mardi 31 mars 2009

"Les héritiers de Haydn"...

Dimanche soir, avec mon Amie L. (non pas L. ni l’autre L., mais bien une nouvelle L. dont je ne vous ai encore jamais parlé...), j’ai été au spectacle de l’OSRAT (Orchestre Symphonique Régional Abitibi Témiscamingue). Billets: gracieuseté de ma Bonne (et trop Généreuse) Amie G... Merci encore (en passant...)

Sans prétention aucune, et loin de moi l’idée de vous faire accroire que j’en connais beaucoup sur la musique classique, je laisserai s’exprimer la néophyte en moi, spontanément, sans retenue...

Je dois avouer premièrement, que ce qui m’attire dans les soirées de l’OSRAT, c’est de savoir que j’y verrai mon idole de violoniste, une Dame toute menue au coeur grand comme un océan... Une personne que j’ai appris à connaître ces dernières années par l’intermédiaire de mon travail, mais qui curieusement ne croise maintenant plus mes « nuages » que de façon informelle... Un ange...

(normal que j’en rencontre de temps en temps, après tout, je ne suis pas LE seul au monde (ça m’énerve ce genre masculin...)... )

Deuxièmement, lorsque j’assiste à ces soirées, je me sens presqu' automatiquement transporté comme dans un film... Si je laisse vagabonder mes pensées, je peux devenir l’héroïne d’une histoire romantique ou encore la châtelaine d’un domaine déserté par ses hommes...

J’admets que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, les compositeurs Haydn, Mendelssohn-Bartholdy, Rimski-Korsakov, ni Mahler d’ailleurs... Par contre je vous révèle que ma pièce préférée fut « le 6ième mouvement de la Symphonie no.3 de Mahler... ». Ciel que ça se glisse bien dans une conversation un peu guindée!...

Je ne peux passer sous silence, l’incroyable performance de Frédéric Demers, soliste trompettiste-cornettiste invité. Prof au Conservatoire de musique de Vald’Or, je vous jure que nous avons pu voir un artiste de talent doublé d’un bon sens de l’humour et du spectacle... À connaître absolument!

En résumé, soirée musicalement enivrante et délectable...

lundi 30 mars 2009

Quoi de neuf Docteur?...

Ce matin, quand je me suis levée, « elles » attendaient, bien sagement sur un coin de la table... Exactement à la même place où je les avais déposées hier, au coucher... Rondes et longues, dans leur apparente blancheur, elles devaient disparaître l’une après l’autre, à une heure d’intervalle...

J’ai voulu étirer le temps un moment... Mais le moment a pris fin avant même que je ne réalise qu’il était présent...

Alors j’ai soulevé la première, la plus proche, celle à portée de ma main... Une vague d’interrogations, reflet d’être face à l’inconnu, de ce qui pourrait peut-être se passer, a déferlé rapidement dans mon conscient... D’un mouvement bref, je fis ce que j’avais à faire: inverser à quelques reprises, insérer la pointe d’un couteau sur ce qui la scellait si bien, l’ouvrir...

Mais qu’est-ce que je suis en train de vous raconter là?... Quel préambule pour vous introduire sur une situation de vie que je n’ai pas eu l’occasion d’expérimenter souvent: celui de passer des tests dans les hôpitaux... Mes vols de vie m'y conduisent rarement...

Curieux d’être ainsi placée devant l’autre côté de la médaille... Pas confortable non plus, ces questionnements sur le où -quand-comment ça va se passer... Quant au pourquoi, ça mon Doc me l’avait expliqué: une « sclérose tubéreuse de Bourneville » possible en vue... Génétique, sans traitement, « possiblement incommodant » si quelques « angiolipomes » auraient eu la mauvaise idée de s’installer au niveau de mes reins ou de mon coeur...

Hou là là! C’est que mon coeur de ce temps-là, il a bien assez de sa peine, de ses fous espoirs, de sa quête de bonheur sans en plus se retrouver coincé parmi de petits amas graisseux...

Finalement, le gros bidule surnommé « Scanner » ne m’a pas avalé tout rond; même que je n’ai pas eu droit au colorant, car ma petitesse en longueur et en « largeur », ainsi que la vitesse à laquelle mes reins travaillent n’en ont pas permis l’utilisation (comment mes reins peuvent-ils être si lents alors que je suis si speedée? Énigme...)...

Résultats prévus dans une semaine... Autant ne pas y rêver...

dimanche 29 mars 2009

"Pas capable..."

Jeudi dernier, j’ai expliqué à un Matis un peu impatient, « pas capable » d’attacher sa ceinture de sécurité (alors qu’il le fait très bien...), que « pas capable est mort » et qu’il y a toujours une façon d’arriver à bout de ce que l’on veut faire... S’agit de trouver le bon moyen...

Mais voilà: j’ai dû abdiquer à cette règle hier après-midi...

... L’aînée de mes chattes, Céphalée, bientôt âgée de 13 ans, souffre depuis quelques semaines d’incontinences urinaires et de régurgitations... Pas évident dans une maison, on s’entend...

Après quelques démarches infructueuses pour joindre un vétérinaire pour m’informer sur l’euthanasie, j’appelai mon Bon Voisin à l’aide... Ma tâche consistait simplement à lui apporter la « Boule de poils »...

J’ai pris Céphalée dans mes bras... L’ai serré contre moi, l’ai reniflé (ben oui, ben oui...)... Miracle! Elle ne sentait rien de désagréable si ce n’est son odeur habituelle... Je fus envahie par les remords...

...et je n’ai « pas été capable » de l’apporter chez mon voisin... Rien à faire... Je l’ai rappelé pour m’excuser de l’avoir dérangé avec mon histoire... Il est parti à rire et m’a assuré que tout était correct...

Chapitre clos... Jusqu’à...

Cet après-midi, je suis assise à la table, et tout à coup j’entends comme un bruit d’éructation à répétition... Ah non! Pas ça!... Céphalée, cachée dans un coin, fait des efforts pour vomir... Brrrkk!

Je la prends et la sors dehors... Requestionnement sur ma décision d’hier reporté à plus...

Mais le printemps s’en vient... Elle pourra passer plus de temps dehors... Peut-être finira-t-elle par s’éteindre d’elle-même, tout doucement, et qu’il lui poussera des ailes afin qu’elle puisse rejoindre plus facilement le Royaume des Chats...

En tout cas, je l’espère... Pour elle et pour moi...

samedi 28 mars 2009

À Pâques comme à Noël...

« ... Il était une fois un lapin qui courrait partout, partout. Il cherchait des zeufs colorés. Pendant qu’il courrait, il rencontra... un éléphant! Oui, oui, un éléphant!

Pis là, le lapin demande à l’éléphant si il a vu des zeufs colorés.

- Ben oui, je les ai tous mangés... Y n’en reste pu...
- Ah non! Ben y faut que j’aille en chercher ailleurs d’abord...

Pis là, le lapin, y repart pour chercher des zeufs colorés pour Pâques. Mais y n’en a pas trouvé parce qu’y n’avait pas été assez gentil... alors y n’en a pas eu
... »

- Mais alors, Pâques c’est comme à Noël? Si nous n’avons pas été gentils, nous n’avons pas de coco?
- Ben oui, cé pareil...

Voilà quel fut le discours que j’eus avec mon Énergique Filleule à l’heure du bain, après lui avoir demandé ce qu’elle dirait si elle avait une histoire à raconter... En fait, je venais de lui expliquer que j’écrivais de petites histoires à chaque soir...

Mon amnésie partielle et intermittente m’empêche malheureusement de vous rapporter l’intégral de son conte... Problème d’ange déconcentré...

J’aurais bien aimé pouvoir prendre des notes, mais l’instant était magique, et malheureusement de trop courte durée...

