samedi 31 janvier 2009

C'est samedi...

9 heures AM...
Comment écrire sur une journée qui n’existe pas encore...
Comment l’imaginer si fort, pour qu’elle se forge à notre pensée, que la réalité la façonne, la moule pour qu’elle se déroule sans heurt...
Comment croire que sous ce lumineux soleil se vivra probablement des heures de pur bonheur...

Pour moi une chose est claire: c’est samedi... Oughhhhhhhh!

19:21...
...la journée s’achève... Je me suis préoccupée de soigner mon vilain « rhume d’homme »!...

N’allez pas croire que ce traitement ne fut pas précédé de bons moments... J’ai tout de même siroté un café ce matin, avec mon Bon Cousin, le frère de mon Bon Cousin, ma Meilleure Amie et le Meilleur Ami de ma Meilleure Amie... Bon, un peu long pour énumérer les présences!... J’avoue... Malgré congestion et toux, j’ai profité de ces précieuses heures en si bonne compagnie...

C’est après ce café, que je décidai de changer mon plan de vol de la journée, et de mettre mes énergies à me « guérir »...

Après être passée à la pharmacie et en ressortir détroussée de quelques $30.00 en sirop, comprimés décongestionnants-antitussifs-antipyrétiques-analgésiques jour-nuit, pastilles, ibuprofène (tous« se » des produits à effet apaisant mais non curatif, car seul le temps guérit tout...), je me suis enfermée dans ma chaumière...

J’ai passé l’après-midi dans mon petit fauteuil de cuirette, dans mon « boudoir », volant entre le demi-sommeil et le demi-éveil, à entendre VTT et motoneiges circuler devant ma maison... Je crois même avoir entendu le vrombissement d’un avion... Rêve ou réalité?...

N’avez-vous jamais réalisé comment on se sent bien, quand on n’est pas enrhumé? En tout cas, moi ça me saute au nez... euh! aux yeux!...

J’ai le cerveau aussi lent qu’un cerf-volant (tentative de jeux de mots...).
J’ai l’inspiration aussi courte que la mèche d’un pétard...

Mais j’aurai tout de même réussi à vous entretenir le temps d’une 8½ X 11...

Et je puis vous assurer que je suis tout de même à vivre, finalement, un très beau samedi!...

vendredi 30 janvier 2009

Peut-être...

J’aurais aimé...
Mauvais début! En commençant, c’est déjà du passé...

..alors, j’aimerais vous parler de la belle soirée, où j’ai partagé un souper en compagnie d’amis, dont seule ma Bonne Fée a le pouvoir de réunir autour de la même table...

Individus disparates, de tous métiers, de toutes villes, de tous coeurs...

Presqu’inconnus, devenant familiers, échangeant sur tout et rien, l’espace de quelques heures...

Éclats de rire, sourires en coin, paroles en l’air, réflexions...

Comme on peut ne pas se voir, même dans une si petite ville... Se croiser sans se reconnaître, se connaître sans jamais se croiser... Mais être heureux de pouvoir s’arrêter un court instant, pour jaser...

Prendre conscience de nos différences, s’en moquer gentiment, laisser les taquineries prendre leur envol et les laisser disparaître sans les retenir...

Fugace contact dans nos vies un peu folles... Mais qu’est-ce que la fugacité sinon que de savoir profiter du moment sans arrière pensée...

On se laisse en se disant: « Au mois de mai, peut-être... »

Peut-être...

jeudi 29 janvier 2009

Mon soupirant...

Il y a trente ans, j’obtenais un poste à temps complet, de nuit, dans un centre d’hébergement pour personnes âgées. C’est ainsi que je quittai l’hôpital, où je travaillais depuis à peine quelques mois.

...départ sans jamais espoir de retour...

Comment croire que parfois encore, je me questionne à savoir si je suis vraiment dans la « bonne branche »?...

Automne 1975: Je suis au Cegep. C’est l’étape du choix des cours pour la prochaine session. Je suis ambivalente: j’hésite entre poursuivre le programme amorcé ou changer pour un en administration. Mon Grand Frère tente de me convaincre que l’ « habit fait un peu le moine » et, finalement réussira à me faire maintenir le cap dans ce que j’ai débuté. Je crois que même à cette époque, j’avais entamé ce qui serait (et est toujours...), ma longue quête existentielle...

Hiver 1981: Un immense chagrin d’amour submergea ma vie et la suspendit entre ciel et terre... Méchant coup dans l’aile... Je demandai à recevoir des prestations d’assurance-chômage, abandonnant mon travail de nuit, pour errer comme un ange en peine pendant des mois, jusqu’à...

Été 1987: J’ai besoin de changer d’air... Mon travail ne me comble plus. Je relève le défi d’aller travailler en santé communautaire dans une petite communauté autochtone. Je tombe littéralement en amour avec...

Printemps 1997: Je reviens à mes « anciens amours », en y plongeant tête première, et débuter ainsi ce qui serait le plus beau, le plus merveilleux vol de mon angélique vie...

Hiver 1999: Mon « patron » entre dans mon bureau: « J’aurais un poste à te proposer, deux jours et demi par semaine.»...
J’accepte avec empressement, ayant perdu dans les derniers mois, la foi en la tâche que je devais accomplir à l’époque...
Ce dernier comble depuis, quatre jours de ma semaine et je déclame depuis belle lurette, que j’occupe le plus Beau Poste de mon milieu de travail...

Été 2004: On me propose de remplacer pour quelques mois, une personne demandant un congé pour études... dans une résidence pour personnes âgées... Back to the future!...
Et quels bons moments, je pus partager ainsi, pendant près de trois ans et demi: des consoeurs de travail en « or massif »(dont ma Chirurgienne en Chef Amie L.), des résidents attachants, un travail exigeant mais combien valorisant...

Et tout ce long préambule, pour en arriver à ce si petit passage...

Il y a depuis mon départ de cette affectation, à la fin de l’été 2007, une personne habitant le deuxième étage de cette résidence, qui guette chaque matin mon arrivée au travail. Il m’envoie alors la main et je m’empresse de lui répondre. Vous comprendrez que les deux établissements partagent le même quadrilatère!

Avant les Fêtes, j’ai su qu’il avait dû subir une chirurgie. Les stores de sa chambrette demeuraient obstinément baissés, jusqu’à...

...il est de retour! Avant-hier midi, m’en allant dîner chez ma Belle Dame D., il était à sa fenêtre... Comme il m’a manqué! Je lui ai envoyé une volée de baisers avec de grands signes de la main. Il a fait de même...

...j’ai enfin retrouvé mon « soupirant »!...

mercredi 28 janvier 2009

Méo va à la pêche...

J’étais à finaliser mes notes dans un dossier quand on m’annonce que ma Douceur ma Belle désire me voir... Je la fais monter, intriguée...
« Tu n’as pas pris mes messages? » qu’elle me demande.
« Non, pas encore. »
« J’ai Méo dans mon auto, il a un hameçon de piquer dans la bouche. »

Bon, la belle affaire! C’est ce qui me manquait pour compléter cette journée, où j’ai dû jouer du coude avec mon rhume d’ « homme », tout en effectuant mon travail habituel en plus de superviser une étudiante stagiaire!... Y’en n’a pas de problèmes! J'ai les ailes larges...
D’après les explications de ma D ma B, le retrait de ce corps étranger s’avèrera ardu... Et moi qui devait rejoindre mon Amie L. pour un souper-ciné-qualité à 16heures...

Qu’à cela ne tienne! Je demandai à ma D ma B d’amener Méo chez-elle jusqu’à ce que je termine. Je téléphonai à la clinique vétérinaire:
« Ce sera 150.00$ à 200.00$ pour la visite d’urgence... »

PARDON?... Ben voyons! Mauvais choix...

J’appelai mon Amie L.. D’un commun accord (et que j’haïs cette expression...), nous décidâmes de nous transformer en Dres Doolittle... Et nous voilà en route vers la maison avec notre malade, bien sage à l’arrière du véhicule, l’hameçon bien arrimé à la lèvre inférieure, dans une position horizontale, tout à fait ridicule... Et la façon dont on s’y prit pour la retirer le fut tout autant!

Nous commençâmes par « anesthésier » légèrement notre patient... Puis, il fut installé sur la table d’ « opération », sous la lumière vive... La Chirurgienne en Chef Amie L. mit ses gants, désinfecta sa « pince » et se mit au travail. Méo fut d’une coopération presqu' exemplaire malgré le fait que j’étais presqu' entièrement couchée par-dessus lui, coinçant sa gueule d’une main et couvrant ses yeux de l’autre, pour l’empêcher de voir ce qui se tramerait, si près de son noir et blanc museau...

