien cru apercevoir dans les yeux de ma Dame, l’âme d’un ange...

Alors je compris, pourquoi j’avais posé ce geste...

* sentier tracé en forêt pour faciliter la marche

vendredi 25 septembre 2009

Acculée au pied d'un mur...

... Vendredi soir: je suis accroupie au bas de cette immense porte de plexiglas refermée sur les secrets d’années de vie d’un commerce devenu fantôme...

... J’ai le visage tourné vers ce soleil, à en gober jusqu’au dernier atome d’énergie qu’il peut me fournir en cette fin d’après-midi automnal...

... Suis en baisse...

Heureusement, P’tit Bonheur et Méo se trouvent près de moi... Fidèles amis...

Le « Nous vous donnerons une réponse, au plus tard la semaine prochaine. » est maintenant chose du passé... et comme le « temps n’est rien »... alors, ne me reste plus qu’à attendre « LA » bonne semaine prochaine!!!...

Mode attente, une fois de plus...

Est-ce que le simple fait d’avoir passé l’entrevue téléphonique suffira à m’avoir fouetté suffisamment les sens (et le sang) afin que je poursuive ici ma route, dans le quotidien de mon « petit fond de rang »??...

... À suivre... Comme de raison...

Mais voilà! Il me semble que ce soir, j’en ai ma claque de me sentir raisonnable. D’être « comme il faut », « comme je me dois d’être »...

... J’aurais envie de m’éclater, de faire des folies, me rouler par terre, rire aux larmes et pleurer de rage, de dépit...

Pas un bon soir, finalement... Tout simplement...

Ne suis qu’un petit ange déchu, à la recherche du « je ne sais quoi » de plus que ce que je n’ai la chance de posséder déjà...

Comme quoi, l’herbe est toujours plus verte chez le voisin... Mais chez-moi, elle est surtout beaucoup plus longue que partout ailleurs...

... comme si j’avais oublié, en quelque part, qu’il fallait que je la coupe...

jeudi 24 septembre 2009

Ciel d'anges...

Les garçons attendaient patiemment que je finisse de ramasser leurs effets personnels quand Elliot s’est écrié:

- Oh! Un ange!

- Où ça? lui demandais-je.

- Là-haut, dans le ciel...

Et il pointa son petit doigt de quatre ans vers... une étoile!

- Pourquoi un ange? tentais-je de comprendre.

- ... parce que ça brille...

- Un ange, ça brille?

- Oui, ça brille et ça vole... Avec des ailes en plume...

Tiens, tiens... Quelle affaire insolite!...

Alors, devinez ce que j’ai fait quand je suis revenue de la ville tout à l’heure?

... Je suis allée au bout de mon quai, admirer... le ciel d’anges...

Rien de moins...

mercredi 23 septembre 2009

"Le temps n'est rien..."

... rien, que l’on ne puisse arrêter...

... rien, que l’on ne puisse comprendre le pourquoi il passe parfois si vite, parfois si lentement...

... rien, qui ne puisse cesser d’exister...

... rien, qui ne puisse s’écouler sans que l’on ne s’en rende compte...

... rien, que l’on ne puisse effacer une fois devenu passé...

... rien, que mot lancé dans l’Univers, retentissant dans l’Infini, comme un écho...

... rien, de plus que moments épars, traînant ici et là, en attendant de prendre vie et devenir présent...

« Le temps n’est rien », rien de plus que le titre du très beau film que je suis allée visionner ce soir, avec ma Chirurgienne en Chef Amie L.

... Que de tendresse, d’amour, d’attente et d’espoir...

Et auparavant, en dégustant une délicieuse salade de pois chiches, nous avions compté le « temps » qu’il me restait à pondre des billets avant l’atteinte de mon objectif initial: 47 jours... 47 « temps » de vie à réfléchir, à créer, à élaborer, à donner vie à des mots...

Déjà trois cent vingt-neuf sont parus... plus quarante-sept, ça totalisera trois cent soixante-seize! Hum! N’est-ce pas trois cent soixante-cinq jours qu’il y a dans une année? Et je suis certaine d’avoir loupé 4 ou 5 fois...

J’ai dû mettre les « bouchées doubles » à quelques reprises !...

Qu’est-ce qu’un ange ne ferait pas, pour arriver en « temps » à ses fins?...

mardi 22 septembre 2009

Au tour des L...

... Je suis entourée de bonnes personnes dont le prénom ou le nom de famille débute par un L...

Comment pourrais-je ne pas commencer par ma Meilleure Amie, prénommée L? Celle-là même dont j’ai omis de mentionner que c’était l’anniversaire de naissance le 17 septembre dernier... Parce qu’un malheureux évènement a eu préséance sur sa journée à elle... Je me repens et me reprends... Et comme ça tout bonnement, je te souhaite un joyeux non anniversaire en ce 22 septembre...

Ben quoi?...

Puis, il y a ma Consoeur L F, avec qui je partage régulièrement mon premier café de la journée... De petites jasettes sur le coin de la table de la salle de repos... Parfois cocasses, parfois profondes... Moments de p’tits bonheurs toujours beaucoup appréciés...

Ma Chirurgienne en Chef Amie L(L), celle avec qui je partage soupers du mercredi et soirées-cinéma...

Le Confrère L L, celui-là même qui profitera du p’tit camp de filles dans les prochains jours...

