mercredi 31 décembre 2008

Les gestes délicats...

Les petits gestes attendrissants
Qui vous ouvrent le coeur en grand
Et vous sortent du désespoir
Les jours où le ciel est trop noir


Les petits gestes dérisoires
Un sourire, un simple regard
Mais qui repeignent la journée
Aux couleurs de votre amitié


Je les ai reçus en plein coeur
Vos petits mots semés de fleurs
Que je gardais comme un trésor
Aujourd’hui je les goûte encore


Vos petits gestes délicats
Qui caressaient du bout des doigts
Sur les plaies qui faisaient si mal
C’était du miel et du santal

Ces petits riens n’ont pas de prix
Ils se posent comme un répit
Un petit air de délivrance
La musique au bout du silence

Et si toujours je m’en souviens
C’est qu’au plus lourd de mon chemin
Ils étaient là comme un repère
Une étoile sur le désert

Tous ces regards si émouvants
Ces gestes tendres et apaisants
Me retournaient l’âme à l’envers
Et quand le ciel s’est fait plus clair

Ces petits instants dérisoires
Toujours gravés dans ma mémoire
Avaient la couleur de l’oubli
De l’arc-en-ciel après la pluie

Et dans ces gestes sans histoire
Que rien n’avait laissé prévoir
J’ai puisé la force d’ouvrir
Ma fenêtre vers l’avenir...

J’aurais aimé posséder le génie d’écrire ces lignes... Peut-être un jour!
En attendant, sachez que ce sont les paroles d’une chanson d’Yves Duteuil que m’a transmise ma Bonne Amie G...

À vous tous et toutes qui avez été mes ailes , qui m’avez accompagnée, réconfortée, écoutée, câlinée, rassurée, encouragée, guidée, durant ces six derniers mois, je vous souhaite pour 2009, juste retour de l’ascenseur...

Que toutes vos bontés vous reviennent au centuple, et non pas parce que je n’en veux plus, bien au contraire, mais parce que je crois qu’il est temps pour moi, de recommencer tranquillement à voler de mes propres ailes...

Je vous aime...

Bonne et Heureuse Année 2009!!!

mardi 30 décembre 2008

Fière, pas à peu près...

Le vent était cinglant ce matin sur le pont. La neige tombée hier en fin de soirée, rendait la marche laborieuse. Malgré tout, elle fut revigorante, pour mon corps et mon esprit…

Arrivée aux feux de circulation en bas du pont, j’actionnai le signal pour le passage des piétons, et comme la lumière venait de tourner au rouge, dans un réflexe spontané, je me dirigeai vers l’entreprise située juste à ma gauche… À cet endroit, je savais que j’y trouverais l’Amie de ma Meilleure Amie…

Mon idée était de surprendre…et d’en profiter pour transmettre mes vœux du Nouvel An!...

Mon accolade « frimassée » fut bien accueillie, et je vis se dessiner un grand sourire sur ce visage amical…Cette personne est, je dois l’avouer, d’un naturel, très joviale!
Et après bises et câlins (échangés également avec Monsieur de Madame…), je repris la route vers mon lieu de travail…Ce fut mon premier p’tit bonheur de la journée…

Je m’imagine, marchant sur la 1ère Avenue, sourire aux lèvres, fière de mon impulsion du moment (en prime, j’ai récolté une invitation pour le 31…hum! ça me tente drôlement... je commence à en avoir un peu soupé de mon isolement social « volontaire »...j’ai beau avoir du travail à faire sur mon Moi, après tout, c’est le temps des Fêtes!...)

Ma journée au bureau s’annonçait comme une autre , c’est-à-dire rencontrer des gens et effectuer des relances téléphoniques... Comme je souhaitais la Bonne Année à mon premier client à la fin de notre rencontre, je l’entendis me souhaiter pour 2009 « de continuer à faire du bien aux gens…. » Wow! Je fais ça moi?? Et toute heureuse d’être "fière", je travaillai comme un ange le reste de la journée...

...jusqu’au moment où ...

