jeudi 30 avril 2009

La geôle...

Tout à coup mon Esprit s’envole: impossible de le retenir. Il s’élève, silencieux, flotte dans un univers insolite, irréconciliable, confus...

... ou il se terre dans son monde, en dévale les moindres méandres, à une vitesse si folle, qu’il y sème même ses pensées en chemin...

... mon âme n’a pas encore trouvé la paix. Elle oscille entre enchantements et désillusions, entre joies éphémères et tenaces sentiments de « manque » intérieur... Je me croyais emprisonnée dans une vie que je ne voulais plus, mais je réalise que JE suis ma propre prison... Et selon les dires de plusieurs, ma « peine » sera de plus de deux ans...

... minimum...

Plus je tente de me libérer, plus les liens se resserrent, m’étranglent, ne laissant qu’un mince filet d’air se glisser jusqu’à mes alvéoles... Mon débat me fatigue, ma fatigue me déprime, ma déprime me vide, mon vide me mine...

... intérieurement...

L’évasion s’annonce hasardeuse... Le tourment rôde, jamais très loin... jamais tout à fait là, jamais tout à fait ailleurs...

Quelque chose me colle à la peau, m’empêche d’y voir clair... Dois-je purger mon « temps » avant de réagir ou agir pour ne plus penser au « temps »?...

... Désolants choix...

... et toujours dans l’ombre, ce regard qui me fuit, et qui sans cesse, me poursuit, même la nuit...

mercredi 29 avril 2009

L'Abstracto...

J’ai quitté les locaux de l’UQAT vers 15hres, emplie d’indécision quant au comment j’occuperais les trois heures me séparant de ma deuxième visioconférence.

Le soleil m’a invité, tout simplement, à faire un bout de chemin avec lui... Tiens!... « bout de chemin »... Le dernier qui m’a offert ça, m’a accompagné pendant vingt-trois années... Curieusement, je me demande si le soleil en fera autant...

Je verrai bien...

La première conférence s’est bien déroulée: selon moi, selon la Gentille Personne qui m’a techniquement supporté et selon la Belle R., qui y assistait à partir d’Amos...

À Rouyn j’avais, pendu à mes lèvres, pas loin d’une trentaine de personnes... Et le double d’oreilles, avides de ne rien perdre de ce que j’avais à leur raconter...

Il est bien différent de transmettre nos connaissances à nos pairs. Et comme je suis d'une nature exigeante envers moi-même, j’ai trouvé la marche haute... Mais bref, la moitié du contrat est honoré, alors relaxons... Il faut dire que je m’étais entourée d’une foule d’anges: ça a porté fruit on dirait!

... ambiance estudiantine, corsé café, accueil convivial, arrosé d’un potage poivrons-champignons et d’une salade... Coucou! (c’est son nom, charmant n’est-ce pas?), la tension retombe un peu...
... j’occupe une table à l’Abstracto...

... 21hres58 De retour à la maison: j’ai rendu avec brio (enfin, je le crois sans prétention...), la deuxième partie du contrat. Il y avait moins de monde devant moi, mais tout autant dans les Amos, Vald’Or, LaSarre et Ville-Marie...

Mission accomplie! Me reste la supervision de ma stagiaire, le Relais pour la vie et le camp pour enfants diabétiques...
À partir du 11 juillet, seront mes vrais vacances...

mardi 28 avril 2009

Pas possible!...

J’ai peine à y croire! Moi qui avait planifié la révision de mon contenu de visioconférence ce soir... L’Univers Infini en a décidé autrement...

... Il y a quelques semaines, j’ai remarqué que le plancher cimenté de la cave, s’effritait et se désagrégeait de plus en plus. En fait, une longue et large fissure le sillonnait, de la base de l’escalier jusqu’à la fournaise à l’huile que je n’utilise plus. Le frère de mon Amie la Rose, de passage dimanche après-midi, y a jeté un coup d’oeil, et a eu la gentillesse de m’offrir de faire les réparations, en échange d’un souper. « You bet » que j’ai accepté avec enthousiasme!...

... Sauf que...

... eh oui! C’est ce soir qu’il a entrepris le chantier!... Et comme je ne suis pas d’une nature « je m’assoies et sirote ma tisane pendant qu’on travaille autour de moi », je me suis retrouvée à transvider seaux de morceaux de béton et de sable, de la cave à ma vaillante brouette, qui s’en plier l’échine, a accepté de transporter le tout (avec mon aide, évidemment!)...

Qu’à cela ne tienne! Vers 20hres15, la première étape des travaux déjà terminée, je me suis dit que j’avais le temps de passer la balayeuse avant de me mettre au travail (!).
C’est en contournant moult obstacles, dont mon foyer électrique, gisant en pièces « presque » détachées, en plein centre du petit boudoir (mon Grand ne trouve pas le problème, qui finalement, n’avait aucun rapport avec les ampoules « supposément » grillées d’hier!...), que je parvins à remettre un semblant d’ordre dans mon angélique refuge. Alors je me suis dit:

« Mon Ange, vu l’heure, tu écris rapidement quelques lignes, tu prends un « bon bain » (ah!ah!ah!...) et tu te mets à l’étude sinon... »...

... Et le téléphone sonna! C’était ma Chère Tante P. de Pointe-aux-Trembles! Comment lui refuser une petite jasette, moi qui avais justement pensé l’appeler pour qu’elle aie une «dévote » pensée pour moi demain!...

... Mais là, c’est vrai! Je vous laisse là-dessus et j’embraye...
(en passant, vous ai-je dit que, suite à ma visite chez mon garagiste lundi matin, le diagnostic est tombé: mon réservoir à essence est à changer car il est percé?...Rassurez-vous, car malgré tout, je trouve que la vie est belle et bonne avec moi!...)

lundi 27 avril 2009

Grosse journée...

Je déteste m’asseoir devant mon portable à une heure aussi tardive. Premièrement, la fatigue m’empêche de suffisamment me concentrer pour batifoler... Deuxièmement, comme je déteste me coucher tard, je me sens pressée par le temps... Troisièmement, il m’est difficile de trouver une thématique.. Ouh là là!...

Sortie de mon lieu de travail à 18hres, arrivée chez-moi vers 18hres20, j’avais un souper à préparer, me sustenter et repartir pour une réunion du Relais pour la vie à 19hres, après être passé chez un membre de mon équipe, quérir son enveloppe de dons amassés...
Jusque là, rien de spécial, enfin pas vraiment...

La réunion fut de courte durée. J’avais une petite commission à faire avant de redescendre. Je passe donc chercher de petites ampoules, pour remplacer celles grillées de mon foyer électrique... Un petit arrêt à la Caisse (en passant) car je me dis qu’il serait peut-être temps que je passe chez mon Amical Comptable pour finaliser mes foutus rapports d’impôt...

