dimanche 31 mai 2009

Témiscamingue...

... Mais quel beau cadeau me suis-je fait, que d’aller vivre cette fin de semaine dans la superbe et chaleureuse Témiscamingue... Et qui d’autre que ma Bonne Amie G. pouvait mieux m’accompagner dans cette courte mais revigorante escapade?...

Nos nombreuses haltes n’auront servi qu’à nous dépayser encore plus radicalement...

Après un court arrêt chez ma Chum G. de Rouyn, histoire de « prendre le pouls » de cette cordiale maisonnée, (et promesse de rendez-vous à notre retour, pour déguster cette fameuse tarte aux pommes du Broadway), nous avons osé les gourmands gâteaux du St-Honoré sur la Perreault... Délicieux début!...

C’est ainsi repues, que nous avons affronté l’heure de pointe de 16:30! C’est que la Capitale se fait lente le vendredi!...

La route vers Notre-Dame-du-Nord fut parsemées de ces habituelles vues panoramiques, piquetées de ces curieuses granges jumelles, que l’on voit un peu partout...

Notre gîte, « Au Repos du Bouleau », sympathique repaire de géologues ricaneurs, nous a offert le charme paisible et le confort que nous recherchions. Et c’est sans parler des exquis petits déjeuners, agrémentés de nombreuses gelées « maison » (la gelée de cèdre est craquante!...) et de tous ces autres produits régionaux... Vraiment à adopter lors de votre prochain passage dans le coin!

Et c’est sur les rives du lac Témiscamingue, que j’y ai reconnu le « bébé » ayant hiverné dans le gros hangar, près de ma maison... Sagement endormi à son quai, sa « couche » bien en place, il semblait attendre, tout comme nous, que la température accepte enfin d’être plus clémente, pour faire ses premiers « vols »...
...Ainsi va la vie!...


samedi 30 mai 2009

J'avoue...

... je suis présentement virtuellement absente!... Suis partie en escapade au Témiscamingue, avec ma Bonne Amie G. et ce depuis vendredi midi! J’ai abusé des pouvoirs « magiques » de ce que ce curieux système me permet de faire...

... vous êtes présentement en train de lire, ce que j’ai écrit à 00:28, dans la nuit de vendredi!!...

Oh! Ne me grondez pas!... Je sais que j’ai dépassé (et de beaucoup...), mon heure de coucher... Mais je tenais tout de même à respecter « mon » propre pacte...

... et je n’étais toujours pas pour vous refiler, pour une troisième fois, copie d’un texte que je n’aurais pas composé!...

L’heure tardive s’explique tant qu’à elle, en partie parce que j’ai participé à une conversation téléphonique « allongée » (ce jeudi soir!...), laquelle, en aucun temps, je n’aurais voulu abréger afin de mieux me préparer à mon départ...

Chaque évènement existe, selon moi, parce qu’il a sa raison d’être... Je me suis donc laissée prendre au jeu des mots qui naissent, virevoltent, flottent un instant dans l’absolu néant, avant de glisser doucement sur les voiles de la confidence...

(... merci à toi, l’Ami, d’avoir osé faire ce vol avec moi... Je comprends que sur les ailes d’un ange, ce n’est pas toujours aussi évident qu’il n’en paraît...)

Promis, demain j’y serai... en vraie de vraie!...

vendredi 29 mai 2009

Sherazade...

« ... Même après les douleurs, les larmes et les pleurs
Après les silences, les coups dans le coeur
La peur qui s’avance après les erreurs
Il reste une chance, un autre bonheur...



Même après avoir pris un mauvais départ
Après avoir dit que tout est trop tard
Que l’on vit sa vie sans trop la vouloir
Il reste l’envie d’un nouvel espoir...


Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
La vie est un combat, un corps à corps
Mais au bout de nos doigts il y a de l’or
La couronne d’un roi et plus encore...
Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort
Même s’il nous faut parfois être en dehors
De la table des rois, se dire qu’alors
Il nous reste le choix d’aimer encore...


Même après avoir vu dans les yeux de l’autre
Un amour déçu, les peines et les fautes
Après avoir dit que tout est trop tard
Il reste l’envie d’un nouveau départ...


Même si on ne voit plus que la chance arrive
Parce qu’on s’est perdu sur une autre rive
Parce qu’on a choisi le mauvais parcours
Il reste l’envie de trouver l’amour...


Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
Sous chacun de nos pas dort un trésor
Quand après les combats, après l’effort
Il nous reste le choix d’aimer encore
... »


... Bon, j’avoue... C’est le truc qui joue continuellement dans mon petit Santa Fe de ce temps-là!...



Et pendant que vous lirez ces lignes, je serai tranquillement attablée devant un succulent repas, au Restaurant Les Agapes à Notre-Dame-du-Nord, et ce en compagnie de ma très chère et Bonne Amie G...



Désolée, pour vous! La prochaine fois ce sera peut-être vous qui aurez la chance de partager un repas avec « aile »...

jeudi 28 mai 2009

Reproduction...

Ce soir, je souhaite partager avec vous, tricot de mots que m’avaient remis ma Bonne Amie G., un jour de cet hiver long et froid, celui-là même qui m’a complètement obnubilé pendant d’interminables semaines...

« ... En dépit de tous nos efforts pour suivre nos programmes et nous en remettre aux conseils d’une « Force supérieure », il nous arrive parfois de ne pas comprendre ce qui se passe dans notre vie. Nous avons beau avoir la foi, attendre, prier, écouter les autres et nous écouter nous-mêmes, la réponse ne vient toujours pas...
Pendant ces moments, nous avons besoin de comprendre que nous sommes exactement où nous devons être, même si ce lieu peut paraître étrange et inconfortable. Notre vie a un but et un sens...


Nous sommes changés, guéris, transformés encore plus profondément que nous pouvons l’imaginer. De belles choses, qui dépassent notre imagination, sont en préparation et nous seront offertes. Nous sommes dirigés et guidés...

Tendons vers la tranquillité. Nous n’avons pas à agir à la hâte ou précipitamment simplement pour soulager notre inconfort, simplement pour obtenir une réponse. Nous pouvons attendre d’avoir l’esprit tranquille. Nous pouvons attendre d’avoir des indications précises. La lumière viendra...

... La réponse viendra, et ce sera bien pour nous et pour ceux autour de nous... »
auteur inconnu de moi

Et pendant cette convalescence morale, je lus à plusieurs reprises la courte prière qui lui succédait:

« Aujourd’hui, mon Dieu, aide-moi à comprendre que je suis guidé vers le meilleur de ce que la vie a à offrir, particulièrement lorsque je me sens confuse et désorientée. Aide-moi à avoir suffisamment confiance pour attendre que mon esprit et ma vision deviennent clairs et stables. Aide-moi à me convaincre que la lumière viendra
... »

... Voilà donc, d’une part, ce qui m’a permis de réparer mes ailes...

... L’autre part provint, de chacun d’entre vous...

mercredi 27 mai 2009

P'tits bonheurs...

... Mes rêves se sont arrêtés avant même de commencer... J’ai tellement tourbillonné dans mon lit, que mes ailes en ont perdu des plumes...

... Et cette pluie qui ne cesse de dégouliner...

J’ai englouti un énorme déjeuner et suis partie travailler. Comme la température ne permettait pas que je me pose sur la 1ère Avenue, j’ai poursuivi mon vol jusque dans le stationnement de MA cathédrale... Et là, j’ai coupé le moteur...

J’ai enclenché la journée, avec l’énergie qui rend invisible les angoisses nocturnes; j’y ai ajouté un café, pour la chance!!...

En fin de journée, ayant un rendez-vous de prévu à 18heures30, je décidai d’aller me sustenter dans un sympathique petit resto, dénommé l’Aquarium Café. Je revêtis une « allure estudiantine », et m’installai à une table près d’une fenêtre donnant sur la rue...

... À demi dans ma bulle, à demi absorbée dans le travail que je m’étais apporté, je laissai le temps prendre le temps de s’écouler, tout simplement...
P’tit bonheur...

J’y fis la rencontre de ma Capillicultrice Préférée, laquelle je croise rarement en ville, si ce n’est lors de nos trimestriels rendez-vous...

J’y vis également un ami, chef cuisinier, à qui je n’avais pas parlé depuis belle lurette...

