samedi 28 février 2009

365 - 5 = ...

Vous est-il déjà arrivé de souhaiter qu’une certaine journée n’ait jamais existé???
Qu’une date sur le calendrier, mystérieusement, décide de sauter son tour et de passer « à la suivante »???
Qu’un moment fatidique pour vous, ne puisse prendre son envol et devenir passé, mais qu’il meure plutôt avant même d’avoir vu... le jour?...

Et si je vous offrais la possibilité d’effacer une seule journée de l’année, laquelle choisiriez-vous?...

Celle d’aujourd' hui, pour ne pas avoir eu à la vivre... Ou celle d’hier, pour ne plus en garder souvenir... Ou opteriez-vous pour demain, sans savoir si ça devait devenir la plus belle de votre vie?...

Et si nous décidions d’en faire disparaître non pas une, mais bien cinq?... Ça nous donnerait douze beaux mois de 30 jours bien comptés...

Alors moi, je retirerais tout d’abord le 14 février... parce que je trouve ridicule de mettre l’emphase ainsi sur une seule pauvre petite journée pour avouer ou souligner notre amour à l’être cher... l’amour devrait se clamer à longueur d’année... avec la même énergie, la même spontanéité... C’est d’ailleurs l’avis de la Martha à Marie Laberge...

Puis j’enlèverais le 1er juin... pour n’avoir jamais pris « d’un commun accord », décision si difficile à en assumer les conséquences...

Ensuite, j’« amputerais » le 11 août... ainsi mon Grand Frère aurait conservé ses deux jambes et peut-être que toute notre dynamique familiale en aurait été modifiée...

Le 4 novembre disparaîtrait aussi rapidement que je suis disparue de la vie de ma DMA... puisque cette date représentait le début du « petit bout de chemin » que nous devions parcourir ensemble...

Et finalement, j’effacerais le 24 décembre: « premier jour de ma vie » (citation de ma Jeune Soeur Chérie...) pour naître un autre tantôt et pouvoir ainsi vivre une autre vie, peut-être...

Et si c’était le 28 février qui ne devait plus exister?... Certain que ce serait dommage pour ceux à qui c’est l’anniversaire mais ils pourraient toujours trouver un autre jour... En fait le problème n’existerait pas puisqu’ils n’ « existeraient » pas...

Hum! À qui d’autre ça déplairait?

À ceux qui ont tardé pour acheter leur REER???...

...allez savoir...

p.s. J’ai eu une « rechute » hier soir et ce matin... Hier c’est en partie explicable par le film « Le temps d’un ouragan »...ce matin: fatigue d’une mauvaise nuit + voiture non branchée qui a refusé, naturellement de démarrer... Mauvaise journée qui s’est par contre très bien terminée par un excellent souper en compagnie de ma Jeune Soeur Chérie, mon Tendre Neveu, mon Énergique Filleule et de ma Meilleure Amie... Comme quoi tout finit par s’arranger...

vendredi 27 février 2009

Et aujourd'hui...

...ce fut effectivement un peu mieux. Et je peux dire, qu’à cette heure, ça fait maintenant sept beaux vingt-quatre heures que je n’ai pas versé une seule larme désespérée... Un record depuis le 6 novembre...

Après une nuit «artificielle » plus reposante que la précédente, j’eus cependant un lever difficile... On aurait dit que mes ailes étaient collées... J’aurais bien fait la grasse matinée, mais pas de travail, pas de sous pour payer les dépenses reliées à ma p’tite maison, pas de p’tite maison...

Euh! avouez que je n’aurais pas eu très chaud dehors aujourd’hui!...

Donc, indubitablement, j’ai besoin d’un toit, donc de sous, donc de travailler, donc de me lever... Ce que je fis hardiment! D’autant plus que je n’avais plus que quatre heures à consacrer à cette partie de ma vie, en ce vendredi...

Après quelques commissions, je me réfugiai dans mon fond de rang, où j’eus droit à plusieurs salutations de celui que j’appelle affectueusement mon « amant-déneigeur »... Je m’explique.

En décembre 2007, lors d’une nuit d’insomnie, alors que je finissais la rédaction de mes voeux de Noël, j’eus la surprise d’entendre frapper à ma porte... il était 4h45! Le chasse-neige était bien passé, mais je n’y avais pas prêté attention outre mesure... Et voilà que le conducteur venait s’enquérir de ma satisfaction face au déneigement de la cour... Inutile de préciser que cet incident fut relaté plusieurs fois par mes enfants dans les jours qui suivirent...

Depuis ce temps, lorsque cet « amant » passe devant la maison, étant donné qu’il est beaucoup plus haut que moi dans son mastodonte, il en profite pour me saluer.

Et comme cet après-midi, l’aquilon ne lui a pas laissé de répit, il dut passer à plusieurs reprises pour entretenir le dégagement du chemin ...

p.s. peut-être devrais-je vous laisser ma définition du mot « amant »: mâle ayant un rôle très spécifique à jouer dans ma vie, sans aucune attribution sexuelle, et que je dois habituellement "payer" pour les services rendus...par exemple il y a: mon « amant-garagiste », mon « amant-plombier », mon « amant-électricien », mon « amant-menuisier »... En contre-partie, il ne me dit jamais "non" ou "ça ne me tente pas" ou "je le ferai plus tard" ou "c'est pas grave" ou "laisse ça comme ça" ou "chu donc tanné d'avoir à réparer" ou ...

jeudi 26 février 2009

Ouf!... et de six!

...un peu plus difficile ce jeudi, quoique bien débuté, dans la joie et les éclats de rire...

J’ose quand même dire « et de six... », car la plupart des critères me permettant d’utiliser ce genre d’expression ont été respectés... Mais pour comprendre, vous devez avoir lu les cinq billets précédents...

Seule l’impatience c’est pointée le bout du nez en pm, découlant assurément de la fatigue que je sentais monter en moi, avec autant d’assurance que le mercure dans un thermomètre les jours de fièvre...

Et cette fatigue provenait d’une moins bonne nuit de sommeil qui je l’espérais, n’atteindrait pas mon état de pseudo sérénité des derniers jours. Mais je me leurrais...

Car fatigue et moi, n’avons jamais fait bon ménage! Et ce n’est pas aujourd’hui que ça devait commencer... Alors j’ai dû terminer ma soirée, les doigts bien écartés pour me faire penser de « lâcher prise » sur les envahissantes pensées qui tentaient de se frayer un chemin dans ma caboche (technique lue dans « Heureux sans raison » et que j’applique depuis la fin de semaine dernière...) et qui auraient facilement pu m’empêcher d’écrire « et de six»...

Résultat: je me sens aussi vidée qu’un citron que l’on se serait acharné à presser jusqu’à ce que la pelure se brise... Aussi je ne m’éterniserai pas ce soir...

En fait, quand je me sens comme ça, c'est comme si mes ailes devenaient de plomb. Même écrire me pèse, et cela je ne veux point.