Et c’est là que tout a dégénéré... Je n’ai pu m’empêcher de m’asseoir « deux » minutes pour jaser « un peu »... Les « deux » minutes se sont transformées en heures... Heure locale du retour: 22hres!!!

... mon billet qui n’est pas écrit... et je n’ai pas jeté un oeil sur le contenu de ma visio conférence qui est, WOUAHHH, dans deux jours!...

« Précieuse Bru, aide-moi à trouver un sujet!... », lui dis-je.

« Tu devrais écrire sur les bienfaits thérapeutiques de prendre un bon bain » me répond-t-elle.

Génial! Juste à m’imaginer, relaxant, entouré d’odeurs enivrantes, bien au chaud, mon inventivité renaît!... Jusqu’à ...

... ce que je glisse ma petite personne dans une eau à peine tiédasse, fripant mes ailes illico...

... IL N’Y AVAIT PLUS D’EAU CHAUDE... Et Zut !

dimanche 26 avril 2009

Petite Fée (suite et fin)

... elle offrait à tous et chacun, d’essayer l’une ou l’autre des Vies Imaginaires cousues pendant la nuit. Certaines allaient parfaitement, et permettaient alors à ces gens de repartir heureux. Ils reprenaient leur petit bonhomme de chemin, sans poser de question, portant leur nouvelle vie, comme on porte un nouvel habit.

Pour d’autres, l’essayage était compliqué. Cela demandait certains ajustements. Petite Fée sortait alors de son panier d’illusion, avantages matériels, ou encore petits bénéfices qui finissaient par plaire à tous et chacun. Cela prenait du temps, mais toujours elle arrivait à satisfaire tout son monde, même les plus exigeants...

Le temps passait, les gens changeaient... Leurs nouvelles Vies leur donnaient des ailes... Bientôt, il n’y eut dans le village que quelques personnes n’ayant pas encore de Vies Imaginaires bien à elles.
Petite Fée était de plus en plus fatiguée, mais par altruisme, elle ne pouvait les abandonner...

Il ne restait que quelques jours avant que ne soit écoulé le délai pour conjurer le mauvais sort...

À la fin d’une longue nuit de travail, mettant la touche finale à ce qu’elle croyait la plus belle de ses Vies Imaginaires créées, elle sortit dehors accueillir le soleil levant dans toute sa splendeur... Elle entendit, montant du village, exclamations d’émerveillement... Elle avait réussi... Enfin presque...

Seule une longue plainte la ramena à la réalité. Elle s’empressa de jeter un châle sur ses frêles épaules, et parcourut rapidement le chemin la séparant de la place publique. À cet endroit, elle retrouva une très vieille dame, les cheveux blanchis par le temps, le dos courbé par le poids des malheurs...

« Comme il y avait longtemps que je t’espérais », dit-elle.

« Je suis là, allez, enfilez moi cette Vie », lui répondit Petite Fée.

« Mais pourquoi le ferais-je maintenant que je suis si vieille et aigrie? », reprit la dame.

« Parce que c’est la Vie de l’Éternel Recommencement, celle qui vous permettra de croire que rien n’est jamais vraiment fini... »...

samedi 25 avril 2009

Petite Fée...

... Il était une fois, dans une lointaine contrée, une Petite Fée, sorte d’ange venu du ciel, habitant tout au fond d’une verte vallée. Elle logeait dans une minuscule maisonnette en forme de champignon, dont les murs étaient peints en blanc. Sous les fenêtres, dans de petites boîtes, croulaient des cascades de fleurs jaunes et bleues, qui chaque été emplissaient l’air d’un sirupeux parfum.

Son toit, rougi par un soleil toujours trop gourmand, protégeait la Petite Fée, qui travaillait nuit et jour, à la création de costumes de Vies Imaginaires. Elle devait y mettre toute son énergie: il ne lui restait que cinquante petites années pour les terminer. Si elle n’y parvenait pas à temps, les habitants de son village se verraient privé à jamais, de toute forme d’imagination.
Quelle horreur! Elle se devait de redonner espoirs et rêves aux gens...

Ce mauvais sort leur avait été jeté, jadis, par le méchant Tourment, passé maître dans l’art d’inventer des tracas pour les moindres moments de leur existence.

Depuis des dizaines d’années, chaque villageois, petit ou grand, devait pleurer avant de se coucher, ne pouvant croire qu’ils avaient vécu de petits bonheurs, leur permettant de se réjouir et de trouver que la vie était belle. Quelle triste façon de se mettre au lit...

C’est pourquoi, lorsqu’on circulait dans les rues du village, à la tombée de la nuit, on entendait les plaintes des âmes en peine, dominer les hurlements éloignés des loups dans la montagne...

Petite Fée devait redoubler d’ingéniosité dans la présentation de ces Vies, afin de les rendre attrayantes aux yeux de la population. Pour les ramener à croire en l’euphorie de l’existence, elle y intégrait mille et un bonheurs, tous plus grands les uns que les autres. Et comme on avait perdu la capacité de s’émerveiller, elle les cousait, avec des fils aux couleurs changeantes. Ceci avait pour effet de stimuler leur imaginaire...

Une fois la semaine, elle empruntait l’onduleux sentier qui l’a conduisait directement au centre de la place principale.
Et là...

vendredi 24 avril 2009

Pardon...

Mille pardons... Je me suis gourée, hier, en vous disant que j’allais à une réunion sur le 0-5-30... En fait, c’était une deuxième réunion régionale sur les maladies chroniques... Et curieusement, je ne me souviens pas de la première...
Mais je n’étais pas la seule... (à ne pas m’en souvenir!...)

Ce correctif ainsi apporté, ne me reste qu’à vous conter mon retour à la maison, somme toute, assez coutumier...

Mais qu’est-ce que je raconte? Peut-on qualifier de coutumier, un retour à la maison, qui se situe dans le fond d’un rang, sur les abords d’une rivière encore prisonnière des glaces, alors que le soleil réchauffe les coeurs et les espoirs, et que le vent souffle à faire gonfler les plumes?...

Non, bien sûr!
Et c’est exactement comment je me sentais, assise sur le banc balançoire, sur le patio de la Base, à écouter les oiseaux: une habituée des lieux!... À sentir le bonheur, si loin et si près, tout à la fois...

Après avoir épluché le publi-sac, à la recherche d’aubaines extraordinaires côté « outils », j’ai changé de place et je me suis assise à l’arrière de ma petite maisonnette où j’ai pu constater qu’une partie du fascia à l’arrière (bande de métal couvrant le rebord de la couverture...), reposait doucement dans la végétation jaunâtre, n’attendant que moi, afin que je le ramasse à tout le moins, avec espoir d’être remis à sa place d’ici l’automne!!!!...

OK! J’ai compris! Quand on a une maison, ça ne s’arrête jamais... Pourtant, j’aurais dû m’en souvenir... Problème précoce cognitif ou simplement abnégation d’une réalité de plus en plus présente???...