C’est grâce à sa dextérité, la sûreté du geste, sa force, son calme et sa patience, que la Chirurgienne en Chef Amie L., réussit à couper et à retirer le double hameçon. L’hasardeuse chirurgie fut un saignant succès... Ne restera qu’à surveiller que la plaie ne s’infecte pas...

Je t’en dois une, Amie L., et toute une à part ça! MERCI MILLE FOIS! Sans toi, je n’y serais jamais arrivé... Je lie à jamais mes ailes aux tiennes en signe d'amitié...
Et ne crains pas mes prochaines invitations: ce ne sera pas toujours comme ça...

...enfin, je l’espère...

PSST! Je ne lui en ai pas encore parlé, mais je compte ouvrir une petite clinique de soins pour animaux, pour les personnes ayant de faibles revenus...

mardi 27 janvier 2009

Pardonner...

Ce matin, trop tôt levée, je posai délicatement ma main sur un livre...
...celui sur le dessus de la pile, attendant sagement, que je daigne terminer mon Mary Higgins Clark, qui ne progresse guère!...

...« Heureux sans raison »...

Je disais justement hier à mon Grand, combien j’avais de difficulté à me trouver du temps pour lire... alors...
Comme entreprendre la lecture de deux ou trois livres à la fois est presque un « interdit » pour moi... je l’ouvris hypocritement, juste pour y jeter un oeil...

Confortablement installée dans la gigantesque chaise berçante de « Maman », une page me fit un clin d’oeil. Par politesse, je daignai lui accorder l’attention qu’elle réclamait...

Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque mes yeux y lurent: « Sachez pardonner... »! Tiens, tiens... Thème abordé subrepticement avec mon Consciencieux Psy hier... L’acceptation, le pardon...

Curieuse, je me promis de ne survoler que les premières lignes, ce qui, me convainquis-je, me motiverait fortement à accélérer mon bouquinage en cours... Mais je fus rapidement happé par ce flot impromptu de mots alignés pour mon seul et bon plaisir...

Et de découvrir que PARDONNER, semble-t-il, est un geste d’auto guérison et d’autonomisation (celui-là, j’avoue, je l’ai cherché... « fait de devenir autonome »... c’était pourtant bien évident!...). Lorsque nous pardonnons, EXIT colère, douleur et ressentiment... Bien, très bien...

Et après, on peut poursuivre notre vie... Intéressant!... Surtout si on intègre l’idée que ceux qui nous ont fait « mal » sont inévitablement blessés eux-mêmes... Chemin nous menant « right true » à la compassion... J’achète le tout, sans même oser négocier!...

« Pardonner est la forme la plus élevée et la plus belle de l’amour. En retour, vous recevrez une indicible dose de paix et de bonheur... » Robert Muller

... alors je TE pardonne de m’ignorer aussi totalement...

lundi 26 janvier 2009

Plus haut, plus loin...

... je me rappelais parfaitement la mélodie, mais les paroles avaient fui ma mémoire. Seules demeuraient celles que l’on fredonne habituellement...

« Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin... »

J’ai imprimé les paroles, je les ai lus, doucement...
Je me suis laissé envahir par les mots, leur ai permis de glisser dans ma tête, les ai dégusté, lentement, comme on le fait d’une praline belge au chocolat blanc...

« Encore un pas, un petit pas... »

C’est ce que j’ai fait ce matin, en traversant la rue pour marcher vers ce rendez-vous introspectif, dirigé de main de maître par mon Consciencieux Psy... Il m’a aidé à défriper mes ailes, froissées par un autre Temps...

Je prépare courageusement, ma prochaine envolée... Mais mon plan de vol est imprécis et flou...

« Un peu plus loin, un peu plus seul
Je n’veux pas être loin tout seul... »

...mais je dois d’abord me « retrouver » seule, avec mon MOI...
...le redécouvrir, l’apprivoiser, lui laisser prendre SA place...
...apprendre à le connaître, sans jugement ni sévérité...
...l’emmitoufler d’amour...

« Encore un pas, un petit pas
Tu es trop loin! Je t’aime!
Adieu! Adieu! Je reviendrai
Si je redescends sans tomber... »

...et sans trop de mal...

Paroles: « Un peu plus loin » par Jean-Pierre Ferland

dimanche 25 janvier 2009

Comment aménager une chambre dans un salon...

Je vous ai déjà mentionné que j’habitais une petite maison... Euh! Une très petite maison...

L’an passé, alors que je m’offrais, à MOI de MOI, un congé différé, et après que ma Douceur ma Belle eut décidé qu’elle volait de ses propres ailes, j’ai choisi de transformer sa chambre en salon...

Mais voilà que depuis un mois, à 3 reprises (presque...) j’aurais eu besoin d’une chambre d’ami... Et me voilà, cet après-midi, à me questionner, et à questionner mon Grand sur « Est-ce qu’on tente d’aller chercher le futon, remisé dans le gros hangar ou, on entre le sommier demeuré dans la Base ou, j’entre le matelas gonflable ou, on va chercher le lit simple, également dans le gros hangar, dont les portes n’ouvrent plus à cause de la neige... ou.... »...

NON...ON...ON...ON...ON!... Assez, je ne me sens pas capable de réfléchir plus loin que...

Finalement tout c’est arrangé (ou presque...) Mon père a décidé qu’il demeurait chez-lui (donc pas besoin d’une chambre « d’ami »...) pour l’instant... Mais il faudra un plan « B »... avant longtemps...

...n’est-ce pas???...

Parfois vieillir n’est pas forcément synonyme de facilité, de cohérence, de « cela va de soi... »...
Parfois vieillir signifie que notre jugement est légèrement (ou un peu plus...) altéré... Que nos décisions sont imprécises ou ambivalentes...
Parfois vieillir nous fait sentir que l’on a peut-être un peu tardé à faire un choix, le bon, au bon moment...
Parfois vieillir nous prend au dépourvu, sans nous laisser beaucoup de temps pour réfléchir, pour se préparer, ou tout simplement pour penser que « ça pourrait peut-être arriver... »...

Quand je pense que de ce billet, ma Précieuse Bru en est l’instigatrice, mais que ma Jeune Soeur Chérie aurait préféré que j’aborde le merveilleux souper d’anniversaire réservé à ma Douceur ma Belle...

Que je parle de tous ces « bons moments » vécus en FAMILLE, de ces belles retrouvailles, de ces liens qui se tricotent serrés, de cette joyeuse complicité qui naît et renaît entre nous... De ces rires et de ces « Poutpout... » imprévus, incommodants...parfois !...

...Difficile de choisir...

samedi 24 janvier 2009

24 janvier...

...dehors l’orage gronde. Les éclairs semblent poursuivre le tonnerre de leurs bras menaçants...
...rupture de courant, la noirceur s’installe. Temps pour s‘étreindre, partager une douce intimité, laisser poindre cette vague d’Amour et la laisser déferler jusqu’à l’explosion finale... Heureux moment de passion...


J'avais passé une bonne partie de l’après-midi à corder et à rentrer du bois. Je savourais cette saine fatigue, installée confortablement dans le salon en écoutant la télé...
Repos de guerrière...


...« ce ne doit pas être normal » me dis-je quelques heures plus tard... Sensation chaude, liquéfiante...
... « qu’est-ce qui se passe?... » Troublée, je pris le téléphone et appela mon Amie G. ( une autre amie G...). Je la savais compétente dans ce domaine. Elle me rassura et je me couchai sans autre tourment...
Au milieu de la nuit, je me levai précipitamment...
Ça n’allait plus du tout...


J’embarquai dans ma voiture, et me rendis seule à l’hôpital, situé à 10 kilomètres. Je pris le temps de me stationner, et montai par les escaliers jusqu’au 3ième étage...
Mon manteau de rat musqué pesait lourd...


Quelques paroles échangées au poste avec l’infirmière et me voilà dirigée vers une chambre...
S’ensuivirent examens de toutes sortes et dans l’après-midi, un transfert fut planifié vers Rouyn
...


C’est trop tôt, beaucoup trop tôt...
Je suis inquiète. Les prochaines heures seront déterminantes...


Branle-bas de combat: quarante-huit heures après mon arrivée à Rouyn, on m’amène au bloc opératoire... Ma DMA est présente...
Il me semble qu’il n’y ait que de la lumière dans cette salle, tellement elle est éblouissante. Je ne serai pas endormie, je recevrai un anesthésiant par voie épidurale...
Les gens s’affairent autour de moi... J’ai peur, j’ai froid...