Je privilégie donc sagement le repos, et demain, tout ira mieux...

...c’est certain...

mercredi 25 février 2009

Rage de blanc...et de gris...

...histoire de vous tenir au parfum... ça fait cinq!...

Je persévère sans me poser trop de questions sur le « comment » j’y arrive si bien... Et ce soir, après l’épreuve concocté par ma Précieuse Bru et mon Grand, ce ne sont plus que les plumes que je croise, mais les ailes avec... afin que se maintienne cette quasi béatitude céleste...

Incroyable ce qu’ils m’ont fait faire ces deux-là!...mais j’ai réussi... jusqu’à présent... Je tiens le coup... Bravo à Moi...

Et merci à vous deux pour cette charmante et si réconfortante invitation (de plus la pizza était divine et les fraises sucrées à souhait)...

Et en sortant de chez « lui-eux », quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il ...neigeait... encore... une tabarouette... de fois!!!...

Pourtant à mon arrivée à la maison après le travail, je suis allée faire une randonnée en raquettes, question de garder mon « mâle » en pleine forme... et rien ne laissait présager cette nouvelle avalanche de poudre blanche... Je crois qu’il y a un mauvais sort de jeter sur moi (ou sur ma pelle...)!

C’est que je remarque, qu’à chaque fois que je pellette, que ce soit un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie... il en retombe des « tonnes de copie » dans l’heure ou le jour qui suit... Non mais, c’est que j’en ai marre de dégager la boîte aux lettres afin que la factrice y dépose mon courrier... Vivement qu’arrive le printemps!

Et c’est ce que doit espérer aussi P’tit Bonheur, parce que de ce temps-ci, elle se transforme tranquillement en P’tit Malheur! Une vraie déchaînée! Elle court d’une extrémité à l’autre de la maison; si je l’envoie dehors, après quelques minutes, elle se jette dans le moustiquaire de la porte (qui devient de plus en plus troué avec le temps... Allo! les moustiques dans quatre mois...)

Oui, je sais: « elle », c’est une autre « chose » que j’ai choisi...

Mais ciel! Rassurez-moi quelqu' un, et dites-moi que ça ne durera pas plus d’un an pour elle aussi...

mardi 24 février 2009

Et de quatre...

...ça se poursuit: le croisement de plumes, drôlement efficace!...

Aujourd’hui, je vous partage mes coups de coeur.

Premièrement, c’est LA JOURNÉE d’une personne que j’apprécie beaucoup; qui a été, et qui est toujours une source d’inspiration pour moi. Un être vrai et empathique, que je réussis à croiser environ une fois par mois (quand je ne manque pas le rendez-vous...). Alors pour toi, chère Abonnée Fidèle Clem, je te souhaite un très joyeux anniversaire et... une tonne de voyages tous plus intéressants les uns que les autres (et peut-être qu’un jour, j’aurai la chance que tu m’amènes marcher à Compostel, qui sait...).

Mon deuxième coup de coeur du jour, fut une brève mais jubilatoire conversation avec mon Consciencieux Psy. Merci d’être là, à veiller sur moi, jamais très loin, comme un ange attentif le ferait...

Troisièmement, figurez-vous que ma Bonne Amie G. et moi, sommes à nous organiser une escapade au Témiscamingue. La date est fixée, le gîte est choisi. Ne reste que les réservations à faire... Génial!

Et mon quatrième coup de coeur, va à un des membres de mon Trio de Soutien (que voulez-vous, il y en a qui ne peuvent vivre sans leur « Trio de bouffe », moi, c’est de ces trois personnes, portant le même nom de famille mais non apparentés, volant ici et là, autour de moi dont je ne peux plus me passer...).
Effectivement, ma Chirurgienne en Chef Amie L. et moi, nous nous sommes permis une soirée cinéma pour aller visionner « Coeur d’encre ».
Très beau film, qui nous a permis de renouer avec... notre coeur d’enfant! J’en ai eu pour mon argent en imaginaire ailé!

C’est ainsi que je ferme ce beau mardi... Je ne dois pas négliger les signes me prévenant qu’il est temps pour moi d’aller me reposer...

Je vous laisse sur cette belle pensée d’Hermann Hesse:

« La solitude est le chemin par lequel la destinée s’efforce de conduire l’homme vers lui-même...»
(...et la femme vers elle-même!...)

lundi 23 février 2009

Jamais deux sans trois...

...il y a encore aujourd’hui, persistance de l’état quasi inespéré, d’aménité de mon âme... Je vole sur la pointe des ailes... Trois jours, trois nuits...

Je croise mes plumes...

Ce matin profitant de ma demi-journée de congé, j’ai osé, malgré le noroît, flotter sur les dunes glacées et miroitantes du fameux champ à « Jolin »... J’ai failli entraîner Méo dans un épuisement total!...

Pauvre Méo! Il n’avait pas de raquettes, lui!...

Malgré toutes mes précautions pour lui trouver d’anciennes pistes de motoneige, il dut peiner pour me suivre... Mais lui et moi, partageons la même volonté et la même détermination... quand on s’y met!... alors...

...l’atterrissage de notre expédition, ne pouvait se réaliser que tout en douceur... Finalement...

Par la suite, toujours le nez dans mon bouquinage, je lus ce passage que je désire partager avec vous.
Comme j’aime et j’aimerai toujours les autochtones, j’ai trouvé cet extrait inspirant...

« Un soir, un aîné de la nation Cherokee (mais je suis certaine qu’il aurait pu être Algonquin...) a parlé à son petit-fils de la bataille qui se déroule à l’intérieur des gens. Il a dit:
- Mon fils, la bataille a lieu entre les deux « loups » qui vivent en chacun de nous. L’un s’appelle Malheur. Il incarne la peur, l’inquiétude, la colère, la jalousie, le regret, l’apitoiement sur soi, le ressentiment et le sentiment d’infériorité. L’autre s’appelle Bonheur. Il incarne la joie, l’amour, l’espoir, la sérénité, la gentillesse, la générosité, la vérité et la compassion. »
Le petit-fils a réfléchi pendant une minute et puis a demandé à son grand-père:
- Quel loup gagne?
Le vieil Indien lui répond simplement:
- Celui que tu nourris. »

« Heureux sans raison », Marci Shimoff, page 136

J’espère que vous comprendrez le pourquoi je voulais partager cela avec vous... c’est qu'une fois de plus, ça me parle beaucoup...

Beaucoup trop même même...

p.s. Le duo Riverin-Gaulin hier, s’était tout simplement sublime... D’une virtuosité remarquable...
...Dommage pour vous que vous les ayez manqué...

dimanche 22 février 2009

Reliquats...

À mon lever, la sensation de légèreté ressentie dans mes ailes hier, perdurait...
Bon signe, selon moi!...