Et lorsqu' après mon rendez-vous, je revins à la maison, ce fut pour aller y prendre ma marche en vitesse (non, non, non!... pas parce que j’avais peur de l’ours... je suis guérie, je vous l’ai dit hier!...), mais bien parce que je me suis encore risqué à faire du troc avec mes voisins...

... j’ai échangé un voyage de déchets encombrants contre... mon lot de bouteilles vides entassés dans le réduit!...

... J’ai l’air perdante comme ça, mais... Oh! Que non!...
Bon débarras!...

mardi 26 mai 2009

Guérison...

Ça y est! Cette fois, c’est pour de vrai!... J’en suis certaine... mon intuition ne pourrait s’y méprendre à ce point... Je suis définitivement guérie!...

... Revenue un peu tardivement de la ville, où j’assistai à une réunion syndicale, je revêtis, dès mon arrivée, des vêtements relaxes et chaussai mes espadrilles avant de prendre la direction du champ à Jolin...

Le temps était gris, un peu maussade, mais la température avenante. Habituellement je prends ma marche plus tôt, vers 18:30-19:00... Cette fois, il était près de 19:45... Et comme mon trajet s’effectue environ en une cinquantaine de minutes, je me suis demandée si je n’étais pas un peu trop près de la brunante... Mais j’avais besoin de cette marche quotidienne, comme un "pilote" a besoin de son "avion"... alors...

Après avoir atteint la carcasse du petit veau orignal, je me suspendis comme d’habitude, aux branches des merisiers... Dans cette position, il est facile de m’imaginer être un ange planant dans le ciel... Je repris le chemin du retour, mais ce soir, point de ronde dans la forêt. J’adoptai le pas nonchalant de la fille rassasiée de vent, de grands espaces, de verdure...

Je pouvais voir le ruisseau à l’Ours, dormant paisiblement, bercé par le chant des oiseaux. Le jour tombait, doucement sur mes verts vallons...

... puis je l’ai vu, à environ 200 mètres de moi (ici,j'aurais pu dire « 650 » pieds, mais 200 mètres me semblent plus près... Vaine chimère???)... Ombre sombre à l’orée du bois, mais je savais qui il était... Mon coeur n’a pas même manqué un seul battement... Aucun de mes nerfs n’a sursauté... Il était là, à peine perceptible, illusion de souche renversée...

... Aucun cri... Seul un long sifflement pour rappeler Méo... Et un « Hey toi! » retentissant... Je me suis dit que je n’avais rien à perdre, de toute façon... Il est aussitôt entré dans le boisé clairsemé...

... J’ai poursuivi ma marche, jetant à l’occasion un oeil vers le haut de la colline, tout en sachant très bien, que cette fois-ci, c’était la bonne...

... plus jamais, je n’aurai peur des ours!...

lundi 25 mai 2009

Lu ce matin...

... dans un petit bouquin (un autre que j’ouvre à l’occasion, quand il me repasse sous les doigts...), cette jolie pensée:

« Votre corps n’est rien de plus que le garage où vous avez temporairement stationné votre âme. » *

Donc un espace pour abriter ce qui finira un jour par reprendre la route?...

... ou allusion au fait que l’âme est « l’essence » de l’être?...

... ainsi nous voyagerions avec notre âme, non pas avec notre corps?...

... et par extension, pourrions-nous alors comprendre que l’âme est fondamentalement plus importante que le corps?...

Wow!... (une fois de plus!...)

Bien évidemment, je ne suis pas la première à le dire ou le penser...

Quand j’ai opté, en novembre dernier pour écrire chaque jour un billet sur mon quotidien, j’ai choisi délibérément, l’option « âme » au détriment de l’option « corps »... Je ne crois pas avoir fait un mauvais choix... Enfin, jusqu’à ce jour...

... mais comme l’un ne va pas sans l’autre...

... Bof! Finalement assez philosopher! Ce n’est pas vraiment mon dada!
J’aurais plutôt dû vous parler de ma petite folie de la soirée: celle de zigzaguer entre les arbres décharnés de la forêt « Jolinienne » ou encore celle de m’asseoir sur un tronc d’arbre renversé pour entendre le soleil me parler de sa journée...

... Oh! Et j’ai enfin perçu le bruit sourd d’un appel d’ailes d’une perdrix...

... Il était temps!...

* Sagesse au quotidien , Dr Wayne W. Dyer

dimanche 24 mai 2009

Prendre ma retraite?...

Si je me souviens bien (et de ça, il n’y a rien de moins certain...), il doit bien s’être écoulé trente ans... (euh! disons vingt, sinon ça me ferait dans la soixantaine d’âge...), depuis le jour où je me suis entendue m’exclamer pour la première fois: « Hé qu’j’ai dont hâte à ma retraite... »

Bon, j’avoue... Il y avait à ce moment un petit Grand et une petite Douceur ma Belle qui gravitaient constamment autour de moi, comme de petites planètes autour d’un soleil... (mon MOI faisant office de soleil, dans cette métaphore, bien entendu!...)... Ce qui, avec un travail à l’extérieur, en plus des tâches auxquelles doivent faire face toutes les femmes de la terre (ou presque...), n’aidaient en rien à ce que ne se taise, cette petite voix vocifératrice...

Et j’ai vieilli, bien malheureusement, comme tout le monde, en scandant à répétition cette euphorisante jérémiade, tout en sachant très bien que seul le temps apporterait réalisation de mon désir...

... Ce matin, lisant ma pensée du jour (laquelle je trouve dans le minuscule bouquin « Le bonheur, un jour à la fois »), qu’elle ne fut pas ma surprise d’y lire: « J’ai oublié ma retraite ». Tiens, tiens! Pourquoi elle arrive là cette pensée?...

... Et d’y voir écrit: « ... Aujourd’hui j’aime que mes journées soient remplies d’activités, de rencontres et d’engagements. Pour moi, la vraie vie, la seule vie se déroule maintenant... » WOooooW! Comme dirait mon Consciencieux Psy!... Avec ces simples mots à déguster, je venais de renforcer cette énergie vitale qui m’habite depuis plusieurs jours... Cet optimisme qui s’est greffé à moi aussi solidement que les racines de l’arbre se greffent à la terre... Ce qui me fait dire que « sur les ailes du temps, la tristesse s’envole... »*

Et c’est après avoir tenté de planifier quelque coucher à mon camp, tout en jasant avec ma Tendre So, que j’ai réalisé que mon « carnet de bal » était drôlement bien rempli jusqu’à mon départ prévu pour le camp du CEDEQ...

Encore une chance que j’aie profité de cette belle journée pour y faire une saucette avec les soeurs Cousines de ma DMA... Nous y avons vu un ÉNORME ours noir, un porc-épic et... de belles traces fraîches... d’orignal!...

Quelle belle expé ! À cette condition, je n’en veux plus de la retraite moi!

* La Fontaine

samedi 23 mai 2009

Vol de mots...

... Salon du livre à Amos: une fantasmagorique réussite... Selon moi, à tout le moins!... Il faut dire que mon « Jeune Vieux » Notaire Retraité, semblait très préoccupé et occupé à bonifier son déroulement... Sincères bravos!

Arrivées peu avant midi, ce fut un temps propice pour jaser avec les auteurs de tout acabit. Aussi, ma Bonne Amie G., mon Amie La Rose et moi-même avons pu fureter à notre aise parmi les dizaines de stands présentant autant de colorées couvertures, de titres, de mots... Tous alignés bien sagement à la queue leu leu...

Il y eut pour chacune d’entre nous, moments plus émouvants: rencontres et confidences d’écrivains, dédicaces bouleversantes, écoute active décrivant les dédales de l’écriture, de la correction, jusqu’à l’« accouchement » proprement dit...

... Hum! Comme le disait Mme Antonine (Antoinine pour mon Amie La Rose... ) Maillet: « Ne s’improvise pas écrivain qui veut... Ça prend plusieurs années de pratique, tout comme pour le peintre, le musicien... »

Lorsque noyée parmi la foule et sentant lentement un vent de panique s’insinuer entre mes plumes et en gonfler mes ailes, je décidai de battre en retraite et de me poser sur un banc jouxtant les exposants... Et de mon promontoire imaginaire, je pus ainsi observer tous ces fanatiques, ces dévoreurs d’histoires, de contes et de légendes, se frayer difficilement un chemin pour accéder à ce qui deviendrait bientôt leur monde... Pour quelques heures, quelques jours...