...j’arrivai à la maison et décidai de redresser les deux barrières interdisant l’accès aux motoneigistes autour des pompes à essence et des réservoirs... Vous savez, ce genre d’obstacle, sur lesquels en plus, j’ai broché des pancartes « PRIVÉ »...« DÉFENSE DE PASSER »...
Je commençais à peine à déblayer l’accès à ma boîte aux lettres, quand j’entendis le grondement sourd d’une motoneige... Toujours « fière » de moi, j’attendis pour constater l’efficacité de mes empêchements...

...ET BIEN, CROYEZ-LE OU NON, LA MOTONEIGE EST PASSÉE À CÔTÉ DES DEUX BARRIÈRES!!!...

Je me précipitai à la rencontre du conducteur, soupe au lait comme je suis, pour aller lui dire ma façon de penser... Avec des signes, je l’arrête... elle éteint son moteur... PARCE QUE C’ÉTAIT UNE « ELLE », en plus!!!!

...Et vous savez ce qu’"elle" m’a dit, lorsque je lui ai demandé si "elle" n’avait pas vu que c’était inscrit PRIVÉ???? "Elle" m’a dit: « On se calme!!!... »

...REWOW!

...Je suis chez-moi, j’ai indiqué que le passage était PRIVÉ et on me dit: « ON SE CALME!!! » ...

J’ose espérer que sous le casque ses cheveux, en plus, n’étaient pas...

lundi 29 décembre 2008

Un peu de bon temps...

Bon, peu de temps pour écrire ce soir... J’ai l’impression d’être de retour d’un spectacle de Fred Pellerin!
Wow! Le DVD « Comme une odeur de muscles » est tout simplement génial! D’autant que je l’ai reçu de ma Bonne Amie G. (et je t’en remercie une fois de plus, « il » est vraiment extraordinaire...) et écouté avec mon Amie L., chez qui j’ai partagé champagne et souper pour souligner le Nouvel An (un peu à l’avance je l’admets, mais c’est ce que nous permettaient nos « agendas » respectifs...)

Et voilà que parle parle, jase jase, le temps s'est envolé, et il est l’heure pour moi de reposer mes ailes, si je souhaite donner 100% de moi-même demain!

Je vous laisse en attendant un demain plus « élucubratif»... (je sais, ma Gang de Profs de Vald'or: ce n’est pas un mot du Petit Robert, mais avouez tout de même que ça fait chic!...)

Je joins photo prouvant qu’il n’y a rien comme l’isolement en forêt, la chaleur et la lumière d’un feu de bois pour renforcer les liens « familiaux »...

Bonne nuit (ou bonne journée, c’est selon...)

dimanche 28 décembre 2008


Voilà ce que donne le "look" des cadrages extérieurs, une fois complétés...
Avouez que je développe des affinités avec la scie à chantourner... (je pense au petit sapin, au centre de la planche supérieure...)

Rase-mottes...

Lorsque j’ « atterris » enfin, après avoir « survolé » une route enneigée sur laquelle je laissai traîner mes ailes, seules et uniques empreintes des derniers kilomètres menant à mon camp, ce fut pour me retrouver en plein désert, tout comme St-Exupéry!...

Tout ce à quoi j’étais habituée depuis plusieurs années, était disparu, envolé...

La forêt enchanté s’était métamorphosée en une espèce d’hécatombe végétale. Il s’y dressait bien encore, ici et là, quelques « braves », ouvrant désespérément leurs bras au néant... Rien de plus qu’une désolante désolation...

Je ne savais trop où enligner mes pas tremblants. J’étais seule, il fallait que je m’y retrouve...

J’ai regardé tout mon bagage: vivres, eau, matériaux, outils... Tant pis, j’abandonnai le tout, là où il se trouvait et partis bravement, affronter ce nouveau coup du sort...

Mon parcours fut parsemé d’embûches! Je contournai moult obstacles, trébuchai à plusieurs reprises, allant même jusqu’à chuter!...
Je protégeais mon P’tit Bonheur du mieux que je le pouvais... Terrifiée, je la sentais trembler dans mes bras...
Je progressais lentement, cherchant un indice, vestiges d’un passé pas si lointain, refusant de rebrousser chemin, ou encore de m’admettre vaincue avant même d’avoir tenté d’essayer quoi que ce soit...

Après de longues minutes de marche, je reconnus l’embryon d’un ancien sentier. J’arrivai dès lors, rapidement à destination, soulagée de constater que tout était intact. Mon précieux trésor était préservé!