Quittant tôt la maison, j’allai retrouver avec joie, mes Amis du café du dimanche. Le temps de me « *débougriner » (...ah! comme j’aime ce mot, dont m’a instruite la Vivifiante Mère de ma Chère M., terme qu’elle aurait lu dans le bouquin « Les accoucheuses » et introuvable dans le Petit Robert...), et je pus m’immiscer dans leurs conversations diversifiées et inspirantes...

S’ensuivit une courte visite chez ma Belle Dame D., le temps d’une jase, version allégée, d’un sujet touchant mon travail... Adaptation obligeait...

Avant de revenir chez-moi, j’arrêtai saluer mon Bon Cousin, attablé à son habituel resto, en compagnie de ma Meilleure Amie et du Meilleur Ami de ma Meilleure Amie...
Je voulais avoir des nouvelles de son système musculaire, 18 heures post exercices... Et tout comme moi, il présentait des courbatures diffuses, reliquats de notre pelletage intensif de la veille...

J’en ai profité pour aviser le Meilleur Ami de ma Meilleure Amie, que la prochaine fois serait son tour... Mais malheureusement (pour lui!), une chirurgie récente à l’épaule sera son motif raisonnable pour être dispensé de cette angélique activité...
Par le fait même, mon Bon Cousin m’a souligné ne pas vouloir être exclu de la liste potentielle des « bénévoles »: heureusement (pour moi!)...

Je passai le reste de l’après-midi, bien tranquille chez-moi, à savourer le plaisir de lire "Heureux sans raison", tout en écoutant de la musique classique... Seuls, les tic-tac synchronisés de mes deux horloges, complétèrent le tableau de ce si reposant dimanche... bien à moi...

Il me reste à recevoir ma Douceur ma Belle, mon Grand et peut-être ma Précieuse Bru à souper.
Par la suite, j’irai assister au concert d’un duo pianiste - saxophoniste au Théâtre des Eskers...

...je vous en reparle demain...

* se dévêtir

samedi 21 février 2009

Quel samedi!...

Le soleil entrait à profusion dans ma petite maison ce matin. Annonciateur d’une superbe journée, ce qu’elle fut!

Premièrement, j’ignore quelle mouche m’a piqué pendant la nuit, mais dès mon réveil, les paroles d’une chanson de Plamondon me vint:

« J’ai la tête qui éclate, j’voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte, et me laisser mourir... »

Pas jojo comme chanson pour un samedi! Mais n’ayez crainte, point de sombres idées n’étaient à son origine... Au contraire, je me sentais étrangement légère, comme un ange qui se serait remplumé pendant son sommeil...
J’avais l’impression d’avoir retrouvé une partie de mon énergie, celle qui s’était envolée ces derniers mois... Bizarrement, j’en profitai avidement pour faire un peu de ménage, de lavage, de balayage et ...GO!... Au café!

Points à l’« ordre du jour » (entre autres) ce matin:
- la tondeuse à gazon « à rien » (ni électrique, ni à l’essence), un bon achat?
- une scie à chaîne 14 pouces, approprié pour moi?
(...je dois spécifier que j’aime bien « faire semblant » que nous sommes un Conseil de « que’que chose » en réunion hebdomadaire, afin de discuter de points trèèèès importants!)

Bon, j’avoue que ma Meilleure Amie et mon Bon Cousin m’ont fortement déconseillé la tondeuse « à rien »... Point réglé, argent sauvé!
La scie à chaîne semblerait par contre, une bonne acquisition... À suivre au printemps... La poursuite de la « réunion » se déroula un peu de façon chaotique, les divers sujets se succédant sans suite logique (comme d’habitude!...).

Puis retour à la maison, où après mon dîner, j’ai décidé de faire un « peu » d’exercice: j’ai donc pelleté de 12h45 à... 16h15!!
Vous avez bien lu!
Figurez-vous que mon Bon Cousin s’est amené avec sa souffleuse et que nous avons déneigé galerie et patio de la Base (où s’était accumulé pas moins de 4 à 5 pieds de neige!...). Nous avons nous-même « soufflé » pour y arriver! Mais c’est fait, et je dois une fière chandelle à mon Bon Cousin pour son incommensurable aide.

En espérant que nous n’ayons pas à le refaire trop souvent d’ici le printemps!

(promis mon Bon Cousin: toi ton tour est fait!...)

vendredi 20 février 2009

Panne...

« L’amour est la capacité et la volonté de laisser ceux pour qui l’on a de l’affection, être ce qu’ils choisissent d’être sans exiger que leur comportement nous donne satisfaction »
Dr Wayne W. Dyer

Reçu de ma Bonne Amie G., un peu plus tôt cette semaine...

Ça me parle... beaucoup même...

Peut-être un peu trop finalement... Ça me donne un coup dans l’aile...
.
Pour l’instant, je ne m’en sens pas capable... Ou je ne le veux pas? Je ne sais plus... Trop difficile, je crois, tout simplement...

Je suis en panne ce soir...

Pourtant, je pourrais vous parler de ma « sortie sociale »: une réception du genre « 5 à 7 », donnée en l’honneur des 25 ans de l’UQAT... Sortie que j’ai effectué avec mon Inspirante Consoeur M. et où j’ai pu voir quelques connaissances évoluer dans ce cercle un peu fermé... Échanger avec eux, quelque peu... Revoir visages aimés...

Ou encore je pourrais mentionner combien j’ai été gâtée par ma Précieuse Esthé en soins esthétiques et autre extra ce pm: mon Moi fut chouchouté... Ce fut un réel plaisir d’en apprécier chaque minute... Pour un résultat, quand même assez satisfaisant... Et tout cela gratuitement, rappelez-vous du troc...

Tout de même...

Oh! Et puis il y eut ma visite au salon funéraire en pm. Une Consoeur Retraitée ayant perdu son conjoint... Triste bataille, lourde perte... Mais je crois avoir réussi à glisser un peu de réconfort dans sa peine... Du moins dans sa main...

Finalement, j’aurais eu bien des sujets à aborder avec vous, si ce n’avait été de cette panne d’inspiration...

À demain alors, en espérant que sous d’autres cieux, ma verve reprendra un peu de vigueur...

jeudi 19 février 2009

"Garde de service..."

J’arrive tout juste de garder mes deux petits mousses...

Deux petites tornades sympathiques qui me ramènent dans une autre époque, celle des explications, des conciliations, des éclats de rire, des inventions loufoques, des moments de « petite folie de la journée », des grimaces, de l’imaginaire ailé...

Deux garçonnets qui deviendront un jour des hommes, et qui se souviendront peut-être en riant, de cette « vieille gardienne » qui les trimbalaient d’Amos à St-Mathieu pour aller jouer avec un Méo, une Céphalée, un P’tit Bonheur...

Deux anges, à peine un peu cornus, qui déplacent le temps avec l’insouciance de l’enfance, car ce soir, nous nous sommes inventés des projets de printemps et d’été... Des projets légers, qui sentaient l’aventure et l’insolite...