Et quand vint l’heure de quitter, je fus subitement kidnappée par des bras inconnus, m’enlaçant tendrement... Heureux présage que bientôt, très bientôt, un tel câlin me sera amoureusement réservé...

... Après tout c’est la responsabilité du printemps d’y voir et quel meilleur endroit que ce monde d’illusion pour en pressentir la réalisation imminente!...
p.s. aujourd'hui s'est vu célébrer l'anniversaire de naissance de ma Précieuse Bru... qui "New-Yorkait" pour le week-end... Je t'ai trouvé un "ça"... Il t'attend dès ton retour... Bonne Fête en attendant!
p.s. 2 ... t'ai-je déjà dit à quel point je t'apprécie?...

vendredi 22 mai 2009

Jour de congé...

Oups! Un peu tard pour écrire... Voyons ce qui jaillira de ma boîte céphalique en si peu de temps... Vous raconter ma journée? Et pourquoi pas... Ce ne sera ni la première ni la dernière fois, que je le ferai...

Aujourd’hui était jour de congé pour moi... Bien mérité, je dois l’avouer... J’en ai donc profité pour tailler les pièces qui serviront à la construction d’un mini-vrai-escalier pour accéder à la mezzanine dans mon camp... Disons que j’ai un peu tardé à m’y mettre, mais c’est maintenant chose faite... Ne me restera qu’à teindre le tout, d’une belle couleur brun chocolat... À l’instar de l’ensemble de ma déco... De camp!...

Cet après-midi m’a vu courir un peu partout en ville: caisse, pharmacie, poste d’essence, garage (ben oui! je crois avoir omis de vous mentionner que cette semaine, mon Santa Fe a eu besoin de « soins » pour remplacer un « tuyau de remplissage », qui finalement a coûté pas loin de $300.00..., ça c’est la première partie de l’histoire qui en fait est une continuité du bris de ma pompe à essence, qui au changement a provoqué la perforation de mon réservoir, qui au changement a provoqué la chute de ce « tuyau... », qui au changement a arraché la petite courroie qui faisait que mon bouchon ne me tombait pas dans les mains lorsque je faisais le plein...), DONC... après ces quelques commissions, je suis partie vers Vald’Or, y visiter mon papa, qui y demeure depuis plus d’un an...

... Il ne m’attendait pas. L’étreinte à laquelle j’ai eu droit, m’a serré le coeur avec autant d’ampleur qu’il m’a enserré les épaules... Mes ailes ont ployé sous le poids de l'émotion...

... Nous sommes sortis pour marcher son quartier, aller « magasiner » une bâche afin de couvrir le pare-brise de sa voiture, qui s’est affaissé sous le poids de la neige, ce dernier hiver, trouver une coiffeuse pour raccourcir ses cheveux blancs... Lorsque je l’ai quitté, il avait l’air d’un petit garçon, heureux, à qui l’on avait fait un gros cadeau...

... Il m'a répété à plusieurs reprises: « Mais comment je vais faire pour te remercier... »

... Et moi, finalement de lui répondre: « Ce n’est pas très compliqué. Tu n’as... qu’à me dire « MERCI »... »

... ce qu’il a fait... avec l’ardeur de ses quatre-vingt-huit ans... Cré beau papa!!!

jeudi 21 mai 2009

En attente pour un décollage...


Mauvais rêve...

Oserai-je vraiment écrire ça?...

« ... je suis dans un endroit où se trouvent des gens avec qui je travaille... L’aînée des infirmières de l’endroit, a fourni un « espèce » d’arrêt de porte en forme d’écureuil de couleur bois pâle... C’est la forme de sa queue qui empêche la porte de se refermer... Je dois me pencher et le replacer à quelques reprises...

... Une pièce sombre où des gens semblent écouter un film... Je dois passer devant eux et le rayon diffus de la lumière, pour aller inscrire mon nom dans un cahier, sur la table...

... Je sors de cette pièce et me retrouve dans la rue, comme si je sortais de chez le fleuriste situé tout en-haut de la côte sur la 1ère Avenue... J’ai un petit cahier spiralé à la main: couverture verte, ressemblant à mon agenda... Je veux continuer à prendre des notes pour mes prochains billets...

... Puis je réalise que j’en ai assez écrit, je veux retourner chercher mon portable qui semble être dans un resto, au Châto, près du pont, me disant que j’ai le temps d’y aller afin de le ramener chez moi... Il me semble que j’habite encore chez mes parents, à l’arrière du motel Chez Tony...

... La rue est déserte... Soudainement, quelqu' un s’avance rapidement vers moi...

... J’ai très peur, je veux fuir... Personne d’autre autour de moi, ni véhicule circulant dans la rue, et pourtant, ce n’est pas la nuit...

... La personne qui m’agresse est une femme: elle tente de prendre mon cahier d’écriture, je le serre contre moi...

... Alors elle se place derrière moi et m’enlace en plaçant ses mains sur ma poitrine, qui se met à me faire très mal, comme brûlée à vif...

... Je hurle ma douleur, la supplie de me libérer... Je souffre trop...

... Mon cahier tombe par terre, je vais perdre conscience tellement j’ai mal... Juste avant, je jette un oeil alentour: je souhaite que les gens étant chez le fleuriste, viennent à mon secours... J’ai un coup dans l’aile
... »

... Puis, je ne sais pas si j’étais éveillée ou encore dans mon rêve, mais j’ai cru imaginer une camionnette venant vers moi...

« ... La femme, elle, disparaît en courant... »

mercredi 20 mai 2009

Réflexion...

... "Il existe", m'a dit un jour mon Consciencieux Psy, "trois niveaux de relations amoureuses..."

... Les occasionnelles, celles qui naîtront histoires d’un soir, et ne vivront que quelques jours, quelques semaines, quelques mois...

... Les durables, celles où on « s’apprend » l’un et l’autre, où on se forme, celles qui durent mais qui ne sont pas de tout repos... Celles qui comportent beaucoup d’irritations... qui mettent du plomb dans les ailes...

... Ces durables, où , lorsque l’on a assez appris l’un de l’autre, mènent à la séparation physique... Ce qui permet de poursuivre sa route chacun de son côté... sans que ça ne représente réellement, une fin en soi... Elles deviennent alors, un genre de relation éternelle...

... Et il y a la relation d’Amour... Sans heurt, qui se déroule à la même vitesse, la même intensité, pour la vie... Amour fusionnel, passionné et passionnant...

... L’amour tout court, mais avec un grand A...

... j’aime bien finalement, la notion de la « durable » et de son aspect « éternel »...

mardi 19 mai 2009

English-speaking's accent...

... je l’avoue: j’ai un faible pour les gens qui cassent « joustin péti peeu » la langue française... Cet accent chantant, charmant à mes oreilles, recèle même à mon avis, quelque chose de sensuel...

...Hum...

... Ou serait-ce plutôt, ce « péti quéqué chauz » qui lui confère une note aristocratique, British, « glamour »?...

...pourquoi lorsque j’entends ces mots ainsi amputés, ça me fait automatiquement sourire? Énigme...(je me demande si à vivre avec un homme à l’accent « chantant », me garderait dans cet espèce d’état euphorique en permanence?...)

J’admire les gens qui ont des accents: cela démontre la force de se surpasser, de passer outre le jugement des autres... Admettre et accepter de ne pas être parfait, pour aller au plus important: communiquer...

... donc ce soir, j’offre ce billet, à tous ces anglophones, qui ont l’audace de tenter s’approprier la langue de Molières, alors que nous, francophones, restons bien souvent empêtrés dans la gêne, nous empêchant de nous lancer à l’assaut de celle de Shakespeare...

... Dommage que nous ayons cette retenue... Serait-ce « oune tou péti peeu » d’orgueil mal placé?...

Je me souviens lorsque j’étais jeune, que mon père s’amusait à l’heure des repas, à nous enseigner quelques mots ou expressions... Nous étions fiers de demander: « Milk, please! »... Et comme j’aimais l’entendre baragouiner avec les clients anglophones... Aujourd’hui, j’aimerais maîtriser cette langue, élargir ma capacité à échanger avec les autres...

Alors je suis prête pour des leçons (en privé pourrait être une bonne idée, non?...)