Quel beau moment... Et devinez ce que j’ai fait pour terminer ce samedi, qui aurait pu être maléfique?...

...j’ai écouté avec mon Énergique Filleule, mon Tendre Neveu « Grippé » et ma Meilleure Amie, le DVD de RATATOUILLE!!! Une fois de plus...

Avouez que je prends du mieux pas à peu près...

Même les samedi ne me rebutent plus...

vendredi 27 mars 2009

Passer à autre chose...

Connaissez-vous les « Matin Magique » de Marie-Pier Charron? Moi, c’est ma Bonne Amie G. qui me l’a fait connaître il y a déjà quelques semaines. Je vais tenter de vous indiquer l’adresse ...

Yé! Je m’améliore, vraiment! Je m’impressionne moi-même... Si vous visitez son site, vous découvrirez son projet...

Elle envoie chaque matin une pensée suivi d’un petit mot. Comme je n’ouvre pas systématiquement ma boîte de messagerie tous les jours, je viens à peine de lire ces trois derniers billets... Celui d’aujourd' hui m’a interpellé...

« Une vie nouvelle commence pour nous à chaque seconde. Allons joyeusement à sa rencontre. Nous avancerons mieux en regardant devant nous que derrière »
Jérôme K. Jérôme

C’est joli, non? Je me sens tout à coup concernée...

C’est drôle parce que ma Grande Amie Retraitée C. m’a dit exactement la même chose lors de notre partie de domino... Et lorsque je l’ai croisé cet après-midi à l’épicerie, elle s’est justement informée de l’évolution de mon projet « Grand Nord Québécois »...
Curieux les synchronies n’est-ce pas?...

Mme Charron poursuit en suggérant de « sauter l’étape des regrets, des longues analyses inutiles et de la culpabilité... ». Je crois que je suis rendue là...

Alors en fin de semaine, j’appliquerai sa recommandation: prendre une grande respiration et souffler, « en battant » des ailes, sur ce que je suis prête à laisser aller...

Et comme elle le dit si bien: « La vie M’attend déjà à la prochaine étape, et elle tape du pied... »

jeudi 26 mars 2009

Le Bonheur...

J’aurais bien dû y penser avant... Hier, j’ai terminé mon billet en écrivant « espérer trouver le Bonheur dans le Grand Nord Québécois »... Quelle utopie anticipée...

Dans le film visionné auparavant, « Le bonheur de Pierre », Pierre Richard dit à un moment « le bonheur n’est pas une destination, c’est une façon de voyager »... Avec des ailes, c’est mieux?...

L’avais-je déjà partagé avec vous? Ce serait chose du possible, puisque j’avais entendu cette pensée dans le film Babine avant les Fêtes. Elle repose d’ailleurs parmi tant d’autres, dans mon Baluchon en songes...

Alors, si j’ai bien compris, je devrais « partir » avec mon Petit Bonheur déjà dans ma « valise spirituelle »... Et non compter le dégoter sur place...

Bon, une autre affaire...

Finalement, bien que je ne me sois pas autant bidonnée que souhaitée à l’écoute de ce film, j’en ai quand même apprécié la morale. Elle inculque, que lorsqu’on a trouvé notre Bonheur, peu importe les évènements se produisant, on peut toujours y voir du positif, même envers ceux qui nous agressent par leurs comportements inamicaux...

Je ne dois pas avoir encore trouvé le Mien... faut croire!...

Et dans un tout autre ordre d’idée, je fus surprise dès le début d’entendre l’expression: « Entrez, entrez, débougrinez-vous... »... C’est ma Vivifiante Mère de ma Chère M. qui aurait été fière! Incroyable non? Et moi, toute ramenarde* que j’étais de savoir ce que ça voulait dire (je dois préciser qu’avec les images, c’était cependant assez explicite...). Probablement une expression qui origine du Saguenay-Lac St-Jean, si je me fie aux lieux du tournage...

Donc en résumé, film moyen (6 sur 10), mais beaux paysages... Et OK pour la énième leçon sur le Bonheur...

* qui fait l’important

mercredi 25 mars 2009

"Bouteilles à la mer..."

Le 8 novembre dernier, j’ai entrepris l’écriture de ces billets avec but de me rendre au 8 novembre 2009...
« Une bouteille à la mer... » selon l’expression de ma Bonne Fée...

Ce matin, j’ai remis à ma Bonne Amie R., une copie de mon histoire de vie professionnelle (communément appelé C.V.!...) mise à jour hier, en fin de soirée... Le but? Une autre bouteille à la mer, jetée cette fois en direction du Nunavik... Je verrai bien ce que l’Univers Infini dira de ça...

Si je me laisse guider par les anges et si je veux être honnête avec moi-même, j’ai besoin de tourner la page... besoin de poursuivre l’investigation de mon âme en combinant éloignement et altruisme... besoin de me laisser envahir par une lumière blanche qui agglutinera colère, frustration, tristesse, envi, pour ne laisser place qu’à l’amour de la vie...

Mes ailes, ainsi allégées, me porteront plus loin, plus longtemps... Enfin, je pense...

Il est vrai que j’ai incommensurablement besoin qu’on s’occupe de moi... Mes enfants, ma famille, mes amies (is) s’y emploient fortement. Maintenant, je dois convaincre la principale personne intéressée, c’est-à-dire moi-même, de faire de même! Gros défi...

Je veux prendre soin de moi, poursuivre ma route. Ce matin, alors que je parcourais le chemin menant à mon travail, je sentais le sac, porté en bandoulière, percuter mes fesses au rythme de mes pas... Dedans se trouvait le fameux C.V.... Je me suis surprise à penser que c’était peut-être
le coup de pied au derrière que j’attendais...

Qui sait?...

Et lors du dîner avec mes Amies Retraitées mardi midi, mon Amie T. qui parlait passionnément des aurores boréales du Grand Nord Québécois...

Serait-ce donc là, la route que je dois prendre pour accéder finalement au Bonheur?...

Encore une autre de mes histoires à suivre...

mardi 24 mars 2009

Relais pour la vie...

Ce soir, j’ai assisté à la première réunion des capitaines d’équipes pour la grande marche nocturne du Relais pour la vie. Cette année, il me semble que j’aurai encore plein de raisons de participer à cette activité pour amasser des fonds pour la Société Canadienne du Cancer...

Tout d’abord, je marcherai pour la soeur de ma Douce Moitié Amputée, qui se bat présentement contre ce mal sournois...

Puis il y aura mon Bon Monsieur N. qui m’accompagnera en pensée, j’en suis convaincue, lui qui a résisté avec tant d’acharnement pendant ces dernières années, à cette maladie... Lui qui avait été notre survivant d’équipe en 2007...

Je ferai cette nuit de veille également pour ma mère, qui en 1993 a combattu un cancer du sein avec succès, jusqu’à ce que son coeur ne se décide de cesser de battre, tout bonnement, un dimanche soir de 1998...

Et finalement, je volerai autour de la piste d’athlétisme toute la nuit, à grand coup d’ailes déployées, pour mon père, qui lui aussi lutte depuis plus de huit années contre ce voleur de vie...

Déjà en écoutant les témoignages ce soir, je me sentais transportée dans cet ambiance mystique de silences, de lueurs de bougies mais aussi d’espoir pour tous les survivants...

C’est une nuit harassante mais combien riche en émotions, en rencontres extraordinaires, en amitiés...

Pour toutes ces raisons, j’ai accepté de m’impliquer à nouveau, encore cette année...

Et si, vous aussi vous en avez la chance, ne ratez pas cette occasion de faire parti, pour une nuit, de tous ces PARTENAIRES HUMANITAIRES...