Deux êtres sensibles et sensés, au vocabulaire étoffé, souvent saisissant, car enrobé de cette candeur toute juvénile qui leur est propre...

Deux âmes, loin d’être en peine, pour qui le mot « calme » n’existe que dans un autre monde seulement..

Deux personnes avec qui j’ai pu partager de bons moments, comme celui que m’a réservé Matis, l’aîné, lorsqu’il m’a accueilli au service de garde, en criant mon prénom tout en sautillant... de joie!... Sans oublier les accolades affectueuses du petit Elliot pendant la lecture du « Roi lion »...

Bon, je m’arrête parce que toute bonne chose doit avoir une fin...et pour moi il est déjà l’heure...
Après tout, demain est un autre jour...

p.s. ...ma Douceur ma Belle, nous sommes à apprendre la chanson d’Émilie Jolie... Les gars la fredonnent avec justesse et passion... Une représentation est prévue d’ici l’été...

mercredi 18 février 2009

"Demander..."

...ma Chère M., la carte, c’était « Demander»!!! (comprendre que ce matin, un ange m’a accompagné dans ma marche à travers la ville et je tenais désespérément à lui parler de ma carte de guidance quotidienne... dont j’avais malheureusement éclipsé le titre...)

Quand je te disais que ça faisait beaucoup de sens: ...demander de l’aide pour surmonter... recevoir de l’aide des anges pour me donner des idées, du courage, du discernement... même de l’argent!...(boff!...)

...les cartes échappées pendant la brasse: « enfant »...mon enfant intérieur a besoin d’amour...
Tiens, tiens!...

Et « la situation qui me préoccupe a quelque chose à voir avec les enfants »...

Je n’ajoute rien, rien du tout!...

...si ce n’est le petit passage mentionnant que je « devrais chercher un emploi où je serais en contact avec eux »: c’est ma Précieuse Esthé qui va être heureuse...

... mais évidemment si Cééééliiiiinnnne devient enceinte, j’envoie mon C.V. comme « nurse »... en plus, ça me donnera l’occasion de travailler avec ma Bonne Fée!...
Mais il y a plus, car ce matin, deux cartes ont glissé...

...la deuxième: « Être honnête envers soi-même»: « regarder la vérité en face »... « il est sain de faire face à la musique »... « me concentrer sur mes désirs »... « je mérite mieux... (ce n’est pas moi qui le dit, c‘est la carte!)... » «croire que je peux y changer quelque chose... »

Bon, pas la première fois qu’elle frappe à la porte de mon subconscient celle-là! Faut croire que j’ai la tête dure...

Bref, à part ces cartes, j’ai terminé ma journée en allant faire une grosse heure en raquettes dans le champ à « Jolin »...

...Sans rapport, mais crime que ça fait du bien!...

mardi 17 février 2009

"Moi, mon bon moment c'est..."

...c’est toujours ainsi que commençait notre activité « des bons et des mauvais moments ». Invariablement, le premier à s’élancer avait le choix du premier chocolat (parfois même l’étude de la carte descriptive des convoitises supplantait le dialogue pour un court instant...).

Ce matin, alors que je quittais la maison vers 7h15, le téléphone sonna: c’était ma Chère M., ma Tweety à moi, qui désirait partager ma marche matinale urbaine. Quelle merveille que d’être ainsi escortée jusqu’à mon travail par cet ange en chair et en os...

Car angélique elle est, je vous l’assure!... Et je me sens bien fortunée de l’avoir à mes côtés. Que voulez-vous, c’est ma Céline Dion à moi!... Femme d’une grande bonté de coeur et d’esprit, d’une générosité sans limite, d’un courage exceptionnel et d’une ténacité sans borne...

Comme la journée s’annonçait bien et belle!

Mais ce mardi de travail fut ardu: ayant déjà accumulé du retard depuis hier, relativement à une mauvaise planification de retour de vacance, je me retrouvai en fin de journée, à pleurer dans les bras du deuxième ange mis sur mon chemin aujourd’hui...

Cette « angesse » (au fait, pourquoi ange est-il masculin?... Y a-t-il le même rapport qu’en aviation: avion est masculin, selon Confrère D., parce qu’il y a plus de pilotes de sexe masculin que féminin??...on s’en reparle d’accord?...), est entrée dans mon bureau avec un tout petit coffret noir qui contenait... un carillon composé d’un petit ange qui a pour mission « humanitaire » d’alléger mes tourments avec ses tintements...
Comme tu es bonne et patiente d’écouter ainsi mes jérémiades, Généreuse Amie G.! Merci pour ton écoute, tes paroles réconfortantes, ta présence... Merci d’être toi...

...le petit carillon est maintenant suspendu dans le cadre de l’ouverture entre mon entrée et la cuisine... C’est son nouveau chez-lui pour le reste de son existence...

(...et si un jour je déménage, il viendra avec moi, sûr et certain...)!

lundi 16 février 2009

Désobéissance...

Ce matin, j’ai transgressé un interdit, une fois de plus... Impossible pour moi de faire autrement...


Au début j’ai griffonné des phrases que je ne voulais pas envoyer, mais un ange est passé et m’a soufflé les mots, ceux coincés dans mon âme depuis des mois...


Et j’ai fini par les laisser s’envoler...


J’en ai tremblé d’émoi, comme si je m’apprêtais à commettre une incommensurable bourde mais je l’ai tout de même fait...


Question de m’affirmer...


J’en assumerai les conséquences dans le temps comme dans le temps...


Puis j’ai enfilé des vêtements chauds et j’ai marché, sans fin, dans le champ voisin, celui qu’on nomme le « champ à Jolin ». Je suivais les pistes durcies, laissées par les motoneiges. Ils y en avaient des droites et solides, des sinueuses où je m’enfonçais... Celles-là me rendaient insécures... Et j’ai fait un lien avec ma vie... Tous ces chemins qui s’offrent à moi: les connus et sécurisants mais aussi tous les autres, étrangers, effrayants... La peur de l’inconnu me taraude et ce, sur bien des plans...


Ce matin, j’ai pris soin d’apporter ma « Petite Moi » avec moi... Je l’ai vêtu de son petit manteau de lainage olive, au col et manchon de fourrure blanc. Je l’ai grimpé sur mon dos, elle s’est fait légère... Comme une plume... Elle a aimé, tout comme moi, admirer toute cette blanche étendue, sentir ce froid à peine mordant, fermer les yeux devant la brillance de la neige...


Et au retour, j’ai fait une démarche qui devrait aider à ma « guérison »...
À suivre...


p.s. Après souper, mon Tendre Neveu m’a appelé pour me remercier de la petite surprise rapportée de Québec... et nous avons longuement jasé, de hockey, de camp et d’expéditions futures avec arrêt obligatoire à la petite épicerie de St-Félix...ça aussi c’est à suivre...

dimanche 15 février 2009

Un beau dimanche...

