vendredi 31 juillet 2009

C'est assez!...

... assez, c’est assez!...

Il est 22:15... C’est vendredi soir... Tout ce que j’ai fait depuis le départ de mes deux soeurs vers 20H30, c’est de manger (un peu...), et lire...

... mais lire!...

... le blog de la petite pompiste que j’ai eu le culot de recommander à la Ville, pour recevoir les plaisanciers, à l’urgent besoin d’essence pour leur bon plaisir...

J’ai les yeux, les deux, pleins d’eau... J’ai lu, relu... Je n’en crois pas mes...

Incroyable! Vous êtes allés voir ce que cette Petite Fleur a dans le ciboulot? Vous avez osé aller lire son blog, celui de l’Analfabète, inscrite sur mon blog? Sinon, alors il vous manque quelque chose d’important, de très important...

Une Petite Fleur qui éclôt rapidement, le temps d’amarrer un avion, d’emplir le réservoir d’essence d’un bateau...

Une Petite Fleur qui se retourne, qui pose, qui capte la vie, les couleurs, les formes...

Une Petite Fleur qui laisse sourdre sa sensibilité, sa tristesse...

Une Petite Fleur qui danse, gratte sa guitare, dessine, travaille comme un « gars »...

Une Petite Fleur, Belle comme un coeur, douce comme une soie, la plus précieuse...

Une Petite Fleur avec un Coeur grand comme la terre, un univers...

Une Petite Fleur qui croit en des jours meilleurs, aux pouvoirs de l’Univers Infini...

Une Petite Fleur qui n’aura de cesse de trouver sous mes ailes, toute la protection que je pourrai à jamais lui offrir...

Bon été "plein de soleil dans ton coeur", Petite Fleur... tu donnes une toute autre perspective à tout ce qui m'est cher...

Un bout de ma vie...


... mon chemin "d'être", tendrement partagé avec vous...

jeudi 30 juillet 2009

Photo de famille...


... nous voici... ne manque que mon Grand Frère...

De gauche à droite:

moi, l'Ange Aérien, mon Énigmatique Frérot, ma Meilleure Amie et ma Jeune Soeur Chérie...

Avouez que nous formons une belle famille, quoique un peu hétéroclite!...

mercredi 29 juillet 2009

Aujourd'hui...

... j’ai croisé sur mon chemin « d’être » , une sage Dame aux blancs cheveux bouclés et aux yeux d’un bleu aussi intense qu’un ciel estival (d’antan!...) en Abitibi...

Sur la peau amincie de son beau visage, chaque ride racontait un moment de sa vie...

De son charmant accent légèrement chanté, elle m’en a offert quelques parcelles, que j’ai cueilli avec respect. Je l’ai écouté parce qu’elle avait un trop plein à partager...

J’ai partagé...

Lorsque ses beaux yeux ont été inondées d’une eau de tristesse, souvenance lointaine et amère des duretés parfois intransigeantes de son existence, j’ai laissé voleter ma main sur son bras, comme papillon hésitant à se poser de peur d’embarrasser...

Mon geste a fait se plisser les commissures de ses lèvres, en un timide sourire, en un muet « merci »...

Le ton se fit plus léger, un ange passa...

Comme j’aime mon travail! Être là, au bon endroit, au bon moment, heureuse de servir un court instant, de p’tit bonheur à tous ces gens...

Ce soir, le présent billet est né, alors que j’étais attablée à une terrasse, faisant face à la Principale Rue... J’ai assiégé l’espace, pendant quelques heures, en compagnie de ma Bonne Amie G.. Nous y avons refait une partie du monde, nous y avons remis nos vies à jour...

... et cela devint mon P’tit Bonheur à moi, rien qu’à moi!...

Passage provenant de l’Alchimiste que je désire partager...

« ... une loi du monde, toute simple: quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors... »
Paulo Coehlo

mardi 28 juillet 2009

L'orage...

... gronde encore...

Je sursaute à chaque coup de tonnerre. Le ciel n’est plus qu’une large zébrure. Les éclairs l’illuminent, gigantesques feux d’artifice célestes...

... et au bout de mon quai, un petit hydravion rouge et blanc se repose, après avoir affronté, de peur et de misère, la colérique tempête. Il s’est posé, entre deux ondées...

Lorsque je l’ai entendu survoler la maison, j’ai cru un instant être victime d’hallucination auditive... Comment peut-on voler par ce temps exécrable, de grands vents et de fortes pluies?

J’ai offert qu’on lui laisse passer la nuit ici, en sécurité. Les pilotes, eux, semblaient vouloir repartir... À cette heure, c’est certain, ils ne bougeront plus... Cloués au sol... Euh... au lac!

Décollage impossible... De toute façon, la noirceur s’est installée...

... Et je demeure là, un peu en « stand by », à attendre qu’ils viennent peut-être se réfugier dans la maison... Ils ne peuvent toujours pas passer la nuit dans ce petit Cessna 172!... C’est que j’ai autre chose à faire moi!

... comme continuer à sortir les meubles de la chambre de mon Grand et de l’entrée afin de pouvoir débuter les travaux de réfection du plafond « qui coule »...

Au fait, vous ai-je dit que ça avait recommencé à couler entre la cuisine et le boudoir?

Non?

J’aurais omis ça, moi, de vous partager mes déluges existentiels?...

Bon, et bien là c’est fait...

lundi 27 juillet 2009

"Mon chien est mort..."

... comme c’est triste!

En fait, curieusement, je ne le suis pas vraiment... Comme si ce coup du destin ne m’atteignait pas... Comme si j’étais de glace devant le fait accompli...