La cause est noble...

lundi 23 mars 2009

Course contre la montre...

21:46 hres Je m’assoies enfin. Mais quelle belle journée pleine de rebondissements...

Tout d’abord, le soleil était de la partie. Lorsque j’ai petit-déjeuné, il pénétrait à flots dans ma cuisine, colorait mes murs de rayons lumineux, me réchauffait le coeur...
Et ce matin, mon père était présent dans ce chaleureux décor. Ça ajouta à ce beau début de semaine.

Deuxièmement, à mon arrivée au travail, j’ouvre une enveloppe m’étant adressée: 3 billets pour des spectacles, offre généreuse de ma Bonne Amie G. qui a dû s’en départir, étant à l’extérieur pour ces dates...

Quelle générosité! Et elle m’offrait de « donner au suivant » si je ne pouvais assister... Ce que je fis pour le billet du jeudi ( mes petits Mousses m’auraient manqué...). Mais dimanche, je serai au concert de l’orchestre symphonique régional... Wow! Je l’avais déjà prévu à ma « vie »...

Un cadeau venu du ciel! C’est à se demander qui est le vrai ange...

Troisièmement, vers la fin du pm, une offre incroyable reçue de mon Grand: « Mom, si ça te tente de venir voler à 17hres, rappelles-moi... »

Génial! « Tu parles si j’ai envi d’aller voler... » Simplement y penser m’a donné des ailes...
Et comme tout s’arrange facilement quand on est « positive » et que l’on cultive la bonne « attitude » et bien, le client prévu à 16hres30, s’est présenté à l’heure et j’ai pu facilement quitter mon travail juste à temps pour m’envoler avec mon Grand dans le firmament... C’était le deuxième ange qui passait dans ma journée...

Je sais, ça n’aura pas été mon billet le plus recherché au niveau littéraire, mais si vous saviez en détails ce qu’a été ma journée et ma soirée, vous auriez aussi hâte que moi d’aller relaxer un peu...

22:15 hres... je vous laisse sur ce... À demain...

dimanche 22 mars 2009

Recette inédite...

Beau dimanche!

Après ma tournée dominicale des « cafés » (je deviens accro à ces moments passés en compagnie de ma Vivifiante Mère de Chère M., de ma Chère M. et de son Tendre Époux, de mes deux soeurs et de mon Bon Cousin...), j’eus la chance de recevoir enfin un avis sur la marche à suivre pour résoudre mon problème de condensation dans mon garde-robe de l’entrée.

En effet le Précieux Père de ma Précieuse Bru a eu la malencontreuse idée de venir se pointer le bout du nez devant ma maison... Aussitôt vu, aussitôt kidnappé d’un coup d’aile, pour une consultation, car je connais ses talents de rénovateur-constructeur-ébéniste-menuisier à ses heures!

« Recette » de réfection de plafond qui condense:

Ingrédients:

- plusieurs pieds de baguettes 2¨ x ¾
- contre-plaqué pré-coupé à 16 pouces de large (ou un peu moins....) par plusieurs pieds de longueur
- mousse isolante (d’une compagnie professionnelle d’isolation...)
- encore autant de pieds (ou presque...) de baguettes 2¨ x ¾

Assembler tous les ingrédients, après avoir préalablement vidé les lieux.
Clouer des baguettes à deux pouces du haut de votre 2 x 8, cela servira au jeu d’air.
Poser une feuille de contre-plaqué entre chaque 2X8.
Faire appliquer la mousse d’uréthane (je crois...) par un professionnel. Cela servira d’isolant étanchéifiant votre plafond.
Poser des baguettes qui serviront à la remise en place de votre finition.

Pour de meilleurs résultats, terminez lorsque le doux temps sera arrivé, par une inspection minutieuse de votre toit et appliquez du goudron si besoin (surtout dans les endroits où vous avez manqué de contrôle avec votre hache ayant servi à la création du petit canal...)

Vous voyez, ce n’est pas vraiment beaucoup plus compliqué que de cuisiner un gâteau.

Mais espérez que votre toit ne lève pas lui, parce que là, ce serait vraiment, mais vraiment... désolant!!!...

samedi 21 mars 2009

C'est encore samedi, mais...

Ce matin, j’ai « osé » prendre un café avec une personne que je connais à peine... Quelle audace n’est-ce pas, pour la nouvelle « jeune » femme qui vient à peine de « naître » (j’hésite à employer le lien simplement pour vous référer au billet d’hier... allez le lire, si ce n’est déjà fait...)...

Serait-ce que de nouvelles ailes se profileraient à mon insu, me donnant la légèreté qui manquait à ma vie de ces derniers mois???

Énigme...

Parfois je sens que j’avance à tâtons, comme sur une glace qui serait trop mince pour me supporter. Mes pas s’alignent, incertains, avec la peur au ventre. Peur que cette glace ne cède à tout moment et que je perde définitivement pied...

Je profite sans questionnement des jours heureux et sans embarras. Les jours sombres me voient plonger dans le vide, comme le parachutiste qui s’élance de l’avion...
Déséquilibre, incertitude...

Heureusement, depuis vendredi dernier, c’est:

SOLEILS: 5 ÉCLAIRS: 4 ...

Système de gommettes sur le calendrier ou (!) les Soleils représentent les beaux jours, les Éclairs étant postérieurs aux larmes... (l’explication pour le petit Matis fut: les Soleils pour quand je suis gentille et les Éclairs pour quand je ne le suis pas... Il a rétorqué: « Tu n’es pas beaucoup gentille... »)

Et cet après-midi, j’ai accepté l’invitation de ma Meilleure Amie, et me suis rendue au camp du Meilleur Ami de cette dernière. Nous avons, avec mon Bon Cousin, fait une petite (pour ma part...) corvée de bois... Le partage d’un bon souper, un mot croisé fait en « équipe » complétèrent ce beau samedi...

Tiens, tiens! On dirait bien que je commence à les apprivoiser ces fameux Samedis...

Tant mieux...
Question « d’attitude » hein, Précieuse Mère de ma Précieuse Bru???...

vendredi 20 mars 2009

Tergiversation...

Ce soir, j’hésite...

Devrais-je vous parler de la cure de rajeunissement express que m’a procuré ma visite chez ma Capillicultrice Préférée ou bien dois-je développer sur le thème de l’ « attitude » à partir d’un texte reçu de la Précieuse Mère de ma Précieuse Bru?...

Hum...

Oh! et puis, assez d’atermoiement*! Je vous parle d’abord du doigté « magique » de ma Capillicultrice Préférée.
Imaginez-vous, que lorsqu’elle a coupé et coiffé mes cheveux cet après-midi, j’ai senti que des messages subliminaux s’inséraient subrepticement dans mon cerveau... Quelques paroles sur l’estime de soi, sur la façon que l’on a de se percevoir... Et mon hamster céphalique s’est mis à courir...

Quelle chance! Cette femme est également fine psychologue! Trente minutes sur sa chaise, se transforme en une thérapie brève... Elle manie écoute active et positivisme avec la même habileté qu’elle manipule ciseau et brosse!

Angéliquement merveilleux!...

Mais, ne serait-ce pas là, après tout, qu’une question d’ « attitude »?...

Hum, hum...

Se pourrait-il que l’arrivée du texte ne devait en réalité que venir compléter le travail amorcé par ma Capillicultrice Préférée? J’y lis si bien que « ...nous ne pouvons pas changer le passé... nous ne pouvons pas changer la façon dont les gens agiront... nous ne pouvons changer l’inévitable... ...la vie est faite à 10% de ce qui m’arrive et à 90% de la façon dont j’y réagis... »*²

Ce matin, en ouvrant les yeux (après une courte mais ininterrompue nuit de sommeil...), j’ai « choisi » de vivre une belle journée. Je ne pouvais alors que provoquer tous ces bons moments, n’est-ce pas?