Une chose est certaine: ça me déploierait les ailes, si en plus de l’accent, « il » est charmant, attentionné, souriant, cultivé...

lundi 18 mai 2009

Maudit bonheur...

... entendu ce matin à la radio de Radio-Canada... Ce fut la dernière chanson qui a emballé ma mère... Et c’est elle que nous avions choisi pour sa dernière « sortie »... Nous avions offusqué l’une de mes tantes à cause du mot « maudit », résonnant dans l’église...

Les paroles sont belles (ordinaire comme description)! En fait, je devrais dire qu’elles sont vraies... J’aurais bien aimé les imprimer, mais toutes mes pages sortent blanches... Tant pis... Pas le temps de prendre des notes...

J’ai eu un cadeau ce matin, de mon plus proche voisin de camp, Monsieur B. (comme dans Bonheur?...). Il est venu m’annoncer qu’il avait refait mon sentier pour me rendre à mon camp... Paraît qu’ils ont fait la scarification du terrain, et qu’il n’y a que de la boue, partout!

Je dois inscrire ça à la Banque des Faveurs...

J’ai un fichu « mal de bloc »... Même ma longue marche n’en est pas venue à bout... Je me prépare donc à me coucher tôt, en espérant que demain, ce ne sera qu’un mauvais souvenir...

Il y eut beaucoup de va-et-vient à la Base aujourd’hui. Certains sont venus voler, d’autres ont décidé de sortir leur avion pour les faire réparer... D’autres pratiquaient leurs posé-décollés... Et moi, je nettoyais les abords du quai, tout en jasant... J’adore cette vie!...

Et puis j’ai pratiqué la langue de Shakespeare par l’écriture... Ça aussi, ça me plaît bien... J’ignore si ce sera suffisant pour m’ouvrir les portes du Grand Nord Québécois cependant...

Et pour finir, j’ai reçu un bonhomme « clin d’oeil » accolé à une signature, signe d’ouverture depuis longtemps attendu...

« Tiens, v’là l’bonheur
Pourquoi tu m’colles?
En quel honneur?
T’as pas d’parole
Maudit menteur
Insiste pas, j’pourrais te suivre, encore une fois
... » Michel Rivard

dimanche 17 mai 2009

À livre ouvert...

La fin de semaine sera allongée cette fois, et j’en suis fort aise! Mes quelques quarante heures en présence d’une marmaille assez hétérogène, fut une réussite totale. Peu d’anicroches, beaucoup d’éclats de rire, d’histoires rocambolesques, et un trop plein de réserve de câlins et d’amour enfantin... Je suis bénie des Dieux d’avoir eu accès à tous ces moments de bonheur... À moins que ce ne soit l’un des privilèges accordé aux anges...

Cet après-midi, je me suis rendue à Rouyn, où j’ai assisté pour la première fois, à ce que l’on appelle, du théâtre d’intervention. Il s’agit de comédiens, qui rendent une vibrante interprétation d’histoires ou de faits vécus et contés par l’assistance.

Aujourd’hui était la journée internationale contre l’homophobie. Je croyais que j’étais à l’aise avec l’homosexualité... En fait, je m’y étais peu attardé jusqu’à présent, croyant que ça faisait parti de ma vie, tout simplement... Ciel! Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre qu’il y a encore en 2009, une dizaine de pays où on tue, ou emprisonne les gens homosexuels... Incroyable!

Et si on n’y voyait qu’un être humain aimant un autre être humain?... Ne serait-ce pas plus simple?...

J’ai eu la chance et le bonheur d’y rencontrer des gens lumineux, des gens heureux d’ÊTRE... tout simplement!... Pas mal mieux que certains hétéro, constamment à la recherche de l’Amour... Bon, matière à réflexion pour les prochains jours...

À mon retour, en fin pm (car j’ai eu l’infime honneur d’aller déguster avec trois copines, une mirobolante tarte aux pommes dans un resto, non loin du Cabaret de la Dernière Chance...), alors que je commençais à peine à aligner les centaines de lettres qui donneraient vie au présent billet, je reçus un appel d’une Très Grande Amie, dont je n’avais eu de nouvelles depuis des lustres...
Et comme en toute véritable amitié, la conversation a repris exactement là où on l’avait laissé...

Curieuse synchronie... Elle fut la personne qui m’accompagna dans ma grande peine d’amour de 1981...
Nous avons promis de nous revoir, malgré le fait qu’elle habite, depuis de trop nombreuses années, Gatineau!...

samedi 16 mai 2009

Il était une fois...

« ... un Père Noël qui devait absolument aller livrer des cadeaux au Pôle Sud, à tous les enfants qui avaient été bien sages durant l’année. Comme le Pôle Sud se trouvait très loin du Pôle Nord, il décida de prendre un avion pour s’y rendre. Malheureusement, le seul qui était disponible, était un petit appareil rouge, bleu et blanc mais qui avait des roues plutôt que des skis. Pas l’idéal quand on sait qu’il y a autant de neige et de glace au Pôle Sud qu’au Pôle Nord!...


Mais comme c’était tout ce qu’il y avait de disponible et que le temps pressait, le Père Noël embarqua les cadeaux à l’arrière de son siège et monta dans le petit avion. Il mit le moteur en marche et poussa la manette des gaz tout au fond: l’avion quitta le sol et s’envola dans le ciel...


Survolant les vastes étendues blanches du Pôle Sud, le Père Noël dut bientôt atterrir. Il amorça sa descente en direction d’une immense surface enneigée... Aussitôt posé, l’avion se mit à glisser sur la glace... Les secondes passaient et les roues ne pouvaient l’aider à s’arrêter. Et elle glissa, glissa longtemps... Tout à coup, l’une des roues frappa un rocher et l’avion se renversa sur ses ailes qui se fripèrent instantanément. Pauvre Père Noël: comment allait-il faire pour livrer les cadeaux maintenant??


Beaucoup plus loin, la Fée des Étoiles, grâce à sa baguette magique, avait entendu l’avion glisser et s’abîmer... Elle envoya immédiatement un traîneau et des rennes à la rescousse du bon Père Noël afin qu’il puisse aller porter les cadeaux...


Lorsqu’il eut terminé, il appela un Énigmatique Frérot et un Grand pour qu’ils aillent chercher l’avion tout écrabouillé... C’est ainsi, que depuis ce jour, l’avion du Père Noël est suspendu au plafond dans le gros hangar de la Base, attendant qu’on le répare...


Peut-être qu’un jour, le Père Noël viendra-t-il récupérer son avion à la Base Figuery et ainsi, tous les enfants d’Amos et de Vassan, pourront le voir et lui faire un gros câlin... "

... qui sait?...







vendredi 15 mai 2009

Audacieuses invitations...

Quel beau matin ensoleillé! J’en ai profité pour me payer, une fois de plus, une marche en ville en prenant le temps d’admirer la massive structure du pont de fer, le calme des eaux de la rivière Harricana, la mignonne maison Authier sise sur la colline, l’enfilade des façades de la Première Avenue...

Tel un ange zen, je déambulai, les ailes allégées de mes tourments... Paraît que demain, le vent et le froid seront au rendez-vous... Autant faire des provisions!...

Je n’avais que quelques heures de travail à effectuer avant le long congé et mon audacieuse planification d’un week-end « jeunesse »: j’ai invité mon Tendre Neveu et mon Énergique Filleule à gîter chez-moi ce soir et demain soir! Et demain, s’ajouteront Matis et Elliot, mes p’tits mousses du jeudi... J’ai bien hâte de voir ce que donnera la rencontre de ces quatre mousquetaires... Quatre marmots, de 4 à 6 ans!... Hum! Je crains parfois l’élasticité de ma magnanimité...

Chose certaine: j’ai déjà la tête pleine d’expéditions réelles et imaginaires, de comptines, d’histoires à raconter... Et si le mauvais temps insiste, j’ai un gros hangar à explorer, une petite Base où bivouaquer, une écurie à réveiller, un atelier où bricoler...

Je crois, sincèrement, que ça ira... Je le visualise très bien(!)... Oh que oui!!!...

Déjà ce soir, après s’être littéralement « défoncés » à jouer au « disque volant » (quoi???... au freesbee peut-être???...), nous sommes allés faire la tournée sur le quai en souhaitant une « Bonne nuit » à nos « bébés »... J’ai dû resserrer les liens de l’un, retirer les bois morts flottant dans le « lit » de l’autre... Toutes les attaches du quai étaient solidement fixées. Ma Meilleure Amie en a profité pour vidanger l’eau s’étant accumulé dans le canot de ma DMA... Bonne action...