Ma Bonne Fée, dont le nom de famille est le même que celui des deux personnes précédentes...

Et mon Amie les Deux L L, avec qui j’ai passé un agréable « 5 à 7 » au petit café l’Aquarium... Il y avait belle lurette que nous nous étions vues! Nous avons remis nos pendules de vie à l’heure, prêtes chacune de notre côté, pour un retour... ou un départ... encore des défis, quoi!

Dans les prochaines semaines?... Allez savoir!

... Tout ce que je sais, c’est que ces gens gonflent mes ailes et m’aident à m’envoler toujours plus haut, pour que j’aille toujours plus loin...

Avouez que c'est bénéfique d'avoir des L dans son entourage, non?...

lundi 21 septembre 2009

Deux défis...

... relevés et réussis!... Je ne carbure qu’à ça!

Prenez aujourd’hui: je devais donner le contenu d’une rencontre en nutrition, habituellement présentée par mon Amie les Deux L.L. J’avais l’impression de ne pas m’être suffisamment préparée, malgré le fait que j’avais apporté pour étude en fin de semaine, le document regroupant toutes les informations à transmettre.

Ce matin, je ressentais le trac de ma légendaire et incurable insécurité...

Résultat? Tout a été comme sur des roulettes! Apparemment j’ai réussi à rendre le tout comme si j’avais fait ça toute ma vie (!)... J’avais des participants attentifs et attentionnés; nous avons fait un bon travail « d’équipe »!

... (Ne crains rien, Amie les Deux L.L.: je n’ai pas du tout l’intention de te voler ta place... Mais ciel que j’ai hâte que tu reviennes)!...

Deuxième défi: immédiatement après souper, je suis allée porter une bonbonne de trente livres de propane à mon camp. Partie avec mon Méo et un petit traîneau de plastique, je réussis tant bien que mal, à faire glisser mon lourd fardeau par-dessus les abattis du bûcher.

Il ne me fallut que trente minutes pour transporter ma charge, l’installer, délivrer les deux belles petites Mickettes coincées dans les trappes, rentrer quelques brassées de bois et revenir à Petit Escape... Mais comme j'étais entrée dans le bois à 19 heures 30, la noirceur était bien en place pour le retour... Lampe frontale, turlutage et Méo, ont fait office d'armes contre les animaux sauvages qui auraient pu croiser mon chemin...

Quel courage! Je m'épate moi-même(!)...

Tout ça pour Confrère L. qui aura la chance(!) de séjourner au camp quelques jours cette semaine.

Gâté, va!...

dimanche 20 septembre 2009

Une autre journée...

... passée à mon p’tit camp de filles... J’avais une mission: aller montrer à Confrère L. et son épouse, les règles d’atterrissage et de décollage à mon camp...

... Organisée, moi???...

... Bien oui, c’est certain, voyons! J’ai même des règlements verbaux pour l’utilisation de la « back-house »...

... Pour vrai!...

... Pique-nique improvisé sous un parasol de trembles et début de réparation d’un robinet qui fuit... (même dans le fin fond des bois, les avaries me rejoignent!...) Le tout suivi d’une courte excursion en forêt et sur les abords de l’Harricana...

Il nous fut impossible de ne pas apprécier la nature, sa verdure jaunissante (!) et les sentiers, à demi refermés sur eux-mêmes, comme gênés de se montrer...

La chasse visuelle fut très bonne: trois perdrix à l’aller et une au retour... Aucun bruit ne vint troubler, en ce qui me concerne, la quiétude des bois.

Revenue à la maison, j’en profitai pour laver mon véhicule, grisé par notre escapade... Mon lac, après quelques efforts, décida de ne plus me fournir l’eau nécessaire pour le rinçage... Je dus déplacer Petit Escape à la descente à bateaux. L’un de mes « bébés » en profita pour rentrer à bon port. Amarrage, accueil, bouffonneries et jasettes enrobèrent cette arrivée.

... Pour clore cette journée, dans quelques instants, je prendrai la route pour aller serrer la main de mes Amis ayant perdu l’un de leurs garçons, la semaine dernière...

C’est fou, mais ça me stresse... Sympathie? Compassion?

Peu importe: c’est triste, de toute façon...

samedi 19 septembre 2009

Je viens à peine d'arriver...

... me suis payée le spectacle de Fred Pellerin, avec une chance inouïe d’ailleurs!...

Arrivée à 19hres15 au Théâtre des Eskers, comme entendu avec ma Chum R. avec qui j’avais rendez-vous, nous avions convenu de provoquer l’Univers Infini en n’achetant pas nos billets à l’avance et en se présentant le soir même...

Surprise: il ne restait qu’un billet! Nous nous sommes regardées et avons éclaté de rire!...

Comme ma Chum R me disait: « Allez, prend-le! » un Monsieur qui se tenait près de la porte d’entrée nous dit: « J’en ai un à vendre. » Ma Chum R lui répond: « C’est beau je le prends. »...

Au même moment, le responsable de la salle de spectacle arrive et dévoile que Fred a libéré quatre des sièges réservés pour lui... Les agentes au comptoir se regardent et disent:

« On pourrait asseoir les deux dames (c’est nous ça!...) ensemble. »

En deux temps trois mouvements, grâce à Fred (ben quoi?...) et à une Justice Divine (!)..., nous fûmes placées côte à côte pour profiter de ce ludique (!) spectacle. J’ai ri à m’en plier en deux, à m’en essuyer les yeux... Quel conteur, vraiment!