Il y a seulement quelques mois (alors que j’étais à peine un peu plus jeune...), je me serais apitoyée sur mon sort, me disant: « Pourquoi ces choses là n’arrivent-elles qu’à moi?... »

... J’aurais broyé du noir, me questionnant sans fin, encore et encore...

... J’aurais fouillé ma vie pour y trouver le chaînon manquant ayant causé cette infortune...

... Je me serais tournée vers un mur imaginaire de lamentations, invoquant tous les saints du ciel...

Mais là que se passe-t-il? Rien, nothing, niet... Aucun sentiment, aucune morosité, aucune aigreur devant ce genre « d’évènement que l’on ne contrôle pas »...

Non, mais qu’est-ce qui ne va pas (ou ne va plus...) chez-moi? C’est la psychothérapie, le millepertuis ou les marches de l’hiver dernier? Rien de tout cela ou tout ça à la fois?...

Énigme... Une fois de plus...

.. je vais de ce pas me coucher et je suis convaincue que je dormirai à poings fermés...

... ce n’est toujours pas parce que le petit Escape, qui a dormi dans ma cour hier, a été vendu à la personne qui l’avait essayé avant moi, que ma vie va s’arrêter là...

« Mon chien est mort...» pour celui-là, mais j’ai l’intime conviction qu’un autre m’attend quelque part...

... même chose pour mon Prince Charmant!...

dimanche 26 juillet 2009

Ben non...

... il n’a pas obéi, et a décidé de n'en faire qu'à sa tête! (si vous ignorez ce dont il est question, c’est que vous avez omis la lecture du billet précédent)...

... ainsi, en fin de matinée, son Papa dut venir le retirer de l’eau pour le faire soigner par mon Énigmatique Frérot à son retour de vacances... dans une semaine!... Pas drôle pour le Papa qui sera privé de son Bébé tout ce temps!... (pour les non initiés, il est ici question d’un hydravion qui a vu l’un de ses flotteurs percé par la force des vagues, en étant projeté contre le quai)...

... Ce qui signifie que dans la vie, il y a plein d’évènements sur lesquels nous n’avons aucun espèce de contrôle... entre autres: la direction du vent, les vagues et ses remous, et les torts qu’ils peuvent, tous ensemble causer...

Et ce passage ne sert qu’à imager tout ce que nous ne pouvons réellement contrôler dans notre vie...

Sans commentaire...

J’ai passé une partie de la journée à essayer des véhicules pour trouver un remplaçant digne de ce nom pour mon Petit Santa Fe qui se fait un peu vieux mais surtout fatigué... Parce que la vieillesse, on arrive à passer par-dessus si l’on est en forme... Mais on ne peut être en forme si l’on est constamment fatigué... Hum! Difficile de jongler avec ces théories à une heure si tardive... Surtout s’il est question d’un véhicule automobile!

Ce soir, c’est donc un petit Escape d’une couleur difficile à dénommer, considérant ma dyschromatopsie*, qui sommeille en avant de ma porte...

Y restera-t-il? Ça c’est l’un des évènements ci-haut mentionnés...

Quoi que...

*trouble de la perception des couleurs

samedi 25 juillet 2009

Mission accomplie...



J’entends la pluie tambouriner contre la fenêtre de la bibliothèque. Le ciel était tellement gris, alors que je l’observais du bout de mon quai tout à l’heure... Je voyais l’orage s’avancer à pas de loup... et Méo se cacher à pas de chien!... Il a vraiment la phobie des orages... Je vous gage que très bientôt, il sera couché à mes pieds... Pauvre Méo!

De la pluie, encore de la pluie! Le sol entourant mon camp en est tellement détrempé que mes bottes voulaient y rester... Hier, je n’ai fait que dormir: fin pm, soirée, nuit... Méchante ambiance soporifique que celle du bruit de ces milliards de gouttelettes s’écrasant contre mon toit tôlé. En plus, j’avais fait une petite attisée, histoire de chasser l’humidité...

Ainsi, tôt levée ce matin, après trois bons cafés et un peu d’Alchimiste (oui, je sais... je ne l’ai pas encore terminé... je vais y arriver cependant...), je me suis dirigée vers les sujets de ma transgression... qui m’attendaient bien sagement, je dois le dire...

Finalement, ça n’aura été que de mon courage dont j’eus besoin pour venir à bout, presque entièrement des deux malheureux ponceaux. Euh!... de mon courage, deux scies à chaînes, deux VTT et... deux merveilleux Bons Hommes!

Qu’aurais-je fait sans eux! Mon Bon Cousin et son Copain, mon Voisin de Camp du Nord sont venus en renfort... En plus de traîner les dernières billes que j’avais extirpées du fin fond du ruisselet (!), ils ont coupé en bûches, quelques uns des arbres tombés ici et là dans ce qui reste du sentier menant à mon camp. Fendu et cordé, j’aurai du bois pour l’hiver à venir... Merci infiniment à vous deux...

... À mon arrivée à la Base en fin pm, j’eus à traiter une récidive de l’un de mes Bébés, qui semblent s’obstiner à vouloir toucher l’eau de son aile... Bon! son Père est venu le voir et a tenté de le convaincre de ne pas faire ça... Reste à voir s’il obéira ou non...

Je verrai ça demain...

vendredi 24 juillet 2009

Expédition...

... Cet après-midi, je me rendrai à mon camp pour y défaire deux ponceaux, pour lesquels, j’avais reçu avis d’infraction, tout juste avant mon départ pour le CEDEQ. Les ponceaux sont, apparemment, non conformes aux normes du ministère...

... Bon! Je ne m’obstine pas! Je prendrai mon courage d’une main, et probablement un sciotte de l’autre, et j’irai attaqué les malheureux rondins faisant office de gredins...