Puis tout se déroule très vite, à un moment j’ai vraiment l’impression qu’on s’assied sur mon thorax... J’étouffe...
Peu de paroles, que des gestes rapides, précis...


Ce ne sera que plus tard qu’on m’apporta ce minuscule ange, qui profita de ma seule main pour reposer tête et dos... Petite puce à peine plus longue qu’une boîte de papiers mouchoir...
Les yeux fermés, profondément endormie, ELLE demeurera plongée dans cet état de béatitude, luttant pour survivre pendant deux longues semaines...


Petite Douceur, après t’être reposée ainsi un long mois, lorsque tu as enfin réalisé que tu avais des cordes vocales, tu n’as eu cesse de les utiliser... jusque sur scène avec ton père, plusieurs années plus tard, pleine de cette assurance qui te caractérise tant.


Jamais je n’oublierai ce 24 janvier, il y a 20 ans passés...


Ce fut un jour où les anges veillèrent sur nous et en profitèrent pour te refiler toute cette Douceur et cette Beauté intérieure (et extérieure...) qui fait de toi, ma seule et unique Douceur ma Belle...


Celle pour qui à jamais, je n’aurai que d’éloges pour son chemin parcouru...


Je t’aime plus que tout au monde...

vendredi 23 janvier 2009

Vendredi rose...

Que du rose aujourd’hui, il n’y avait que du rose dans mon agenda, impliquant autant de « P’tits Bonheurs de la Vie »...

Premièrement, comment passer sous silence le « Té belle... » attrapé comme ça, en plein vol, au milieu du corridor...
Peu importe, je vous tairai sa provenance; ciel que ça fait du bien à un coeur d’ange en recherche d’existence...
J’avoue: c’était un extra à ce qui était prévu à l’horaire de ma journée!...

Et... bon matin Vendredi!...

Suivi quelques heures plus tard, un succulent dîner avec ma Douceur ma Belle, dans ce nouveau petit resto-bistro sis sur la 10ième avenue ouest (enfin, quelque chose qui déborde de ma fameuse 1ère avenue ...).
C’était ma deuxième visite, et je peux vous dire que la « rosace de sébaste aux crevettes roses » y est exquise (mes problèmes « pseudo-cognitifs » titillent un peu sur le nom du plat... j’ai comme un léger doute... mais aucun sur la sapidité (goût, saveur ...))...

(...Incroyable le nombre de parenthèses et de points de suspension dont j’ai besoin pour mes écritures... je devrai m’attarder à ce problème un de ces quatre...)

Deuxièmement, à la fin de mon quart de travail, un peu de magasinage m’attendait...
Car demain est un très grand jour dans ma Solide Petite Famille Constituée ... (tu vois Précieuse Bru, je crois que j’ai ENFIN compris ce que tu t’es acharnée à m'expliquer, à quelques reprises...).
Indubitablement, je vous en reparle demain...

Troisièmement, j’ai poursuivi cet aujourd’hui, par un souper avec ma Chère Bonne Cousine... Comme il est doux, de se retrouver ainsi pour jaser de nos Touts et de nos Riens...

À poursuivre, assurément...

Finalement, je suis encore à jouer avec les mots... et j’adore ça! C’est ainsi que prendra fin ce léger vendredi, débuté dans l’euphorie...

Mais avant de clore, j’ai un message pour ma Capillicultrice Préférée: cette semaine, j’ignore ce qui se passe, mais j’ai eu plein de compliments sur mes bouclettes... Je tenais à t’en faire part, car il y a "plus que beaucoup" de toi là-dedans!...

...et ça mettra par la même occasion, du rose dans ta vie!...

...Donner au suivant!...

jeudi 22 janvier 2009

Si fragile...

Il y a plusieurs années de cela, une consoeur de travail pour qui j’avais une grande estime, échappa son dernier souffle par un après-midi d’hiver ensoleillé...

Bête accident de voiture...

Hémorragie interne, retins-je...

Ceci m’affecta pendant plusieurs années, je refoulai ma colère, mon impuissance devant cette injustice, jusqu’au jour où je dus en parler pour m’en libérer...

À peu d’intervalle de ce départ, une jeune femme qui avait occupé le poste de réceptionniste par intérim à mon lieu de travail, nous quitta suite à un cancer détecté trop tard... trop vite dans sa jeune vie...

Et sans me souvenir exactement de la chronologie des évènements, survint le départ d’une autre courageuse consoeur, s’étant battue férocement contre ce même mal sournois...

Encore trois femmes, trois destinées...

La fin de semaine dernière, mon Amie les Deux LL qui m’est très chère, a été victime d’un accident de la route...

Vie sauve, dommages matériels très importants...

Protection des anges?... On ne le saura jamais...

Comme cette vie "prêtée" est fragile... si fragile...
Luc De LaRochelière a bien su trouver les mots pour le fredonner...
« On ne choisit pas toujours la route, ni même le moment du départ »...

Lorsque j’ai vu mon Amie, le visage tuméfié, je n’ai pas su trouver les mots pour lui exprimer...
ma joie de la voir... ma tristesse de la voir... mon soulagement de la voir...
...en fait, simplement la voir, m’a laissé muette...

Alors par le biais de ce « billet », je désire exprimer, devant tous ces yeux qui liront ces lignes, combien tu m’es précieuse et combien j’ai d’amitié pour toi...

Bien contente qu’ "Il n’ait pas voulu de toi en-haut..."

...tu en seras quitte pour m’endurer encore plusieurs années...

mercredi 21 janvier 2009

Cupidon entre en jeu...

Dites-moi, est-ce que Cupidon travaille seulement le 14 février ou croyez-vous, qu’à l’instar du Père Noël, son labeur ne fait que culminer à cette date???

Mystère...

Parce qu’évidemment ça fera toute une différence pour moi! Si la première hypothèse s’avère la bonne, alors je risque de trouver un peu longuettes, les 364 journées qui succèderont au 14!...
Dans l’autre cas, j’ai des chances de rencontrer "ange qui vive" d'ici le prochain Noël...

Pas plus tard que ce matin, ma carte oracle quotidienne m'avisa que « je peux aimer et être aimé en toute sécurité... » Heureuse de l’apprendre... Génial, n’est-ce pas? Tout espoir n'est pas perdu alors...

En fait, si j’ai bien compris le message, si j’apprends "à aimer la vie, l’amoureux suivra"... Yé! Je m’y attaque dès maintenant!

Ben non voyons! Vous savez combien j’y travaille fort depuis des lustres... Ce qui m’a fait rire, fut d'y lire que « vu que j’acceptais avec joie l’amour romantique, je réactiverais l’amour... » Y a-t-il sur cette terre, fille plus romantique, plus fleur bleue que moi?... Hum, difficile à dire... Plutôt rarissime à mon avis!

Bizarre d’aborder ce sujet... Mais j’ai vraiment tourné la carte Cupidon ce matin... Et le fait qu’un peu partout à mon lieu de travail, poussent de mignons petits coeurs rouges, il n’y avait qu’un pas à faire...

Pour conclure, il paraît que je peux même invoquer l’archange Michaël pour qu’il « m’aide à me libérer de tout attachement douloureux face à une personne qui a déjà été dans ma vie »... Tiens, tiens, pourquoi pas ...

Bon, je ne veux pas prendre l’habitude de vous décrire ainsi jour après jour, les cartes oracles, mais disons, que je m’accorde le privilège de le faire à l’occasion...

...histoire de partager avec vous, un petit rituel de MON quotidien...

mardi 20 janvier 2009

Miraculeuse rencontre...

Parfois mes journées sont tellement bien remplies que j’en éprouve de la difficulté à choisir un thème pour mon billet quotidien. Les idées se bousculent, voulant toutes avoir la première place, et je dois les disjoindre en ordre de priorité, qu’ « elles » contestent occasionnellement...

Par exemple: hier j’ai préféré aborder ce qui composait mon quotidien plutôt que de vous parler d’une miraculeuse rencontre... Et bien ce soir, mes « idées » sont revenues à la charge et ont insisté pour que je vous raconte ...

Alors voici...

Hier matin, en désespoir de cause et surtout suite à mon abominable repas dominical de la veille, je lançai un appel chagriné à mon Consciencieux Psy...

Et comme j’ai toute une horde d’anges interventionnistes qui m’encadrent de leur bienveillante protection, je bénéficiai du fait, qu’un client annula son rendez-vous et je pus ainsi rencontrer mon métaphorique archange presqu' instantanément...

Mystique synchronie ou simple simultanéité?...