Et quelle belle gâterie je me suis permise ainsi, après avoir fait un sextupliathlon ménager! Dépoussiérage, lavage des fenêtres, lavage tout court et étendage sur la corde, décrochage des quelques rares rideaux, secouage des tapis...

Tout est bien qui finit bien. Ne me reste qu’à replier mes ailes et aller m’étendre pour trouver un peu de repos bien mérité...

Demain sera une autre journée...

p.s. désolée ma Meilleure Amie pour l’accueil un peu froid de cet après-midi... J’avais un « record du monde » à maintenir...

vendredi 18 septembre 2009

Et de une...

... étape de franchie dans le périple projeté vers ce qui pourrait bien devenir ma terre d’adoption: le Nunavik!

L’entrevue téléphonique s’est déroulée de 11hres45 à 12hres50. Eh oui! Elle avait été retardée, un peu plus tôt cette semaine, et j’avais omis de vous en reparler... J’ai donc impunément profité de vous et de vos « ondes positives »... à votre insu à partir de 10hres30!...

Pas rien, je vous le jure, d’avoir à se vendre par téléphone! Ainsi, l’Agente des Ressources Humaines se trouvait à Kuujjuaq, tandis que le Bon Docteur D. lui, nous parlait de Québec. Quant à l’autre participant, coincé par la mauvaise température la journée précédente, il était au-dessus de nous, quelque part dans l’immensité d’un ciel bleu azur et assurément, sous un beau soleil jaune éclatant... Mais bel et bien absent!

Que dire de l’obscure mission qu’exige, celle de répondre à certaines mises en situation, lorsqu’on ignore à prime abord, la description des tâches à effectuer au poste convoité... Telle fut ma position tout au long de cet entretien...

Ainsi, qu’auriez-vous répondu, vous, à ceci:

« Vous êtes à la mi-janvier, on vous apprend que vous avez un « fond » de budget de $200,000.00 disponible mais que vous devez l’utiliser d’ici le 31 mars... Que faites-vous???... » (hum! Je le prends, le mets dans mes poches et prend prématurément ma retraite?...)

Bououout! Mauvaise réponse! Il faut...

... AUCUNE ESPÈCE D’IDÉE!...

Bon, et ensuite?...

« Quel serait mon plan d’action pour prévenir et contrôler le diabète au Nunavik? Les grandes lignes? Sans les « éléments de cuisine »???... »(hum!J’évalue les besoins et attentes de la population, fixe mes objectifs...)

Bououout! Mauvaise réponse! Il faut...

... Bien, je l’apprendrai, dans le temps comme dans le temps, un point c’est tout!...

Après tout, rien ne peut résister à un ange... Ou presque...

jeudi 17 septembre 2009

"... car la vie, est si fragile..."

... je ne suis pas certaine de désirer vraiment m’aventurer sur ce sujet...

... J’ai appris ce soir, qu’un jeune homme avait fermé l’oeil à tout jamais sur sa vie ce matin... Un très jeune homme... né de l’union de deux personnes que j’ai fréquenté pendant les années du secondaire et du collégial... Deux personnes que je ne vois plus qu’occasionnellement, mais dont j’imagine sans peine la douleur, le chagrin...

Quand je fus informé de ce fait, j’étais à me plaindre de ce qu’une mouffette, étant débarquée dans mon entrée pour y saluer un Méo plutôt amical, y avait laissé une traînée malodorante que nous avions importé dans la maison, la voiture... Qui avait imprégné nos chaussures, nos cheveux...

Rien, ce n’est rien du tout... À côté de...

... je me demande... comment c’était dans son univers à lui, hier...

... Et quand le soleil s’est levé sur le lac ce matin, pour lui, qu’est-ce qui s’est passé dans sa tête...

Et les jours avant, l’a-t-il laissé paraître, en a-t-il glissé un mot à quiconque...

Ou s’est-il éteint en emportant avec lui cet incommensurable secret...

J’aimerais être un vrai ange, partir le retrouver et en parler avec lui...

Tenter de comprendre, pour pouvoir ensuite l’expliquer à ses parents, à sa famille...

Peut-être que ça allégerait leur peine, peut-être pas...

... Et est-ce que ça pourrait donner des pistes de solution afin de mettre un terme, une bonne fois pour toutes, à ce sanglant désarroi qui envahit parfois les êtres...

Peut-être bien, peut-être pas...

mercredi 16 septembre 2009

Syndrome...

... de la page blanche, une fois de plus! Il y avait bien longtemps que ça ne m’était arrivé... Mais ce soir, ça me tombe dessus, sans prévenir...

J’essaie de comprendre pourquoi. La journée fut chargée, il est vrai. Énergivore...

Mais le soleil était au rendez-vous, l’air était frais.

...J’ai fait de belles rencontres. J’ai reçu de tendres câlins, d'amicales salutations, d’affectueuses bises. J’ai dîné chez ma Deuxième Maman, elle m’a serré dans ses bras comme si j’étais sa Deuxième Fille...

... J’ai erré sur mon quai en fin de journée, j’ai observé les étoiles (un tout petit peu) en soirée...

Que demander de plus?