Peu importe... J’ai quand même osé parler aux oiseaux juchés dans mes trembles et les ai chargé d’une mystérieuse missive... À suivre... si j'arrive à m'en souvenir!...

... et dans le même temps, j’ai été témoin, de l’amerrissage d’un couple de canards,qui semble avoir élu domicile dans le ruisseau derrière chez-moi...

...aurai-je une « Solide Petite Famille Constituée » d’ici la fin du printemps?...
... À suivre également...

P.S. Vous savez-quoi? Mon véhicule n’a pas « explosé » en chemin, tel que garanti par le Gentil Papa de ma Précieuse Bru... Quelle chance!... Et j'ai rejoint le fils de mon Amant-Garagiste qui le vérifiera lundi matin... OUF!

jeudi 23 avril 2009

Intérêt à pondre...

22hres16...
Je m’assoies à peine devant mon portable... Dans 14 minutes, je devrai être au lit car demain, dès 7 heures je prends direction Rouyn... Et c’est moi qui conduis, alors... J’ai intérêt à être en forme!...

... Réunion régionale programme 0-5-30 en vue. Vous connaissez?...
0 tabac, 5 portions de fruits et légumes, 30 minutes d’activité physique...

... Par jour, non par semaine!!!

J’ai du vent dans les ailes, je survole d’un oeil inquiet la longue page qui se dresse devant moi... Comment décrire en si peu de temps, l’espèce de frénésie qui s’est emparée de moi à ma sortie du resto, où je suis allée manger avec trois Bonnes Amies? Sorte de « tremblements » intérieurs, mais apparents à l’extérieur, «essentiels» mais non nécessaire, là là...

Le bain n’a pas réussi à me calmer... Une autre tuile m’est tombée sur la tête... OUCH!...

... Mon réservoir à essence était vide... Je me dirigeai vers la station service afin d’y faire le plein... J’entre pour payer et lorsque j’en sors, j’aperçois une large flaque noirâtre sous mon véhicule... Mes maigres connaissances en mécanique, m’ont immédiatement conduit à un « diagnostic » de fuite de gaz... En plein dans le mille!...

Serait-ce mon escapade olé-olé de dimanche passé dans le P’tit Nord ou une « complication » secondaire au changement de pompe à essence de la semaine dernière? Énigme...

... Le gentil homme de service à mon garage habituel, s’est gracieusement glissé sous mon véhicule pour y voir de plus près... Hum! Débordement suite à un trop plein et rapport avec la pose de mon « machin chouette »... ... Prendre rendez-vous... Garantie...

OUI MAIS MOI, JE M’EN VAIS À ROUYN DEMAIN MATIN!!!...

« Est-ce à risque d’explosion? » (moi, les fuites d’essence, je n’aime pas...). Appel illico au Gentil Papa de ma Précieuse Bru: réassurance faite...

... une chance qu’il se trouve encore plein de bon monde sur cette planète, sinon moi, je déménagerais sur Jupiter!...
...22hres46...

mercredi 22 avril 2009

Dégringolade...

Bon, bon, bon! Qu’est-ce qui se passe avec moi ce soir? Je me sens le coeur aussi dégazé qu’une liqueur douce que l’on aurait oublié sur une table... J’ai une boule qui m’obstrue la gorge depuis ce matin, tantôt étouffante, tantôt libératrice... J’ai les larmes à fleur de paupières...

Dans ma tête, questionnements, indécisions, ambivalences oscillent comme un lent et désordonné battement d’ailes...

Est-ce à cause de mon rêve de fin de nuit où ma DMA est venue me rejoindre pour apaiser mes tourments? Ou est-ce la grisaille du matin, venue démaquiller fausse humeur de vie? Serait-ce l’influence néfaste de mes cartes de guidance, où il est fait mention d’erreurs, de malentendus, d’amour, de pardon et de libération du passé?... À moins que ce ne soit, tout simplement qu’un vilain jeu « hormonal »?...

« Rester optimiste, le pire est derrière moi... », comment y croire en pareil moment...

Pourtant, ce fut malgré tout, une belle journée: j’ai partagé mon dîner avec ma Couturière à qui j’avais confié quelques réparations de vêtements... j’ai croisé un ange (un vrai, masculin...) en plein milieu du pont, alors que j’espérais ne pas me faire écrabouiller par les voitures pendant que je traversais la chaussée... j’ai reçu une invitation à souper de ma Chère Bonne Cousine, délicieux moment que nous avons poursuivi en allant au ciné-qualité, visionner « Entre les murs » (incroyable réalité de la vie des profs enseignant aux ados... pas certaine que je ferais ce métier...Chapeau à vous)...
Et toujours cette boule, tristesse latente, soupirante, étrange étiolement...

Ne serait-ce que fatigue envahissante, inlassable récurrence...

Seule une autre nuit dans les bras de Morphée, risquera de répondre à certaines de ces interrogations...

En autant que ce ne soit pas une « rechute »...

mardi 21 avril 2009

Un jour à la fois...

« Bonne fête Bonne Amie G., bonne fête Bonne Amie G., bonne fête, bonne fête, bonne fête Bonne Amie G.!... »

Que ce jour soit estampillé dans ta boîte aux souvenirs à jamais comme empreinte indélébile de toute l’affection, l’attention que tu distribues autour de toi et qui aujourd’hui t’a été remis au centuple... Emmitoufles-toi dans toutes ces marques d’amitié, qu’elles te gardent bien au chaud pour les soirées qui seront peut-être parfois un peu plus fraîches...
Amitiés xoxo

Dans un autre ordre d’idée, je possède l’un de ces petits livres, bijou de textes à réfléchir, mûrir, assimiler, mettre en pratique; vous voyez le genre?

« Le bonheur, un jour à la fois »... c’est le titre de ce joyau que j’ai acquis le 28 mai 1999! Mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf! Il y a 10 ans déjà! Et j’ai remis la main sur lui, il y a quelques semaines, alors que je fourrageais dans les rayons de ma (magnifique) bibliothèque « mur à mur »...

Je fus surprise d’y lire en dédicace (ça, je vous ai déjà raconté que chaque livre qui venait habiter chez-moi, recevait une très gentille et douce pensée en première page, que je signe Fitzsou, du bout de mon aile, d’ailleurs...), ...en dédicace donc... les deux pensées suivantes:

« Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves »
Eleanor Rosevelt

« Si tu es capable de le rêver, tu es capable de le réaliser »
Walt Disney

Ces deux pensées m’ont inspirée tout au long de la construction de mon p’tit camp dans le P’tit Nord... Celle de Walt Disney, je l’ai peinte sur l’une de mes poutres au plafond...

Je me demande bien, ce qui m’avait motivé à inscrire ces pensées, dans ce livre, à cette date...

Dommage que ma mémoire ne puisse me rendre ce service... Mais je crois qu’elles sont toujours très pertinentes, pour moi et pour ceux qui m’entourent...