Nul ne saurait le dire...

Toujours est-il, que j’eus le privilège de laisser ma tristesse et ma colère envahir l’étroit petit local « pseudo » psychoanaleptique (... « qui stimule l’activité mentale... »), pour être par la suite rassurée sur le fait que j’avais ce droit, celui d’exprimer ma ire, mon agacement, ma frustration, face à certaines situations de « vie reconstituée »...

Long et pénible apprentissage...

Mais ma bonne fortune a placé sur ma « route » cet être prodigieux, qui d’un seul et léger haussement de ton, me ramène rapidement et sans ambages... les deux ailes sur terre!...

...fort heureusement pour moi... et pour vous!...

lundi 19 janvier 2009

Le quotidien...

De quoi est constitué mon quotidien?

De petits touts et de petits riens, de paroles réconfortantes, de sourires sincères, d’attentions particulières... De rencontres avec des personnes extraordinaires, ou des échanges avec des gens bien « ordinaires »...

D’éclats de rire, parfois de larmes...

Ces derniers jours, je l’« arrose » plus souvent qu’à son tour! Passage à vide émotionnel... Trop plein de bon vouloir déchu, lassitude... Je perçois les bords d’un précipice... Je me retire...

Viser l’éloignement... et vite! Rétablir l’équilibre, retrouver la stabilité, celle qui me permettra de poursuivre mon vol de vie en toute quiétude. Laisser les anges me guider, revenir de cette longue quête existentielle et enfin reposer mes ailes auxquelles ils manquent tellement de plumes...

Me laisser envahir par ce qui me fait vibrer, envelopper mes désirs de pragmatisme, mais entretenir ma rêvasserie...

Croire fermement que la route s’est séparée pour prendre deux directions différentes mais qu’au bout du compte, la destination sera la même...

Espérer que la guérison ne tarde, et que j’en sorte tellement grandi que même mon MOI hésitera à me reconnaître...

Continuer à m’entourer de toutes mes Précieuses Amies, m’abandonner à leurs douces paroles, réconfortantes comme une chaude fourrure... Apprendre à voir plus loin que les mots...

Ne pas m’avouer vaincue...

Après tout, Paulo Coelho n’a-t-il pas dit un jour:

« Le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves... »

...le mien est simplement d’être heureuse...

dimanche 18 janvier 2009

Difficile à digérer...

Je déteste faire à manger mais j’adore manger, pour ne pas ajouter que je suis une gourmande gourmet... Allez comprendre! Caprice d'ange?...

Mais j’exagère un peu: ça ne m’horripile pas à ce point, du moins pas quand la tâche est partagée!

Ce que je ne peux supporter vraiment, c’est d’être affairé devant le fourneau quand tout le monde relaxe devant un « écran » quelconque... Je me sens alors, disons comme une esclave. Pas jojo n’est-ce pas comme feeling?

Vendredi dernier, mon Grand et ma Précieuse Bru ont soupé avec moi. Fait assez rare dans les années précédentes puisqu’elle travaillait jusqu’à ce jour, à ce moment de la semaine.

Ma Précieuse Bru m’a aidé à préparer le repas. Ce fut un très bon moment, parce que tout au long de notre fricotage, celui par lequel une délicieuse pizza au saumon fumé et fromage de chèvre vit le jour, nous avons jasé comme des gamines!... Précieuse Bru... ma deuxième fille!... Comme je t’apprécie...

(...et du paragraphe précédent au suivant, il y eut un triste entre-deux... entre lesquels je ne veux pas que tu te sentes coincé ma Douceur ma Belle... suis ce que ton coeur te dictera...)

Fiasco de souper... Maudite famille reconstituée! Comment vais-je faire pour m’y adapter, moi, si possessive...

Impossible pour moi de poursuivre... désolée...

samedi 17 janvier 2009

Aller de l'avant...

J’ai un petit recueil, appelé « Baluchon en songes » (cadeau de ma Bonne Amie G.) dans lequel j’inscris les pensées que l’on m’offre ou encore celles que je dégote ici et là.
Vous en ai-je déjà parlé? Parfois je me demande comment j’arriverai à ne pas trop me répéter, moi qui ai cette tendance très « naturellement » dans ma vie de tous les jours... Ce sera à vous de m’aviser, si par mégarde je me mets à radoter... Je compte en particulier sur vous deux, ma Douceur ma Belle et ma Précieuse Bru...

Cet après-midi fut plutôt très mollo: j’ai trié les photos de 23 années de vie afin de les partager avec ma Douce Moitié Amputée, et au moment où mon regard s’est posé sur mon portable, j’eus une brève minute de panique, croyant que je serais encore une fois victime du syndrome de la page blanche... C’est alors que je vis mon Baluchon... et lorsque je l’ouvris au hasard, je tombai sur cette pensée:

« Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant... » Paulo Coelho

Curieuse synchronie: ma carte oracle de ce matin avait pour titre: « Aller de l’avant »!... Elle m’encourageait à poursuivre en quelque sorte, le vol entrepris ces derniers mois, que j’étais sur la « bonne voie » et, parait-il, que « les anges prévoient ma réussite »... Tant mieux ! Mais en cette fin de samedi, j’ai un doute... encore une fois...

Je dois vous avouer que mon talon d’Achille, ma bête noire, ma hantise c’est... le samedi! Pourquoi? Allez savoir! Aucune idée, comme si ce jour de semaine n’en était pas un, comme s’ il n’y avait place en lui, que pour la déprime, l’angoisse...

Avant il était jour de ménage, de lavage, d’époussetage, de balayage, d’arrosage, de « popotage »... Mais voilà que depuis quelques mois toutes ces taches me répugnent, donc je les exclus temporairement (je l’espère...) de ma vie... et me retrouve devant un samedi vide et béant... Pas facile dans ces conditions d’ « aller de l’avant »!

Mais je suis quand même prête à tenter de faire encore un tout petit pas « de souris »: je vais souper, m’emmitoufler dans une couverture et réécouter... Pretty Woman!...

...en attendant que ne vienne... dimanche!...

vendredi 16 janvier 2009

"À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même?..."

Non, pas inventé par moi... c’est le titre du livre auquel j’avais droit, neuf, en janvier... Mon choix de Québec Loisirs respectant mes résolutions du Jour de l’An... Bon, je vous en reparle quand je serai rendu là dans mes lectures...

Pour l’instant, je dois en avoir d’avance jusqu’en juillet, minimum... Certain que je partirai pour le Camp Trois-Saumons, sans avoir à emprunter quoi que ce soit pour mes trois semaines d’absence...

...Car avant il y aura: « Obésité morbide » de François Dionne à finir; « Heureux sans raison » (Marci Shimoff), « Le roman de George et Martha » (Mary Higgins Clark),
« Le Zahir » (Paulo Coelho), « J’étais médecin dans les tranchées » (Louis Maufrais), « L’alchimiste » de Paulo Coelho, « Soutien-gorge rose et veston noir » (Rafaële Germain), et enfin le « À qui.... » de Jacques Salomé...
Et je poursuivrai avec « Les ailes du destin » et « Le grand blanc » de Francine Ouellette, gracieux prêt de mon Énigmatique Frèrot...
Lui, ce ne sera pas demain la veille, avant qu’il recouvre ses bouquins... Patience, frèrot, patience...

Vous daignerez remarquer, que j’alterne de manière très articulée, lecture philo-psycho et romancée... Quand même!...

N’empêche... Est-ce que je résisterai à l’envie d’ouvrir cet écrit en suivant la hiérarchie d’arrivée dans ma vie de tous ces volumes?... Énigme...

Quoi qu’il en soit, vous ne pourrez tarir cette soif pour moi de lire, de vivre au travers de cette sémantique, de tenter de trouver réponse à mes « maux »...

...Méchant jeu de mots...

Quand je pense que le Salon du Livre viendra s’intercaler en mai parmi tous ces trésors...

Quel déchirement!... Pour un ange dont les ailes sont déjà très fragiles...

jeudi 15 janvier 2009

Passé, présent... futur!

...traverser le pont enjambant la rivière, laisser derrière moi la montagne de tracas, oser le froid de l’isolement pour aller de l’avant...

Mais ce matin, je n’ai pas osé. Le brouillard m’a apeuré, un figement intérieur m’a retenu... Obnubilé par certains spectres, j’ai choisi la facilité...

Je me suis rendue à mon travail en voiture...

Je ne veux même pas savoir combien il faisait. Je ne veux pas imposer à ma mémoire ces nombres insignifiants, dessinant déjà le "passé"... Il faisait froid, trop froid selon moi, malgré le fait que j’avais sorti le vieux casque de poil de mon père pour affronter...