... J’espère terminer la tâche facilement (je pense au fait que je dois tirer les rondins à 20 mètres du fond de la coulée!!!...) et rapidement... Enfin, suffisamment pour pouvoir profiter un peu, du fait d’être retirée dans le fin fond des bois pour penser au comment j’organiserai ma vie si j’obtiens le poste à Kuujuak...

... Tiens en passant, je ne vous avais pas dit que j’avais reçu la confirmation hier, que mon C.V. s’était rendu à bon port, et que j’aurais à passer une entrevue « téléphonique » avant de savoir si je suis engagée ou non...

... et on me demande quand je pourrais prendre le poste advenant le cas où mes services seraient retenus..

... Cool n’est-ce pas?...

... (mais honnêtement, je sens des frissons se faufiler entre mes plumes devant cette éventuelle possibilité de dépaysement total dans ma vie...)

jeudi 23 juillet 2009

Bizarre...


J’habite un lieu où d’étranges phénomènes se produisent...

... une « trompe d’éléphant » qui flotte sur un toit...

... un toit qui coule malgré un nouveau papier...

... un papier enroulé sur un rouleau plus haut que Méo...

... un Méo qui coure après les bourdons...

... un bourdon qui gît, sans vie...(!) sur le plancher...

... un plancher de la couleur d’un écureuil...

... un écureuil qui attend sagement sur la cuisinière que ne vienne l’hiver...

... un hiver qui ne saurait tarder à ramener les bateaux...

... un bateau qui, comme les hydravions, ne se pointent pas à l’horizon...

... un horizon qui demeure grisaille sans fin...

... une fin bizarre pour un saugrenu billet...

... un billet inspiré et coécrit avec deux petits « anges »...

... un ange qui tire sa révérence pour aller enfin reposer ses ailes...

mercredi 22 juillet 2009

Un p'tit mot doux...


... pour faire changement, comme agrément...

...comme celui trouvé, tracé dans la poussière de la vitre arrière de Petit Santa Fe, une fin d’après-midi de l’hiver dernier...

... un « BONJOUR » plein d’enthousiasme, porteur de bonheur... Une petite gentillesse dont je n’ai jamais su l’auteur...

... un bouquet de fleurs écarlates d’un géranium généreux, retrouvé coincé sous mon essui-glace, à la fin de l’été 2008... comme une douce contravention... riant des conventions... Toujours le donateur m’est inconnu...

... et avant-hier, lorsque de loin, j’aperçus le petit rectangle blanc dans mon pare-brise, je crus avoir enfreint quelques subtils règlements... Pourtant, c’était le même stationnement, celui en avant du restaurant chinois Suco...

... je pressai mon coup d’ailes. En approchant, je vis que ce n’était rien de formel... plutôt...

... quelques mots tendres, abandonnés en vol par mon Bon Cousin...

... affectueux Bon Cousin... Je le soupçonne de s’ennuyer de l’«ange » que je suis (!...)

... Mais j’y pense! Et si c’était lui qui était à l’origine des autres « douces attentions »?...

Il serait grand temps que je lui en parle, n’est-ce pas?...

mardi 21 juillet 2009

Vacances??...


... belles et bien finies, terminées, envolées...

Il est grandement le temps de faire... les foins!!!

lundi 20 juillet 2009

Ma Petite Maman...

... Lorsque j’arrivai hier soir à Amos, la première chose que je fis, fut de m’arrêter rendre visite à ma Petite Maman... Onze ans déjà depuis la dernière fois que je l’ai vu, lui ai parlé, l’ai touché...

... Onze ans que je la cherche dans ma mémoire, que je refais mentalement son visage, avec ses beaux yeux verts-gris, son sourire un peu timide et coquin, ses froncements de sourcils...

... Onze ans que je souhaiterais entendre à nouveau sa petite voix douce qui trompait toujours les gens lorsqu’elle répondait au téléphone... « Ta mère est-elle là? » lui demandait-on souvent...

... Onze ans que la famille n’est plus complète, que le principal pivot s’en est allé vers un autre ciel, retrouver Celui qu’elle avait tant prié...

... Onze ans que par un beau dimanche au soir, un 19 juillet, son coeur a battu en retraite, a déclaré forfait, sans autre avertissement que de vagues nausées qui avaient durées toute la journée...

... J’ai replacé ses fleurs, elles les aimaient tant... J’en ai profité pour lui raconter des parcelles de ma vie (qu’elle doit de toute façon, déjà connaître...), lui demander conseils...

Et je suis repartie, un peu chagrine de n’avoir pu lui apporter de fleurs fraîches pour égayer sa petite pierre grise...

Ce soir, c’est à mon Papa que je suis allée rendre visite... Nous avons marché et parlé... Ses idées se mêlaient, se perdaient parfois dans d’inextricables méandres...

Une chose est claire pour lui: il désire revenir vivre chez-lui, dans sa ville...

Je le comprends...

dimanche 19 juillet 2009

Qui suis-je... suite et fin...

... mon propre souffle!!!...

... (excusez-là... c'est le résultat d'un samedi trop bien occupé à donner un coup d'aile à ma Bonne Fée... ce "qui suis-je" a été trouvé dans un bouquin qui "gisait" sur la table du salon, du gîte "Le lutin marmiton" à St-Élie-de-Caxton... quand même très approprié, n'est-ce pas?...)

... En ce beau dimanche (j'espère qu'il fera beau!...), je reprendrai la route vers l'Abitibi... Après trois semaines d'absence, je ne vous cacherai pas que j'ai bien hâte de revenir à la maison... et surtout de retrouver ma petite routine de vie...

samedi 18 juillet 2009

Qui suis-je?

... Aussi léger qu'une plume, nul homme ne peut me retenir bien longtemps...

Qui suis-je???

vendredi 17 juillet 2009

Au pays de Babine...