Mais je devais retourner chercher ce que j’avais laissé en plan...

Je ramassai un rudimentaire traîneau, qui, je l’espérais, me permettrais de tout rapporter en un seul voyage. Le trajet inverse se fit plus facilement, le repérage étant facilité.
Je chargeai l’imitation de luge. Seules les planches, devant parachever les cadrages extérieurs, n’y trouvèrent place. Tant pis! Ce serait mon activité de demain...
Un proverbe me vint alors à l’esprit: « À coeur vaillant, rien d’impossible. » Et pas à pas, tirant mon lourd attribut, peinant, soufflant, sentant mon coeur battre à tout rompre, j'entrepris la traversée de cette immense et perfide étendue...
Épilogue:
Je n’ai pas vu de Petit Prince, mais un bon Roi apparut et m’offrit d’aller quérir mes planches. Ce que j’acceptai avec empressement. Même sur le bruyant engin, il fut ardu de traverser cet immonde bûcher qui sépare maintenant la route, de la petite lisière de bois entourant toujours mon petit « camp de filles »...

samedi 27 décembre 2008

Éphémère chimère...

...« Je voyais très clairement les traces de pas dans la neige... Jumeaux en paire, ils remontaient l’étroit chemin menant tout en haut de la montagne... Le temps s’était maquillé de silence léger, les heures, saupoudrées de coups d’ailes voilés... Seul le crissement des bottes se faisait entendre...

Au détour d’une courbe, apparut une maison pièce sur pièce toute illuminée de l’intérieur. De larges fenêtres ornaient la façade. Coquette derrière ses carreaux, elle invitait à y entrer...

Ce qu’ils firent avec empressement...

On pouvait les voir, s’affairer autour de la cuisinière à gaz. Leurs visages rayonnaient, les éclats de rire fusaient. Coupe de vin à la main, ils passèrent à table... En écoutant bien, on entendait la musique de fond: douce, classique, violonée...
Pendant le repas, ils n’eurent de cesse de gesticuler, de converser...

Jusqu’à ce qu’il se lève et l’entraîne dans une valse à trois temps, tourbillonnante, enlevée...

Souper achevé, ils se retrouvèrent sur le canapé, chacun accoudé à l'extrémité opposée, à siroter un thé vert au jasmin... Un livre à la main, ils se jetaient subrepticement des regards passionnés...
Discussion sur le projet du lendemain: escapade en avion, destination prévue...

Plus tard, ils prirent la direction de la chambre à coucher... Doux moment d’intimité...

Le lendemain, très tôt, ils atterrirent doucement sur la couche de glace qui recouvrait le lac. Le camp était caché par les hautes épinettes. Rapidement, ils firent du feu, recueillirent la neige qui servirait d’eau « courante » plus tard... Ils profitèrent de la belle journée qui s’offrait à eux, sans arrière pensée...

Ils sortirent à la tombée de la nuit. Le ciel étoilé n’attendait qu’eux. Ils s’emmitouflèrent dans une chaude couverture et s’allongèrent sur le banc de bois. Ils se mirent à compter les étoiles filantes... Les voeux se succédèrent, porteurs d’espoir, d’amour inassouvissable...

Ils demeurèrent ainsi longtemps, très longtemps... Le temps que ce temps devienne réalité... »

vendredi 26 décembre 2008

Agréable compagnie...

Hier après-midi, j’ai profité de la présence du soleil pour pelleter les « quelques » flocons ayant osé descendre du ciel en même temps que le Père Noël... Le conducteur du chasse-neige n’avait pu la veille, déblayer convenablement, à cause des nombreux véhicules éparpillés dans la cour...
Malgré l’incongruité de l’activité, cela me réchauffa le coeur et m’emplit d’un p’tit bonheur à saveur de plénitude...

Par la suite, je fis un saut chez mon Amie M., le temps de siroter un café et de se raconter nos histoires de vie. Les heures s’écoulèrent, bonnes et précieuses. Je décidai à ce moment, de prendre entre autres résolutions du Nouvel An, d’être plus assidue dans mes rencontres avec elle en 2009... Pour maintenir ce lien d’amitié qui nous unit depuis déjà plusieurs années et que je ne souhaite pas voir s’éteindre...