J'avais un coup dans l'aile...

...je n’ai pas osé...

...pas osé risquer de croiser mon « futur » sur ce pont, sur MON pont... Et si mon « présent », bien emmitouflé, m’empêchait de le voir, s’il fallait qu’il soit « passé » sans que je ne l’aie aperçu, ou encore pire, reconnu... Imaginez ma déception du « moment »...

Si sur ce pont, je finissais par marcher vers mon « futur », « future » vie, « futur » tout court...

Si un jour dans mon « présent », je croirai l’avoir vu « passer », peut-être que ce ne sera pas le bon moment et que je devrai espérer que cet instant se représente plutôt (ou « plus tard »...) dans le « futur »... Qui sait?...

Combien ce « futur » m’inspire, me nargue, me dévoie... Combien il me hante, m’intrigue... Combien parfois je l’espère devenir « présent »...

Est-ce que bientôt tout cela ne sera que « passé »?...

J’ose l’espérer...

mercredi 14 janvier 2009

22 heures...

...un peu tard pour rédiger un billet, mais qu’à cela ne tienne! Je me suis permise de prendre un engagement virtuel avec moi-même: celui de voler un peu de votre temps tous les jours pendant une année...
Je dois donc parvenir au 8 novembre 2009 avec le moins de relâchement possible. Ce soir sera peut-être, écriture un peu moins songée, mais écriture il y aura!

Je pourrais commencer par motiver mon retard: je suis allée au cinéma, toute seule, comme une grande fille! Un Ciné-qualité un peu difficile à saisir mais d’une très grande verve. J’ai aimé. Dommage que mon Amie L., chez qui j’étais allée souper, n’ait pu m’accompagner pour raison de santé. Le prochain sera le 28 janvier 19hres30... Note-le bien, Amie L....

Je pourrais poursuivre en vous annonçant que j’ai reçu ce matin, de ma Tendre So, le bouquin l’Alchimiste... Vous avez bien lu! J’ai enfin en ma possession ce bijou littéraire que j’aurais dû lire (à moins que je ne l’ai déjà fait et que je ne m’en souvienne plus...) il y a plusieurs années de cela! ...En espérant qu’il ne devienne pas à mes yeux, un « siamois » du Petit Prince...

Je pourrais pousser l’audace d’annoncer que je marierai l’homme qui me fera danser sur « The blower’s daughter » de Damien Rice.... mais ce serait disons... précipité? Je préfère attendre encore un peu... Et j’aurais l’air de quelqu' un qui noircit du papier pour ne rien dire... Et qui de plus, tient des propos très décousus...

Je pourrais raconter l’abord de deux personnes en fin d’après-midi, lesquelles j’ai côtoyé, dans un petit village autochtone près de ma ville, il y a de cela quelques années. En fait ce sont eux qui m’ont abordé car je ne les avais pas vus qui attendaient dans leur véhicule alors que j’arrivais au mien dans mon stationnement habituel. Ils ont gentiment patienté de voir si le froid de canard n’empêcherait pas ma voiture de démarrer, afin de pouvoir m’aider au besoin. Quelle aménité de leur part!

Et je pourrais terminer en vous disant, que j’ai, une fois de plus en arrivant ce soir, déblayé l’accès à ma boîte aux lettres, afin que la « factrice » puisse y déposer mon courrier, si courrier j’ai, demain... Et en pelletant, je rageais en pensant que si j’avais une souffleuse à neige (ou un Prince Charmant dans ma vie...), ce serait plus facile.

Mais voilà: je n’ai plus l’une et pas encore l’autre!...

mardi 13 janvier 2009

L'enracinement...

Pour mon anniversaire (vous finirez bien par découvrir tous les cadeaux reçus lors de ce merveilleux « 1er anniversaire de Renaissance »...), j’ai reçu de ma Chère M., des Cartes oracles des anges (oracle signifiant « genre de prophétie ou réponse qu’une divinité donnait à ceux qui la consultaient... »...je l’ai cherché pour MOI, car je suis convaincue que vous en connaissiez la signification!...). Quelle coïncidence puisque ma Chère M. ignorait que j’écrivais sous le pseudonyme d’Ange aérien!

Alors depuis le 24 décembre, il est évident que je questionne chaque matin, les cartes sur ce que j’ai besoin de savoir ou d’apprendre sur la vie ou encore simplement, pour avoir matière à réflexion pour la journée... Et je dois vous avouer qu’Elles m’inspirent parfaitement... peut-être même un peu trop?

Ce matin lors de ma pige quotidienne, je retournai la carte « S’enraciner ». C’est la deuxième fois que je la tire, la première étant le 2 janvier, alors que j’étais en pleine retraite fermée dans les bois...

Imaginez que cette carte suggère de « trouver l’équilibre entre les préoccupations spirituelles et terrestres » (je résume grossièrement mais ça revient pas mal à ça...) Comme si on me disait de modérer mes cogitations pour quelque temps et de revenir à des choses plus concrètes...

...je veux bien, en plus je commence à être un peu fatiguée de brasser mes tourments...

Mais voilà, pour m’enraciner on me propose de « marcher pieds nus dans le gazon... » hum! pas évident à ce temps-ci de l’année (surtout pas avec les températures annoncées pour demain... moi en tout cas, si j’étais une petite « plaque verte », je partirais me cacher très, très loin!...)...Oh! mais j’y pense! À moins d’aller retrouver Tantine C. et Tonton S. en Floride... Intéressante alternative... et il y en a plein de la pelouse là-bas!... Réflexion...

Sinon, reste à me masser les pieds ou à manger des « patates » (oui, oui, c’est ce qu’Elles conseillent... enfin, disons qu’Elles ont employé le terme « pommes de terre »...).

Finalement, je crois que j’opterai pour l'imaginaire: des racines sortant de mes pieds, m’ancrant profondément et solidement au sol... Ainsi j’aurai beau battre des ailes, je resterai sagement ...« terre à terre » !... au moins pour un moment... le temps de reprendre mon souffle...

lundi 12 janvier 2009

Quelle belle journée!

Tout d’abord, j’ai renoué joyeusement avec ma marche matinale dans ma ville endormie ou plutôt assoupie, car c’est à cette heure qu’elle sort tranquillement de la torpeur de la nuit...

Deuxièmement, j’ai eu l’immense bonheur de recevoir un appel de mon Psy qui me partagea un passage d’une lecture sur les relations de couple... Et il en profita pour s’informer, mine de rien, du «comment j’avais passé le temps des Fêtes »... Consciencieux Psy!

Troisièmement, j’ai retrouvé mes Confrères et Consoeurs de travail avec « agrément »... C’est que l’on forme à nous tous et toutes, vraiment une belle famille « reconstituée »...

Quatrièmement, après une rude « première journée de retour de vacances », j’ai profité du cadeau reçu de ma Meilleure Amie pour mon anniversaire: un certificat pour un massage d’une heure... Wow! Première fois de ma vie que je me fais masser par une personne qui amalgame autant l’art de la massothérapie que de la psychologie que de la physiothérapie... Je me suis relevée « énergisée », prête pour les 353 jours à venir... J’ai troqué mes ailes d’ange contre celles d’un « monarque »...

Cinquièmement, j’ai rigolé au téléphone avec une Connaissance, revue à l’épicerie la semaine dernière, et qui désirait me présenter à... un ami! Bon, j’ai décliné l’offre: pas prête encore, trop de choses non clarifiées dans ma coloquinte... (nom familier signifiant « tête »...), appréhension... Mais je me suis vraiment bidonnée pour la peine...( et ça fait du bien!!!)...
Finalement, je devrais aller souper avec lui et sa conjointe un de ces quatre... Il y a vraiment de ces personnes, qu’on a beau perdre de vue, mais avec lesquelles, les liens restent tissés...
Je vais finir par réellement croire que l’épicerie est « la » place pour faire des rencontres pour le moins intéressantes...

Et pour terminer, me v’la plus riche de $287,444.16!!!... Non, mais cé ti pas une belle journée ça????...


p.s. Seule la dernière affirmation est fausse...

dimanche 11 janvier 2009

"Magique dimanche..."

7h45...J’ouvre les yeux sur ce qui deviendrait, je l’ai « voulu » dès mon réveil, un « dimanche magique »!