... Ne plus ressentir cette douleur pointiforme qui me transperce le corps depuis l’omoplate gauche et qui s’irradie jusqu’au bout de mon aile?...

Ça aiderait sûrement!... Les deux comprimés d’ibuprofène que je viens d’avaler devraient m’en soulager également...

... M’étendre et m’endormir subito-presto jusqu’au petit matin, serait également une réjouissante alternative...

Et si la combinaison de ces deux derniers points se fondaient pour ne faire qu’un?...

Je tente le coup... maintenant!

Qui sait?

Peut-être que demain je serai un bel ange tout neuf, frais et dispos...

mardi 15 septembre 2009

Vendredi, 18 septembre, 10 heures 30...

... Mais non, je ne suis pas confuse concernant la date...

... Mais non, je n’ai pas la berlue...

... Mais non, je n’ai pas été subitement contaminée par un virus affectant ma fonction cognitive...

Vendredi 10 heures 30: tous les Grands Esprits (c’est-à-dire...VOUS!...) qui lisez ces lignes, devrez vous unir et faire vibrer toutes les ondes possibles, disponibles et inimaginables, afin d’être tout près de moi, lorsque...

... JE SERAI EN ENTREVUE TÉLÉPHONIQUE POUR LE POSTE À KUUJJUAQ!...

Ouf! Voilà, j’ai fait un autre pas en vous l’annonçant!

C’est que lorsque je m’arrête pour y penser, j’ai de drôles de frissons intérieurs qui me secouent la résolution...

Et quand je tente d’imaginer le déménagement, même sommaire, j’en perds le ... Nord?

Procédons par ordre: d’abord l’entrevue, ensuite l’attente de leur décision, puis l’énoncé de la mienne... Et après seulement le déménagement...

Alors, j’ai encore un peu de temps...

« Pas de panique mon Ange!... »

En attendant, je compte "me" parler en anglais pour les prochaines 60 heures...

... Et songer, lors de mes marches, au comment je vais bien pouvoir m’y prendre pour me « vendre » par téléphone...

Drôle d'histoire à suivre...

lundi 14 septembre 2009

"Le noroît...

... s’est levé sur cette fin d’été... Ce soir, tout au bout de mon quai, il s’est engouffré entre les diverses couches de chandails en polyester que j’avais enfilé...

Chandails et foulard...

Il a soulevé à l’horizontal, le bas de vent, gémissant du haut de son mât...

Il a ridé la surface de l’eau, comme le font les années sur ces visages bien-aimés...

Il a transporté cette fraîche odeur d’automne, maintenant si près de nous...

Il a fait danser mes « bébés », amarrés pour quelques dernières semaines...

Nostalgie d’un quatorze septembre... »

Quoi? Quatorze septembre? Dieu du Ciel et de la Terre... Mais c’est l’anniversaire de ma Jeune Soeur Chérie!...

Mais comment puis-je terminer ce jour sur de telles notes mélancoliques, alors qu’il devrait plutôt connaître son apogée dans la liesse et l’allégresse?...

Pour toi ma Jeune Soeur Chérie, la plus virtuelle des cartes d’anniversaire, mais aussi la plus personnelle malgré son large lectorat, car c’est avec fierté que je clamerai haut et fort, combien tu m’es aussi précieuse que le plus précieux des trésors; combien ta détermination et ta joie de vivre sont pour moi sources inépuisables d’inspiration de vie; combien ton entrain et ton imagination féconde peuvent alimenter l’esprit créatif de tous ces « p’tits prouts » qui ont la chance de t’avoir comme professeur...

Puisses-tu connaître, que de bien-être matériel, physique, psychologique et social... La paix du coeur et de l’âme...

Accompagné du sourire d’un ange...

Peu importe qui il soit...

dimanche 13 septembre 2009

Un dimanche à...

... Lorrainville?...

Et oui! Vous avez bien lu... C’est le Témiscamingue qui a eu l’honneur de recevoir votre ange favori ce week-end...

Une activité de ressourcement avec des guides spirituels de la boutique Souffle d’ange (souffledange@hotmail.com)...

... Mais aussi avec une belle gang de chums de filles!...

Un bon souper au resto la Bannik de Ville-Marie samedi soir... Un coucher dans un dortoir improvisé, où les éclats de rire fusèrent de façon impromptue... Autant de bons et beaux moments, sans omettre le côté plutôt ésotérique de cette escapade... Une belle expérience dont je ne retire peut-être pas autant que la plupart des participantes à cause de ...

... En fait, je ne pourrais pas dire encore pourquoi... Je vais y réfléchir, cogiter le tout, laisser mijoter jusqu’à « cuisson complète »... Et je vous resservirai le tout sur un plateau d’argent...

Peut-être qu’avec le recul, il me sera plus facile d’expliquer... Ou de comprendre...

D’ici là, le retour au travail m’attend demain après une courte absence d’une semaine...

... Et l’autre point culminant de la semaine, devrait être mon entrevue téléphonique pour un éventuel emploi à Kuujjuaq...

... laquelle « je me permettrai de me laisser glisser sur l’eau et je ferai confiance aux êtres de lumière qui m’accompagneront... Je me laisserai guider sans aller à contre courant... »

Et je vous tiendrai au « courant », bien certainement...

samedi 12 septembre 2009

Samedi dans la vie d'un ange...

... c’est qu’il y en a eu du mouvement ici dans les dernières heures!...