Et comme j’avais inscrit sur mon menu du jeudi 25 décembre: « Je suis invitée à souper en agréable compagnie », mon souhait s’est réalisé ! Et même deux fois plutôt qu’une!

J’avais reçu plus tôt cette semaine, invitation de ma Bonne Amie G., que j’ai finalement décliné pour partager le repas de Noël de ma Belle Dame D. qui se retrouvait seule, elle aussi.
Après avoir cuisiné un « non » traditionnel repas, je fis les 10 kilomètres me séparant de cette Dame. Et nous partageâmes instants de tendresse, de conversations au gré des élans mnésiques de nos existences respectives...

Retour au bercail, sans heurt ni pincement aucun... Bravo! Je prends du mieux!

Et de m’atteler à la rédaction de futurs billets car je m’absente jusqu’à dimanche... « je prends des vacances de moi... dans le fond d’un trou, où personne va pouvoir m’retrouver"... La Chicane

Je vous laisse sur ces mots de LaFontaine: « Sur les ailes du temps, la tristesse s’envole... »

... Je le sais, je le sens...

jeudi 25 décembre 2008

L'habit de Noël...

De quel qualificatif pourrais-je habiller ce réveillon de Noël?

Neigeux serait très réaliste, pour ne pas dire très « terre à terre »... Hum! Trop simple...

Magique serait quant à lui, peu original... car aucune trace dans mes souvenirs, d’un Noël qui ne le fut pas...

Unique conviendrait beaucoup mieux, en faisant abstraction que celui de l’an prochain le sera tout autant...

Magnanime lui irait bien, si je peux me permettre d’accoler cet adjectif à un moment de vie...

Rassembleur serait approprié, pour avoir réussi à réunir sous son imaginaire manteau, toutes les personnes qui me sont si précieuses et qui forment ma seule et combien essentielle, famille...

Généreux reviendrait d’office, lorsque j'ai rédigé de mémoire, comme à chaque lendemain de cette fameuse nuit, la liste des présents reçus tant pour mon anniversaire que pour le Noël...

Rassasié correspondrait, si je me fie aux commentaires de mes convives lorsqu’ils ont quitté la table (en fait, ils ne l’ont jamais quitté... c’est toujours autour de cette même table que se poursuit la veillée!...)

Chaleureux l’imagerait, nonobstant le fait que, réalistement, ma Meilleure Amie ait eu les mains gelées une partie de la soirée (...), que ma Précieuse Brue dût revêtir sa veste(...), que mon Énigmatique Frèrot voulut à tout prix « mettre une bûche » dans mon foyer... électrique!(...)

Philanthropique, finalement, le résumerait à merveille, si je m’accorde l’emploi de cette métaphore...

Et je vous avouerai que, malgré tous les évènements des derniers mois, ce fut l’un de mes plus beaux Noël à vie...

Peut-être est-ce dans la continuité de ma renaissance...

Y croire me donne l’espoir, que très bientôt mes ailes sauront , à nouveau voler...

mercredi 24 décembre 2008

MA journée à moi...

Ce jour, c’est mon jour! Celui où je serai la Reine de la journée... Celui où j’aurai le droit de demander ce que je veux, quand je le veux... c’est la règle dans ma famille! (enfin, ça marchait pour mon Grand et ma Douceur ma Belle... alors, ça devrait marcher pour moi aussi, non?...)

Hier soir, à mon retour de mon gardiennage (j’ai d’ailleurs passé une super soirée avec mon Elliot, 3½ans: trottinement sur la première avenue, magasinage, souper au McDo, escapade chez-moi pour faire la connaissance de Céphalée, P’tit Bonheur et Méo...), bref, à mon arrivée, après avoir déneigé quelque peu le stationnement de mon Grand, je suis allée me balancer, en manteau de fourrure, sur la vieille balançoire à cordes, située près de la Base...

Visage au vent, j’ai gobé flocons sur flocons, jusqu’à en avoir des nausées (en fait je crois que les nausées, résultaient de l’addition du balancement avec les fajitas, mangés plus tôt...)