Une fois de plus, j’ose y croire...

* hésiter
auteur Charles Swindoll

jeudi 19 mars 2009

23hres01

J'arrive de garder... Je ne prends même pas le temps d'écrire un brouillon sur Works (je sais, j'ai le plus quétaine des programmes de traitement de texte, mais je n'ai pas d'argent pour le Words ou quelque chose du genre...)

Ma Précieuse Esthé et moi avons fait du placotage d'escalier (vous savez, le genre "manteau sur le dos, main sur la poignée de porte", mais une heure plus tard toujours dans la même position...). Bon, je vais me coucher plus tard c'est évident. Mais ce fut pour moi un bon moment alors je ne ressens aucune culpabilité. Demain est un autre jour, et il passera comme tous les précédents...

En plus, j'ai pris le temps de lire mes messages sur Hotmail avant de venir vous rejoindre... Beaucoup de délinquance et de laisser aller en moi pour une même soirée... Est-ce que je serais en train d'appliquer un certain lâcher prise sur ma vie régentée? Peut-être bien après tout...

Et pourquoi pas, finalement??...

À bien y penser, il serait peut-être temps que je mette mes "culottes" une fois pour toutes et que je fonce d'avant...

Je vais dormir là-dessus... Peut-être qu'un ange viendra pendant mon sommeil, faire un peu de ménage dans mes pensées...

mercredi 18 mars 2009

Bon appétit...

Moi qui croyais que j’aurais de la difficulté à trouver un thème pour mon billet! Deux fois plutôt qu’un...

Dans ma petite vie « tranquille » et pas du tout organisée (!), à ma sortie du travail, je revins rapidement à la maison préparer le souper pour mon Grand (pourquoi, je l’ignore... il a 22 ans et est bien capable de s’en préparer seul mais par souci d’avoir des « lunch » pour le lendemain, peut-être...).
Au menu ce soir (oui bien sûr, en bonne mère organisée (!) mes soupers sont planifiés un mois à l’avance...), j’avais donc un « hachis Parmentier à la Santa Fe » (et c’est vraiment le titre original de la recette...) à préparer.

Et comme j’avais reçu invitation à souper de ma Chère Bonne Cousine J., je cuisinai rapidement le plat et l’enfournai en réglant la minuterie automatique du four préalablement ajusté à 400 degrés... Ça devait cuire jusqu’à 17hres15...
Je devais quitter à 17hres10, ce que je fis, en laissant une note à mon Grand lui indiquant que son souper était au four...

Fin du premier acte...

Après le repas partagé avec ma Chère Bonne Cousine J., nous allâmes au ciné-qualité visionner « Milk », qui en passant est un très, très bon film à mon sens... L’histoire véridique d’Harvey Milk, qui défendit ardemment les droits des gais dans les années ‘70 et qui connut une fin tragique en 1978.

Fin du deuxième acte...

Je fis rapidement par la suite, un saut au Salon funéraire vers 21hres20 comme promis à mon Ex-Gendre Adoré. Après les salutations et encouragements d’usage, je retournai à tire-d'aile vers mon chez-moi...

Fin du troisième acte...

En ouvrant la porte de ma p’tite maison, une odeur de calciné « heurta » mais narines...
Oh non! Pas ça!...

Eh oui! Ça... Cuisson requise: 20 minutes, réelle 4hres45 (à 400 degrés, bien sûr!...).
...sur mon répondeur, une message de mon Grand m'avisant qu'il ne viendrait pas souper....GRRRR...

p.s. Malgré tout, j’ai fouillé sous la croûte, et il n'en demeure pas moins, que c’est un peu beaucoup trop cuit, mais ça a quand même bon goût... Vous ai-je déjà dit que je détestais cuisiner?...

mardi 17 mars 2009

Bonne fête Papa...

Un peu tardivement peut-être, mais je désirais vous mentionner que mon père avait célébré ses 88 ans vendredi 13 (!) dernier...

Nous nous sommes réunis dans un resto de Vald’Or, ville d’adoption de mon père. Il avait les yeux brillants ce soir-là. Il a parlé tout son saoul avec mon Énigmatique Frérot et mon Grand. Bien entouré de presque tous les membres de sa famille (ne manquaient que mon Grand Frère et ma Douceur ma Belle), il a semblé apprécier ce souper improvisé.

Si je vous disais qu’il est très en forme pour son âge? En fait, il a toujours eu de saines habitudes de vie, malgré le fait qu’il ait travaillé sept jours sur sept une bonne partie de sa vie. Il a cessé de fumer tôt, dans la quarantaine si je me souviens bien, n’a jamais abusé de l’alcool, s’alimentait très bien (dans ses dernières années à Amos, il se concoctait toujours des repas très « santé »...).

À l’âge de 80 ans, il parcourait encore ses 10 kilomètres de ski de fond quotidien l’hiver. Et encore chaque jour, il embarque sur son tapis roulant pour marcher dans un monde imaginaire, où doivent voler bien des avions et des hydravions...

Pour lui, point de pilule pour l’hypertension artérielle, le « cholestérol » ou l’insomnie... Qu’un peu d’aide pour maintenir sa mémoire alerte et prévenir l’obstruction de ses vaisseaux sanguins. C’est bien peu pour cet âge vénérable.

Et au-delà de ces points physiques, il a toujours su gérer son stress. Il le fallait bien, pour survivre à ces centaines de personnes à qui il a montré à piloter !

Faire l’éloge de mon père demanderait beaucoup de temps et d’application. Cette minuscule page ne voulait que survoler en rase-mottes, une infime partie de ce qu’il fut, de ce qu’il est.

Je lui souhaite d’avoir encore plusieurs années de bonheur tranquille et de bons moments avec tous ceux qu’il aime...

lundi 16 mars 2009

J'exagère à peine...



Qu'est-ce que je vous disais dans un billet précédent?... Que la prochaine fois il (elle...) passerait sur le toit de la Base?...
Je peux vous dire qu'il (elle...) s'est encore rapproché... Quinze pieds, et il (elle...) sera dans mes boîtes à fleurs!...
La trace entre l'épinette et le bouleau passe presque directement sur le patio...
Faut le faire, hein?
Quand j'entends des commentaires du genre: "C'est normal, ça va prendre un peu de temps avant que les gens changent leurs habitudes...", franchement autant d'effronterie, dans les douze années que la Base a été ouverte au public , jamais, vous comprenez, jamais quelqu'un n'a poussé le manque de respect envers notre propriété à ce point... (sauf peut-être la fois ou(!) un honorable monsieur avait décidé de stationner sa motoneige devant ma maison, à environ trois (3!) pieds de ma fenêtre de cuisine... pour ne pas se la faire voler...).
J'espère que cette photo vous fera comprendre à quel point j'en ai plein les... de ces foutus motoneigistes qui se croient chez eux n'importe ou(!). Heureusement la fin est proche...
Et heureusement, je dois admettre qu'ils (elles...) n'agissent pas tous de la même façon...
Quand même, faut toujours pas exagérer!...

dimanche 15 mars 2009

Changement de programme...

J’ai beaucoup de difficultés à réaliser mes projets de ce temps-ci... Par exemple, à chaque fois que je dis: « aujourd’hui, je lis » et bien je fais tout, sauf lire! Hier, j’ai voulu me rendre à mon camp et comme de raison, je n’ai pas pu...