« Changez de côté, vous vous être trompés… »

Hier, après avoir rejoint ma Bonne Tante P. par téléphone, je dus modifier mon itinéraire de vacances inopinément … Qu’à cela ne tienne ! J’attrapai mon baluchon d’une main (et mes clés de Petit Santa Fe de l’autre !...) et sautai sur ma « monture »… direction St-Elie-de-Caxton, pays du conteux Fred Pellerin.

Le soleil baignait le village de Babine. Je fis, dès mon arrivée, le tour audio-guidé qui me permit de faire la connaissance des sommités du village : les Pellerin, Philibert, Dézilet et autres. J’atterris par la suite au presbytère de l’endroit, qui me permit de prendre repas et repos, le temps d’une nuit, où je pus constater que St-Élie n’est pas que le repaire d’un conteux mais aussi de jaseux nocturnes...

Derrière les maisons, à la brunante, des feux de bois crépitent. Derrière le presbytère, un « calvaire » s’insurge dans la montagne, jusqu’au pied d’une croix s’étirant sur 33 pieds, seul endroit du village, d’où l’on peut utiliser le cellulaire...

Il fallait que mon chemin m’amène jusqu’ici pour me faire demander si j’étais de descendance indienne... Ne comprenant pas le rapport, j’apprends qu’il y eut, dans les environs, des gens à la même dénomination familiale que la mienne et d’origine amérindienne, ayant bâti leur renommée par leur force herculéenne (il y en a un qui aurait même gagné, avec honneur, une célèbre course de canot, il y a de cela plusieurs années)... Tiens, tiens!

Et ma Jeune Tante C. qui m’a justement remis copie d’une prière indienne que mon grand-père paternel, apparemment, aimait beaucoup (d’ailleurs, toujours selon ses dires, ce grand-père adorait les indiens).

Serait-ce là, ce qui expliquerait enfin mon engouement pour les plumes, peu en importe le sous-entendu???

jeudi 16 juillet 2009

Dernier appel...


Voilà! Je quitte le bord du fleuve pour prendre un bain de foule... Il me manquera c’est certain, mais comme toute bonne chose a une fin...

Remarquez que si je me concentre un peu, d’où je serai, je sentirai probablement encore sa présence, pas très loin de moi, du moins ce soir... Après tout, Pointe-aux-trembles sert un peu de « brise vagues » fluviales!...

... Je poursuis donc ma route. Je sais qu’elle me mènera à bon port, peu importe lequel...

Ainsi, les vacances tirent à leur fin... Je vais tenter d’en profiter au maximum dans les prochains jours. Je suis attendue chez ma Bonne Fée vendredi pour quelques tâches reliées à un plus qu’éventuel déménagement. Donc demain, en plein début des vacances de la construction, je prendrai direction North Hatley jusqu’à dimanche...

Ne craignez rien: je trouverai bien quelques minutes, entre deux boîtes, pour vous glisser une poignée de mots...

Parole d’ange... aérien!...

p.s. Si jamais vous vous cherchez un gîte « plein de soleils » en Mauricie, je vous recommande fortement celui de Jeune Tante C. et Oncle S.... Seul bémol: je crois qu’ils exigent un certain degré de parenté comme laisser passer... Alors si l’un de vos ancêtres a été Pharaön d’Égypte ou Roi d’Arménie... ça devrait aller!...

mercredi 15 juillet 2009

C'est moi l'espionne...


Dernière journée passée en Mauricie. Au moins le soleil a daigné darder ses rayons sur la région... et par le fait même, un peu sur moi! Toujours ça de pris!

J’ai fait un saut au Sanctuaire du Cap de la Madeleine ce matin. Quelle belle basilique! Les vitraux sont tout simplement à couper le souffle. J’ai aussi marché dans le parc adjacent longeant le fleuve. On y trouve un chemin de croix en pleine nature, fontaines, fleurs, verdure: majestueux!...

Par la suite, après m’être promenée un peu dans le Vieux Trois-Rivières, j’ai dîné en tête à tête avec l’Alchimiste, une fois de plus. Assise à la terrasse du resto l’Essentiel, j’ai joué à capter les mots échappés des conversations éphémères, pénétrant ma vie pour une fraction de seconde.

« ... vétuste... intemporel... vraiment écoeurée... avancez avant que je vous pile sur les talons... du canard ça se mange trop saignant... »

Sans compter les mots anglais virevoltant avant de se poser, incompris, dans mes oreilles internes... « Nice »...

Après avoir englouti mon burger « agneau-pomme-gouda », j’observai les gens déambuler nonchalamment sur des Forges, les jambes indéniablement ou cachés ou très blanches... Je me demande pourquoi!...

L’après-midi fut ensoleillé et chaud. Je profitai d’un banc près du fleuve, pour sortir à nouveau mon livre... Ça ne prit que quelques minutes avant que je ne sois envahie par une irrésistible envie de fermer les yeux... Ce que je fis, comme ça, assise sur ce banc, l’Alchimiste pendant mollement au bout de mes doigts... Drôle d’itinérante...

Et c’est assise (encore!...) sur le muret de pierres à Batiscan, que je pris cette photo...

J’avoue que je ne détesterais pas voir de tels bateaux à mon quai... Ça doit renflouer une caisse en moins de deux...

... c’est ma Petite Fleur qui trouverait ça moins drôle!...

mardi 14 juillet 2009

300 kilomètres...

... c’est ce que j’ai parcouru aujourd’hui en explorant cette belle région qu’est la Mauricie... La survoler aurait été plus rapide mais moins enrichissant...