J’ai observé le « bas de vent » (windsock...), au trois-quart déchiqueté, indiquant laborieusement la direction du vent en provenance du sud-est... Et j’ai eu une pensée pour ma Bonne Fée, sur son archipel...
Lorsque mon regard s’est porté sur mon lac gelé, sur le petit chemin qui monte la colline à droite, vers le sud; sur toute cette blancheur, sur cette fine poudrerie descendant du ciel... Sur cette « ouateuse » soirée...
J’ai observé avec mes yeux, pour toi, ma Bonne Fée, pour que ton Noël soit un peu Abitibien, un peu blanc, malgré les milliers de kilomètres qui t’en sépare...

Puis, j’ai eu une pensée pour MON amie les deux LL, qui m’avait en novembre dernier, fait un exercice de numérologie, se révélant être l’an « 1 » dans ma vie... donc, un nouveau départ, pour je ne sais où encore... Mais nouveau départ quand même!!! Je le prends, car en plus, je débute une nouvelle dizaine... alors, ce sera très facile à suivre... Jusqu’à la neuvième année!!...

Finalement, mes pensées se sont envolées vers ma Bonne Amie G., qui m’a spontanément offert de faire partie de ses invités de son souper du 25... Comme cette offre me touche Chère G.! Et comme cette offre te ressemble...

Finalement, ce soir, en errant avec mon Méo, dans cette cour désertée, je me suis sentie bien, chez-moi, bien ancrée... et j’ai remercié 50 fois la vie pour ce qu’elle m’offrait... Et à la 51ème fois, j’ai réalisé que dans mon prénom, il y avait le mot « vie »...

Et j’ai décidé que c'est cette "vie" qui me donneraient des ailes pour la prochaine année!!

mardi 23 décembre 2008

Coqs de glace...

Tous les soirs, je ME souhaite une bonne nuit, beaux rêves et surtout, j’aspire avoir le bonheur de ne rouvrir les yeux qu’au petit matin... Genre si possible pas avant 5 heures!...

Hier soir, voulant ME « rembourser » du sommeil que j’avais au crédit, je décidai d’aller au lit très tôt. Avec un petit coup de lecture et l’aide licite d’une certaine substance médicinale, à 21heures, je fermai les yeux sur mon lundi...

Les heures s’écoulèrent sans réveil... quand tout à coup: grondement sourd mais grandissant, moteur pétaradant (probablement un de ces engins monstres gonflés à bloc pour la vitesse...), vacarme inimaginable à cette heure de la nuit: il est ...5 heures!!!!

J’imagine qu’il va finir par entrer par la fenêtre de ma chambre (curieusement, j’ai toujours eu la malheureuse impression d’habiter en plein centre d’un sentier de motoneiges...). Mais non! Il poursuit sa route, avec à sa suite, une autre de ces machines infernales...

Et bravo pour le savoir-vivre! Et le savoir-être...

Rageant contre ces damnées motoneiges qui envahissent ma vie, mon espace, mon terrain, mon environnement depuis bientôt quatorze ans bien sonnés, sans aucune gêne, ni aucun respect quant à la quiétude des habitants des alentours, je me mets à inventer des barricades qui bloqueraient tout accès possible au devant de ma maison... Tout en sachant à l’avance que c’est peine perdue... Ces véhicules passent littéralement partout...

7h45
Je suis au travail. Ma Gentille Consoeur E. commence à raconter l’épopée nocturne survenue chez sa mère vers 5h45...

Deux individus sont venus frapper à sa porte... trempés jusqu’aux os!!! Ils venaient de passer avec leurs bolides, de la promenade sur neige à celle à l’eau claire! Deux personnes qui pour des raisons inconnues de moi (mais dont je peux envisager certaines hypothèses par expérience antérieure...), n’ont pu prévenir cette brusque fin de randonnée, froide et « humide »...à souhait!

Ça valait bien le coup de venir faire les « coqs » et de me réveiller à 5 heures... Comprendront-ils la leçon ?

Une motoneige, ça n’a pas d’ailes encore bien moins de « flotteurs »...

lundi 22 décembre 2008

Dans le temps comme dans le temps...

Grosse journée! Je n’ai pas eu le temps de sortir à mes pauses, ni ce midi. Faut dire que le froid ne m’y a pas incité non plus!