Comment ne pas se ressaisir avec un soleil aussi radieux que celui de ce matin? Difficile d’y résister... surtout qu’en allant prendre très tôt, mon « nouveau café rituel » dans « le » petit resto sis sur la 1ère avenue (!!!), j’y ai rencontré un ange tout de rose vêtu...

Ma Chère M. et son non moins Cher Conjoint étaient attablés, sirotant leur café. Déjà trois semaines que l’on ne s’étaient vus... Notre placotage tourna immanquablement autour (encore une fois...) de moi et de mes fameuses bébites intérieures...
Il « faudrait »... (je sais...) ...« j’aimerais... » bien avancer plus rapidement, mais mes ailes semblent engluées dans une substance indigeste...
Pas facile de s’en affranchir avec les hauts et les bas des jours se succédant présentement...

Ce rendez-vous doux fut un très bon moment de la matinée, où je pus me gaver des bonnes paroles de ma Chère M. et m’imprégner de sa réflexion sur les besoins de la « petite moi » qui demande que je lui accorde plus de place, d’attentions... qui a besoin d’être... bercée?...

C’est à tout ça que je songe en me dirigeant vers Vald’Or pour aller passer quelques heures avec mon père.

Et c’est alors que je lui tenais compagnie tout en regardant de « vieilles » photographies, que l’idée me vint d’en mettre deux de côté: une me représentant, assise à la table, le sourire taquin et l’autre, tortillant un coin d’une petite robe en velours rouge (je me souviens très bien de cette robe, probablement parce que je la porte sur plusieurs de mes photos d‘enfant, à croire que je fus intensivement photographiée alors qu’elle m’allait si bien...), le regard timide et insécure...

Ces photos me parlent. Je les ai déposés sur mon bureau, tout près de moi...

J’ai décidé que cette semaine, je porterais une attention particulière à cette petite fille pusillanime...

Mon but: la transformer en « lionne » d’ici le mois de juin...

samedi 14 février 2009

Méo à la garderie...

Lorsque je quitte la maison pour quelques jours je dois trouver des "anges gardiens " pour Méo... Habituellement, mon Grand ou ma Douceur ma Belle répondent à mon appel. Cependant lors de mon escapade à Québec, comme je covoiturais avec mon fils, je dus pousser mes recherches plus avant. C’est ainsi que Méo eut l’insigne honneur de demeurer chez les Précieux Parents de ma Précieuse Bru...

C’est avec d’infinies précautions que Méo fit la connaissance de Beethoven, aïeul de la place... À ce que je sus, « ils » acceptèrent mutuellement de partager, pour quelques jours, lieux, Maîtres et... bol d’eau!...

Incroyable veinard, Méo put profiter d’un garage chauffé, avec lit douillet pour la nuit et présences occasionnelles à l’intérieur de la somptueuse demeure, pour y partager le tapis et même un peu plus, du coquet espace de vie de Beetho...

Qui dit mieux?

Jamais je n’aurais pu trouver meilleures personnes: deux coeurs d’or consciencieux (j’ai ouïe dire qu’ils avaient projeté adapter leur activité et troquer leur ski de fond pour une randonnée en raquettes afin d’occuper Méo... Mais j’y pense! Je n’ai pas su si finalement c’est ce qu’ils avaient fait... je devrai demander à Méo...). Ils allèrent même prendre une marche en ville: traitement de roi pour le chien de la Base!

C’est ce midi, que nous allâmes, Méo et moi, remercier à notre façon, « ses » parents adoptifs. Notre mise en scène fut dès le départ « déboutée » (Méo devait se tenir assis avec entre les pattes le petit présent alors que je me cachais après avoir actionné la sonnette d’entrée...)...mais tout le monde étant dehors à notre arrivée, rien de tout cela ne se fit! Qu’à cela ne tienne, je pus apprécier de visu, l’attitude des Précieux Parents de ma Précieuse Bru envers mon chien...

Et croyez-moi, je n’ai aucun regret d’avoir confié mon animal à ces sympathiques gens...
Merci à vous Chers S et R, pour votre sollicitude...

...de ma part et de celle de Méo!...

vendredi 13 février 2009

Tenir l'"effort"...

Quand je m’assieds devant mon portable, et que je dépose mes doigts sur le clavier, je me sens l’âme d’une pianiste s’apprêtant à interpréter l’oeuvre de sa vie... Mais les mots que j’aligne, demeurent silencieux et, c’est tant mieux, car ils pourraient sonner faux, parfois...

Je persévère...

J’espère un jour trouver le bon ton, la note juste, celle qui traduira exactement ce que je ressens au plus profond de moi... La note montante qui indiquera le chemin aux suivantes, élaborant ainsi la « symphonie du bonheur »...

Mais trêve de musicalité, et si je laissais parler les mots, tout simplement... Rendre ses droits à la langue française que j’aime tant...

Composer de modestes propos, laisser s’envoler les lettres, qu’elles s’assemblent d’elles-mêmes, dans une virevolte capricieuse, créant ainsi l’illogisme de ma pensée...

Est-ce que j’y lirais alors cette mansuétude que j’aimerais réelle dans le moment présent, face à moi-même, à tout le moins?...

Ou y verrais-je entre les lignes, signe de renoncement, de reddition...

J’ignore combien de temps je pourrai encore tenir l’ « effort »...

Difficile d’être ainsi face à soi, sans balise... N’avoir comme instrument que notre seule intuition, qui risque de flancher à tout instant...

L’insondable doute du « j’aurais peut-être donc dû... »...

L’innommable remise en question...

Le douloureux « il est trop tard... »...

Et toujours, toujours, cette peine qui nous poursuit, sans relâche...

Et n’allez surtout pas ajouter que « c’est ce que je voulais... »...

...ça, je ne suis vraiment plus capable...

jeudi 12 février 2009

Retour au bercail...

J’ai quitté Montréal sous la grisaille et le crachin. Il y avait plus de trente ans que je n’avais pris l’autobus à cette heure tardive...
(...et crois-le ou non ma Bonne Fée, c’était du temps où Sherbrooke emprisonnait mon Coeur et son Amour distant...)

Au terminus, un sans-abri me tint la porte pendant que je débarquais mes valises... La frousse me prit, je fis mine de voler vers l’autre entrée, et suis demeurée pantoise de l’entendre s’excuser de m’avoir importunée...
La culpabilité et le remords m’envahirent à la vitesse d’un avion supersonique...

Petit ange Abitibien que je suis!...

Puis débuta une longue nuit à être bercée par le tangage et le roulis de l’autobus, comme l’aurait fait une douce montagne russe... Le tambourinage de la pluie sur les vitres battait la mesure d’une inopinée berceuse pour femme esseulée... Les gouttes d’eau roulaient à la même vitesse que les larmes sur mes joues... Larmes spleenétiques trop longtemps retenues pendant cette fin de semaine allongée... Je les motive par un manque de sommeil ayant engendré une mélancolique lassitude...

Encore une fois...