8:30 Le téléphone sonne: le Meilleur Ami de ma Meilleure Amie m’annonce qu’il s’amène pour venir chercher de la laine isolante que j’avais mis de côté pour lui...

Brin de jasette et petit café...

Presqu’au même moment, une vanette de couleur marine s’engage dans la cour; sûrement quelqu'un venu attendre un pilote... Mais non, curieusement, le véhicule s’arrête à la hauteur de la maison... Un homme en débarque... C’est le M A de ma M A qui s’exclame:

« Eh mon Dieu! Ça doit être un frère de ton père... »

Dans le mille! Je reconnais sans peine, Oncle P et Cousin M, qui demeurent dans le coin de Lakefield! Ils sont accompagnés d’un jeune homme que je ne connais pas. J’apprends qu’il est le fils de mon Cousin, mon Petit Cousin C.

Wow! Quelle angélique visite en ce début de journée!

Re brin de jasette et Re petit café...

Alors que nous sommes sur le quai, endroit de prédilection pour moi et les personnes qui me sont chères, nous apercevons un hydravion en finale pour un amerrissage...

Nous serons donc quatre membres de la même famille Dé (oh pardon! De...) à accueillir ce valeureux pilote... (qui d’ailleurs, nous a fait part qu’il y aura quarante ans demain, qu’il débuta son cours de pilotage ici même... Et il fêtera le 11 décembre prochain, son quarantième anniversaire de premier vol solo... Et il a encore son air de jeune homme!!! Non mais, quelle veine!...)

Vous auriez dû voir le regard radieux d’Oncle P, qui tel un jeune retrouvant de bons souvenirs, aida à l’amarrage. Cousin M tira le lourd boyau jusqu’à l’appareil. Jamais faire le plein d’essence ne fut plus dynamique et enjoué, j’en suis certaine.

Nous nous sommes arrêtés à mi-chemin du quai pour attacher les ailes d’un « bébé »: Oncle P s’est amusé à faire un noeud de « scout »...

... J’imagine la tête que fera le pilote quand il le dénouera!...

vendredi 11 septembre 2009

"Mon Mec à moi..."

... m’offre de payer le café, dans un élan spontané (romancé...), lors d’un arrêt dans une station service Ultramar!...

Je crois que je vais me mettre à croire au Coup de Foudre!... Au Coup d’Ange!... Au Coup d’Échange de regards!... Au Coup en Plein Coeur! Au Coup du Hasard!...

... D’accord! Ça n’aura duré que quelques minutes tout au plus, mais quand même, l’intensité y était...

Il m’est apparu, grand et mince, grisonnant aux yeux rieurs, la parole blagueuse... Soucieux en quelques secondes, de prévenir l’entrée dans mon organisme de quelques virulents microbes propagés par cette paille « non enveloppée »...

... lui ai dit que je devais être immunisée, et que j’étais même bien vaccinée... Il m’a offert l’une de ses pailles « aseptisées » qu’il avait dans sa voiture...

Mais comme celle que j’avais retiré du présentoir baignait déjà dans mon café alors...

... je suis sortie, il m’a suivi... M’a observé du coin de l’oeil alors qu’il déverrouillait sa portière...

Il arrivait de Vald’Or... Était même passé à Amos... Il m’a demandé si je m’y rendais par affaire...

« Non, j’y demeure... En fait, je suis en vacance et j’étais allée faire du vélo dans les Laurentides... »...

Nous nous sommes souhaités mutuellement « Bonne route » et « Bon retour »...

Et voilà ce qui termine ce premier « coup de foudre »...

Maintenant que j’y crois, j’espère seulement qu’il y en aura plein d’autres...

jeudi 10 septembre 2009

La lumière...


... au bout du tunnel...

P.S. j'ignore pourquoi, précisément aujourd'hui, mon blog refuse de publier ce billet à l'heure demandée...
... comme je fais une insomnie, et que je suis allée lire mes messages, je suis tombée sur le billet de Matin Magique de Marie-Pier Charron... et devinez qu'elle était sa pensée du jour?...

«Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme
Georges Barbarin

Curieuse synchronie que j'aie justement terminé mon billet d'hier par une allusion de ce genre par rapport au village de St-Sauveur...

Comme en réponse...

Bon, je ne suis pas superstitieuse mais là... j'ai intitulé ma photo "Lumière au bout du tunnel"... j'aborde le principe de "paradis"... C'est que j'ai de la route à faire moi, aujourd'hui!...

J'espère qu'il y aura, quelque part, un ange pour me protéger et prendre soin de moi...


mercredi 9 septembre 2009

St-Sau...

... deuxième halte-village. Je suis attablée pour le souper à la Crêperie à la gourmandise Bretonne... Devinez ce que je m’apprête à manger?...

Devenu mon resto fétiche, j’y ai retrouvé avec plaisir la chaude ambiance parfumée d’effluves disparates et alléchantes... Je fais face à la vie du village, tournant le dos aux gens qui prennent place dans le resto, espèce d’ermite solitaire et un peu sauvage, que je suis...

J’écris...

Difficile d’espérer faire des rencontres si mon regard n’est tourné que vers les voitures circulant sur la Principale... Était-ce le but? Non! Finalement, je suis venue ici pour relaxer, écrire et... manger une crêpe!

Mission accomplie sur tous les plans!