Et n’allez pas croire que c’est par mauvaise volonté. Oh que non! En fait, je me suis rendue jusqu’au kilomètre 6, en progressant lentement dans les traces laissées par les véhicules. Je croyais bien m’en tirer jusqu’à ce que j’arrive à l’endroit où étaient stationnées deux camionnettes et une petite voiture... Plus loin, deux empreintes parallèles poursuivaient leur route: celles marquées par des motoneiges! J’ai voulu insister: mon Santa Fe m’a gentiment ramené à l’ordre... Impossible pour moi de m’y aventurer... Ça m'aurait pris des ailes moins frippées que les miennes pour survoler le chemin plutôt que de le parcourir...

Opération rebroussement réussie, expé reportée...

Devant ce coup du sort (encore une fois...), je pris alors la direction du village de ma Jeune Soeur Chérie: une corvée de bois attendait sagement que l’on s’occupe d’ « elle »! Je me défoulai en attendant leur arrivée...

S’ensuivit (après la corvée...) plein de beaux et doux moments avec cette charmante Soeur et ses Petits: zen méditation pour l’heure du bain, exceptionnellement devancée, délectable souper (si un jour ma Jeune Soeur Chérie vous invite à partager une « Courge spaghetti, sauce tomate aux légumineuses », dites oui sans l’ombre d’une hésitation...), conte d’un Dingo loufoque, bavardage arrosé de café fort devant un feu de bois...

Lorsque je la quittai en soirée, je me sentais rassérénée... Elle me fait du bien cette Jeune Soeur Chérie avec son côté yang qui s’ajuste si bien à mon côté yin...
Mais ça, c'était mon hier; aujourd'hui, j'ai flâné au café en am et ... dans le champs à Jolin en pm!... Je me suis même "tirée une bûche" pour exposer mon visage au soleil à mon retour de randonnée... Calme pm...

Et pour finir, ce soir, j’ai...planifié...aller...chez...ma Bonne Fée...au...début...avril...

Ouille! Je croise les doigts pour que cette fois soit la bonne...

samedi 14 mars 2009

Expé...

Je m'en vais de ce pas, dans le P'tit Nord...
Besoin de me réfugier dans un espace clos, avec moi-même...

J'aurais aimé prendre le temps de vous écrire longuement, mais j'ai un peu "bretté" à regarder les "spéciaux" de la semaine... alors, me voilà, à la dernière minute, à jeter quelques mots épars, simplement pour vous signifier que je ne serai pas à notre rendez-vous de ce soir...

Par contre, ce ne sera que partie remise, car j'aurai plein de potins à vous rapporter de cette contrée lointaine. Sûrement que "la loutre, le lièvre et le renard" voudront partager avec moi leurs vies des dernières semaines...

Si je vois l'ours (mais ça me surprendrait beaucoup, car il doit dormir encore de ce sommeil du juste...), je lui ferai des salutations de votre part. Ça le mettra en confiance pour le jour ou (!) il vous croisera...

Bonne journée...

vendredi 13 mars 2009

Mon Bon Monsieur N....

Tous les dimanches matins nous le ramenaient pour le déjeuner. Il s’installait à « la » table de la Base, vous savez, la place qu’occupe les habitués d’un endroit, « la » table à être!
Toujours, il entrait avec son sourire, un peu retenu, sa politesse, ses vouvoiements (combien de fois lui ai-je demandé de me dire « tu » )... C’est dans ces temps qu’il nous dévoilait secrets de polichinelle ou anecdotes policières de la semaine...

Toujours prêt à rendre service, avenant comme pas un, avec une tonne de « jasette » prête à jaillir (combien de fois l’ai-je vu se stationner sur le bord du trottoir en ville, s’arrêter pour me glisser quelques mots... et en profiter pour recevoir mes affectueux bisous...), il était MON Bon Monsieur N.!

Amant de la nature, il parlait de son camp, son refuge, comme trésor précieux. Il nous détaillait ses chasses... les pistes... les bruits...

Même lorsque la Base était fermée, il trouvait l’occasion pour venir faire un tour dans mon fond de rang. S’il m’apercevait à la fenêtre, alors il se stationnait et entrait piquer une p’tite jase ou prendre un café...

Il aimait se promener en motoneige, en véhicule tout-terrain, et bien sûr en camionnette... Il possédait sa petite cabane à pêche qu’il installait sur le lac et qu’il acceptait toujours de partager de bonne grâce...
Je me souviens d’un début d’hiver, où il m’avait déblayé un très long corridor sur la glace avec son « quatre roues », afin que je puisse y patiner avec mes jeunes enfants... Tout ça par pur désir de faire plaisir...

Hier soir, j’ai appris qu’il avait perdu ce long combat qu’il livrait courageusement depuis plusieurs années... Des anges l'ont guidé vers d'autres cieux...

Et cet après-midi, je suis allée lui faire mes adieux... J’aurais aimé pouvoir être près de lui un court instant dans ses derniers moments, lui prendre la main, le remercier pour tous ces bouts d’existence passés avec lui, pour tous ces souvenirs qui feront à jamais parti de ma vie...

Je marcherai pour vous, mon Bon Monsieur N., lors du Relais pour la Vie, en juin prochain...
Et je sais que vous serez là, vous aussi... tout près de moi...

jeudi 12 mars 2009

"Quitte" ou double?...

Un peu de cafard tente de s’insinuer en moi... Je lui résiste...

Mes pensées vagabondent, volent et virevoltent dans une rocambolesque valse inachevée... Un peu attristée...

Pourtant je me suis fait plaisir en allant avec mes deux Mousses, faire un petit tour à l’aéroport, histoire de nous assurer que « nos » hydravions dormaient encore profondément, attendant que le soleil printanier ne les sorte de leur torpeur...

Malheureusement notre arrivée coïncida avec la fermeture de l’atelier. Notre visite à l’intérieur fut écourtée et nous allâmes plutôt nous promener sur le bord de la piste.

Le petit Elliot se montra plus impressionné par la motoneige de mon Énigmatique Frérot que par ces dizaines d’avions stationnés en rangs d’oignons. Et malgré l’intérêt plus marqué de Matis, le vent frisquet nous ramena illico presto à l’auto. Une prochaine escapade sera planifiée lorsque le doux temps aura la gentillesse de s’installer pour de bon.

Malgré tout, j’ai un goût amer à l’âme, sans trop comprendre...

J’ai l’impression qu’il me manque... quelque chose, quelqu' un... La sensation d’être un esprit erratique n’aboutissant nulle part, ne prenant que trop peu de repos de crainte de passer à côté de ce « je ne sais quoi »...

Est-ce encore en lien avec mon « amputation » de l’an dernier? Une autre étape? Ou simplement un coup de fatigue?... Trop de questions, si peu de réponses...

Je fermerai donc cette page de vie sur cette envolée...

Double tristesse oblige...

Je vous expliquerai demain...

mercredi 11 mars 2009

Retraite fermée...

J’aime bien à l’occasion, puiser le thème de mon billet à naître, dans la « tête » des membres de mon entourage. Ça devient une « improvisation » imposée qui sonne alors comme un défi. Ce soir, c’est dans la coloquinte* de ma Chirurgienne en Chef Amie L. que je suis allée piger.

Voyons ce que ça donne...

Ce matin, dans un éclair de lucidité, j’ai décidé que je devais partir à la retraite...
Euh!non!...que je devrais partir « faire » une retraite!

Quelle idée farfelue me direz-vous?

Oh! Que non!...

Il y a même un certain temps que je cherche à prendre du recul face à mon vécu des derniers mois. Je travaille fort pour tenter d’analyser la situation, d’essayer de comprendre le « pourquoi du comment de qui à quoi quand » cette décision fut prise et quel en était le but premier... Certaines questions trouvent réponses qui s’envolent par la suite, une à une, dans des néants obscurs. Comme ma mémoire me joue des tours, je me surprends à reprendre du début, à « ré »analyser le tout, à « re »retrouver des réponses qui à nouveau...
Ça devient « encéphaliquement » lassant à la longue!