Croyant être en retard, j’enfilai rapidement mes vêtements, me maquillai légèrement (j’ignore pourquoi je prends ici la peine de spécifier « légèrement » quand c’est toujours ce que je fais...) et pris la route de la ville pour un déjeuner rencontre avec ma Chère M..
Arrivée au petit resto situé sur la 1ère avenue (comprendre que dans ma ville, tout est situé sur la « 1ère avenue »!...), je fus surprise de constater que je connaissais quelques unes des personnes attablées.

Je vis à la table du fond, Chère M., son conjoint, sa soeur et son beau-frère, un sourire se dessina sur mes lèvres. J’avais l’impression de rentrer chez-moi après une longue absence et de retrouver des êtres chers.

Lorsque je réalisai, qu’il y avait une place qui n’attendait que moi, j’éprouvai un vif sentiment d’appartenance... Je pouvais reposer mes ailes un instant...

Et j’atteignis un état presqu' extatique, lorsque mon Amie M. offrit à un couple de se joindre à nous (« comme dans le temps de la Base »... et on « joua de la chaise » pour leur faire une place!...); et de l’entendre ajouter candidement: «Venez, on a récupéré la Patronne!... »

Ce fut un très beau moment de retrouvailles... Je ne pouvais que comprendre que les « gens n’avaient pas fui », mais que c’était tout simplement moi, qui ne les avais pas cherché au bon endroit... Pour voir les gens, faut savoir abandonner « son » fond de rang... Leçon à retenir...

Après ce déjeuner, je montai à Vald’Or (montai ou descendis??? je ne le sais jamais...), voir mon père qui y demeure chez son amie depuis plus d’un an maintenant. Le voir en forme, toujours aussi jovial fut réconfortant. Je passai quelques tendres moments avec eux et après les habituels câlins, je repris la route vers mon chez-nous où un autre bon moment se préparait pour moi...

En effet, dès mon arrivée, le téléphone sonna, m’annonçant la visite de ma Bonne Amie G..

Gâtée que je suis!

Et ce « magique dimanche » se termina par une randonnée nocturne en raquettes, après un délicieux souper en compagnie de mon Grand et de ma Précieuse Bru...

Que pouvais-je demander de plus???

samedi 10 janvier 2009

Voir grand...ou loin?

Il était une fois...

...une petite chatonne, tout de gris et de blanc vêtue... Elle fut sauvée, in extremis, d’une mort annoncée, en un bel après-midi ensoleillé d’un automne orangé. Originaire de Villemontel, elle accepta l’exil vers... un autre village du coin... et ce, avec un calme olympien... du moins tout au long des quelques kilomètres la séparant de sa nouvelle demeure...

Mais que dire des deux jours qui suivirent, où elle se cacha dans le fond de la « cave », intouchable et inabordable...

C’est ainsi qu’elle pénétra, pour le meilleur et pour le pire, dans la vie d’un ange en quête de réconfort. Elle se devait d’être rapidement à la hauteur de la tâche qui l’attendait, car ce dernier était plutôt d’un tempérament impatient, et à la limite, intolérant devant la juvénilité de « mademoiselle »...

Les jours s’écoulèrent, marqués par les soubresauts joyeux (mais tout de même passablement énervants...) de notre petite chatte...

Un jour, une Consoeur Protectrice de notre ange, ayant pressenti une quelconque fragilité dans la vie de ce dernier, prit l’initiative de lui remettre l’image représentant un chat (ou une chatte!...). On le (la) voyait de dos, faisant face à un grand miroir dans lequel on apercevait le reflet... d’un LION (ou d’une LIONNE!...). Et se lisait l’inscription suivante:

« L’important dans la vie, c’est la manière dont on se perçoit. Il est plus facile de faire grand, quand on se sent grand... »

WOW! Voilà qui ne pouvait que redonner ses ailes à notre vulnérable angelot ...

Et le plus intriguant, c’est que cette Consoeur Protectrice avait ajouté une note manuscrite disant:

« ...dans six mois... »

...six mois signifiant... en juin!...

On pourra peut-être poursuivre l’histoire en ce temps, n’est-ce pas?...

vendredi 9 janvier 2009

Regrettable repos...

« Besoin de repos... j’avais besoin de repos! »... Me croiriez-vous?

Non, non, ne vous méprenez pas; il n’est pas question ici du sommeil que j’avais à récupérer depuis quelques semaines (sans penser à celui manquant, de ma virée nocturne avec ma Jeune Soeur Chérie mercredi dernier...)...
Non, il s’agit plutôt de cette vieille fatigue (qui a brûlé en bonne partie mes ailes), celle dont je ne suspectais même pas l’existence jusqu’à...

« ...j’ai le visage baigné de cette douce luminosité solaire, assise confortablement dans mon fauteuil recouvert de cuir, à feuilleter le journal, dans ce petit espace de la maison que j’appelle affectueusement mon « boudoir ». Je savoure le dernier avant-midi de cette belle semaine de vacance, que je méritais, (oh! que oui!) deux fois plutôt qu’une...
Bizarre que ce soit précisément ce moment, que choisit ma « pensée » pour ainsi atterrir dans ma boîte céphalique... Je ne la repousse pas immédiatement, je lui laisse le temps de s’installer, elle aussi à son aise. Je suis curieuse de voir jusqu’où "elle" va m’entraîner ...

Elle ne s’était jamais manifestée aussi clairement auparavant. Peut-être fut-ce la douceur de la musique qui jouait à cet instant qui contribua à la sortir de son abstraite léthargie... Ou encore la quiétude de l’heure qui lui inspira son incursion matinale... Je l’ignore, ce que je sais, c’est qu’elle réussit à attiser mon intellect suffisamment pour que je m’y arrête...

Elle me fit réaliser, que pendant plusieurs années, j’avais occupé un rôle très important et exigeant au sein de ma petite famille: un peu le pilier, un peu le moteur de vie, celui servant « à tirer le lourd traîneau » où prenaient place, enfants et compagnon de vie (et qui parfois tous ensemble, laissaient même traîner leurs pieds à l’extérieur... ouf!...), la source créative et imaginative d’un tas d’activités pour occuper les enfants, pour planifier, organiser, gérer le quotidien de toute cette famille, « normalement constituée »...

Et sur ma lancée, elle me fit comprendre, que j’avais besoin de prendre « ce » recul, celui débuté le 1er juin dernier, pour découvrir ce que j’attendais encore, non pas de la vie, mais bien de mon « MOI » maintenant que les besoins familiaux n’étaient plus les mêmes ... »

C’est donc pour recouvrer mes forces et mon énergie, dispensées dans ces 23 dernières années de vie, que mon corps réclamait ce « repos »... Peut-être existait-il une autre façon de s’y prendre, mais NOUS n’avons pas su le trouver... à temps...
...regrettable malgré tout...

jeudi 8 janvier 2009

Jalousie, envie ou possessivité???...

Je reviens d’un coup d’ailes, d’une nuitée chez ma Jeune Soeur Chérie. Je subis le « décalage » de mes écritures depuis deux jours à cause de mes vacances... Ce serait assez embêtant d’apporter mon portable et de commencer à composer alors que je suis en visite n’est-ce pas??
C’est pourquoi, ce jour raconte un peu d’« hier »... Bon... je me reprendrai pour mon « moment présent », je vous promets que je ne laisse pas tomber l’idée de le vivre... au « bon moment », dans le « futur »... Ouf! Passons...

J’ai donc poursuivi ma route hier vers Vassan, après une courte halte à la maison, à mon retour de Rouyn. Nous avions prévu ce souper, ma JSC et moi, histoire de nous permettre du temps pour partager sur notre « ici et maintenant »...

Sauf que...

...on a un peu exagéré sur le « temps » en question... et largement débordé sur « notre » aujourd’hui! Bon, pour moi ça va, il n’y a que l’épicerie qui m’attend, mais pour ma Jeune Soeur Chérie, c’était, disons, différent: elle travaillait elle! Nous devrons donc assumer la conséquence d’avoir trop longuement discutaillé sur toutes sortes de sujets, notamment, d’avoir tenté de décortiquer JALOUSIE, ENVIE ET POSSESSIVITÉ...

En fait il y avait un bout que je désirais m’attarder sur ces « états » un peu difficile à mon avis à différencier... Alors, ce matin, je me fais « plaisir »... Voici ce que m’a confié mon Petit Robert...

La JALOUSIE, c’est « ...un attachement vif et ombrageux, un sentiment hostile qu’on éprouve en voyant un autre jouir d’un avantage qu’on ne POSSÈDE pas ou qu’on désirerait POSSÉDER exclusivement... » et on nous réfère à ENVIE... Et...