J’ai les hanches en feu, les cuisses aussi... D’avoir roulé 22 kilomètres en 1hre 30 cet avant-midi, avalant la piste cyclable du Petit train du Nord jusqu’à Tremblant. Avouez que j’ai nettement amélioré mon temps comparativement à hier... Ça roule définitivement mieux avec une roue sans frein qui la bloque...

Mais j’aurais grandement intérêt à me remettre en forme!...

Cet après-midi, nous avons marché un bon deux heures, ma Bonne Fée et moi, défilant dans les rues de ce pittoresque et huppé village... Nous y avons trouvé des collants à $90.00, des foulards à $250.00 et une magnifique Lamborghini était stationné devant le gîte Couette et fourchette tout à l’heure.

Démesure?...

Expliquez-moi alors cet engouement que j’éprouve pour ce bled. Dans les dix derniers mois, j’y suis atterrie à trois reprises.

Serait-ce ici le paradis pour ange solitaire?...

mardi 8 septembre 2009

Rue St-Jovite...


... principale rue du village du même nom (anciennement...). Je suis attablée chez Pizza & cie, une fromage de chèvre, tomates, olives noires et oignons, se préparant à charmer mes papilles gustatives...

Je n’ai pas de montre: en vacance, c’est défendu! Dans l’indescriptible fouillis régnant dans mon sac, un cellulaire prêt à rendre l’âme (sa maîtresse ayant omis de le recharger avant le départ et qui plus est, a oublié d’apporter le chargeur... belle affaire!...)

... 19h49... Bon! Au moins je connais maintenant l’heure où j’en suis dans ma vie...

C’est un peu frisquet sur la terrasse. Par chance, dans un éclair de génie angélique, juste avant de quitter le gîte, j’ai retiré la petite robe que je portais pour enfiler un jean et un chandail. Présentement, même ma redingote contribue à me réchauffer...

Oui, je sais! Je pourrais me réfugier à l’intérieur, mais alors je perdrais le pouls du village...

Je reste...

La musique me rappelle les slows du Motel Chez Tony dans les années ‘80... Ça agrémente très bien mon escapade.

Parlant d’escapade, Petit Escape a eu une conduite exemplaire aujourd’hui, dépassant avec force et vigueur quand je le lui demandais, et tout ça sans être trop gourmand... Brave Petit! Nous formons déjà une solide équipe de voyageurs-explorateurs.

Et lorsqu’il s’arrêta à bon port, ce fut à mon tour de montrer ce que j’avais dans le corps et de me mettre à rouler... Pas très fière de ma performance cependant, de mon endurance, oui! J’ai pédalé pendant deux heures avec mon frein arrière bloqué sur ma roue! Je pouvais bien trouver ça « tirant »...

Mon hôte m’a encouragé en précisant qu’il y avait une pente tout au long: charmant personnage, à l’image de son magnifique gîte. Calme murmure du ruisseau, aménagements intérieurs et extérieurs vieillots mais de très bon goût, et surtout d’une méticuleuse propreté. Ma chambre se dénomme « Reflet d’automne »... Inspirante et dans le ton de mon évasion...

Tout est parfait, absolument parfait... ou presque(!)...




lundi 7 septembre 2009

La route des vacances...

... pour vrai! Direction les Laurentides... Un petit gîte qui ne semble pas piqué des vers... « Au ruisseau enchanté », à Mont-Tremblant. Ce fut difficile d’arrêter mon choix, il y en a tellement. Mais bon, je me laisse tenter par le fait qu’il est situé à 5 minutes de St-Jovite et à 300 mètres de la piste cyclable. Ça fera l’affaire. Dommage, le forfait FADOQ était applicable à partir de deux nuits...

Et si je me laissais tenter par la deuxième nuit?... Peut-être bien après tout...

Je devrais être en mesure de vous faire parvenir mes commentaires en direct puisque j’aurai accès à internet. Ma dépendance à l’écriture continue de prendre de l’expansion...

Ce matin, j’ai installé mon support à vélo sur Petit Escape. Cela lui sied à merveille. Il a l’allure d’un « sportif ». J’aime bien. J’ai retiré la couleur poussière qui le recouvrait des « pieds à la tête », reliquats de notre escapade dans le P’tit Nord. J’ai aussi frotté mon vélo, enfin, frotté étant un bien grand mot. Disons que j’ai, pour lui aussi, retiré l’excédent de grisaille qui lui collait à l’armature...

Suis fin prête...

... presque! Me reste mon sac d’effets personnels. Lors de ma réservation ce matin, le proprio m’a dit qu’on annonçait du beau temps toute la semaine par là-bas. Ça me facilitera la tâche.

Et ça changera de ce temps incertain de début de semaine ici!...

Le décollage est prévu tôt demain matin. Si je veux avoir le temps de déployer mes ailes un peu en après-midi...

En attendant, bonne semaine à vous...

dimanche 6 septembre 2009

Un billet...

... né dans le P’tit Nord, là où le temps qui passe, ne fait que passer pour devenir passé...

Déjà, l’avant-midi court vers son dîner... Le minuscule poste de radio égrène en sourdine ses lyrismes classiques, les tasses de café se succèdent, toutes aussi réconfortantes les unes que les autres...

Beaucoup d’écriture ce matin: dans mon journal de camp, une lettre à un ami, ce billet...