Pas facile la remise en « vol existentiel »!... D’autant que le quotidien ne cède pas sa place, lui. Alors tout ce remue-méninges s’effectue entre les périodes de travail, des repas, de l’épicerie, de la vie quoi! Avec même un extra infiltration pendant le sommeil... De quoi être perturbée, ne trouvez-vous pas?

Alors ce matin, j’ai caché sous mes plumes, un numéro de téléphone qui me donnera accès à un petit paradis, où je pourrai voler à mon aise d’une pensée saugrenue à l’autre sans pause...
Wow! Quel cadeau vais-je m’offrir!
Ce sera moins dispendieux qu’un Compostel, moins rudimentaire que mon p’tit camp et, je l' espère aussi profitable que ces longues retraites effectuées naguère...

Je vous en reparle en temps et lieu...

*vous êtes supposés connaître ce mot...

mardi 10 mars 2009

Ignorance...

J’ignore si c’est l’effet du petit canal « haché » à la sueur de mon front hier, mais à mon retour du travail ce soir, aucun des plats « exposés » dans mon entrée ne contenaient de ce « jus de plafond »... Ne serait-ce qu’une illusion? Je verrai dans les prochains jours...

Péripétie à suivre...

J’ignore également si c’est le fruit du travail du même petit canal, qui m’a fait ouvrir les yeux à 3hres30, mais les heures qui suivirent furent harassantes... À partir de ce temps, j’ai vibrionné* dans mon lit, oscillant entre de courts rêves et l’éveil...
J’ai même entendu à un moment, ma Précieuse Bru crier mon nom!... Et je vous épargnerai l’affreux rêve rempli d’âmes maléfiques venues me hanter en plein sommeil...
Inutile de vous préciser que ce fut une nuit d’horreur...

Ciel! Vivement que s’apaise mes tourments!

À mon lever, à...5hres30 (!), je me demandais bien comment se déroulerait ma journée. Heureusement, les rencontres de suivi sont un peu moins exigeantes que les accueils ou les enseignements: un ange veillait sur moi et a permis que tout se déroule bien.
Même qu’en fin de journée, un vrai ange en chair et en os, m’est apparu pour me donner un coup de main à répertorier des diapositives qui serviront au montage d’une présentation « power point » que je dois faire fin avril.

...Et vous auriez dû lui voir la « bette » à cet angelot... Hum! Pas piqué des vers... (enfin j’espère...)

Et pour terminer ce mardi léthargique, ma Bonne Amie G. m’a offert de l’accompagner à « La folle odyssée de Jacques Cartier ». Et là j’en sors toute requinquée, prête à affronter les restes de l’hiver... Nous nous sommes bien bidonnées , comme dirait mon Amie, et oui, je l’admets, le rire est un anti-spleen...

Merci à toi Bonne Amie G. et à toi aussi, Mari de ma B.A.G. pour m’avoir laissé profiter de cette belle soirée...

* s’agiter sans cesse

lundi 9 mars 2009

Pas forte mais vaillante...

Hier, en lisant le billet de ma Bonne Fée, j’ai pensé à ma fin de journée sous la « douche » improvisée... Quelle journée de la femme finalement!

Et puis plus j’y songe, et bien oui, c’était bien quand même!...

Parce que...
En tant que femme propriétaire d’une « petite vieille maison », j’ai retiré moi-même toutes les feuilles de vinyle recouvrant mon plafond; j’ai déchiré et enlevé le matériel cartonné servant d’isolant (je crois...), la laine isolante (ça j’en suis certaine...) totalement imbibée d’eau et même de glace... (Oh! Oh! Méchant problème d’isolation!...)Par la suite, j’ai su « gérer » la valse des plats sur le plancher... Pas trop mal pour une femme...

Et ce soir, j’ai volé sur le toit avec ma belle petite hache neuve achetée ce midi, et j’ai creusé un canal dans l'épaisseur de glace qui le recouvre, suggestion de mon Bon Cousin, afin que l’eau s’écoule librement plutôt que de chercher à s’infiltrer entre les bardeaux d’asphalte (oui, je sais: j’ai probablement abîmé le papier brique, mais j’ai quand même osé écouter les recommandations en ce sens de deux « hommes », dont le couvreur ayant fait cette partie de couverture il y a deux ans...).
De toute façon, il devra enlever la glace car il doit reprendre son travail pour poser (ce qui aurait dû être fait il y deux ans, « messssemble »...), de l’élastomère, comme on en installe sur les couvertures plates...(parait-il...)

C’est donc une heure plus tard, que je terminai mon travail de « forage » dans une couche de glace d’environ 20 centimètres, ce qui n’est pas rien... pour une petite femme comme moi!...

Mais il y a une pensée qui m’a guidé tout au long de la réalisation de mon camp dans le P’tit Nord. C’est la même que je me suis répétée en montant sur ma couverture hier et ce soir:

« Les grands oeuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance. »

C’est Samuel Johnson qui l’a dit. Et je crois que ça s’applique bien à nous, les femmes, lorsque nous butons sur des activités qui requièrent de la force: on finit toujours par s’en sortir si on use de patience et de vaillance...

Parole d’ange!...

dimanche 8 mars 2009

Désolée...

Ce soir, je ne serai pas longue... Par manque d’inspiration, par découragement, par écoeurement...

Parfois une image vaut mille mots... Je vous laisse juger...

Oui, je sais! Il y a des choses pires que ça dans la vie... Mais dans la mienne, je crois que j’ai atteint mon quota...

Suis plus capable d’en prendre... j'en ai plein les ailes...

Après avoir fainéanté tout l’après-midi, je n’ai eu l’énergie de réagir à ce désastre qu’à l’heure du souper, malheureusement, une fois de plus, pour mon Grand et ma Précieuse Bru...

Ne me demandez pas pourquoi j’ai choisi ce moment, c’est comme ça. Moi je possède CE don... Ce n’est pas donné à tout le monde à ce que je sache!...

Bon, c’est passé je n’y peux plus rien si ce n’est d’exprimer que...

...je suis désolée...

...encore une fois!

samedi 7 mars 2009

De justesse...

Mais j’y suis!...

J’ai failli ne pas revenir à temps: à temps pour écrire ce petit billet qui ne demande qu’à naître, qu’à jaillir de mon âme, on ne peut plus tourmenté par moment...

J’ai failli écrire que cette journée avait été catastrophique... Grossière erreur... Cette journée fut magnifique...
Enfin, à peu de choses près...

Bien débutée: café inhabituel, avec des êtres d’une grande valeur à mes yeux: mes deux soeurs... et mon Bon Cousin, et mon Grand, et ma Précieuse Bru... Bon matin!

J’étais attendue par la suite, pour un dîner chez une Amie Retraitée, possédant un chalet tout près de ma demeure... C’est aujourd’hui que j’eus droit à ma première joute de domino... Fantastique! Je pourrai enfin étrenner le jeu rapporté de Cuba, il y a deux ans.
Saviez-vous que les gens là-bas, en font leur passe-temps national? Ils s’assoient sur leur petit bout de galerie et s’y adonnent pendant des heures... Cet après-midi, j’ai apprivoisé la version du « train Mexicain »... Bon, j’imagine que c’est traditionnel au Mexique aussi!

Comme j’avais également reçu invitation pour souper, mais cette fois, chez mon Amie la Rose, je voulus passer rapidement chez-moi. Et là, oh! horreur! J’eus de la difficulté à pénétrer dans ma cour tellement il y avait de véhicules stationnés de façon anarchique, de part et d’autre du chemin... de mon entrée privée en fait!...