...L’ENVIE, c’est « ...un sentiment de désir mêlé d’irritation et de haine qui anime quelqu' un contre la personne qui POSSÈDE un bien qu’il n’a pas... » et on nous réfère à ...JALOUSIE... Bon!...

Et qu’en est-il de la POSSESSIVITÉ? On nous réfère alors à POSSESSIF, ive « ...qui marque une relation d’appartenance; qui agit dans un sens visant à l’appropriation... » et si je jette un oeil sur POSSÉDER j’y trouve en 6ième position... « ...dominer moralement... La JALOUSIE le possède... » Décidément!...

J’abandonne, je comprends que ça revient à peu près à du pareil au même... Et que finalement vaut mieux « lâcher prise » sur ce que je ne peux contrôler ou sur ce qui ne m’appartient pas...
Dr Wayne W. Dyer a bien dit: « Je ne suis aucunement attaché à toi, je me berce d’illusions en croyant que je serai malheureuse sans toi »...

Pour terminer, je te souhaite une très bonne journée, à toi, ma Jeune Soeur Chérie xoxoxo

mercredi 7 janvier 2009

Planification 0 Destin 1..."match" à suivre...

...finalement, la courte escapade dont il fut question dans mon billet du 4 janvier... se résume en un magnifique « presque » 24 heures chez ma Chum G. de Rouyn...

En effet, après quelques vaines recherches afin de me trouver gîte et « bon souper », au même endroit, dans la région, j’ai finalement accepté son invitation...

Comme il fut bon de se retrouver et de jaser ainsi tout notre saoul... Du quotidien, du tout et du rien... De tous ces petits moments simples qui finissent par combler nos vies de douceur...

Souvenance d’une longue discussion sur le rôle sous-entendu de la "femme-infirmière"...

Et que dire de son Charmant Prince R.: homme attentionné, délicat et visiblement, éperdument amoureux de sa « Belle et Unique G. »...
Deux êtres chaleureux, simples, authentiques, chez qui je ne pouvais trouver, que réconfort et amitié...
...et la place d’amour, réservée au petit Jude, lequel j’ai l’impression d’avoir rencontré, par le biais du "regard photographique" énamouré de ses grands-parents...
Sans oublier Mouffe, reine partout... Chienne au pelage soyeux, affectueuse compagne...

...et leur maison qui leur ressemble: belle et pleine de vie, avec tous ces objets hétéroclites, ramassés au fil des années... Souvenirs, oeuvres d’art ou oeuvres, tout simplement...
Anachronique, conviviale, et marginale maisonnée...

Et c’est dans ce repaire d’anges, dans la chambre que j'occupai pour la nuit, que j’ai décidé d’abandonner DMA et sa DMG (douce moitié greffée...) à leur destinée une bonne fois pour toutes (enfin je le souhaite plus que tout au monde...)...
Je les ai "embarqués" dans cette montgolfière, suspendue au plafond, en ai "libéré" les attaches et leur ai "souhaité" bon vol, bonne route... ( merci Ami L. pour cet exercice...)

...par la suite, les bruits de la ville m’ont bercés, j’ai dormi comme un ange, me sentant légère et soulagée...

Et c'est en caressant de mes ailes au passage, les sièges de branchages de l’entrée, que je quittai ma Chum G. en début d'après-midi, promettant que l’on se reverrait bientôt... très bientôt...

mardi 6 janvier 2009

Connaissance...

Parfois la vie s’occupe de brouiller les routes... Nous bifurquons à une intersection imprévue... Et nous nous retrouvons, solitaire sur un chemin inconnu, dont nous ignorons où il nous mènera...

Désespérante attente...
Puis un beau jour, le téléphone sonne et on entend la voix d’une vieille connaissance... En fait, une personne que l’on connaît depuis notre enfance, mais qui avec le temps, à fait parti d’une autre vie...

Mise en contexte:
...l’entreprise qui me concerne, existe depuis près de 14 ans. Projet primitif d’un « champ de patates » n’ayant jamais vu le jour, s’étant plutôt transformé au fil des investisseurs, en base d’hydravions et relais pour motoneigistes... Parmi ces années éparses, des gens sont allés et venus... Des amitiés sont nées...
Puis, grand bouleversement: l’entreprise s’est tue en bonne partie, refermée sur elle-même... Comme gênée d’être là...

Perte de vue des personnes, changement de vie...

Depuis, les nuits se succèdent ramenant les mêmes étoiles, mais les gens ont fui... Les jours se pointent encore, mais plus les gens... Comme la fin d’un amour...

Je demeure...

Et ce téléphone qui m’avise que certains sont toujours là, nostalgiques également de ce temps passé...
Ces gens, tout près, offrant câlins et bisous...
Et au risque de me répéter encore une fois (et ce ne sera sûrement pas la dernière...), ce sont de ces êtres, dont je souhaite être entourée, dont je désire me « nourrir »...
Ce sont de ces VRAIS GENS dont la terre a besoin pour continuer à tourner sur elle-même... Ceux qui représente le bon grain et non l’ivraie...

Comme ça fait du bien et chaud à mon coeur de penser que ce "quelqu' un", ce soir-là, a pris de son temps pour me réconforter...

Sur ce, je m’envole vers Rouyn... Histoire d’un soir... Je vous raconterai demain...

lundi 5 janvier 2009

Fantasmagorique...

La forêt regorge de milliers de fantômes... Certains minus et élancés, d’autres trapus et imposants. Tous ont revêtu leur voile blanc apeurant... Mais quelle beauté...

Ils sont figés dans l’espace hivernal, gigantesques stalagmites, sans qu’une once de vent ne daigne les balancer...
Inertie blanche et doucereuse...

Ne manque que les ailes d'un ange...Ne les voyez-vous pas en arrière plan??...

Dans cet atmosphère ouaté, j’ignore le temps qui passe. J’écoute le silence... Je songe...

À ce qui fut, ce qui est, ce qui sera...

À ce que j’ai été, ce que je suis, ce que je serai...

Je me concentre sur le crépitement des flammes qui lèchent le bois... Ça, c’est mon présent...

Je savoure cette « retraite fermée », je baisse mes paupières alourdies par le manque de sommeil, je me sens en état d’apesanteur...

Je rêve à ...« cet homme qui aura absolument besoin de moi dans sa vie, non pas pour que je m’occupe de lui, mais parce que lui aura un besoin viscéral de prendre soin de moi... »
" Mange, prie, aime " E.Gilbert

Pensée du « moment présent »:
« Les larmes du passé fécondent l’avenir... » Alfred de Musset

dimanche 4 janvier 2009

Isolement ou solitude???....

...« Il y a déjà plusieurs heures que je suis éveillée... mais j’ignore l’heure qu’il est...

Ma nuit fut entrecoupée: rêves, réveils, refaire du feu, aller à la « back-house », faire sortir Méo... Je me suis même permise d’observer la voûte céleste un bon moment...

Depuis mon lever, je suis attablée au petit comptoir de mon camp, transcrivant dans mon agenda « 2009 » neuf (...), dates d’anniversaire à ne pas oublier ainsi que quelques évènements dont j’aime me souvenir une fois l’an, même si certains sont attristants...

J’ai terminé le rite initiatique de l’inhumation symbolique de l’an 2008... Ouf! Calendriers et agenda se sont envolés en fumée dans mon petit poêle à bois... Soulagement...
L’an 2009 est prêt à démarrer sur les « chapeaux de roues », dans mon coeur et « dedans » ma tête...

À l’extérieur, le soleil brille, mais la température n’a pas bougé de son
-20° C... J’entends la machinerie dévoreuse de forêt au loin... Pas si loin en fait... À peine quelques kilomètres... Moi, mon tour est passé, du moins, je l’espère... Il semble que le congé des Fêtes a pris fin ce matin pour ces opérateurs chevronnés...

Je n’ose encore sortir de ma petite lisière boisée, protectrice de ma solitude. J’ai relu une très belle pensée de Paul Tillich à ce sujet:

« Notre langue a sagement senti les deux aspects liés au sentiment d’être seul: elle a créé le mot « isolement » pour exprimer la douleur d’être seul et elle a créé le mot « solitude » pour exprimer la gloire d’être seul... »

Alors voilà, pour moi la nuance est établie...

Je suis dans la p’tite espace boréale depuis 3 jours maintenant. Je compte rentrer à la maison demain, entre autre pour partager un bon repas avec mon Grand, ma Précieuse Brue, ma Douceur ma Belle et mon Gendre Adoré... Ce sera notre façon de célébrer le Nouvel An tous ensemble... Et comme je suis en vacance cette semaine, je projette une courte escapade au Témiscamingue, à Ville-Marie. Histoire de faire une promenade dans une région que j’adore et que j’ai adopté, il y a plusieurs années de cela.