Et vint l’heure du dodo... Et pour moi, celle du repos... Trêve éphémère avant l’ « épreuve » (librement choisie...) de demain...

jeudi 14 mai 2009

Vent du sud...

« Méfie-toi du vent du sud », me disait mon Énigmatique Frérot hier soir... En rapport avec les hydravions amarrés au quai, bien sûr!
... Me méfier???...

... ce matin, j’appuie pour la deuxième fois sur le « snooze » de mon réveil: 5hres 55...
J’ouvre les yeux bien grands lorsque je réalise que le ronflement que j’entends, provient, non pas de quelque homo sapiens s’étant glissé subrepticement dans mon lit durant la nuit, mais bel et bien d’un fort vent venu de...

... Oh mon Dieu! De quelle direction encore, dois-je donc me méfier???...

Je me dresse tel un ressort que l’on libère de sa boîte, enfile ma robe de chambre (longue et encore blanche...) et me précipite sur le quai... car de ma fenêtre, j’ai cru voir une aile qui dépasse les autres...

... J’ai à peine le tiers du quai de parcouru, que je suis assurée de ne pas être dans un mauvais rêve: j’ai bel et bien un avion qui se la « coule » douce, dangereusement...

Je retourne précipitamment à la maison, réveille mon Grand... qui tel la même qualité de ressort que celui de sa mère, se précipite à son tour sur le quai... Même rapides conclusions...

Se met à pleuvoir une liste « d’épicerie » de tâches à effectuer dans les plus brefs délais: « Ça va prendre le compresseur et des rallonges électriques (enfin, il n’a pas employé ce terme, mais noblesse de langue oblige...) trouve-moi des chambres à air, appelles... » Je cours d’un hangar à l’autre, ramassant le matériel, effectuant les appels... Le temps presse, le flotteur s’enfonce sous l’eau de plus en plus...

Puis l’aide arrive... Le bout de l’aile touche l’eau... Une bonne partie du poids de l’hydravion repose sur un simple cordage la retenant sur le quai opposé, qui se déhanche, rabroué par la force des vagues venant le heurter...

Durs labeurs... Mon Grand et mon Énigmatique Frérot ont enfilé un genre de combinaison de plongée et travaillent dans l'eau glaciale, leurs visages rougissant sous le froid et le vent...

... puis vient un temps où je ne suis plus d’aucune aide... Il est 7hres30... Je dois me préparer pour aller travailler...

... car en fin de compte, moi, ma journée n’est pas encore amorcée!!!...



mercredi 13 mai 2009

Visualisation...

6 heures 15: je suis sur le quai à siroter mon café... Le vent est frais, même froid... Ma longue robe de chambre blanche flotte au vent, tel le voile d’un ange recouvrant ses ailes. La journée sera belle, je le sais, je le sens...

7 heures 25: je me stationne en face de mon restaurant « chinois »... Je tends la main pour prendre ma boîte à goûter et mes lunettes adaptées à ma vue... Ciel! J’ai oublié mes « yeux » à la maison!... Rapide réflexion: je ne peux m’en passer pour une journée complète... Alors, il ne me reste plus qu’à retourner chez-moi (comprendre faire 20 kilomètres aller-retour...)!

... mais je suis vide d’essence! J’avais planifié faire le plein en repartant ce soir...

... et j’ai « besoin » de ma marche matinale, le nez au vent, les yeux aux soleil...

Qu’à cela ne tienne! Je fis le trajet suffisamment rapidement (et sans manquer d’essence...) pour revenir me stationner vers 7hres50 et partir travailler à pied... Habituellement à cette heure, je suis déjà allée chercher mon café, mes programmes informatiques sont ouverts et j’ai pris mes messages...

Bon, un peu de retard sur mon horaire habituel, mais je passe la porte de l’établissement à 7hres58... Ouf! Je ne serai pas pénalisée (...)!

Ma journée se déroule bien, effectivement... Mais à 15 heures je reçois un appel de ma Douceur ma Belle... Un petit pépin à la maison me fera quitter le travail plus tôt, un peu inquiète...

... Mais tout est bien qui finit bien...

Je débute à peine la préparation de mon souper lorsqu' arrive, un peu plus tôt que prévu, l’ami qui vient finaliser la réparation de mon plancher de ciment dans la cave... Au même moment (ou presque...), j’aperçois un hydravion en finale pour un amerrissage avec un bon vent de face... J’accours à sa rencontre comme mon Énigmatique Frérot arrive pour me prêter main forte...
Heureusement d’ailleurs, car il a dû faire amarrer le « bébé » au quai public, dans la baie voisine (une photo aurait été intéressante, je l’avoue...).
... accalmie...

Je souhaite , après avoir terminer de ranger la cave, aller prendre ma marche malgré l’heure un peu tardive... Mais l’histoire du quai me turlupine... Je rebrousse chemin et achemine quelques appels pour avoir de l’aide afin de déménager quelques avions, tourmentés par le « sudet »...

... Et me voilà, enfin assise à vous raconter mes déboires...

... D’après vous, j’y crois moi, à la visualisation?...

mardi 12 mai 2009

Nécrologie...

Rectification sur le billet d’hier: il n’est pas vrai que tous les animaux circulant sur mon terrain, vivent en parfaite harmonie... J’ai le regret de vous annoncer le décès d’une... petite loutre? (tout à coup l’incertitude s’insinue en moi, jusqu’à me faire vraiment douter de l’espèce: grosseur d’un petit chat, avec une queue faite pour aller à l’eau (oui, oui, il y a des queues faites exprès pour ça!!!...), genre queue de castor qui aurait rapetissé au lavage... Superbe fourrure... Alors? Vison, ondatra* ... Hum! peut-être bien après tout, je dirais que ça ressemblait à un gros « rat »...)...

Et qui est l’agresseur? Mon cher Méo, qui mine de rien lui grugeait l’intérieur du corps, en plein milieu de ma pelouse??... Non, non, impossible... Pas mon doux Méo...

Mon P’tit Bonheur? Ma « petite » P’tit Bonheur à moi... si frêle, si menue, qui passe plus de la moitié de sa vie roulée en boule dans son petit lit, à ronronner... Improbable, elle a la même taille que la victime...

Alors... Qui d’autre? Sûrement pas les « voisins » de la mare d’à côté... Ni les outardes du lac... Un oiseau de proie? Ou un renard? (j’ai cru reconnaître leur odeur caractéristique près du vieux bâtiment à... Jolin!...)...

J’arrive à la limite de mes maigres connaissances en terme d’éventuels prédateurs pour ce type d’animal... Une chose est sûre: il y a quelque chose ou quelqu' un, qui lui en a voulu assez pour l’attaquer et le faire passer de vie à trépas...

Ou un terrible malheur c’est abattu sur cette bestiole: a-t-elle été heurtée par un flotteur d’hydravion? Ou une hélice de bateau? Ou était-elle malade?...

Non, mais je vais finir par y passer la nuit!... Trêve d’élucubrations... Passons aux choses sérieuses...

Je pense à cette magnifique soirée de « famille élargie », partagée avec ma Tendre So et ses deux mousses... à notre « téméraire » expé parmi les « marécages Jolinien »... À notre observation d’un gigantesque nid de « cor’neilles-’beaux » (en fait, je n’ai jamais su différencier une corneille d’un corbeau... je sais, je ne peux pas performer dans tout...)

... Mais je peux clore ce billet en affirmant que l’oiseau avait ... des AILES!!!...
* mammifère rongeur qui vit à la manière des castors; loutre, rat musqué

lundi 11 mai 2009

Totale harmonie...

Je vis dans un milieu où se côtoient, dans la plus grande harmonie, diverses espèces d’animaux... Par exemple, alors que je m’apprête à écrire ces lignes, Méo se met à japper. Je me lève pour voir qui va là (c’est beau cette expression!...) et j’aperçois les deux canards qui m’ont loué une « chambre pour le printemps », baignant sagement dans le débordement du lac, tout en bas de la pente derrière la Base...