Qu’en est-il pour vous?

lundi 20 avril 2009

Rien à dire...

Je me demande sur quoi je pourrais écrire...

Je ne puis raconter, qu’assise dehors ce matin, bien à l’abri du vent, tout en sirotant une tasse de thé vert, j’écoutais le chant d’un drôle d’oiseau, perché sur un fil, à une trentaine de pieds de moi. Il faisait des bruits de bec, des roucoulements, des sons aigus, à un moment, j’ai même eu l’impression qu’il voulait parler... Méchant courtisan! Était-ce mes ailes qu’il reluquait ainsi?...

Non! Ça ne me servirait à rien de vous dévoiler qu’à cet instant précis, je me trouvais chanceuse de pouvoir profiter de ce beau spectacle, d’avoir le privilège d’habiter la campagne, de pouvoir sortir ainsi en robe de chambre à cette heure du jour, sans me soucier des « qu’en dira-t-on », simplement pour savourer le moment présent... Ce précieux présent...

Ah! Et puis, est-ce que je devrais vous entretenir du bouquin que je suis à lire: « Le Zahir » de Paulo Coelho, que toujours cet avant-midi, je me suis amusée à dévorer, toujours dehors... Quelle belle histoire d’amour! Enfin, je ne suis pas très avancée, mais l’homme désire ardemment reprendre contact avec sa femme, qui est partie sans un au-revoir...

Et il ne serait probablement que de peu d’intérêt de glisser un mot sur le temps que j’ai mis à poursuivre la préparation de ma visioconférence prévue pour le 29 avril prochain... WAAAAAHH! C’est bientôt ça! Il faudrait bien que je songe à stresser un peu, je trouve ça louche, ma calme attitude...

Bon, alors si je n’aborde aucun de ces sujets avec vous, je pourrais simplement émettre l’hypothèse que je n’ai peut-être rien à raconter ce soir... Peut-être...

Assurément, je pourrais vous dire, qu’alors que je m’évertuais à pondre ce billet, j’ai complètement oublié d’aller à un concert d’étudiants du Conservatoire de Vald’Or, qui était prévue dans un local de l’UQAT, ce soir à 19hres... Et ça, ça me frustre! Parce que l’un des jeunes invités, habite LaMotte et joue admirablement bien du saxophone... J’aurais aimé l’écouter...
Trop tard!...

Dans ce cas, tout ce qu’il me reste à faire, c’est de prendre un bon bain et d’aller me réfugier dans mon livre et dans mon lit!...

dimanche 19 avril 2009

Euphorie...

Quel beau soleil ce matin! Quelle belle journée en perspective!

J’ai osé, après être allée bruncher au sous-sol de l’église de mon village (décidément, c’était ma fin de semaine « sous-sol d’églises »...), tenter de me rendre à mon camp dans le P’tit Nord... Bien
« armée » de mes raquettes, caméra, livre et un peu de bouffe, j’ai traversé avec mon fidèle compagnon Méo, des kilomètres de route, enneigée, glacée, où congères ne purent jusqu’au 16ième km, nous arrêter...

Il faut dire que j’étais motivée par la croyance que ma Tendre So était devant avec ses enfants... Alors, sans me préoccuper de Méo, que je voyais se balancer à l’arrière de la voiture, j’ai poursuivi ma route... Jusqu’à ce qu’un ange passe et me fasse comprendre que mon expédition était téméraire... Alors là, j’ai effectué le virage me ramenant vers la raison... Euh! Vers la maison!...
Et c’est en faisant le chemin en sens inverse que j'ai croisé Tendre So, qui elle aussi trouvait que la randonnée était loin d'être agréable. Vous ne pouvez imaginer comment la route était mauvaise. À un endroit, j'ai même cru que j'y laisserais le fond de mon P’tit Santa Fe... Je devrai attendre encore quelques semaines avant que le chemin soit vraiment carrossable. Ce n'est que partie remise...
De retour à la maison, je profitai du soleil de l'après-midi pour laver mon véhicule, littéralement recouvert de boue.
Et comme il faisait trop beau pour rentrer, je me suis assise sur le banc balançoire, en avant du lac gelé. C’est pendant cette période de méditation-repos-jouissance de la vie, que je réalisai, encore une fois, ma chance d'habiter cet endroit. J'écoutai les criaillements des corneilles, et les piailleries des autres oiseaux... Euphorique instant...

...j’ai dû dire, mille fois « Merci »!... Merci à l’Univers pour me permettre de savourer un si beau moment...

Vous croyez que ça suffira ???....

samedi 18 avril 2009

Explications...

Je vous dois bien ça!
Premièrement, concernant ma « nostalgie » de jeudi soir, qui avait été préméditée mercredi...

... je faisais des recherches sur internet... Ce fut plus fort que moi: lorsque j’aperçus le titre de cette chanson de Natasha St-Pierre « Toi qui manques à ma vie »... j’ai craqué! Pour les paroles surtout, criantes de vérité en ce qui me concerne dans le moment présent... J’ai voulu les ancrer dans ma mémoire, les y enfouir comme souvenir... les imprimer pour qu’elles deviennent partie intégrante de cette quête existentielle... (en passant, pour les non initiés, lorsque que vous apercevez un mot en surbrillance dans le texte, si vous cliquez dessus, il vous mène à ce à quoi je peux faire référence, comme par exemple, dans le billet de jeudi, la pensée vous « internetportait » à la chanson précitée...)

Deuxièmement, la tirade dithyrambique d’hier soir... Un peu décousue, mais combien rigolote à vivre avec ma Meilleure Amie et ma Jeune Soeur Chérie... Il y avait longtemps que nous n’avions passé moments si empreints de complicité et de chaleur familiale... Ça fait du bien!

Et dans un tout autre ordre d’idée...

... par chance que j’avais fait provision, depuis le début avril, de « force psychologique », car ce matin, j’ai eu tout un choc au café: j’ai revu pour la première fois, depuis le 3 novembre dernier, ma DMA (Douce Moitié Amputée)! Rassurez-vous, je ne l’ai aperçu que de loin, dans son véhicule... Je ne peux même pas dire si sa DMG (Douce Moitié Greffée) l’accompagnait... Le temps que je retire le poignard s’étant planté dans mes ailes, je réussis tant bien que mal, à quitter le restaurant et à me rendre à la maison...

Ciel! Qu’est-ce que j’anticipe le jour où je serai face à face avec lui (eux!...)... Ayoye!...

Quelques larmes plus tard, mais étonnamment, très sereinement (le ramassage intérieur et extérieur et/ou occupation radicale de mon « temps » en après-midi, ayant joué en ma faveur...), j’ai terminé ma journée en participant à un souper bénéfice pour l’EVA (Ensemble Vocal de l’Amitié) au sous-sol de l’église du Christ-Roi. J’étais en plus qu’agréable compagnie: deux Amies et Consoeurs de travail, m’ont permis de passer une superbe soirée...
Génial!