Je me sens étrangement sereine; peut-être l’effet de mon réveil à neuf heures... À moins que ce ne soit le jeu des rayons du soleil se faufilant entre les feuilles tremblotantes, sautant d’arbre en arbre, dans une éternelle poursuite imaginaire...

J’ai relevé le défi de la noirceur hier. Je me suis rendue chez mes voisins de camp, les B., et en suis revenue au clair de lune et lampe frontale, seule avec mon ami Méo, sur ce chemin isolé du P’tit Nord... Quinze minutes de marche, sans peur ni regret... Comme un gars l’aurait fait!...

À mi-bûcher, nous avons fait une étrange rencontre: une « chatte » noire, au bout de queue blanche, nous passa soudain sous le nez. Méo, dans un élan d’affection, tenta un rapprochement. Mal lui en prit: un léger avertissement lui fut servi...

Et plus loin, dans la coulée aux ponceaux envolés, notre amie qui déambulait droit devant nous, sans que nous nous en rendîmes compte, nous avisa une bonne fois pour toutes, de sa peur...

Pouah!...

Pour finir, je crois bien avoir rêvé...

« ... j’admirais la lune et ses acolytes, assise sur une souche devant le bûcher... Minuit sonna...
... Au même instant, surgit à l’horizon, un mystérieux visiteur... Je me dirigeai vers lui et l’entraînai sans crainte vers mon camp...
... Après quelques heures à partager une douce intimité, je le reconduisis jusqu’au chemin et le quittai sans me retourner, sans même un dernier
signe de la main...
... Me retrouvant seule en pleine nuit une fois de plus, je revins à mon refuge, armée de mon seul courage... J’en conclus que jamais plus je ne craindrai tout ce qui peut être obscur*... »

Mais alors, ai-je aussi rêvé m’être empiffrée en pleine nuit, d’une « rosette » à l’alléchante crème rose et d’un breuvage de soya au chocolat??

Non, mais vraiment! Que croire?...

* sombre, qui n’est pas ou qui est mal éclairé; peu connu, effacé; difficile à comprendre...



samedi 5 septembre 2009

Je serai brève...

... mon petit « camp de filles » m’attend!...

Enfin!...

Mon « client » s’est bel et bien présenté, comme prévu. Heureusement pour lui! Et pour moi!... car finalement c’était un charmant Monsieur, plus très jeune, mais de belle apparence (non, non les filles! J’entends déjà vos hamsters céphaliques croire qu’il pourrait devenir l’homme de ma vie... Il a quatre-vingt ans et a déjà courtisé ma Tante Marthe, alors...). Le temps de faire précautionneusement le plein de son embarcation, nous conversâmes à bâtons rompus, sur ma famille, qu’il connaissait, par ailleurs, très bien.

En attendant sa venue, j’ai pu préparer mes effets personnels pour mon « escapade » sauvage. Elle sera de courte durée: je me sens un peu coupable de délaisser la Base en une si belle fin de semaine... Je reviendrai donc demain pour faire au moins acte de présence sur le site.

Mieux vaut un petit peu que rien du tout...

De toute façon, j’aurai la semaine pour y retourner, s’il tel est mon désir. Ça, ce sont de vrais vacances: se laisser porter par les jours, et décider au fil du temps de nos activités.

J’adore...

Je m’enfuis donc à tire-d’aile vers le P’tit Nord...

Avec un peu de chance, j’y verrai peut-être quelques bêtes sauvages... Ou encore, quelques amis...

Qui sait?

vendredi 4 septembre 2009

J'ai osé croire...

... que j’avais la liberté de choisir le comment débuterait cette coquette semaine de vacance de fin d’été...

ERREUR! GROSSIÈRE ERREUR!...

À mon arrivée à la maison, après une halte-jasette chez de sympathiques ex-beaux-parents, je vis que mon répondeur avait eu la gentillesse de conserver pour moi deux messages...

(... Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’il n’y en a pas si souvent, réaliser que quelqu'un voulait me jaser ça, me rend indéniablement, un peu euphorique... Bon, je vous concède! On n’arrête pas le progrès! Un jour ce sera mon frigo qui à mon arrivée, me dira ce qui lui manque pour être heureux...)

Trêve de divagations!...

L’un des messages provenait de l’infirmière qui prendra la relève pour les soins de santé de Petit Papa. Que voulez-vous, je visualise de façon très concrète mon prochain transfert vers le Nunavik... en le préparant de façon tout aussi sérieuse...

Le deuxième: un plaisancier, désirant de l’essence... Je le rejoins en signalant le numéro de son téléphone cellulaire...

« Vous pouvez venir ce soir? » que je lui demande.
« Oh! Je viens tout juste de remiser mon embarcation .» me répond-t-il.
« Pouvez-vous venir tôt demain matin alors? C’est que je devais quitter pour... »
« En après-midi, ça irait? » me demande-t-il.
« Disons, que j’aurais préféré avant midi, c’est possible pour vous? »
« Bon, j’irai vers 10:00-10:30, et si jamais je décide de ne pas y aller, je vous rappelle au même numéro? ...»
« Oui, bien sûr... »

(... et moi pendant ce temps, j’aurai manqué une nuitée à mon camp... J’espère pour lui qu’il se présentera, sinon, je retiendrai son nom, parole d’ange dérangé dans ses plans!...)