Méo lui, demeure sagement assis devant la maison, et continue de me signaler la présence des « voisins » par ses aboiements répétés... Cré Méo! Pas assez malicieux pour partir après ces palmipèdes (ici, si j’étais vraiment perfectionniste, je courrais chercher le guide d’identification des oiseaux qui est dans la Base, et je vous nommerais très exactement l’espèce, mais...)!

... Oups! Les canards s’envolent!...

En prenant ma marche un peu plus tôt en soirée, dans le champ à ... Jolin(!), un tout petit oiseau voletait en rase-mottes à mes côtés, sans se soucier du gros Méo qui gambadait tout autour de moi... Et à notre retour, P’tit Bonheur est venue à notre rencontre et s’est couchée devant son « frère » en lui faisant des ronrons, ce que « Frérot » n’a pas mis longtemps à interpréter comme une invite à jouer... Oh là là! Vous devriez les voir se chamailler ces deux-là!

... C’est également dans un état de parfaite harmonie que je me sens présentement... Probablement l’effet « hydravion » qui fait son oeuvre... En fait, dès mon arrivée dans ma cour en fin d’après-midi, une camionnette s’est stationnée à mes côtés: petite jase avec un propriétaire d’avion qui n’est pas certain s’il aura l’occasion ou non de voler cet été...

J’ai à peine le temps d’entrer enfiler un vieux jean, que j’entend un de mes « bébés » qui revient au quai. Je vais au devant pour l’aider à amarrer. À peine une dizaine de minutes plus tard, le temps de retirer quelques morceaux de bois mort venus s’échouer sur la berge près du quai, et voilà qu’un autre bel oiseau métallique vient se poser...

WOW! Si vous saviez comment toute cette agitation me transporte, me donne des ailes, m’inspire, m’apaise. Je suis littéralement aux oiseaux!!!...
Et le soleil, brillant, lumineux, joyeux qui s’en mêle évidemment...
Quelle magnifique journée de vie!...

dimanche 10 mai 2009

Bonne fête "Mamans"...

Ce fut une belle journée, fraîche mais ensoleillée... J’ai accompli la majeure partie de ce que j’avais planifié à commencer par un amical déjeuner, pris en compagnie d’une consoeur et sa mère, son conjoint et la mère de ce conjoint... J’étais l’intruse et fière de l’être... Je me suis intégrée à ces personnes sans ambiguïtés, tout simplement comme je suis, moi...

J’ai ainsi connu une très Grande Dame, mère de 13 enfants, (dont 7 ont fait des études universitaires en les payant à la sueur de leur front...), qui a connu diverses épreuves, mais qui possède le regard éclairé et serein des femmes, que la sagesse a conquis au fil des ans...

Après le déjeuner, nous avons assisté à une messe à la cathédrale. Il y avait bien longtemps que je n’y étais entrée et fut impressionnée, une fois de plus par la somptueuse architecture et les nombreux et colorés vitraux. Mais je n’ai pas que reluqué, j’ai aussi prié...

... et j’ai partagé une étrange complicité avec la mère de ma consoeur, qui en désespoir de cause après la messe, a décidé de « m’adopter » comme la plus jeune de ses filles... Mais comme il y avait conflit dans le « rang » alloué, nous avons statué pour la plus « vieille »... Peu m’importe, ça m’a fait chaud au coeur...

Par la suite, j’ai visité ma « Maman », au cimetière et lui ai apporté des fleurs, comme elle les aimait tant... Puis ce fut le tour de ma Belle Dame D., grand-mère de mes enfants: elle aussi, a eu droit à son gai bouquet fleuri...

À mon retour à la maison, j’étais indécise quant à savoir si je retournais à mon camp ou...

... les hydravions ont décidé pour moi!... Et comme je les considère comme mes bébés et qu’ils me donnent des ailes, je suis restée pour aider à leur départ!... Par le même temps, mon Grand et ma Précieuse Bru se sont joints à moi: ce fut un bon moment...
La journée s’est terminée par un souper avec ma Belle Dame D. et une longue marche en solitaire (encore!...) dans le champ à ... Jolin!!!...

... Tout bien pesé, c’est « cool » la Fête de Mères!!!

samedi 9 mai 2009

Quoi de neuf?...

Ok,Ok... Pas très « orignal » comme titre, mais ce sont les premiers mots que j’ai lu lorsque j’ai ouvert mon programme internet... Et comme je me cherchais une idée...

... Facile!...

Aujourd’hui, j’ai fait une courte randonnée en VTT avec un agent de la Faune venu examiner, avec sa consoeur de travail, le veau orignal découvert il y a quelques jours dans le fin fond du champ à Jolin...

Constatation: mort naturelle, sûrement causée par un hiver trop difficile en froid, en neige, en surface croûtée (en ce qui concerne les deux dernières semaines...). Il en était probablement à une semaine de survivre si ce n’avait été de ces conditions... Pauvre petite bête! L’agent m’a montré ce qu’il avait dû manger ces derniers jours... Malheureusement, ce ne fut pas suffisant pour assurer sa subsistance...

... j’aurais peut-être pu lui venir en aide, si j’avais été plus attentive lors de mes randonnées en raquette cet hiver... M. Pageau aurait su l’aider lui... Mais selon l’agente accompagnatrice, ce sont les petits mâles qui généralement ont le plus de difficultés à survivre...

... c’est ce que je crois aussi, pour les « mâles » en général... (bon d’accord, elle aussi, était « facile »...)

... et quel majestueux cadeau, croyez-vous que je me sois octroyé par la suite, Fête des Mères obligeant???

... Je suis allée à mon camp!... Avec mon fidèle, mon inimitable, mon unique... Méo! Imaginez! Je n’y étais pas retournée depuis le 4 janvier! Et dire qu’il m’est venu à l’idée de le vendre il n’y a pas si longtemps (mon camp... pas Méo!!...)...

... j’ai retrouvé en l’espace de quelques secondes, toute la quiétude, la sérénité, la paix que me procure cet endroit... J’y ai vaqué, tranquillement, aux petites tâches d’ouverture (eau, souris (!), aération...); j’ai savouré, tout simplement, le plaisir d’être là, à ce moment... J'ai senti mes ailes, s'ouvrant et se défroissant, avec les minutes s'écoulant...
Quelle délectation... pour ne pas employer le mot « jouissance »...
... Mais bon!...

vendredi 8 mai 2009

Un bon bouleau...

« ...Il était une fois, un garçon et sa mère qui décidèrent, par un bel après-midi d’automne, de patrouiller le petit bois tout près de la maison familiale, afin d’y chasser la perdrix...
C’était une activité qu’ils aimaient bien partager: la mère pour la marche en forêt, et notre jeune chasseur, tout simplement pour satisfaire son goût de l’aventure...
Ce jour-là, ils suivirent sans problème le sentier pédestre, coupé et nettoyé par le père du jeunot... C’était la première partie du layon*. La deuxième demandait qu’ils longent le champ, où pacageait un troupeau de boeufs. Ça représentait, en tout et partout, une marche d’environ une heure...

Ils progressaient le plus silencieusement possible afin de ne pas effrayer les éventuels « volontaires », susceptibles d’accepter de participer à ce débusquage en règle...

Quelques craquements et vols impromptus interrompirent, à quelques reprises, leur déambulation sylvestre... »

L’histoire ne dit plus, combien de volatiles ils virent ce jour-là, ni s’ils réussirent à en abattre...

... mais...

« ... le soleil baissait lentement... Nos deux comparses décidèrent de retourner à la maison par le plus court trajet. C’est alors qu’ils aperçurent au loin, les boeufs, sortant du vieux hangar qui leur servait de « repère »... Ils réalisèrent avec stupeur, qu’ils fonçaient droit sur eux...

... ils commencèrent à courir mais comprirent rapidement qu’ils n’arriveraient pas à leur échapper... C’est alors, que se dressa devant eux, comme un échappatoire divin, un petit bouleau, dont les branches se prêtaient à une grimpette précipitée... Ce qu’ils firent avec empressement!...

... Et le troupeau, de se rassembler « bêtement » au pied de l’arbre en meuglant... Coups de carabine tirés en l’air, cris et gesticulations: rien n’y fit... En désespoir de cause, la mère et le fils se mirent à appeler au secours, dans l’espoir d’être entendus et du même coup, délivrés de leur fâcheuse position...