Thank you girls!... See you Monday!...

vendredi 17 avril 2009

Histoire en trois "D"...

Vendredi soir... "Nous étions trois, qui voulions nous battre, contre quatre qui ne voulaient pas..." En fait, il n'y en a jamais eu quatre qui ne voulaient pas... Vous connaissez cette comptine?...

Petite remise en situation... Il y a de ça plusieurs années, à la limite quelques décennies, par un beau soir d'été, oui oui , un de ces soirs où la lune flirte avec les étoiles, et avec un de ces feux qui vous réchauffe et le coeur et l'âme et l'esprit, les discussions étaient corsées, comme le vin d'ailleurs... Parce que vous savez, il y a toujours le vin là où les coeurs, les âmes et les grands esprits se rencontrent. Dans tous ces plaisirs donc, nous étions trois à partager tout et rien : le tout étant une immensité de mots qui veulent et tout et rien dire... Vous suivez?

Toujours est-il, que ce même soir, où étaient réunies trois êtres, trois esprits divergents, parfois convergents, vers de même horizons où se déploient ailes et âmes, et où ne sonnent que des mots qui résonnent dans l'obscurité de la nuit...ils sont apparus... beaux comme des dieux, forts comme des boeufs , moqueurs comme ces oiseaux , et divinement brillants ...

C'est à ce moment que tout à vraiment débuté ...

Hein!!!! On a beau être pleines d'imagination, on ne pouvait rêver mieux, mais comme une de nous trois a dit ( je l'ai clairement entendu...), ça fait un peu ''cucu''... C'est cucu ça de voir apparaître dans une bribe de conversation un coup de coeur pour un brun plutôt qu'un blond? Cucu de dire que nos anges portent leur culotte et leur couleur, cucu peut-être d'affirmer encore et encore qu'on aime l'aile avec plus ou moins de broderie... Mais vous savez quoi? Nous, chez-nous, on est comme ça... On aime ou on n'aime pas... On aime trop ou parfois pas assez...

Et je crois que, comme premier exercice d'écriture à trois têtes, nous avons réussi à jouer avec les mots, sinon avec les sentiments récents, ou ceux un peu enterrés, peut-être ceux à naître...

... sûrement...

jeudi 16 avril 2009

Nostalgie...

St-Exupéry
Ce soir, c'est un spécial "filles"... désolée les gars!...

mercredi 15 avril 2009

Petit Santa Fe (suite et fin...)

... je parvins, de peur, au croisement de la 10ième avenue et tournai à gauche sur cette rue moins achalandée... Mon véhicule voulant à peine avancer, j’arrêtai le moteur et le repartis aussitôt... Il accepta alors, de mauvaise grâce, à avaler les quelques centaines de mètres me séparant encore du garage, que je finis par rejoindre. J’y abandonnai mon véhicule avec quelques explications pour la dame qui y débutait sa journée...

Poursuivant ma route à pied, je me considérais bien chanceuse que tout ceci m’arrive dans mon patelin... mais...

... car dans ma vie, il y aura toujours des MAIS...

... en avant-midi, je suis à mon bureau à me dépêtrer dans mes nombreux messages téléphoniques et électroniques... Le téléphone sonne: c’est mon Amant...Garagiste! Petit problème avec mes ailes routières: bris de ma pompe à essence... $200.00 pour une usagée, $400.00 pour une neuve...

- « Qu’est-ce que tu préfères? », me demande-t-il.

... Et bizarrement, alors que j’aurais eu envi de lui crier « Ni l’une ni l’autre », je me suis entendue lui dire:

- « Si j’étais ta soeur, tu me recommanderais quoi? »

Et bien sûr, parce qu’il m’aime beaucoup, il m’a répondu:

- « La neuve, pour la différence de prix, ça vaut la peine... »

Tout ça, c’était hier... Aujourd’hui, j’ai récupéré Petit Santa Fe en fin de journée... Il se porte mieux, on me l’a bien « soigné »...

Et croyez-le ou non, mais quand j’ai appris ce que ça me coûtait ($756.26...), j’ai souri, et j’ai pensé au dicton de ma Bonne Fée:

« Quand il n’y en a plus, il y en a encore»...

C’est juste que je ne voudrais pas abuser de ma Bonne Étoile, quand même...
(alors j’ai pas pris de chance et j’ai inséré le reçu Visa dans le sac plastique avec les surplus d’écorce de bouleau de dimanche...)

mardi 14 avril 2009

Petit Santa Fe...

C’est hier que j’écrivais que « c’est beau la vie »???...

Il faut que j’y crois dur comme fer, avec ce qui me tombe sur les ailes aujourd’hui...

Il y a une semaine à peine, j’ai roulé pendant près de 1,500 kilomètres sur les routes du Québec... Tout s’est bien passé: je suis allée du point A au point B, en passant par le point C, pour finir par revenir au point A, sans anicroche...

Oh! Il y a bien eu un moment, dans les « vallons » près de North Hatley, où j’ai cru sentir de brèves hésitations de la part de Petit Santa Fe... Rien de bien important, des « j’y vais, ah pis non... » me laissant craindre (à tort!) problème de transmission... Vous savez, le genre « à peine juste un peu achalant » surtout, quand je me retrouve si loin de mon Amant-Garagiste...
Cependant, par je ne sais quelle opération mystique, ce problème mécanique ne s’est pas reproduit du reste du voyage... Je me croyais « sauvée »...

... en fin de semaine, je me suis promenée d’Amos à Vald’Or, j’ai même effectué un petit tour au Lac Davy, chez ma Bonne Amie G. qui m’avait gentiment invitée à partager son brunch de « Lundi de Pâques » (par ailleurs délicieux...). Toujours pas de problème... mais...

... car il y a encore un « soda » de MAIS...

... ce matin, comme tous les jours ouvrables, je me rendis en ville, à bord de Petit Santa Fe... Après m’être arrêtée à la lumière du « rang 9 », je pesai sur l’accélérateur pour poursuivre ma route et voilà que mon « carrosse » se mit à hésiter, à regimber... J’avançai de peine et de misère, et décidai d’emprunter la voie de droite pour ne pas ralentir le trafic (quand même très acceptable, on s’entend, à 7hres20, sur la 6ième rue... à Amos...)...

J’ignorais si je réussirais à atteindre le garage situé au croisement de la 6ième rue et de la 1ère avenue...


lundi 13 avril 2009

"C'est beau la vie..."

Vendredi dernier, je suis attablée devant un sobre dîner lorsque j’entends jouer à la radio « C’est beau la vie » de Jean Ferrat... Je termine à peine une bouchée, que me v’là-tu pas installée devant mon portable, à faire une recherche sur Internet...