Psst! Aujourd'hui c'est le jour anniversaire de naissance de mon Énigmatique Frèrot... Je tairai son âge par respect... et confidentialité... Un seul indice: il est "beauauaucoup" plus jeune que moi!...

Bonne Fête le Jeune!...

jeudi 3 septembre 2009

Pas le choix...

... de vous donner des nouvelles sur la saga « plafond »...

J’ai reçu la visite un peu plus tôt en soirée, de cet ange-menuisier (et c’est vraiaiaiaiment un ange!...). Il fera un savant calcul pour l’estimé. Les travaux se dérouleront en trois temps: premièrement, la pose d’une autre mousse compacte, mais cette fois de un pouce d’épaisseur, puis l' installation de planches 1 X 3 (je m’applique, j’aurais pu écrire « foreighn »)...

Deuxième étape, l’application d’un autre pouce d’uréthane, par mon ange-isolateur et pour terminer, retour en force de l’ange-menuisier pour la pose du vinyle... Tout cela sur un échéancier s’étendant, probablement jusqu’au mois d’octobre-novembre...

« Y’en n’a pas de problème », s’écria la Princesse, vivant tout au fond de mon moi... (et par le fait même, partageant cette maison-chalet habitable à l’année...)

Alors, j’oublie pour le moment, plâtre, peinture et joints entre les carreaux de granirex... derniers points des réno à l’ordre du jour!

J’espère fortement que le tout sera terminé pour les Fêtes... Mon seul et unique souhait...

Je vous laisse là-dessus. Je détale en vitesse vers mon quai, où une superbe pleine lune n’attend que moi...

P.S. Curieux la facilité avec laquelle, subitement, je transforme mes amants imaginaires en anges...
Mon besoin de sortir de ces éternelles rénovations, doit être plus grand que celui d’avoir une âme soeur!...

mercredi 2 septembre 2009

P'tites folies...

... p’tites douceurs, p’tits bonheurs!... Pleins la journée et la soirée!

Tout d’abord, lorsque mes yeux se sont ouverts sur ce mercredi ensoleillé, une idée brillante prit naissance dans mon cerveau: je me suis facilement convaincue que mon plafond méritait la main habile d’un homme de métier! Aussitôt huit heures sonnées, j’appelai celui qui deviendra dans les prochaines semaines, mon ange menuisier...

Ça coûtera ce que ça coûtera!

Deuxièmement ce soir, après avoir partagé un délicieux plat aux oeufs avec mon Grand, plat qu’il avait habilement concocté d'ailleurs, j’allai marcher sur la piste d’atterrissage jouxtant le terrain de la Base. Je me rendis jusqu’à son extrémité ouest, me fondis dans la masse feuillue des merisiers quelques instants avant de rebrousser chemin. J’en profitai pour jeter quelques regards par terre au cas où j’y apercevrais des « pierres à voeu »...

Tout d’un coup!

Comme cette randonnée d’à peine 15 minutes ne m’avait pas vraiment « rassasié », je poursuivis vers mon bon vieux « champ à Jolin ». Je n’y avais pas mis les pieds depuis mon retour du lac Trois-Saumons.

Quel ne fut pas ma surprise de découvrir que les boeufs n’y pacageaient point! Les hautes herbes frôlaient mes jambes dénudées et s’entremêlaient pour ralentir mes pas... Je me rendis jusqu’à la grange désaffectée, sous le pâle reflet d’une lune timide.

Au retour, comme j’atteignais le sommet de la colline, je m’arrêtai quelques instants. Le lac s’étendait tel un miroir sans fin. C’est là que me vint l’idée la plus saugrenue et spontanée de mes 51 ans: je m’étendis parmi les graminées et dans cette position, je laissai les odeurs de la terre humide et les cris nasillards d’oiseaux invisibles me griser. L’astre se dessinait en arrière plan des longs épis de mil se balançant sous la brise.

Seuls, pralines, rosé et solide épaule d’un amoureux, auraient pu venir parachever cet idyllique moment...

Une autre fois peut-être...

mardi 1 septembre 2009

J'ai bien essayé...

... J’ai sorti mon ruban à mesurer, pas celui pour faire de la couture, l’autre, celui en métal, qui s’enroule seul dans une minuscule boîtier orangé...

... J’ai placé mes planches, par ordre de grandeur, comme on place du tissu, avant de le tailler...

... J’ai pris mes mesures, tenté un estimé du « comment je fais ça »...

... Puis j’ai secoué énergiquement mes cheveux pour en déloger les particules d’uréthane s’y étant déposées, pour finalement...

... SACRÉ MON CAMP DEHORS, TORNORS!

... Parce que je n'ai absolument aucune idée du comment m’y prendre pour « foreighncer » ce plafond!

... Tout bonnement!...

Je crois qu’il me manque des matériaux, du savoir faire et de l’expérience... En plus d’un bon coup de pied au derrière pour me mettre en branle... Pis un peu d’énergie après une nuit d’insomnie...

Tiens, tiens! Serait-ce là, la clé de tous mes problèmes? La damné fatigue?

Hum!... J‘crois bien que oui!...

... Alors je ne connais qu’un remède à ce mal insidieux: le repos! Total, global, génial, horizontal...

Allez hop! Un bain puis au lit! Demain je tenterai un autre coup d’aile sur cette machiavélique réfection...

Qui suis-je ?

Ma photo
Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

Archives du blogue