Comme la soirée était calme leurs appels furent audibles pour le père qui travaillait au même moment, à l’extérieur, quelques milliers de pieds plus loin... C’est donc lui qui, sur sa monture « roulante », arriva à disperser les bêtes afin que redescendent sur terre, mère et rejeton... »

C’est ainsi que depuis ce jour, chaque marche prise dans le champ à Jolin, nous permet d’admirer ce bouleau, se dressant fier et solitaire, en plein milieu de sa colline...

Il n’a jamais plier l’échine, lui, et a su traverser les années en beauté...
*sentier

jeudi 7 mai 2009

La Fête de Rien...

Pas certaine que ça me tente, cette année, la Fête des Mères... Trop commerciale, trop « obligée » peut-être... Il me semble avoir été mère toute la dernière année à ce que je sache, alors pourquoi devrais-je être spécifiquement fêté CE dimanche???...
OK! J’avoue... C’est que j’ai bien l’impression que ce sera une journée « très » comme les autres... Probable que ma Douceur ma Belle travaillera, que mon Grand sera parti en kayak ou en avion ou en randonnée ou ailleurs, dans un monde meilleur... Certain, il me restera Méo et Petit Bonheur, mais je ne suis pas réellement leur « vraie mère »...

Quoique... qu’est-ce qui différencie une mère, d’une « vraie mère » après tout...

... de toute façon, j’ai déjà reçu de la part de ma Précieuse Bru, une invitation à souper... Ce soir, elle m’est apparue dans l’encadrement de la porte de la bibliothèque, où je m’installe pour écrire, et timidement, la tête un peu penchée, le sourire inquisiteur, elle m’a demandé ce que je faisais samedi soir...
Et moi de commencer à énumérer que je voulais: ... appeler mon voisin pour avoir de l’aide pour brûler mon énorme tas de bois (incluant une cabane à pêche en décomposition...) se trouvant sur le bord de la piste d’atterrissage... débuter les travaux dans mon entrée... aller porter les fleurs sur la pierre tombale de maman... regarder le film « Libellule » à TVA en soirée ...
Bla bla bla... Bla bla bla ... Bla bla bla...

... tout ça pour dire, que j’ai finalement décliné son offre... Pas facile de me suivre, n’est-ce pas? J’en veux ou j’en veux pas???...

... une autre fois peut-être, un dimanche qui sera la Fête de Rien, mais où l’on pourra être tous ensemble, spontanément, pour jaser et s’amuser, simplement, naturellement...

Cré Précieuse Bru, comme tu es avenante et sensible...
... et dans un tout autre ordre d’idée, je ne peux m’empêcher de vous raconter ma marche « Jolinienne » quotidienne...

Comme d’habitude, j’avais parcouru tout le champ vers l’ouest, perdue dans mes pensées, écoutant d’une oreille le bruit de moteur du Beaver, qui s’amusait à pratiquer ses amerrissages-décollages sur le lac. Je décidai de pousser mon exploration plus avant... Me dirigeant vers un éclairci, j’aperçus une tache sombre à l’orée des bois...

... Bizarre!...

Lorsque je ne fus plus qu’à quelques pieds, je reconnus la forme inanimée d’un jeune orignal... Étendu sur le côté, les yeux révulsés, quelques mouches voletant dans son aura, il semblait avoir été oublié là...

Inconvenance de l’endroit...

Si jeune... J’ai caressé sa patte, raidie par la camarde*. Je me surpris à essayer de comprendre la raison de cette brusque fin... Mort de froid ou de faim?... Blessé ou abandonné?... Avait-il perdu sa MÈRE depuis l’automne sans pouvoir survivre aux affres de l’hiver?...

Curieusement, aucune odeur de putréfaction... Aucun signe de décomposition... Depuis combien de temps gît-il ainsi? A-t-il souffert ou s’est-il éteint tout doucement?...

Quelle tristesse!...

... Oh! Mais j’y pense!...

... d’après vous, les orignaux, ils fêtent ça eux, la Fête des Mères?...

*mort

mercredi 6 mai 2009

"Le pouilleux millionnaire"...

Extraordinaire et touchante histoire se déroulant en Inde (si j’ai bien compris)... Bidonvilles, misère sociale, orphelins déambulant dans une violence extrême... Gangs de rue, lutte de pouvoir...


Tendre romance qui nous confirme que « Si nous sommes capables de le rêver, nous sommes capables de le réaliser... » *...

Voilà ce qui nous attendait au Ciné-qualité, de ce soir, ma Chirurgienne en Chef Amie L. et moi. Très très beau film...


Et comme il est tard, et que j’ai vraiment exagéré cette semaine sur mes heures de coucher, je vous laisse déjà, pour aller reposer mes frêles ailes...


Je ne peux m’empêcher cependant, de joindre une photo, un peu sombrette, mais vous comprendrez que ce sera la première d’une longue série 2009... mon premier « bébé » est arrivé!...


Oh! En passant, vous devriez entendre le grabuge que font les outardes ce soir... Elles doivent être des milliers à gîter de l’autre côté du lac... Dommage qu’il n’y ait autant de touristes de passage: ça me donnerait le goût d’ouvrir une auberge de ce côté-ci...

*Walt Disney



mardi 5 mai 2009

L'ombre...

"... dès mon réveil sur cette aube ensoleillée, je savais que j’irais, coûte que coûte... C’était un besoin vital, une nécessité... Mon intuition me dictait que c’était là ce que j’avais à faire, sans faute...

Rien ne m’en empêcherait: je portais sur mes ailes, la détermination farouche de celle qui sait ce qu’elle veut. Mon but était de m’y rendre, peu m’importait l’heure, ni la condition physique et mentale auxquelles je me trouverais à ce moment de ma vie... Plus rien n’avait d’importance, que celle de mener à bien ce projet...

Toute la journée, mes pensées furent dirigées vers cet endroit, qui m’attirait avec la force d’un aimant. Les heures se sont égrenées lentement. Puis, le sablier du temps a fini sa course et j’y suis enfin parvenue: j’ai enfilé mes espadrilles et partis en direction sud....

Le vent faisait danser mes courts cheveux bruns. Je sentais de la légèreté dans mes pas, frôlant à peine le sol. L’euphorie me portait. Méo courait devant moi: il savait où nous allions...

J’ai vu à ma gauche, l’endroit où la rivière s’élargit pour devenir lac, pendant que de l’autre côté, les ifs montaient la garde, droits et fiers... Au loin, par devant, le vieux hangar courbait l’échine, déchiré par le vent, par le temps...

J’ai suivi le sentier de terre battue. Il m’a mené d’est en ouest... "

Le champ, déserté par les boeufs, m’appartient ainsi à tous les mois de mai. Mon « champ à Jolin », mes terres à moi... J’y erre à ma guise, solitaire...

Tout au bout, je m’ancre, quelques instants, en m’agrippant aux branches d’un merisier. Je deviens arbre, me laissant bercer par l’alizé, écoutant le chant des oiseaux... Mes racines s’enfouissent dans cette terre fertile qui m’a vu grandir et qui continue de me nourrir l’âme...

Au retour, je ne suis plus seule... Quelque chose me précède, m’indique la route à suivre. Elle se déplace nonchalamment comme moi, les mains dans les poches, regarde dans la même direction que moi, porte un foulard, volant au vent... Comme le mien...

Je réalise que cette présence m’a toujours accompagné dans ma solitude, dans mes errances... Elle était là, même quand je ne pouvais la voir...

Et j’ai compris que je venais de retrouver ma Plus que Meilleure Amie: celle qui ne me laissera jamais tomber, qui sera toujours là avec moi, quoi qu’il advienne... Celle qui jusqu’à présent, ne m’a jamais fait faux bond... Sur qui j’ai toujours pu compter...

... Cette chose est mon ombre... Mon ombre, c’est Moi... Si j’y suis, elle y est, si elle y est, c’est que j’y suis... Je réalise que je ne serai jamais seule, car je serai toujours là, moi, avec Moi...

... Hum, drôle de réflexion ce soir, assise, non pas au bout du monde, mais bien au bout de mon quai... à laisser naître ces mots, les encadrer un peu, pour finir par les laisser s’éparpiller aux quatre vents...
...en espérant...

lundi 4 mai 2009

Les outardes ont toujours raison...