...Pas très confortable comme couchette ces bancs au tissu rêche et malodorant. Par chance, j’ai pu y loger mes cinq pieds deux pouces sans trop de difficulté, alliant contorsions et « repli sur moi »... La position foetale finit toujours par avoir sa place...

Soubresauts, dodelinements de la tête, nuit entrecoupée par les vifs éclairages ou les arrêts dans les villages... Repos fuyant, se laissant espérer...

Mon escapade prend fin... Quelle joie de voir ma Précieuse Bru fidèle au rendez-vous... Si tôt, mais jamais trop pour elle...

Précieuse, Précieuse Bru...

p.s. Mom, si tu étais toujours avec nous, tu aurais souligné aujourd'hui ton 82 ième anniversaire... Je pense à toi très fort xoxo

mercredi 11 février 2009

Transfert...

J'ai quitté Québec vers Montréal hier matin, pour aller embrasser et câliner ma Bonne Tante P. dont c'est le 79 ième anniversaire de naissance aujourd'hui. Pour une fois, je lui livre mes voeux en personne...

Lorsque je lui ai parlé lundi pour l'aviser de l'heure d'arrivée de l'autobus, elle m'a averti qu'elle ne voulait pas de cadeau..

- "Trop tard, il est dans ma valise" lui dis-je.
- "Et bien tu vas repartir avec..." me répond-t-elle.
- "On s'obstinera à Montréal, tante P."...

Et d'éclater de rire! Je ne connais personne plus généreuse qu'elle, mais pour ce qui est de recevoir, on en reparlera!...

Il est vrai que pour moi aussi, il m'est plus facile de donner que de recevoir. J'y travaille... Je dois me convaincre qu'après tout, je le mérite bien...

Ça demeure difficile à apprivoiser. Ne serait-ce qu'au niveau de toutes ces marques d'amitié et de réconfort que vous m'offrez intensivement, particulièrement depuis les trois derniers mois...

Poursuivez votre accompagnement mes chers amis, la cicatrisation de mon amputation se déroule normalement, mais un peu lentement à mon goût...

Et oui, je sais que seul le temps arrangera les choses... ma patience d'ange est mise à rude épreuve...

p.s. au moment où vous lirez ces lignes, je serai en préparatif pour prendre le chemin du retour vers l'Abitibi...

mardi 10 février 2009

S'il suffisait...

...d'aimer chaque journée, telle qu'elle s'offre à nous, sans questionner, ni rouspéter...
...d'être, de vivre et laisser vivre, sans chercher plus loin...
...d'imaginer et de laisser porter sur les ailes des anges, l'espoir de matérialisation de nos aspirations...
...de croire intensément qu'un jour nos souhaits puissent devenir réalité...
...de désirer ardemment et sincèrement, que nos caprices les plus fous, naissent et grandissent sans effort...
...de lâcher prise sur ce qui nous semble impossible à vouloir se concrétiser...

alors nous pourrions...

...porfiter du moment présent...
...apprendre à aimer inconditionnellement...
...être heureux "sans raison"...
...ériger ce petit camp en forêt, celui dont on a toujours rêvé...
...nous mettre à écrire spontanément quotidiennement...
...assister à de spectaculaires réalisations...

...comme à cette prodigieuse prestation de Céline Dion hier soir à Québec!

Merci mon Grand Frère d'avoir eu la générosité de m'y amener. J'admire cette femme, son parcours de vie, sa spontanéité, son talent, sa sobriété dans tous les sens du mot, son don de soi... Ce ne doit pas être évident dans ce milieu, de demeurer aussi simple et authentique...

Merci encore mille fois, Grand Frère, d'avoir métamorphosé ma chimère en quelque chose d'aussi réel...

Je t'aime beaucoup et apprécie ce que tu as fait pour moi... xoxo

lundi 9 février 2009

Semence d'espoir...

Croisé il y a quelques semaines dans le corridor du lieu où je travaille, un jeune homme qu’il y avait belle lurette que je n’avais rencontré...

...je me rappelai la fois où j’avais dû faire des démarches importantes pour lui apporter une aide cruciale, pour ne pas parler de question de survie... Ce jour-là, il était bien peu préoccupé par son état de santé...

Mais par ce bel après-midi, où le soleil entrait en cascades par la fenêtre derrière lui, il me raconta son parcours de vie depuis notre dernière rencontre. Comment il avait dû changer d’emploi, se retrouvant à faire des tâches un peu moins valorisantes mais plus adaptées au niveau de sa condition physique.

Et je voyais briller la fierté dans ses yeux...

Je comprenais que malgré ses difficultés du début de la vingtaine, qu’il avait réussi à poursuivre son petit bonhomme de chemin...

Je l’admirais, lui, son courage et sa combativité... dont j’avais douté à l’époque, dois-je avouer humblement...

On échangea encore quelques instants avant qu’il ne retrouve sa Bien Aimée et qu’ils ne repartent tous les deux, lentement mais sûrement, main dans la main, vers leur destinée...

Et du coup, moi aussi j’ai senti un bref instant, mon coeur s’envoler dans un élan de fierté...

Vous savez, quand on sème sans s’en rendre compte un tout petit grain d’espoir, parfois on récolte beaucoup...

dimanche 8 février 2009

Prière d'un pilote...

Lorsque mon père a décidé de vendre sa maison, nous avions, ma Meilleure Amie et moi, pris l’habitude de nous rendre chez-lui les mardi soir pour l’aider à trier ses effets personnels: « conserver », « donner », « jeter »...

Pendant près de deux ans, nous conservâmes notre petit rituel. Nous nous rejoignions à la maison qui nous avait vu grandir, et tranquillement nous la dépouillions de tout ce qui l’avait maquillé, garni, enrobé... Tout ce qui l’identifiait comme NOTRE maison, simplement...

Dans la chambre principale se trouvait deux immenses garde-robes. Dans l’un d’eux, de larges tiroirs, ayant longtemps contenu la laine à tricoter de maman, ses patrons et surtout, tout plein d’autres items disparates. C’est dans l’un de ces tiroirs que nous y avons découvert un soir, une note manuscrite: celle d’une courte mais très belle prière pour les pilotes...

Prière - traduite par Richard Lamoureux (pilote)

Si pendant le cours d’une envolée ma dernière heure devait sonner, accordez-moi la contrition de mes péchés.
Faites que vos saints anges me portent sur leurs ailes vers les rivages de l’éternité.
Par votre bonté et l’intercession de Marie, accordez à mon âme à la fin de ce pèlerinage terrestre une place permanente dans la maison de votre Père.

... aucune date, aucun auteur, à moins que ce n’était ce M. Lamoureux... Seule l’écriture élancée de ma mère sur ce petit bout de papier...

Cette prière orne maintenant l’un des murs de l’entreprise de mon Énigmatique Frérot où travaille également ma Meilleure Amie...