... J’ai vu défiler les Ste-Geneviève, St-Stanislas, St-Adelphe, Ste-Thècle (village où mon père est né par inadvertance...), St-Tite et Rivière-aux-Rats, Grandes-Piles et Lac-à-la-Tortue, Champlain et St-Narcisse... avant de revenir à mon point de départ qui était Batiscan...

Ouf! Par chance, il ne faisait pas beau! Alors à part me promener en auto, j’avais peu d’autres options « activité vacance »!

La région est riche en culture, en monde équestre... La rivière St-Maurice m’a accompagné un bon bout: belle et large, bordée de montagnes, elle trace son chemin comme serpent bien dompté, zigzagant dans la verdure...

J’ai fait quelques haltes. Entre autres, j’ai dîné à Ste-Thècle, en lisant l’Alchimiste, qui m’a d’ailleurs embêté avec deux termes: chèche et syntonie. Si j’avais une phrase à faire avec ses mots, j’écrirais:

« Ce matin à mon départ, j’ai pensé porter un chèche* tellement l’air était frais. Heureusement, comme je ressens une certaine syntonie* à visiter la Mauricie, l’enthousiasme me fit oublier la température... »

Entre deux ondées, j’ai visité la très belle église de Champlain (qui a accueilli le Pape en 1984!) pour ensuite aller m’asseoir pour admirer le fleuve, vu du Nord (c'est la photo jointe à ce billet)... Zen vacances!...

Après avoir dégusté l’excellent bouilli aux légumes « frais » concocté par Jeune Tante C., j’ai terminé la journée, assise aux côtés d’Oncle S. qui a fait tout un ménage sur le « bureau » de mon portable...

L’an prochain, je prévois revenir: cette fois, je resterai une semaine!...

... Chut! Ils ne le savent pas encore...

*chèche: au Sahara, longue écharpe que l’on enroule autour de la tête
*syntonie: vibrer en harmonie avec le milieu où l’on se trouve

lundi 13 juillet 2009

Sur la 138...

... J’ai l’impression d’être en cavale à la grandeur du Québec! Me voici rendu à Batiscan, chez Jeune Tante C. et Oncle S., jeunes retraités, installés sur les abords de mon cher fleuve...

Je suis arrivée par la petite route 138, jumelle de la 132. Les villages ont défilés les uns après les autres sous un ciel tantôt gris et pluvieux tantôt ensoleillé... Pour faire changement...

La première chose que j’ai fait en arrivant, fut de m’arrêter au bar... laitier! (quand même... vous ne pensiez toujours pas que j’aurais choisi autre endroit en plein milieu de l’après-midi??...) Cette petite halte me permit de prendre le pouls du lieu que j’envahirais pour les prochains jours. À première vue, ça me semblait charmant.

Ce fut confirmé dès mon deuxième arrêt, celui obligatoire, quand je voyage et que je suis hébergée(!)... Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le client qui sortait du dépanneur, attendait patiemment pour me tenir la porte...

« Wow, » me suis-je dit, « quel accueil! »

Lorsque je ressortis quelques minutes plus tard, le monsieur, assis tout près, m’envoya la main en passant...

Et bienvenue à moi en Mauricie!!!

Je planifie pour les prochains jours, explorer la région. Je tenterai de vous raconter au fur et à mesure mes péripéties, car je suis certaine qu’il y en aura quelques unes...

Oncle S. est un as de l’informatique, je sens que je repartirai d’ici chargée de nouvelles connaissances en la matière. Et ma Jeune Tantine elle, devra s’armer de patience pour écouter mes histoires parfois abracadabrantes et mes rêves un peu fous...

... Mais j’ai cru déceler en elle de la « graine d’ange »...

... Nous devrions très bien nous entendre!...

dimanche 12 juillet 2009

Belle Québec...

... un peu tard pour écrire... C'est vraiment pas facile les vacances! J'éprouve de la difficulté à maintenir mon rythme
d'écriture...

J'ai passé une magnifique journée: devote, aventureuse, fouineuse, active et familiale... Des détails?? En voici quelques uns!

Nous arrivons à peine, mon Grand Frère et moi, d'une promenade en voiture dans le Vieux Québec. Nous avions été invités à souper chez le Cousin Y. que je ne connaissais plus... Charmant, drôle, accueillant, simple, j'ai repris contact avec plaisir avec lui... Probablement que la dernière fois où nous nous étions rencontrés, c'était à Rivière-Ouelle, lorsque j'avais 15 ans! Inutile de dire que nous avons passablement changé l'un et l'autre! Sa conjointe, au fort accent du Havre (wow!), possède ce rire communicatif des gens heureux. Quelle belle soirée!

Auparavant, très tôt ce matin, j'ai quitté la maison pour assister à la messe du dimanche... Eh oui! Je ressens parfois ce besoin de m'arrêter sur ce que j'ai reçu et de lancer un "merci" spirituel à qui de droit... Curieux que ce soit pour la deuxième fois avec l'Ami J. que j'ai fait cette sortie...

C'est en BMW que je me suis par la suite faufilée sur une autoroute dégagée pour un déjeuner santé, tout juste avant d'aller visiter la magnifique Maison Kinsmen. Voilà pour le "devote, aventureuse, fouineuse et familiale"...

En pm, j'ai lancé le défi à mon Grand Frère de faire un triathlon! Nous sommes donc partis en vélo, rouler un peu plus de quarante kilomètres, avant de nous lancer dans la piscine pour y nager un brin... Malheureusement, nous avons dû remettre la marche qui devait complèter notre épreuve physique à plus tard... Nous avons finalement manqué de temps...

Ce n'est que partie remise... je reviendrai d'un coup d'ailes me poser à nouveau dans cette Belle, d'ici quelques mois...

samedi 11 juillet 2009

"Nuit magique..."