Les paroles m’apparaissent, douces vérités aux couleurs de printemps. Elles se frayent un chemin vers mon âme, où cicatrisent, lentement mais sûrement, les balafres d’un hiver trop long, trop froid...

« Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j’ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi...
»

J’ai l’impression que tout mon être émerge d’un cocon, où j’avais trouvé refuge pour panser mes blessures... écorchures d’amour-propre, d’amour tout court...

Je m’étais enfermée dans une sorte de prison de « soi », croyant à tort que par quelques mystérieuses incantations, j’arriverais à conjurer le mauvais sort que je m’étais moi-même jetée, par un beau soir de printemps...

«Tout ce que j’ai failli perdre
Tout ce qui m’est redonné
Aujourd’hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée...
»

... un souffle nouveau s’engouffre dans mes poumons... J’ai le goût de savourer chaque précieuse minute que la vie a encore à m’offrir...

... je sens la chaleur du soleil sur mon visage, il est temps pour moi de déployer mes ailes et de poursuivre ma route... Comme la nature s’apprêtant à sortir de sa léthargie hivernale, je suis moi aussi, toujours bien vivante, même si à l’intérieur de moi, rien ne sera plus jamais pareil...
... comme c’est beau la vie!...

dimanche 12 avril 2009

"Paragraphes" de vie...

Que d’inspiration pour ce billet!... Je n’arrive pas à me décider... Je partagerai donc avec vous, une série de petits « paragraphes » de vie...

Tout d’abord, je ne saurais vous cacher le regret que j’ai, de vous annoncer le départ de ma vieille Céphalée... Son état de santé détérioré m’a obligé à l’accompagner, pour une dernière visite, chez le vétérinaire afin qu’elle puisse s’éteindre tout en douceur, sans stress... Elle aurait fêté ses 13 ans en juin prochain... Si les chats peuvent devenir des anges, elle en sera sûrement un...

Par ailleurs, hier soir chez ma Meilleure Amie, j’ai partagé un très bon et très agréable souper avec une amie que nous avons en commun, notre Très Chère R.. Nos conversations s’entremêlèrent, s’amalgamèrent et se fusionnèrent pour s’étirer jusqu’à 2hres du matin... heure à laquelle je repris la route, afin d’aller préparer mes effets pour l’activité « Eau de Pâques », planifiée à 4hres30, avec mes voisins et amis, la famille Desr...

...couchée à 3hres, déjà à demi habillée, presque prête à partir, j’installai le cadran sur mon plexus solaire, afin d’assurer mon réveil en temps voulu... Nous nous pointâmes à la source, bien avant le lever du soleil, pour y cueillir l’eau devant clôturer mon fameux Carême... Quelques morceaux d’écorce, prélevés sur un bouleau, devraient garantir ma sécurité pécuniaire pour 2009... Enfin, je l’espère!... J’acceptai avec grand plaisir l’invitation à partager le petit déjeuner avec mes rigolos voisins...
Quel beau matin de Pâques!

Vers 8h30, étant donné ma nuit écourtée, je me suis permise de retourner au lit. Le téléphone me sortit de ma torpeur en fin de matinée. Ma Précieuse Bru m’avisait qu’ils étaient sur le chemin du retour (ils étaient partis dans les Laurentides...). Je me préparai alors un « autre » petit déjeuner que je dégustai, dehors sous le chaud soleil...

« Comme c’est beau la vie!... », pensai-je...

Et en pleine méditation avec Galarneau, je reçus un appel de ma Douceur ma Belle. Brefs mais requinquant échanges, nous décidâmes derechef * de prévoir une rencontre dans le courant de la semaine... En espérant que nous y arriverons, nos horaires semblent constamment en conflit...

...je croise mes doigts...

* encore une fois

samedi 11 avril 2009

"La Belle et la Bête..."

Dans mon enfance, j’ai souvent rêvé à des histoires de princesses, de châteaux et de princes charmants... Des songes où se côtoyaient bonnes fées et vilaines sorcières... J’ai imaginé des milliers de moments doux et romantiques, avec des Chevaliers servants d’une autre époque. C’était jadis, il y a très, très longtemps... Du temps de mes jeunes ailes...

Comme de raison, ces balivernes ne devinrent jamais réalité... Mais...

...aujourd’hui, alors que je prodiguais un soin à une personne qui m’est très chère, j’eus soudain la curieuse impression de me trouver tout près d’une méchante sorcière à l’esprit maléfique et retors... Malheureusement, il n’y eut ni Prince Charmant pour venir à mon secours, ni grigri * pour me protéger contre ce qui fut, une attaque imprévue et sournoise...

En fait, j’en reste toujours pantoise lorsque ça se produit. C’est toujours foudroyant, comme l’orage survenant lors d’une journée ensoleillée. Et le déroulement est pratiquement toujours le même: ça débute tranquillement, avec quelques mots lancés, insouciamment mais adroitement, comme les premières gouttelettes de pluie s’élançant du haut du ciel...

S’ensuit l’élévation du ton de la voix, grondement lointain de colère retenue... Pour éclater en...

...UNE EXPLOSION DE VENIN NON CENSURÉ...

...l’attaque est complète, aberrante, assourdissante... me laissant tremblante et dépourvue de tous mes moyens... Toujours la même rengaine, les mêmes reproches...

Cette fois, il y eut ajout de méchanceté... Sous-entendu à mon incapacité d’aimer, un rappel de mes amours déchus...
Brutal retour en arrière...

OH LÀ LÀ!... Quelle misère!...

..et en cette triste fin de Samedi Saint, je dois avouer bien humblement, que la vilaine sorcière a maintenant pour moi, un visage et un nom...

* petit objet magique, porte-bonheur

vendredi 10 avril 2009

Tag des livres...

Ce matin, je réponds à un des défis lancé par ma Bonne Fée... Ce n'est rien, il m'en reste toujours un à relever... celui de l'histoire... C'est qu'il commence à manquer des jours à ma vie pour venir à bout de toutes ces tâches...(j'exagère à peine...)
1. Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page, assurément! J’ai une foule de signets qui ne demandent qu’à travailler... Quoiqu’il m’arrive à l’occasion de faire l’ange cornu...

2. Un livre en cadeau ?
Toujours bienvenu... À Noël, je m’en offre toujours un ou deux, « À Moi de Moi » xoxo...

3. Lis-tu dans ton bain ?
Plus maintenant...

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?
Alors que j’étudiais au Cegep, je croyais être une grande poétesse... (apparemment, ce ne fut pas l’avis de mon professeur...). En ????, j’ai débuté une histoire (que je vous résumerai un jour...)... en attendant, elle dort, prisonnière de l’un de mes disques durs... En 2007: j’ai écrit une page! (que j’ai publié d’ailleurs en février...)

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
C’est OK si l’histoire continue d’évoluer... pas si c’est seulement pour étirer le « temps »...
6. As-tu un livre culte ?
« Moineau, la petite libraire » de T. Trilby, éd. Flammarion, (tenez-vous bien...) 1936 . J’ignore combien de fois j’ai pu lire ce livre étant jeune. Du même auteur: « Poupoune au pays des navets »...