Après avoir battu des ailes pour me retourner plus loin, je m'aperçus qu’une fois de plus, deux belles traces de motoneige étaient imprimées de part et d’autre de ma barrière de fortune (dont une qui passait littéralement dans les branches du bouleau, bien ancré sur la pelouse, à peine à une trentaine de pieds de la porte de la Base...): probable que la prochaine fois, ils (elles) passeront carrément sur le toit!... Vivement que le lac se change en immense mare de neige fondue...

En entrant dans la maison, bien décidé à fabriquer des mémos « Privé, défense de stationner », je mis les deux pieds dans l’eau... provenant du plafond de mon « walk-in » situé dans l’entrée...
NOOOOONNNN! Pitié! N’en jetez plus, ma « cour » est pleine...

...ce fut la « goutte » qui fit déborder le vase (sous-tend que mes larmes furent pour un moment, intarissables...)

...jusqu’à ce que ma Jeune Soeur Chérie et ma Meilleure Amie ne viennent me dédramatiser tout ça...

... Après tout, si je demeurais dans une tente, ce serait encore bien pire!!!...

vendredi 6 mars 2009

Ah! Ah! Ah!...

Ce matin, à mon lever, immédiatement après avoir étiré mes ailes, j’ai éclaté de rire... Vous savez ces rires niais, où l’on répète jusqu’à « ébullition » de notre cerveau les « AAAAA... », « EEEEE... », « IIIIII... », « OOOO... », « UUUU... »...
Bon, j’ai fait l’exercice... Paraît qu’il faut rire 10 minutes par jour pour améliorer l’humeur... Pour une fois j’ai tenté le coup! (ce matin, à tout le moins...)

Voyons voir ce que ça a donné...

Ma journée a été somme toute, très belle et sereine... J’ai pris conscience de toutes les fois où mes lèvres ont accepté de se séparer pour ébaucher un sourire, voir même laisser entendre de petits éclats, ici et là, d’un rire timide et prudent... C’est un début...

Ce soir, j’assistais à une conférence sur l’alimentation: « Miser sur l’énergie », organisée par le groupe CASH (coalition pour l’acquisition de saines habitudes), conférence très intéressante par ailleurs. Alors là, avec ma Chirurgienne en Chef Amie L., je me suis surprise à rire « presqu' à » ailes déployées... C’est de mieux en mieux...

Mais voilà qu’en revenant, non pas de la « jolie Rochelle », mais bien de ma « p’tite ville ben tranquille », alors que je roulais prudemment sur la chaussée glacée et que je m’apprêtais à effectuer l’arrêt pour tourner dans mon rang, j’ « aperçois-tu pas » de vives lumières dans mon rétroviseur: un gros, non un gigantesque camion citerne me signalait sa présence du genre « ôtes toi de mon chemin!... »...
Ouf! Bouffée d’adrénaline plus tard... je me suis mise à rire!...
Euh! Vous croyez que je vais bien?... Moi, j’ai un doute...

Mais si c’est l’effet bénéfique recherché par le rire, je veux bien essayer un autre jour... Après tout, les endorphines sont gratuites et trois fois plus puissantes que la morphine...
Pourquoi je m’en passerais??

J’avoue que je suis un peu sarcastique en écrivant ces lignes, pourtant, s’il y a quelqu' un qui croit aux vertus du rire c’est bien moi... Et s’il y a quelqu' un qui a de la difficulté à se dérider s’est également bien moi!

Je dois avoir un peu moins de sérotonine dans le cerveau...

On ne peut pas tout avoir, faut croire...

jeudi 5 mars 2009

Vieille branche...

« ... Je pris le combiné et me décidai à composer son numéro. Il y avait bien 10 ans que nous ne nous étions vues: par contre, depuis les 25 dernières années, nous entretenons notre amitié en nous parlant à quelques reprises bon an mal an.

Nous prîmes rendez-vous pour nous retrouver chez Cora, intersection route de l’aéroport - blvd W-Hamel...

Les retrouvailles furent chaleureuses et joyeuses. Physiquement, elle avait peu changé si ce ne sont ses cheveux, qui de boucles blondes étaient maintenant droits et gris cendré. Elle fut aussi à l’aise de retrouver mon Grand Frère puisqu’ils se connaissaient déjà: elle lui avait fait rapatrié son avion de l’Abitibi à Québec, il y a plusieurs années!
Je fus surprise d’ailleurs d’apprendre qu’elle renouvelait toujours son médical et volait à intervalles réguliers pour maintenir sa licence de pilote privé en vigueur, formation qu’elle avait suivi à Amos dans les années ‘80.

Si moi j’aime l’aviation, elle en est une vraie mordue!

Nous partageâmes notre déjeuner-dîner, arrosé des rocambolesques histoires aériennes vécues par mon Grand Frère. Il était déjà 15 heures lorsque nous prîmes la direction du site du Carnaval de Québec.

Après avoir facilement trouvé un stationnement (Loi de l’attraction oblige...), j’enfilai le pantalon doublé que ma Vieille Branche d’Amie L. me prêta. C’est ainsi affublée, sans tuque ni mitaine (j’avais laissé l’une des miennes dans la voiture de mon Grand le vendredi précédent), que nous affrontâmes les forts et glaciaux vents du Vieux Québec.
Nous visitâmes sculptures et palais de glace. L’ambiance était à la fête, musique traditionnelle et rigodons ébauchés en quelques pas farfelus par la population présente. Pour la première fois de ma vie, j’étais partie intégrante de ce prestigieux carnaval!

Mais le froid eut raison de notre envie festive. En cherchant endroit pour partager plus « chaudement » sur nos vies, nos pas nous menèrent au Centre des Congrès, où se terminait le Salon des chalets et Maisons de campagne. Nous nous faufilâmes et purent ainsi profiter gratuitement de cette exposition!

Je dois vous avouer que cette chum m’a toujours impressionné par sa solide assurance en ses capacités et son esprit fonceur: c’est la fille la plus débrouillarde que je connaisse!

Agrandir sa maison (oui, vraiment!), refaire sa couverture, peinturer son avion (!), creuser à la pelle pour déterrer un drain bouché par des racines, ajouter des disjoncteurs (??) à sa boîte électrique... Rien, vous m’entendez, absolument rien ne lui résiste!

C’est ainsi que nous finîmes par atterrir dans le petit bar du Delta pour y déguster quelques bières. Ce fut un très bon moment.

Notre amitié et nos confidences ont repris là où nous les avions laissés...

Il y a de ces personnes avec qui, ni le temps, ni la distance n’affectent le lien existant.

Cette belle soirée fut close par un délicieux souper partagé avec Grand Frère, venu nous retrouver. On quitta la Maison du spaghetti lorsqu’ils éteignirent les lumières à 23 heures...

Lorsque chez mon Grand Frère, je jetai les premières idées de ce billet, je réalisai qu’avec cette amie, j’avais en commun ma profession, l’aviation, la menuiserie et l’amour des animaux ( elle élève une race d’esquimau américain... des chiens, pas des humains!...).

Probable que c’est tout ça mis ensemble qui contribue à maintenir cette belle amitié et à la raviver d’un simple battement d’ailes ...

Portes toi bien Vieille Branche... »

Écrit le 8 février lors de mon escapade à Québec...

mercredi 4 mars 2009

Je m'ennuie...

J’ai dans la tête, un air de Luce Duffault:

« ...Je m’ennuie de ma mère
D’un enfant qui joue
D’un cheval de lumière
Je m’ennuie de nous
... »

Pourquoi?...

Parce qu’en revenant du cinéma tout à l’heure, je suis restée à observer les étoiles et le croissant de lune, et j’ai réalisé qu’un petit bout d’ennui était collé sur mes ailes...