... c’est le nom de la chambrette bleue que j’ai occupé la nuit dernière (10 juillet), au Gîte de l’Anse aux Oies. L’une des cinq, aux appellations toutes plus inspirantes les unes que les autres: « Rose enchantée », ayant la fraîcheur d’une pomme verte; « Tendre verdure », toute en douceur; « Bouquet romantique », évoquant le calme et « L’Oie blanche », la plus grande, la plus claire, refuge pour amours passionnés...

Je planifie y passer ma nuit de noces...

« ... je me vois descendre l’allée centrale de l’église de Rivière-Ouelle, en un bel après-midi ensoleillé, sous les notes du violon de Fille C.. À mon annulaire, je porte fièrement la bague de Ré de mon Habile Joaillier. J’ai retiré celle surmontée du turquoise m’identifiant comme « célibataire »...

... je reprends direction l’Islet-sur-Mer, pour y manger à l’Auberge la Marguerite, et dormir à l‘Anse aux Oies... »

Mais tout ça n’est qu’un rêve (pour le moment...). C’est donc, flottant entre la 132 et le fleuve que je m’éveillai ce matin(10 juillet...). L’horizon s’est dessiné à l’image de mon copieux petit déjeuner: montagnes foncées surmontées de nuages imitant le lait mousseux sur mon café... les vagues moutonneuses du fleuve, créant une gigantesque gaufre arrosée de sirop d’érable...

Gîte rempli d’amour, d’amitié et de musique...

Je reviendrai un automne, voir les Oies...

... pour y échanger quelques plumes avec elles...

p.s. vous aurez deviné que je n'ai pu (une fois de plus), me brancher sur le réseau hier... Tant pis... je m'habitue tranquillement pas vite, aux instabilités de la vie internaute...

jeudi 9 juillet 2009

Un 9 juillet, à l'Islet...


Me voici, confortablement installée sous un abri toilé, meublé de rotin, dans le magnifique jardin arrière de l’Auberge La Marguerite. Je me laisse caresser par un ardent soleil, pas trop pressé d’aller se coucher...

Une « rousse » attend sagement que je la porte à mes lèvres...

Douce vie, tendre repos...

La route vers Rivière-Ouelle défila comme on le fait sur un tapis rouge: avec lenteur, pauses et volupté...

J’ai retrouvé l’Oncle D. dans sa cuisine, assis, les épaules voûtés par le poids de l’âge et de son récent veuvage...

... mais je me suis noyée, une fois de plus, dans le bleu de ses yeux...

Nous sommes allés à la « Grève »,comme il appelle son terrain riverain du bord du fleuve. Ce fleuve qui me charme tant...

Bordé d’une roseraie parfumée et sauvage, il représente son « Précieux Présent »... À l’horizon, les montagnes « Charlevoisiennes » nous espionnaient... mais seuls les épinettes de Norvège, les frênes et les chênes furent témoins de nos murmures de confidences...

Bien soudés l’un contre l’autre, dans les marches d’un escalier surplombant son « royaume », nous laissâmes s’écouler le temps, lentement...

Lorsqu’à l’instant du départ, il me serra dans ses bras, mon coeur ne fit qu’un bond lorsqu 'il me dit: « J’appelle ma fille ma Chouette, mais toi, tu seras ma Puce... »

Ses yeux bleus se sont embués... Les miens aussi...

Sur des promesses de se revoir l’an prochain à pareille date, je le regardai regagner sa maison, lentement, s’aidant de sa canne... Au moment d’atteindre sa galerie, il se tourna vers moi, et leva sa main dans un troublant « adieu »...

Il a 85 ans... Il veut vivre plus vieux que mon arrière-arrière-grand-père Pelletier...(101 ans!!!)

Qui dit mieux?...

Hum! J’ai cru entendre la voix d’un ange...

Coup manqué...


... royalement! Alors que j'avais réussi à me brancher vers 22:00, voilà que le système Internet du camp m'a lâché... avec comme résultat, un manquement à mon blog pour la troisième fois depuis le 8 novembre 2008...

Je trouve tout de même que ma moyenne "au bâton" est acceptable...

Aujourd'hui, il fait un temps magnifique. Je suis en route vers Rivière-Ouelle pour un pique-nique sur le bord du fleuve avec mon Tendre Oncle D.. Je n'ai pas réussi à le joindre mais j'espère le trouver là... sinon ma route me mènera vers Kamouraska... Je suis romantiquement attirée vers cette ville... Peut-être quelqu'un m'y attend... Allez savoir...

Sûrement que les enfants au camp sauront profiter de cette belle journée aussi... Après tout, ce n'était que le deuxième matin depuis le 28 juin que le soleil daignait se montrer le bout du nez...

Je m'envole à tire-d'ailes... comme seul un ange peut si bien le faire...

mardi 7 juillet 2009

Jos, Louis et Oréo...

... Aujourd’hui j’ai fait une excursion avec le groupe de garçons que je supervise... Imaginez-moi, seule fille coincée entre onze gars! Wow!...

Ok! J’avoue: la moyenne d’âge était de 13 ans, mais encore...

Nous sommes allés visiter la Seigneurie des Aulnaies, à St-Roch-des-Aulnaies. Le moulin et le manoir sont magnifiques. J’ai même servi de « modèle » à notre guide pour l’essai des cerceaux servant à gonfler les jupes de l’époque... Je suis certaine d’avoir vécu ce temps: je me voyais presque descendre le grand escalier dans ma robe de bal...

Les ti-gars ont bien apprécié leur visite... Après avoir mangé sur place, l’un deux se chargea de me former en « lancement de roches plates avec rebonds »... Je me rappelai avoir déjà « pratiqué » étant jeune (!)... Mon « prof » fut fier lorsque je lui criai joyeusement que j’avais réussi... à en faire deux!!!