7. Aimes-tu relire ?
J’aimerais, mais je manque de temps pour lire, imaginez pour relire...

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Rencontrer, j’adore ça... Je me sens importante dans ces moments-là, allez savoir pourquoi...

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui, quand j’arrive à me rappeler du titre et de l’auteur...
10. Comment choisis-tu tes livres ?
Souvent je me laisse séduire par le titre, plus rarement par la couverture et toujours par le résumé ou le bouche à oreilles...
11. Une lecture inavouable?
... « qui n’est pas avouable »... alors...
12. Des endroits préférés pour lire?
À mon camp, dans le fin fond des bois ou dans mon lit...

13. Un livre idéal pour toi serait ?
Ma cinquantaine m’oblige à répondre: caractères assez gros et pas trop lourd...

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Jamais essayé... Je préférerais pieds à pieds sur un divan... Avec sourires en coin...
15. Télé, jeux vidéos ou livre ?
J’ai horreur des jeux vidéos. J’écoute très peu la télé si ce n’est les nouvelles sur l’heure du souper... L’écriture a préséance sur les livres par les temps qui courent...

16. Lire et manger ?
Surtout si je suis seule au resto; sinon, politesse oblige...
17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Parfois j’aime bien accompagner ma lecture de musique classique. En fait, peu m’importe...

18. Lire un livre électronique ?
Définitivement NON! Que deviendrait ma belle bibliothèque?...

19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?
Je ne connaissais pas cette expression... Si je me fie à la réponse de ma Bonne Fée, je comprends: « si le livre est banal »... généralement, je poursuis tout de même jusqu’au bout...

20. Qu’arrive t-il à la page 100?
Aucune idée... Faudrait tout d’abord voir dans les quatre-vingt-dix-neuf premières pages...

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi?
Celui qui débuterait par la fin et qui se déroulerait complètement de la dernière à la première page... Ce doit être horrible d’être toujours en avant de l’intrigue...

Défi relevé ma Bonne Fée... Tag Scarabée...

jeudi 9 avril 2009

Vol direct...

Enfin de retour « en direct »... Pas toujours évident de planifier ainsi à l’avance les mots devant évoquer une partie de mon quotidien...

Mais comme le disait, si justement, une chanson de Corcoran Gosselin: « ...me voilà arrivé... »*!

Mon atterrissage, hier en milieu pm, s’est fait en douceur. Je me suis posée sur un « épais » tapis de neige blanche... Tellement, que mes pelles, sagement alignées auprès de ma porte, me souriaient, narquoises... (enfin, j’ai cru les voir sourire, à moins que ce ne soit la fatigue du voyage!...)

Pour une fois, dans ma vie, je réintégrais mes « appartements » sans stress. Et pourtant, j’aurais eu bien des raisons de bougonner ...

...mes chattes m’attendaient avec une litière qui « débordait » littéralement: beurkkk!... Premier constat et première tâche vite accomplie...

...Céphalée avait profité de mon absence pour être malade sur le coussin de ma berceuse (rebeurkkk!...) et avait moucheté mon plancher de gouttelettes, substance laquelle, je me doutais de la provenance (rerebeurkkk!...). Deuxième constat et deuxième tâche « balayeuse-lavage de plancher » exécutée sans rechigner...

...défaire mes valises, classer les nombreux documents issus de la rencontre à Montebello, vider mes sacs de magasin ‘ange’ (pardon ma Bonne Fée pour le plagia, mais le lapsus est né d’une faute de frappe et m’a fait sourire... j’ai décidé de le conserver...), faire une brassée de lavage, me préparer à souper et savourer le moment présent... comblèrent la balance de ces heures succédant à cette magique escapade...

24 heures plus tard...

Ce soir, caramel en pots et cornets sucrés reposent sagement au frigo et congélo; ici, c’est la tradition pour Pâques... Ma Douceur ma Belle, mon Grand et ma Précieuse Bru auront leur dû, en plus des enfants de ma Tendre So et de ceux de ma Précieuse Esthé...

Auriez-vous aimé en avoir vous aussi?...

* « Séjour à Stoke », album Corcoran-Gosselin

mercredi 8 avril 2009

Question de choix...

J'aurais très bien pu, si je l'avais voulu, ne rien faire… Filer sans rien dire… Partir sans me retourner, sans laisser flotter mon regard vers l'arrière…

J'aurais très bien pu, si je l'avais voulu, n'avoir ni regret, ni espoir pour ces moments passés… Poursuivre ma route, celle tracée d'avance…

J'aurais très bien pu, si je l'avais voulu, penser que "tout est bien qui finit bien…", que "rien ne se perd, rien ne se crée…"

J'aurais très bien pu, si je l'avais voulu, réfléchir encore plus avant d'agir… Peser le pour et le contre, séparer le faux du vrai…

J'aurais très bien pu, si je l'avais voulu, ne jamais m'arrêter, continuer cette vie sans ancrage…

Mais, car il y a un MAIS…

… j'ai choisi d'avancer, à mes risques et périls, dans un sinueux sentier couvert d'attente confiante, éclairé par des jours ensoleillés…

… j'ai choisi de présumer que les semaines à venir recèleraient une foule de bons moments…

… j'ai choisi de croire que le meilleur est devant moi…

… j'ai choisi de faire le pas libérateur, me permettant de prendre mon envol vers d'autres horizons…

… j'ai fait un choix, peu m'importe maintenant qu'il soit bon ou mauvais…

… MAIS au moins, j'ai fait un choix…

mardi 7 avril 2009

Nouvelles de North Hatley...

Eh oui! J'ai prolongé impunément mon séjour pour une "coûteuse" mais inespérée activité magasinage dans le vallonné Sherbrooke… (n'ayez crainte: j'ai prévu assez de sous pour mon essence de retour bien sûr!)...

Ceci complète bien ces vacances planifiées chez ma Bonne Fée…

Le voyage s'est bien déroulé, comme prévu! La route fut belle et agréable. Sur place, de longues jases, un peu de furetage au village, un excellent souper en compagnie de gens forts sympathiques, une marche sur les bords d'une rivière dont j'ai oublié le nom (celle traversant une partie de Sherbrooke), des cafés sirotés dans des endroits agréables, au cœur de la belle région montagneuse, que sont les Cantons de l'Est…

La plus grande et merveilleuse nouvelle c'est que je me suis fait un ami: il s'appelle Jules. Il n'est pas très grand, noiraud à la jasette facile. Nos conversations se déroulent à mots couverts, sous-entendus…

Nous nous sommes compris dès le premier regard échangé… Il est simple, pas compliqué, extrêmement conciliant et d'une douceur à faire damner un ange

Calme et charmant, nous avons partagé la même chambre dans un très grand respect l'un pour l'autre…

Malheureusement, déjà aujourd'hui nous avons dû nous laisser sur un au-revoir, sans savoir quand nos "vols" se croiseront de nouveau… Triste histoire des amours d'un soir (ou de quelques uns…), impossible amour à distance séparant deux êtres, les privant ainsi d'explorer sentiments qui auraient pu fleurir avec le printemps…

Qu'à cela ne tienne, "Quand il n'y en a plus, il y en a encore…" (enfin c'est ce que m'a dit ma Bonne Fée concernant l'argent…)...