...je m’ennuie de ma Douceur ma Belle (beaucoup même...), de ma mère, des soupers délirants avec mon Gendre Adoré... Je m’ennuie de ne plus voir les yeux de mon père briller...

Je m’ennuie de mon quai... J’ai hâte tout à coup, de me retrouver à nouveau tout au bout, étendue sur le dos, à chercher mon étoile...

...la plus brillante, celle qui éclairera ma route, celle qui me guidera...

J’ai hâte d’entendre le clapotis de l’eau, voir miroiter les reflets argentés d’une lune aussi ronde qu’un ballon gonflé à l’hélium, qui s’envolerait là-haut, tout là-haut...

« ...Passe le temps de se connaître
Jamais le temps de s’oublier
Des voix que l’on voit disparaître
S’ennuyer
Passe le temps de se connaître
Déjà l’enfant de s’en aller, de s’en aller
... »

...les paroles échappées de la bouche d’un ange hier, semblent vouloir me porter vers peut-être, je me le souhaite, ce qui sera mon premier véritable grand pas de géant...

...après tout, pourquoi entretenir la culpabilité si la peine n’existe plus dans l’ « autre coeur »...

p.s. J’avais reçu un « ordre verbal » de ma Chirurgienne en Chef Amie L. de ne pas m’attarder à écrire trop longuement ce soir pour me coucher tôt... je n’ai pas écouté... Ce sera tant pis pour moi demain!

mardi 3 mars 2009

Un écu d'or...

La semaine dernière, une consoeur de travail me laisse le message suivant:

- « Rappelles-moi, j’ai un petit quelque chose qu’une personne m’a remis pour toi... »

Très intriguée, je m’empresse de m’inventer mille et une histoires, toutes plus farfelues, les unes que les autres: sûrement un admirateur inconnu qui m’a laissé des chocolats... Ou une personne qui m’aime bien qui m’a fait parvenir un mot... Ou c’est une bonne blague venant de cette consoeur aux penchants un peu taquins...

Toujours est-il, que prises l’une et l’autre dans notre quotidien, la fin de semaine se pointa sans que je puisse mettre la main sur le « fameux » quelque chose en question...

Cet après-midi, lors de ma pause, je réussis enfin à voir cette dernière. Elle vint frapper à ma porte, et commença son récit...

...« J’accompagnais l’équipe de hockey de mon garçon, lorsqu' après être entrés dans un restaurant à Laval, un monsieur ayant entendu que nous venions d’Amos se leva et vint nous parler. Il était tout heureux de nous apprendre qu’il avait grandi dans un village tout près et qu’il y avait encore de la famille... »

En se nommant, il fut facile pour ma consoeur de faire le lien « évident » avec moi...

Ce monsieur, imaginez, c’était mon parrain! Curieuse coïncidence, non? Et vous savez quoi? Il a remis à ma consoeur une pièce de monnaie... Et moi les pièces de monnaie, par les temps qui courent, je les interprète comme des signes provenant des anges... Message d’espoir, de bonheur qui pointe à l’horizon...

J’ai rangé mon « écu d’or » dans ma mitaine...

Garantie qu’elle fera un bout de chemin avec moi, et de cette façon, tu seras alors très près de moi, en pensée, très Cher Parrain...

lundi 2 mars 2009

La marcheuse...

Il y a quelques années, mon attention fut attiré vers une jeune dame circulant d’un pas vif à contresens du trafic... Elle portait ses cheveux coupés courts, avec un port de tête fier. Ses bras se balançaient au rythme de ses pas. Elle marchait, tenant un chien en laisse bandoulière. Et quand j’arrivai à sa hauteur, elle tourna à peine la tête, mais ses yeux me cherchaient... Elle m’impressionna...

C’est le premier souvenir que j’ai d’elle...

Puis je me mis à la croiser avec une régularité inouïe: près de la voie ferrée, dans la côte du pont, sur la 1ère avenue... Je savais, qu’elle demeurait à l’époque dans l’arrondissement du Domaine Bellevue. Elle déambulait avec tant d’ardeur, avec l’allure d’une personne qui s’entraîne. Je pouvais la voir presque toujours à la même heure, presque toujours parcourant le même trajet: le « tour de la ville », passant d’un pont à l’autre, et ce, plus d’une fois par jour!

J’admirais la rigueur qu’elle avait adopté, à marcher, beau temps mauvais temps... Ses manteaux s’adaptant au climat... C’est qu’elle en avait plusieurs! Je me mis à envier sa garde-robe!...

Je me surpris à me demander si je serais capable de la suivre...

C’est plutôt la vie qui suivit son cours...

Juin 2004: on me demande d’effectuer un remplacement dans une résidence pour personnes âgées. Je rencontre les membres du personnel de la place... Et cette dame y travaille, sur le service de nuit...

Des liens d’amitié se tissèrent au fil du temps. Un jour j’eus même le privilège de faire un bout de chemin avec elle: je réussis à tenir le coup! Elle m’avoua qu’il n’y avait pas « grand monde » qui pouvait l’accompagner. Un immense sentiment de fierté m’envahit alors... Mon « idole de marcheuse » venait de me hisser d’un cran dans l’élite piétonne...

Une absence maladie pour elle, un départ de ce lieu de travail pour moi, firent que nos rencontres s’espacèrent de plus en plus...

À bien y penser, il y avait longtemps que je ne l’avais vu...

C’est lundi soir dernier que j’appris qu’elle était partie...

Ses pas ne la guideront plus maintenant...

...ce seront ses ailes qui lui permettront d’atteindre des ailleurs, où je l’espère, son existence sera maintenant des plus heureuse et des plus sereine...

Amitiés, chère J.L. ...

xoxo

dimanche 1 mars 2009

Privation ou défi?...

Je dois absolument ce jour-même, vous entretenir d’une tradition que je poursuis depuis environ une dizaine d’années: celle de « faire Carême »... J’insiste pour vous en parler aujourd’hui, parce que c’est débuté depuis mercredi, 25 février...

Sans association religieuse, je l’applique comme si je désirais entreprendre le grand ménage du printemps de mon enveloppe charnelle... Et éprouver par le fait même, ma capacité de tolérance à la privation, particulièrement pour des choses que j'aime beaucoup...
Pour moi, ça sonne comme un défi!

Lorsque je suis allée chez ma Jeune Soeur Chérie hier, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre mon Tendre Neveu me dire:

- « Tu sais ce que tu fais-là (!!!!) ben moi aussi je le fais... Mais moi c’est les bonbons... »
- « Tu es en train de me dire que tu fais le Carême? »
- « Oui c’est ça, le Carême... »

Mon Énergique Filleule m’apprit qu’elle le faisait aussi. Pour elle, petit bec salé, ce sont les « chips » qui sortiront de sa vie pour les prochaines semaines...

Je trouve ça mignon de les voir perpétuer cette coutume. Lorsqu’ils étaient jeunes, mon Grand et ma Douceur ma Belle ont eux aussi « fait Carême ». Moi j’avais espoir de leur rendre la Fête de Pâques plus significative et un peu moins commerciale...

Et je peux vous dire que ça a très bien fonctionné pendant plusieurs années. Quand arrivait le matin Pascal, mes enfants découvraient un immense panier contenant pot de Nutella, barres de chocolat et croustilles préférés, bref un item de tout ce qu’ils s’étaient privés pendant ces 6 semaines...

Vous comprendrez qu’avec le temps, je fus bientôt la seule à participer. Encore aujourd’hui, je me sens pousser des ailes de ne manger ni croustille, ni chocolat, ni dessert « vraiment dessert », ni boire d’alcool, ni faire de dépense futile... Jusqu’au matin de Pâques...

...mais après, vous devriez voir de quoi se compose mon déjeuner!...

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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