Est-ce que maman aurait pu s’imaginer qu’un jour, le court instant qu’elle a pris pour transcrire cette prière, serait relaté à une centaine de personnes (peut-être plus...), des dizaines d’années plus tard?
Elle, si sobre dans tout ce qu’elle faisait...
...peut-être le voit-elle du ciel aujourd'hui?...

samedi 7 février 2009

Le "sky hook"...

Inconnu de moi, jusqu’à il y a une dizaine d’années, la notion du « sky hook » m’a été dévoilé par un pilote, propriétaire d’un Beaver, qui à l’époque, faisait halte à la Base pour faire le plein d’essence, alors qu’il faisait régulièrement la navette entre Duparquet et Montréal...

Malgré le fait que nous ayons littéralement « baigné » dans l’aviation depuis notre plus tendre enfance, personne dans mon entourage n’avait jamais entendu parlé de cette tradition.

Un beau jour, alors que j’attends près de son avion, je remarque un mousqueton accroché dans son cockpit.

- « Qu’est-ce que ça représente? », lui demandai-je.
- « Un « sky hook »; c’est un porte-bonheur qui sert à accrocher l'avion au ciel... », me répondit-il.

Wow! Poétique et imagé!...

Impressionnée par l’immense effet protecteur d’un si petit objet, devinez ce que je fis, le jour où mon fils se mit à voler?...

...j’accrochai un mousqueton à son étui de casque d’écoute (head set)!

Ce fut ma façon de lui garantir la rassurante présence d’un ange tutélaire* imaginaire...

S’il pouvait exister, en parallèle, un « heart hook » ou encore un « spirit hook », j’en prendrais bien une douzaine...

M’accrocher à quelque chose, m’ancrer solidement, même si j’ai le vent dans les ailes, le temps que s’installe sereine sagesse ou sage sérénité pour combler ce vide intérieur et apaiser mon esprit fatigué...

Si seulement...


*protecteur, en parlant d’une divinité

vendredi 6 février 2009

Février 2007...


"...Il est tombé une douce neige aujourd’hui. Mon coeur battait au rythme des flocons qui se déposaient au sol, lentement, légèrement, docilement... Mes pas foulaient l’amoncellement de froidure, comme la charrue ouvre les chemins, laissant de larges traces sombres et un renfoncement inégal sur le trottoir.


Mes pensées voletaient, suivant le souffle du vent. Je marchais d’un pas pressé en direction du Pavillon. Ma journée commençait. Sur le pont, les voitures circulaient à vitesse prudente, la surface enneigée étant glissante. La ville se réveillait tranquillement, les lampadaires paressaient encore quelques instants avant de s’éteindre, comme les réverbères du Petit Prince.


J’ai jeté un oeil, comme à tous les matins, sur l’état de la rivière, me préoccupant des traces des motoneigistes téméraires ou audacieux, barbouillant sa blancheur d’une eau brunâtre.


Je profite de ces précieuses marches, comme on déguste un chocolat belge... Lentement, avidement... Si les gens passant à mes côtés pouvaient lire dans mes pensées, ils s’arrêteraient pour savourer eux aussi, ces moments divins et frisquets de février.


Un février très froid et embarrassé de questionnements sans fin, qui me laisse indécise quant à mon avenir de mère et de conjointe: arrivée au coin du pont, je me prends invariablement un appartement en ville, délaissant ma campagne pour un chez-moi rien qu’à moi... Et invariablement, lorsque je ferai le chemin inverse à la fin de la journée, je me dirai que l’idéal est encore de garder mon « fond de rang », ce qui constitue ma vie réelle du moment présent...
Mais je n’en veux plus tellement de cette vie. Je désire que mes vies imaginaires s’éveillent, s’étirent et prennent à leur tour toute la place! Je souhaite qu’elles éclatent au grand jour, que le rêve devienne réalité... Qui sait ce qui m’attend, si je continue de croire au « pouvoir infini de l’intention ». (1) Le bonheur, la joie de vivre, des moments inoubliables, avec des gens inoubliables...


Après un mois passé à changer de « lit », je retourne ce soir à la maison. Une dernière tentative avant peut-être le grand saut. Ciel que ça me fait peur! Mon prochain plan de vol n’est pas finalisé et me laisse dans l’incertitude du moment. Fera-t-il aussi beau là où je désire aller? Est-ce que je devrai me poser avant même d’y être arrivé? Un jour à la fois...


...et je plonge, car qui risque rien n’a rien...


(1) Dyer, Dr Wayne W.. Le pouvoir de l’intention. Aventure secrète, 2004


Ce texte, je l’ai écrit en février 2007. Il fut la première (et unique) page de ce qui se voulait un essai sur MON livre à MOI... ça s'appelle "avoir de la suite dans les idées"...

jeudi 5 février 2009

C'est un départ...

Dans mon billet du 14 janvier, je faisais mention de mon engagement à publier (autant que faire se pourrait...) un petit quelque chose quotidiennement...

Mais voilà, une grosse épreuve se dresse pour moi à l’horizon: je pars vers Québec demain midi et serai absente environ sept jours... le temps de sept billets... J’ai bien essayé d’en faire des « provisions » mais... pas toujours évident pour l’inspiration! C'est encore difficile pour moi d'écrire à la "volée"...

Vous remarquerez alors, que pour les besoins de la cause, j’alternerai créations et « déjà créées » en y insufflant un peu de moi ici et là...

Au départ, j'ai pensé apporter mon portable avec moi... À bien y réfléchir, je n'aurai pas tant de moments libres pour l'utiliser (mis à part le trajet en autobus mais pas certaine que la rallonge électrique fait Québec-Amos...) et de toute façon, je pourrai emprunter celui de Grand Frère une fois rendue à Québec... alors mon Petit demeurera sagement à la maison...

Ce sera tout de même une drôle de belle pratique pour ma grande escapade de juillet où je serai alors, non pas, sept mais bien vingt-et-un jours partie!!!
Hum! Pas sûre que je saurai rédiger à l’avance vingt-et-un billets!...

Je me demande comment les écrivains font... Si je ponds une page en moyenne en deux heures, l’écriture de trois cents pages me prendraient alors... euh! six cents heures... à deux heures par jour... Ben oui! TROIS CENTS JOURS!... (je vous dis, je n’ai guère la bosse des maths!...)

Je devrai peut-être renégocier un congé différé pour me consacrer à mon « passe-temps »...

mercredi 4 février 2009

Je me permets...

À une certaine époque dans notre journal interne, on publiait de petits textes « réfléchis » nous poussant à des « réflexions » approfondies... Le genre que les anges adorent...

J’en ai conservé quelques uns dont celui-ci, que j’aimerais partager avec vous, étant donné l’heure tardive à laquelle j’ai clos ma journée de travail...

Vous m’excuserez ce laisser-aller un peu fastoche... (quand même, je ne pouvais vous laisser ainsi, sans au moins tenter de vous impressionner un tant soit peu par mes élucubrations débridées...), donc...


Je me permets...