Ils sont tellement gentils et charmants (je me laisse facilement avoir de ce temps-là par le « charme » de la gent masculine...). Ce genre de sortie nous rapproche énormément des jeunes. Ainsi j’ai entendu quelques histoires touchantes, parcelles de leur vie, issues d’un bout à l’autre du Québec... Ça me ramène à dire que mes petits problèmes quotidiens peuvent aller se « rhabiller »... Je leur lève mon chapeau d’aborder leur maladie avec tant de bonhomie.

... Et pour ce qui est de la photo promise hier, et bien, je vous laisse faire par vous-même, le lien entre le titre de ce billet et cette dernière...

Y comprendrez-vous ce que l'ange y a vu???

lundi 6 juillet 2009

"Il mouille des grenouilles..."


... quelle jolie expression, sortie tout droit de la bouche de Consoeur Nutri É., montréalaise d’origine...

Bizarrement, c’est ce matin que je décide de blablater* sur cette métaphore... C’est l’un des premiers matins, toujours très brouillassé, mais sans pluie, depuis notre arrivée au lac... Je peux compter sur mes dix doigts les heures où le soleil a bien daigné étirer ses rayons sur le Pavillon.

Drôle de juillet! Ici, tout n’est que boue et rideau de pluie...

Mais attendez un peu... Qu’est-ce que j’aperçois ici? Mais oui, c’est bien lui...

... J’immortalise le moment... au cas où ...

... Ainsi il en va également de mes états d’âme... J’attends que se dénébule* mes interrogations existentielles... Encore une fois! Toujours pas facile d’être « moi »... Par bonheur, même si j’ignore ce qui se cache derrière le rideau de brume, je sais que je finirai par y trouver l’éclairci que j’attends... C’est déjà un bon début!

Finalement cet après-midi, nous avons eu droit à un peu de ciel bleu mais la fraîcheur a ralenti nos ardeurs... J’ai quand même osé, avec Consoeur C., descendre à St-Jean pour un peu de magasinage (vraiment j’exagère...), puis à l’Islet-sur-Mer pour y marcher le village, pour revenir prendre un café au lait avec des fraises baignant dans un « nuage » (!!!) de crème saupoudré de sucre d’érable, sur le bord du fleuve... Ai-je besoin d’en dire plus?... L’après-midi se faufila comme un coup de vent...

La route du retour se dessina vers St-Eugène de l’Islet (remarquez que dans les environs tout est « quelque chose » l’Islet!!!). Et là, jamais vous ne pourrez imaginer ce que j’y ai découvert...

Pour vous, j’ai photographié...

Demain, l’ange que je suis, vous montrera...

* propos sans intérêt, verbiage creux
* dissiper artificiellement le brouillard

dimanche 5 juillet 2009

Sortir du brouillard...

La montagne s’est apaisée... (l’ange aussi...). Même le lac reflète maintenant placidement les nuages, comme miroir embué... J’ai bien cru que je pourrais au moins ce jour, me passer de mon imper... Mais non!... À ma sortie de la cafétéria après souper, il pleuvait, une fois de plus!

Quelques canots rouges, kayaks jaunes et bleus sont apparus, un court instant, sur l’étendue d’eau, comme fleurettes dans un champ argenté... Un voilier a même fait les cent pas dans la baie, en attendant le soleil qui ne s’est montré finalement, que trop brièvement...

Hier a amené avec lui la nouvelle équipe médicale: huit nouveaux médecins résidents, une nutritionniste et une directrice médicale... Et cet après-midi les derniers campeurs-campeuses, attendus pour une semaine, ont rejoint le groupe. Les repas risquent d’être plus bruyants...

Toutes mes gardes prévues à l’horaire ont été devancées de 24 heures... Ainsi au moment où je rédige ces lignes, j’ai fait les gardes d’hier soir à ce midi... ce qui implique, que ce soir je me coucherai tôt!

La tournée de nuit fut particulièrement humide: il pleuvait à boire debout! Partout sur le terrain, des flaques d’eau s’amusaient à nous attraper les pieds... Et lorsque nous pénétrions dans les huttes (cabanes d’environ 20 x 30 pieds où couchent dix jeunes plus 2 « momo »), nous buttions, immanquablement, sur un amoncellement de bottes, souliers, bas trempés... Les serviettes de plage et impers pendaient du plafond, semblant de paravents entre les lits.

L’odeur de renfermé, d’humidité retenue et de corps « sablés » flottaient . Le faisceau de nos lampes frontales, dirigé vers le bas comme le font les mineurs, trouait la pénombre. Nous avons fait les glycémies, accroupies à côté des lits, notre matériel posé sur des sacs de couchage à demi glissés du lit...

J’ai regagné mon grabat vers 4 heures du mat! J’étais gelée et j’ai eu de la difficulté à me réchauffer et à retrouver le fil de mes rêves... La levée du corps fut difficile, la garde du am, plutôt calme...

Tout finit toujours par s’arranger...

samedi 4 juillet 2009

"Colère...


... d’une montagne, d’un fleuve...

... un fleuve coincé dans la grisaille... comme un morceau qui nous obstruerait la gorge, empêchant l’air d’oxygéner notre cerveau...

... un cerveau incapable de « réfléchir », au propre comme au figuré, ni lumière ni pensée, qui pourtant subsiste, malgré tout...

Je le sais... enfin, j’ose y croire...

... croire que le temps saura dissiper les embruns, ceux me laissant roide et transie...

Colère d’un ange...

... cet ange enveloppé d’une brume opaque, incapable de saisir l’essentiel...

... l’essentiel qui repose, derrière cette omniprésente concupiscence ... »

vendredi 3 juillet 2009

Qui cherche trouve...