Au retour, j’arrêterai peut-être à Rouyn, casser la croûte avec ma Chum G.. Elle me parlera de son petit fils Jude, je lui parlerai de mon cheminement introspectif...

Elle saura mettre du baume sur la plaie de mon âme... »...

Écrit le 3 janvier 2009, P’tit Nord, 48° parallèle

samedi 3 janvier 2009

La Dame au bois dormant...

Il était une fois, dans une contrée lointaine, une douce Dame, qui passait ses journées à besogner sans relâche. Pendant les jours de semaine, elle aidait d’autres personnes à prendre soin de leur santé. Les soirs et les fins de semaine, elle s’occupait de ses enfants, de la maisonnée, tentait d’être une bonne compagne de vie, et vaquait, au travers de tout ça, à toutes ces tâches reliées aux obligations de l’existence, qu’elles lui plaisent ou non.

Elle virevoltait au fil des jours, s'arrêtant rarement pour reposer ses ailes...

Elle osait même travaillotter sur son « elle » intérieur, car elle aspirait secrètement, atteindre une certaine sagesse et sérénité, deux états d’esprit très enviés, en cette période de « course folle des temps modernes »...
Pour ce faire, il lui arrivait de coucher sur papier, ses humeurs. Ou encore, elle tentait de faire des rapprochements entre ses souvenirs et le moment présent... Plus elle écrivait, plus elle prenait plaisir à jouer ainsi avec les mots, alignant les lettres, les modelant, les sculptant jusqu’à ce que leur sens se précise, devienne éloquence...

Les années passaient, inexorablement, suivant le tic-tac du pendule de sa destinée...

Occasionnellement, elle aimait se réfugier dans la forêt, au milieu de nulle part, à vivre une infime parcelle du quotidien, de toutes ces valeureuses personnes, venues défricher et coloniser sa région, plusieurs décennies auparavant...

S’occuper de tout, pour demeurer au chaud (surtout lors de ces hivers rigoureux...),
S’occuper de tout, pour avoir accès à de l’eau en tout temps,
S’occuper de tout, pour se nourrir convenablement,
S’occuper de tout, pour respecter une certaine hygiène de base...

Et toujours lors de ces escapades, elle avait une pensée pour ceux et celles dont la vie avait pu ressembler à une "p’tite misère", mais qui, malgré tout, en avaient retiré des bonheurs simples et uniques...

Et cette Dame osait penser, qu’à son tour, dans plusieurs décennies de son époque à elle, il se trouverait quelqu' un pour écrire sur "ces" années, où les femmes durent apprendre à concilier travail, vie de famille et vie de couple, et où malgré toutes les facilités de leur ère, ils s’en trouvaient pour gémir...

...que leur vie n’était que « p’tite misère »...

vendredi 2 janvier 2009

L'An 1 de ma Renaissance...

« Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie » Dale Carnegie

Il y a très peu de temps que je connais la science de la numérologie... Inconnue de moi, jusqu’à novembre dernier, j’y ai « goûté » lors de notre retour de Congrès!...
Récidive dans ma vie, voilà que ma Bonne Amie G. m’a remise pour mon anniversaire, une analyse détaillée de mon MOI-MÊME. Je ME résume ainsi...

- j’ai un sens aigu de la justice, pour moi, pas de demi-mesure; ma nature combative me permet d’affronter l’adversité (boff!...)

- je suis énergique (peut-être un peu trop...), j’ai de l’initiative, je suis déterminée et ... impatiente!!... Responsable, généreuse, conviviale, créative (je crois...); j’ai le désir et l’ambition de réussir (tout à fait d’accord...)

- j’ai besoin d’une vie affective valorisante, voire brillante (très important pour moi...); j’ai cependant une « légère » tendance à la domination dans le couple (comprendre « je ne veux pas être dépendante ou étouffée par l’autre... »)

- professionnellement, j’ai besoin d’autonomie

- je suis plutôt sentimentale, recherchant l’équilibre (que j’espère trouver un jour...) et la sécurité (également très important...)

- j’aime le beau, l’art; je suis rêveuse, angélique et romantique...(paraît que ça risque de m’apporter quelques désillusions... Mais je crois encore au P’tit Prince moi!...)

- j’ai tendance à exagérer les petits faits du quotidien (ça c’est « énormément » vrai...)

- je suis compréhensive, capable de compassion et j’ai besoin de m’investir pour une cause (ça aussi, c’est vrai...); tout ça me permet d’évoluer dans la vie...

- je suis hypersensible, passionnée, engagée, imaginative...

- apparemment (l’analyse le dit...) que j’aurais quelques difficultés relationnelles et des problèmes dans mon couple (à votre avis???...)

- je suis une travailleuse acharnée, honnête et solide (?...)

- dans mon cycle de vie, l’analyse souligne que dans les dernières années, j’ai eu de la difficulté à faire des choix (et comment!!!), voulant être sûre de ne pas me tromper (ben voyons!...)

- je devrais intégrer le fait que je dois « assumer » (ça, ça me fait penser à un passage du film « Le grand départ »...) comme je peux, que la « lutte » n’aura pas été vaine... Que j’évoluerai professionnellement et socialement (!...)

Finalement, je serais dans ma dernière « réalisation » depuis le 23 décembre 2007 (ah! Bon!...) marquée par la réflexion (!!!); l’occasion m’est donnée de faire le point (Wow!) et de me consacrer à l’essentiel...
On me dit que cette année, je devrai compter sur moi-même plus que d’habitude (quelle drôle de coïncidence...), que mes projets personnels aboutiront, que le climat se prête à mon développement personnel et professionnel... C’est ce que détermine mon année « 1 », symbole du commencement, de la naissance...
Ma maison « astrologique » est la 11: symbole de relations... Année de tous les projets et de toutes les amitiés...(donc pas de chômage pour vous, désolée...)

Mot de la fin:

« Ce qu’il faut faire, je crois, c’est toujours regarder devant soi, et jamais en arrière, sinon pour adresser une pensée reconnaissante aux jours heureux que nous avons connus... »
Daphnée du Maurier

si ça vous intéresse: http://www.numérologie.ch/main.asp

jeudi 1 janvier 2009

Résolument...

Que fais-je, habituellement pour le Premier de l’An? Non pas un réveillon, ni d’invitation spéciale, ni de voyage ou quelconque folie du genre... Non! La veille du Jour de l’An, MOI, je réfléchis... Je pense à mes résolutions!...

Et oui! À l’ancienne, je m’arrête et me questionne sur ce que j’aimerais soit changer dans ma vie ou dans mes habitudes ou encore, des traits de ma personnalité que j’aimerais améliorer...

Ouf! Que ce n’est pas reposant d’être « MOI »...Toujours à me compliquer l’existence, histoire de ne pas trop M’ennuyer... Il m’arrive parfois de rêver au jour où je « serai »... tout simplement...
Et comme cette année j’aurai en plus, de par vos yeux, témoins de ces engagements, ça m’oblige à être très sérieuse dans ma démarche...
Alors je partage avec vous...

En 2009, je désire...

- limiter l’achat de livres neufs à ma sélection du trimestre chez Québec Loisirs... Les autres devront être soit empruntés à des tiers (possiblement quelques uns (unes) d’entre vous...), soit aller à la bibliothèque (où je devrai devenir membre...) ou soit achetés à prix modique dans cette petite boutique de livres usagés, sise sur la 1ère Avenue... (je me sens obligée d'émettre une exception pour le Salon du livre, qui se tiendra à Amos en mai...quand même!...)
Voilà pour la première...

- ne plus faire de liste de « Choses à faire », genre inscrire à tous les samedis matins que je dois passer la balayeuse, arroser les plantes, faire le lavage, vider les poubelles etc etc etc... et même « ramasser broche dans enclos », prévu depuis 6 ans, ira rejoindre le firmament des anges, c’est-à-dire le néant... Sera fait ce qui me tentera quand ça me tentera...
Ainsi se lit la deuxième...

-poursuivre mon trente minutes d’activité physique par jour, histoire de me garder le « génie », les muscles et le coeur en bonne forme afin d’ÊTRE un jour une Belle et Bonne Vieille Madame...
Ce qui devient ma troisième...

- enfin, la dernière mais non la moindre... travailler très fort à l’obtention d’un certificat en « sérénité »...

Celle-là, je ne vous l’explique pas, je la vivrai...

...avec vous, au jour le jour!...

Qui suis-je ?

Ma photo
Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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