De m’exprimer, c’est la clé de l’authenticité;
De me tromper, c’est un signe d’humilité;
De risquer, c’est un pas vers la liberté;
De dire non, c’est le gage de l’affirmation;
De m’isoler, c’est le seuil de l’intériorité;
D’écouter, c’est l’itinéraire de la vérité;
De m’interroger, c’est l’éclaircie de l’incertitude;
De dire la vérité, c’est le miroir de la transparence;
De m’émouvoir, c’est l’ouverture à l’émerveillement;
De pleurer, c’est l’éclosion de la sensibilité;
De rire, c’est l’apanage de la joie;
De chanter, c’est le palliatif de la tristesse;
De prier, c’est l’abreuvement à la source;
De pardonner, c’est l’ultime pas vers la libération;
De remercier, c’est l’amorce vers la gratitude;
De rêver, c’est l’ascension vers la réalisation.


Texte d’André Bissonnette

Si vous savez lire au-delà des mots, vous saurez ce que JE me permets de ce temps-là...

Qu’en est-il de vous?...

mardi 3 février 2009

Injuste attaque...

...je suis toujours surprise de la rapidité avec laquelle il me tombe dessus...

Ma journée était là, toute belle, à attendre que je la dévore à belles dents. Elle s’offrait à moi, pure et sans histoire. Je m’empressai donc de la vivre pour lui permettre de s’évanouir à jamais et devenir passé...

Quand soudain...

... je me retourne, et il est là, s’enroulant autour de moi, dans une étreinte perverse et surprenante, me laissant sans souffle, giflée à toute volée...

Je réussis à m’extirper du bureau pour regagner mon logis sans qu’aucune larme ne s’écoule de mes yeux fatigués...

...des images défilent à la vitesse de l’éclair dans ma tête, flashs blessants... Toujours les mêmes, culpabilisantes, humiliantes... Impossible d’y mettre fin...

J’entre chez-moi sans bruit, je jette un oeil tout autour: rien... Méo est là, à m’attendre sagement; P’tit Bonheur vient me faire le dos rond et Céphalée daigne à peine me regarder. Alors peut-être l’ai-je semé en chemin...

...mais non, je le sens qui s’amplifie, se gonfle pour mieux déferler sur mon « vivotage », envahir ma soirée, mon cerveau...

Et c’est le torrent, la digue qui cède... et je laisse aller, sans retenue, j’ai le droit... Je n’ai pas le goût de me battre, pas la force, pas ce soir... Et je consens à ce qu’il m’envahisse, je le connais assez maintenant: de cette façon, il restera moins longtemps...

...mais il ose prendre son temps, l’ignoble, l’infâme...

...c’est en terminant ces lignes, qu’il se décide enfin à partir...

...misérable cafard...

lundi 2 février 2009

"Gros cailloux..."

Vous connaissez l’histoire relative à la planification efficace de notre temps?... Vous savez celle où on y explique de mettre d’abord dans notre vie, les choses qui sont les plus importantes pour nous, pour ensuite combler avec ce qui l’est moins, et encore moins, et encore encore moins?...

J’ai remis la main sur ce petit texte, paru dans notre journal interne au travail, en 1999... En survolant ces lignes, je me rappelai l’idée suggérée de comparer notre vie à un pot, dans lequel on déposerait de gros cailloux, puis croyant faussement qu’il est rempli, où nous réussirions à y glisser du gravier, puis du sable et finalement de l’eau...
Et la leçon à retenir, n’est pas de penser que l’on peut toujours finir par trouver du temps pour en faire plus, mais bien que si nous ne priorisons pas les « gros cailloux », tout le reste ne pourra entrer, ni dans le pot, ni dans notre vie...

Alors moi je décide, que les « gros cailloux » de ma vie seront les suivants:

- prendre enfin du temps pour moi...
- écrire à chaque jour, sinon le plus fréquemment possible
- voir et faire des activités avec tous les membres de ma famille
- partager de bons repas avec mes amies (et peut-être un jour avec des « amis »...)
- aller à chaque ciné-qualité annoncé...
- plonger tête première, dans la lecture de tous ces livres qui ne demandent qu’à s’ouvrir à moi...
- assister à tous les concerts où se produira une certaine docteure de ma connaissance qui violone angéliquement bien...

Et je décide également, que le gravier sera mon travail, le sable, toutes les tâches relevant du fait d’être propriétaire d’une maisonnette, et enfin, l’eau, représentera tous les « age » qui ont pris jusqu’à présent tant de place dans ma vie: époussetage, ménage, balayage, repassage, « asticotage », rage...

...en fait, je n’en conserverai qu’un, que je déposerai d’ailleurs avec mes « gros cailloux »: le courage...

...courage d’accepter les conséquences d’une décision prise en juin dernier...

... et courage de poursuivre l'introspection en découlant...

dimanche 1 février 2009

Escales "rhumales"...

Me voilà enfin atterrie, installée bien au chaud (oui, oui Précieuse Bru! ...dans le moment présent, il fait chaud ici!!!...) dans mon chez-nous, après une journée d’escales ici et là, intercalées de quinte de toux me laissant sans force et apathique...

Tôt levée, comme à mon habitude, je pris mon petit déjeuner à la salle des Chevaliers de Colomb, où l’on y servait un savoureux brunch pour le Comité de pédiatrie de l’hôpital (là, je me trouve un peu « ordinaire »: figurez-vous que je ne me souviens plus exactement de la cause... Pas fort!...)

...Bon, l’important c’est d’y avoir participé, n’est-ce pas?

L’avez-vous fait vous?...

J’y ai donc « petit déjeuné » en agréable compagnie en plus d’y rencontrer confrères et consoeurs de travail ainsi qu’une « vieille » connaissance aux yeux d’un intense bleu... Que demander de plus?

Par la suite, je pris la route vers Vald’Or, défiant les mauvaises conditions routières pour aller partager quelques bons moments et un dîner avec mon papa...

Au retour, en début d’après-midi, arrêt à Vassan, chez ma Jeune Soeur Chérie, pour non pas une corvée de bois (qui avait été effectuée la veille en collaboration avec ma Meilleure Amie, mon Énergique Filleule et mon Tendre Neveu...), mais plutôt pour déneiger la galerie et prendre l’air...
Dommage que mon état « rhumal » ne m’ait laissé de répit et ait grugé une partie de mon énergie...

Ce jour tire à sa fin... Mais je n’ai pas « faim »... Mais je dois manger... Alors...

Je vous laisse pour nourrir mon corps et mon esprit. Ainsi je pourrai vous revenir demain, vous raconter d’autres moments de « vie »...

P.S. Près de St-Marc, j’ai perdu le contrôle de mon véhicule. Je voyais le fossé se rapprocher de moi, inévitablement. J’ai dérapé juste après le passage d’un véhicule venant en sens inverse... Bouffée d’adrénaline... J'ai pu demeurer sur le chemin...

Je ne peux qu’avoir été protégé par un ange...

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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