J’ai au moins fait l’effort de marcher ce matin... et de faire le chemin inverse ce soir! Et là, je suis si bien, au chaud, emmitouflée dans ma doudou... à penser...

... que demain soir, je « garde » et qu’après-demain... c’est le réveillon!...
Le pire, c’est que ça ne me « stresse » même pas... Comme si ça avait moins d’importance...

Bon, pour moi ce sera, somme toute, assez tranquille. Un souper le 24 et... c’est tout! Et c’est bien correct comme ça! Je compte aller à mon camp avec Méo et P’tit Bonheur, du moins pour la fin de semaine...

Et la semaine suivante sera une réplique exacte de cette semaine, souper en moins... Je m’en irai plus tôt au camp, préalablement chauffé par mon Grand, je l’espère, le 31. Je passerai mon jour de l’An bien tranquille devant mon poêle à bois...

J’ai prévu l’achat d’une bonne réserve de livres. À faire un peu de plein air au travers, ça devrait être de tout repos...

Peut-être, par la suite, oserais-je me pointer le nez dans les environs de Montréal en début janvier...

Si mes ailes acceptent de me porter...

Je verrai bien, dans le temps comme dans le temps...

dimanche 21 décembre 2008

Quatre jours...

Quatre jours que ça va bien, que ça va mieux...

Quatrième nuit à avoir roupillé comme un bébé, sans aucune interruption... (Tenez-vous bien: j’ai ouvert les yeux à 8:15heures ce matin... Wow! Il y avait belle lurette que je n’avais vécu cela!...)

Quatrième matin à m’éveiller sans pincement au coeur, sans lourdeur, sans penser de quoi serait fait demain...

Quatrième journée, à avoir le goût de vivre mon quotidien, à relever la tête et à me dire que tout continue, que c’est même à peine, un peu plus différent qu’ « avant »...

Quatrième fin de journée, à être bien en MA compagnie, à écouter de la musique de Noël, à illuminer MA maison, à ME popoter un bon plat de « poulet à la Pierrette » qui parfume MA chaumière d’une odeur alléchante...

Et ce sera une quatrième belle et bonne soirée, à simplement profiter de MON « précieux présent »...

Car...

Peu importe comment je vois les choses, comment je peux les vivre, comment je les ressens, je veux profiter de ces accalmies bienfaitrices au maximum...

Je suis parfaitement consciente que chaque jour m’éloigne toujours un peu plus de cet orage qui rage, que le « meilleur est à venir », comme me le disent si bien tous mes amis, qui doivent encore pour l’instant, suppléer ...

...MES ailes...

samedi 20 décembre 2008

Proscratination ou l'art de remettre à demain...

Je fonctionne avec des listes... Depuis toujours, du moins d’aussi loin que je me souvienne: listes de commissions, de choses à faire, à ne pas oublier, liste d’anniversaire, liste de clients à rappeler, liste de suggestions de cadeaux, liste de procédure pour le roulement de la Base, de la maison...
Et également du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours eu de la difficulté à effectuer les tâches inscrites sur celle « À FAIRE »... Et c’est pire depuis le 6 novembre... Certains devineront pourquoi...
Mais voilà qu’en ce beau jour de décembre, un regain d’énergie, depuis longtemps attendu, a surgi de mes entrailles! Commencement du renouveau? Ou simple poussée d’adrénaline? Toujours est-il, que j’en ai profité pour déployer mes ailes et jeter un oeil sur la « fameuse » liste « existentielle »...
J’y ai vu, entre autres, « peinturer planches pour le camp... » Il y a bien longtemps que je la reporte celle-là! Je peux même affirmer qu’elle était sur ma « liste » de tâches à faire en ...2007! Bon, ok! J’ai un « peu » de retard... à peine...
Tout d’abord, sachez que le projet « camp de filles » était, au départ, un plan quinquennal, et ce pour plusieurs raisons, la première étant que je ne disposais pas d’une disponibilité infinie de la part de ma DMA. Je dus donc répartir les tâches que je n’aurais su réaliser par moi-même, sur plusieurs mois voir plusieurs années... Une autre raison fut monétaire, bien entendu!... Et finalement, comme je ne voulais pas que ça devienne une obligation, JE m’étais répartie le travail de façon « équitable » pour mon moi-même, afin de pouvoir profiter de bon « temps », de « temps en temps » par la même occasion!...
Donc, je désirais de jolis cadrages pour mes fenêtres extérieures. C’est ce qui me reste à faire pour enfin pouvoir dire que le camp est terminé.
Un peu plus tôt cet été, j’ai fabriqué des volets, avec en leur centre, une silhouette de sapin. Et je voulais recouvrir le haut de la fenêtre avec une autre planche taillée en pointe où je collerais, un petit sapin découpé dans une feuille de contre-plaqué... Voilà, les étapes se sont effectuées jusqu’à celle de « peinturer planches pour le camp... » Et devinez quoi?
Oui, c’est fait, frais peint de ce pm, je pourrai rayer de la liste! Je suis fière de moi!
Ne restera qu’à coller clouer les petits sapins au centre, pré percer les planches de 2 trous à chaque extrémité (pour éviter qu’elles ne fendent lorsque je les poserai...), les transporter au camp et finalement les installer!
Pourquoi faut-il toujours que les listes s’allongent d’elles-mêmes?...