Décollage de mon chez-moi ce matin, sans détour ni ambages, direction mon Consciencieux Psy suivi de mon Bon Doc... Un avant-midi, somme toute, consacré à rétablir les équilibres bio-psycho... et à planifier les prochains vols, qui se feront peut-être même, sans GPS*...


Ma petite folie de la journée (et là prenez le temps de vous asseoir, car ça va vous jeter par terre): j’ai fait une démarche pour signifier mon intérêt à occuper un poste au niveau du Conseil municipal... Assez « flyé » comme folie, non?
En fait, il y avait des années que j’y songeais, ne serait-ce que pour relever le défi, et ainsi en profiter (peut-être...) pour faire de temps à autre, des clins d’oeil célestes à mon grand-père, qui lui, a déjà été maire, et dont la photographie s’aligne, dans la salle du Conseil, avec celles de ces prédécesseurs et successeurs...
Bon! Comme les mises en candidature ne seront qu’en septembre, je vais attendre pour faire ma propagande... Mais je vous en reparle, assurément...
Suite à cet excès de zèle, je me suis tenue peinarde pour le reste de la journée...
... En prenant ma longue marche dans le champs à Jolin ce soir, je fus heureuse de renouer avec ce que la nature printanière m’offre depuis toujours ici en mai: une vaste étendue de foin jauni, rabroué par la neige, de douces collines, une étrange forêt dénutrie... Tout ça éclairé par un lumineux soleil cherchant à me faire baisser les yeux... Je lui tiens tête...


Et pour terminer, devinez ce qui a poussé aujourd’hui sur mon lac? Et oui! Mes quais sont là! Dommage qu’ils me soient encore inaccessibles... J’ai bien risqué l’aventure avec Méo, mais l’eau est trop profonde... Et comme je ne voulais pas, mouiller mes ailes... j’attendrai encore un peu...
Après tout, n’y a-t-il pas un dicton disant que la patience est d’ange?...
*Global positio ning system ou système de géo localisation par satellite
D'hier...
à aujourd'hui...














dimanche 3 mai 2009

Bye bye glaces, hein?

... quand je vous dis qu'il n'y a plus de glace... il y a de l'eau par exemple!!!!...

Bye bye les glaces...

... Oui oui, mon quai est bel et bien à la veille de reprendre sa place!... Je suis certaine qu’il y sera d’ici jeudi... Les outardes me l’ont dit...

Yé! Je vais retrouver mon Amour Imaginaire, mes longues rêveries, mon admiration sans borne pour les cieux étoilés, les doux mouvements de tangage du quai, l’air frais du large dans mes « longs cheveux blonds »...

... ben non voyons! Cé une blague! Je suis loin d’être blonde et loin d’avoir les cheveux longs... Je ne suis qu’une petite brunette bien ordinaire... Extérieurement, on s’entend!... Parce que pour ce qui est de l’intérieur, assoyez-vous, on en jasera un peu!!!...

... Incroyable! Déjà l’hiver qui cède sa place au printemps... Bientôt, dans mon environnement, migreront hydravions, qui me raviront par leur raffut au décollage... Que j’ai hâte! Je carbure aux bruits de moteur! (exception faite de ceux des motoneiges, au pas de ma porte à trois heures du mat!!!...).

Hier au spectacle de La Pariole à La Motte, rassemblement de gens « culturés », attirés par des performances un peu marginales, il a été question d’outardes... Ce qui m’amène à vous dire...

... qu’elles apprécient mon lac, ces belles! Le matin, un incessant criaillement stridule l’air et la cisaille de milliers de coups d’ailes... Lorsqu’elles passent au-dessus de mon refuge, je leur souhaite « Bon voyage, bon vol »...

... Eh que je suis mère « poule »!...

... et parlant de « poule »(en fait, aucun rapport avec les poules...), alors que je m’affairais à popoter mon repas du soir, j’ai vu à ma fenêtre, un petit couple... de canards! Là, devant moi, en plein milieu du chemin... Ils m’ont rappelé l’époque, où j’avais deux oies et leur ami le canard, qui avaient fait du terrain de la Base, leur domaine...

... Et moi, j’ai toujours pensé que c’était un « cygne* »!!!...

* homonyme en référence à un « signe » du destin: la Base sera toujours le plus merveilleux des « domaines » à mes yeux...

samedi 2 mai 2009

Voyage au centre de ma tête...

Le titre à lui seul me fait craquer et me transporte dans un monde imaginaire inimaginable... Vous êtes mes invités spirituels. Gardez vos chaussures, mon cerveau n’est pas propre... Entrez, entrez...

Accompagnez-moi, pas à pas, dans mes divagations. Rassurez-vous, je n’écris sous l’influence d’aucune substance illicite. Nous sommes en plein samedi après-midi de « récupération post choc traumatique psychologique »... Et j’oserais dire que ça va déjà, un tout petit peu mieux...

Les mots affluent, se bousculent pour naître à la pointe de ma plume d’ange. De l’encre, jaillit mon monde à refaire, ma vie à poursuivre...

... Demain je pourrai revenir à mes élucubrations quotidiennes et délaisser peut-être une fois pour toutes, discours déprimants et autres platitudes secondaires à une séparation...

Il est grand temps que j’enterre la hache de guerre et que je trouve motivation à « voler » de l’avant... Et comme le disait si bien hier, Marie-Pier Charron:

« Ce week-end peut représenter un point de départ, un point d’arrivée, le début ou la fin d’un nouveau cycle(...) Le point à la fin d’une phrase que vous décidez de ne plus jamais répéter, ou la virgule qui vous permettra de reprendre votre souffle et continuer... »

Il me semble que cette phrase me va comme un gant... Curieuse synchronie n’est-ce pas?

Aujourd’hui je décréte donc jour officiel de deuil conjugal... Ainsi je me permets de vivre ma peine, sans remord... Demain sera un autre jour...

Le temps file... Je veux faire une sieste pour être en forme pour le spectacle de La Pariole, ce soir, à LaMotte...

... Je vous mets gentiment à la porte. De toute façon, on se reparle demain...

vendredi 1 mai 2009

L'entraînement...

Certains se demandent pourquoi j’ai perdu tant de poids ces derniers temps? Jamais vous ne devinerez... C’est que j’ai passé l’hiver à m’entraîner...

... à m’entraîner ... AU CÉLIBAT!...

Ce n’est pas rien cet entraînement là!... Ça demande beaucoup de rigueur, de force, d’abnégation, d’abandon... d’abandon...

Je suis un peu tannée qu’on m’en parle cependant... Ben oui, j’ai les joues un « peu » creuses... Ben oui, j’ai parfois les yeux rougis par le sel de mes larmes... Ben oui, parfois mes mains tremblent, surdose d’adrénaline...

... comme ce soir, quand j’ai vu pour la première fois, ma DMA et sa DMG ensemble...

Et j’ai osé...

... osé aller les saluer, osé aller leur souhaiter d’être heureux, et partager avec eux, le fait que ma démarche m’aiderait probablement à « guérir »...

... probablement, je dis...

... Sept mois déjà, pour eux, pour moi... Comme j’ai mal... comme ce que je ressens au moment d’écrire ces lignes, risque d’être incompréhensible à vos yeux...

... et bien que les mots que j’alignent soient hallucinants, et malgré le fait que mon coeur soit aussi gonflé qu’une montgolfière et que mes ailes soient aussi roides que barres d’acier, je leur souhaite sincèrement... le bonheur...

... pas mal comme « guts », avouez?...

... c’est ma Bonne Fée qui va être contente, car elle, elle espérait pour moi que vitement se passe ce moment (mais si tu savais comme ça fait mal)...

« Bonne Fée, je suis toujours en vie!... » ... Malgré tout!...

... et je dois vous avouer que sans ma Bonne Amie G. et sans mon Amie L. (non pas L., mais bien une nouvelle L. dont je vous ai parlé dans le billet « Les héritiers de Haydn... »), cousine de ma DMA, je n’y serais jamais arrivée...

... vraiment pas...

... Et sans la plume de M. Le Maître B., et sans le papier « parchemin » de mon Bon Monsieur R., Spécialiste de gros et petits véhicules, rien de tous ces mots, n’auraient pu naître...

... Méchant travail d’équipe, n’est-ce pas???...

p.s. Merci encore une fois à toi, ma Précieuse, si Précieuse Bru... Pour m’avoir reconduit si sagement à la maison...

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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