... alors je l'applique à mes futurs Amours, où qu'ils soient…

lundi 6 avril 2009

M'en revenant...

"La seule réponse possible à la haine est l'amour. Toute autre réponse vous démoralisera."
Dr Wayne W. Dyer
C'est ce à quoi je réfléchirai sur le chemin du retour...
Mais j'y crois déjà fermement à cette affirmation...

dimanche 5 avril 2009

Un dimanche à North Hatley...

Je ne peux élaborer... Je n'y suis pas encore... Mais j'y serai...

Je me rappelle, m'y être arrêtée, il y a quelques années, avec ma DMA, ma Douceur ma Belle et une Cousine de cette dernière...

Sous les branches d'un saule (il me semble...) à moins que ce ne soit un de ces arbres qu'on ne retrouve pas en Abitibi, nous avions fait semblant, ma DMA et moi, de nous marier... Il avait glissé à mon doigt, une minuscule bague, achetée quelques minutes auparavant dans une petite boutique du coin... Le moment fut angéliquement romantique... Le soleil brillait, la journée s'étirait magnifiquement...

Je m'en souviens très bien...

Malheureusement, c'est maintenant un passé dépassé, jamais concrétisé...

Peut-être un jour ou dans une autre vie, quelque chose de semblable se réalisera pour moi...

Une chose est certaine: je le partagerais avec vous...

samedi 4 avril 2009

Pensée...

"Le détachement, c'est ne pas avoir besoin de s'accrocher à quelqu'un ou à quelque chose. C'est une façon de penser et d'être qui vous rend libre de voguer sur le courant de la vie. Le détachement est le seul véhicule qui peut vous amener de l'effort à la réussite."
Dr Wayne W. Dyer
Qu'il en soit ainsi pour moi...
Et je me souhaite que mes ailes demeurent libres de toute entrave...

vendredi 3 avril 2009

Pas de chance à prendre...

Aucune idée de l'heure à laquelle j'atterirai ce soir chez ma Bonne Fée... Je n'ose prendre de chance et penser que je pourrai écrire un billet chez elle...

Alors je vous souffle ces quelques phrases, à la vitesse d'un ange tenaillé par l'idée de ne pouvoir respecter un simple défi, qu'il s'est lui-même lancer pour faire passer le "temps"...

Mais voilà, c'est qu'il file rapidement ce temps quand ce n'est pas le temps...

Ainsi, au-delà des apparences apparentes, peut-être n'y a-t-il que subterfuge subtil... Qui sait?

Imaginez-moi sur la route, quelque part sur la 15 ou le pont Champlain, peut-être même déjà sur la 10...

Et au loin, je crois apercevoir l'annonce du village de North Hatley...

Me voilà presqu'arrivé...

jeudi 2 avril 2009

It's a go...

Là, là... Je pars là, là... Ce sera une belle journée, c’est certain. Si je le veux... Ce le sera!

Toujours un petit peu angoissant pour moi, ces départs en voiture. Mais j’ai pris mes précautions. Mon Amant-Garagiste s’est occupé de vérifier mon véhicule, comme je lui demande toujours lors de mes longues escapades...

Cette fois, ça a vraiment valu la peine... Facture de $160.00 pour changer un "ball-joint" et un truc "line" quelque chose... . Mais comme j’arrive toujours en disant: « Tu inspectes mon auto comme si j’étais ta soeur et que tu souhaites que je voyage en toute sécurité, OK? »..., je m’illusionne qu’il tient beaucoup à moi et qu’il fait faire le travail de façon aussi consciencieuse que je fais le mien...

Jusqu’à date, je suis satisfaite... et puis, après tout, il faut bien finir par faire confiance à quelqu' un de la gente masculine de temps en temps (même si j’ai été assez échaudé, merci, dans les derniers mois...)...

Mes valises sont déjà embarquées dans ce qui me servira d’ailes pour les sept prochaines heures. Méo sera placé en garderie chez ma Précieuse Bru et lui servira en même temps de « garde du corps »...

P’tit Bonheur et Céphalée se la couleront douce pour quelques jours, à moins que ma Douceur ma Belle ne vienne s’installer au « chalet » pour le week-end. Seule la radio troublera la paix de la maison endormie, en diffusant sa musique classique pour leur bien-être et celui de mes neuf pauvres plantes qui survivent tant bien que mal à mes longs mois de remise en question...

Vacances pour tous: c’est ma tournée!...

Tourlou...

mercredi 1 avril 2009

Que vais-je faire?...

Dans une dizaine d’heures, je décolle à destination de Montebello... Rencontre de professionnels en diabétologie pédiatrique obligeant...

J’ai hâte de prendre la route, de changer de paysage, de voir du « pays »... De plus je serai en très bonne compagnie, puisque je voyagerai avec mon Amie les Deux L.L.. Ça me surprendrait qu’il y ait beaucoup de moments de silence pendant le trajet...

J’ai préparé mon « plan de vol ». Je connais les routes qui devront me guider, me porter jusqu’à ce Château tant rêvé, où (peut-être...), se cache un Prince Charmant à la recherche d’une Dame d’un âge certain dont la beauté de l’âme n’a d’égal que sa bonté (je parle de MOI bien sûr...)...

Et puisque je transporterai dans mon Santa Fe un Balai Magique, je parviendrai par la suite, sans embûche jusqu’à North Hatley, village cabalistique* de ma Bonne Fée (...Hé! Je lis dans mon P’tit Robert, comme définition de Bonne Fée: « être imaginaire de forme féminine auquel la légende attribue un pouvoir surnaturel et une influence sur la destinée des humains »... je vous en redonne des nouvelles dès mon retour...)

Parlant de retour, vous comprendrez que je ne pourrai être « en direct » pour ces quelques jours... Je vous servirai donc, à venir, quelques textes épars, sortis de ma cervelle d’ange, ici et là, avec les années...

Certains seront tirés d’exercices que j’ai fait lors de la lecture du livre « Libérez votre créativité » de Julia Cameron... Ils reposent dans mon Journal Intime, mais ils sont partageables avec vous...

J’oserai peut-être quelques photos... Peut-être pas...

Peut-être apporterai-je même mon portable... Peut-être pas...

Que vais-je faire, je ne le sais point...

Qui vivra verra...

*qui a rapport à la science occulte, ésotérique, magique

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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