... je partis avec la ferme intention de les trouver, si petites soient elles... Trop de temps s’était écoulé depuis la dernière fois où je les avais vues... Je m’impatientais...

En temps normal, j’aurais dû déjà, être à leur recherche... L’horaire de travail exigeant et un peu trop planifié de la vie au camp, en avait décidé autrement... Mais là, ma conscience n’en pouvait plus de retarder ainsi le moment où je transformerais leur destinée... Et j’espérais que le mauvais temps ne les aurait pas trop perturbé malgré tout...

Peu m’importait de partir sans être accompagnée: personne ne s’était de toute façon proposée pour venir avec moi... Qu’à cela ne tienne, j’irais seule...

Je pris la route qui longeait le lac, certaine qu’elles s’y cachaient quelque part, entre les longs graminées. La végétation était dense et variée. Je n’aurais pas la tâche facile. Je circulai lentement en fouillant du regard les abords du sous-bois. Mon oeil demeurait alerte, pas question qu’elles déjouent ma vigilance...

Puis je les aperçus, toutes menues, dissimulées derrière un imposant feuillage... À peine visibles, elles m’apparurent timidement, un peu esseulées... rougies par le temps...

Je repliai mes ailes et leur tendis mes mains un peu tremblantes... J’usai de toute la délicatesse dont j’étais capable afin de ne pas les comprimer à l’extrême tant j’étais contente de les retrouver...

Leurs présences, de plus en plus évidentes, semblait impliquer qu’elles m’attendaient... Moi, la courageuse, la brave, la patiente... Celle qui avait osé prendre le temps de venir à leur rencontre...

... Je me penchai un peu vers elles, et je les cueillis, là tout simplement...

Je ne pus résister à la tentation de les porter à mes lèvres. En fermant les yeux, je savourai avec délectation, leur petit goût à peine sucré...

... juteuses à point, les fraises des champs sont de retour!...

jeudi 2 juillet 2009

Au pays des Géants, suite et fin...

... en fait, je n’avais pas vraiment prévu de suite!...

... Mais hier, alors que je terminais mon billet, je remarquai que j’avais laissé des notes sur mes feuilles chiffonnées... celles m’ayant servi de canevas pour y imprimer les premiers « jets » de mots...

Et aujourd’hui, en fin d’après-midi, une conférence donnée aux jeunes par Sébastien Sasseville, premier diabétique type 1 canadien à avoir escaladé l’Everest, m’a confirmé que je devais compléter le thème abordé hier...

« J’ignore si finalement, il est plus facile de monter longtemps ou de descendre rapidement... »... Je faisais allusion à la pente abrupte et à ma marche en montagne, mais aussi aux difficultés que la vie peut parfois mettre sur notre route...

En relisant, je fais facilement un lien avec les diabétiques... Une glycémie (taux de sucre sanguin), peut s’élever graduellement sur plusieurs heures ou chuter rapidement en quelques unes... Ça devient un défi quotidien de maintenir le tout, le plus harmonieusement possible, en équilibre...

... ce qui fait d’eux, de vrais Géants de courage, de persévérance, d’espoir... des utilisateurs hors pair du « Précieux Présent »...

Ils adaptent leur vie au rythme de ce que tout le monde sur terre devrait appliquer: bien s’alimenter, bien bouger, bien gérer le stress et la maladie...

... un jour, pour toujours...

Peut-être aurions-nous, quelques leçons de vie à tirer d’eux...

... question de voler toujours, un peu plus haut, un peu plus loin...

mercredi 1 juillet 2009

Au pays des Géants...

... une force d’attraction m’attire, ostensiblement... Quelque chose d’invisible et d’inexplicable m’entoure... Je lutte contre elle... Je résiste, sans vouloir me laisser aller... Je pourrais me lancer et tenter de m’envoler...

... et si je m’abandonnais? Et si je tentais le coup, juste pour voir?... Jusqu’où je me rendrais?... Que de questions...

... Histoire de vie?...

Non pas!... la pente est tout simplement très abrupte: 22%!... Je freine inconsciemment mon allure et déplace mon centre de gravité vers l’arrière... Je tente de garder le contrôle. Mes pas se font rapprochés et saccadés...

... C’est ma marche de ce matin, trajet à l’inverse de celle d’hier. Ici, ce sont les montagnes. D’énormes montagnes, pas du tout celles auxquelles nous sommes habitués en Abitibi... Des montagnes qui abritent des Géants... Des Géants tordus et feuillus, mystérieusement solidaires et liés par cette ficelle créant un imaginaire tricot...

Je me sens minuscule... J’entends le bruit cascadant de l’eau qui déboule les rochers... Les oiseaux s’unissent pour imiter une sorte de jungle apprivoisée, Amazonie québécoise... Le soleil étire un sourire timide jusqu’à moi... La brume fluviale noie l’horizon et en nuance le vert sylvicole, s’étirant jusqu’à lui...

Comme un peintre, je tente une esquisse, mais à coup de mots plumés... Une odeur d’humus plane dans l’air...

... j’ignore si finalement, il est plus facile de monter longuement ou bien de descendre rapidement... Les difficultés se ressemblent, comme dans la vraie vie...

...Question de choix... et de l’effort que l’on est prêt à y mettre...

p.s. J’ai tenté une ultime expédition à la recherche de mon soulier de « vair », mais en vain... J’hésite entre aller porter le deuxième, quelque part dans le village, ou attendre patiemment qu’on me ramène le premier... Et ça, ça peut être long...
J’en souris encore... comme cela a fait sourire les commerçants chez qui je suis allée m’enquérir si on ne leur avait pas rapporté... Ce qui était gênant, n’était pas de le demander, mais bien d’expliquer le comment on peut perdre un soulier sans s’en rendre compte...

Cré moi!...

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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