vendredi 19 décembre 2008

De bons voeux...

Chaque année, je perpétue une vieille tradition et j’envoie, sur les ailes de la poste, une trentaine de missives pour Noël... Bref résumé de mon année « familiale », parfois messages d’humour, de passion... mais toujours d’amour...

Des voeux qui partent du fond de mon coeur, vers les coeurs qui me tiennent à « coeur »...

Ce soir, à mon retour, trois réponses attendaient sagement dans ma boîte aux lettres...
Trois cartes qui m’ont touché différemment les unes des autres...

Sur l’enveloppe de la première, j’ai discerné les traces du long voyage effectué pour parvenir jusqu’à moi... Elle sentait le vent et l’eau salée, avait un goût d’espoir et d’amitié... Et je réalise que tout ça n’a pas de frontières... Peu importe la distance, il y a toujours dans la vie, espace réservé pour les proches... Merci ma Bonne Fée!... (la reproduction du p’tit camp « illuminé » et des oiseaux, me parle beaucoup...)

La deuxième, toute de rouge vêtue, apparaissant comme un grand sourire, fut plus qu’une surprise: ce fut une Très Agréable Surprise!... Chère Cousine! Comme ton geste me touche! Je reçois tes souhaits comme un clin d’oeil, un exprès filial, un lien du sang... Puis-je ici t’exprimer, à quel point j’ai toujours eu beaucoup d’admiration envers toi? (et bien sûr que j’attendrai tout de même MON souper l’été prochain...)

La troisième, mais non la moindre, provenait d’une personne qui, malgré le temps qui cherche à nous éloigner, demeure pour moi, une source d’inspiration, un modèle de femme, de professionnelle, d’amie... Chère et douce G., toi qui a pris la peine de me retourner un mot, alors que nos cartes se sont croisées dans un premier temps... Toi qui sait si bien être pleinement TOI... Comme je souhaite te voler un peu de cette belle sagesse, de cette intense joie de vivre...

Trois cartes, trois femmes, trois messages d’amitié...

Comme la vie est bonne pour moi...

jeudi 18 décembre 2008

Gentil Monsieur...

Non, pas le même, un autre... Un peu moins âgé, tout aussi charmant...
Grisonnant, yeux coquins, regard immensément bon... Stature imposante, de corps et de... coeur?...

Rencontres fortuites, semées ici et là, au hasard de nos vies, de nos pas...
Moments aléatoires, non voulus, non choisis, courts instants où veulent jaillir des étincelles, étoiles filantes... Signes, synchronie...

Impression fugace de se connaître ou de se reconnaître... peut-être était-il là quand j’ai eu ce grand « déchirement », l’espace de quelques minutes, à être si près, si inconnus... A-t-il pu sentir mon désarroi, se souvenir de mes appels désespérés?...

Et tous ces frôlements en des lieux exigus, ces chassés-croisés, ces sourires échangés... connivence, complicité... Proximité partagée pendant quelques années, à quelques reprises... Rien d’exubérant, ça se compte sur mes dix doigts...

Mais là, ces dernières semaines, nos chemins se croisent, s’entrecroisent, semblent vouloir converger dans une même direction...

...Illusion??...

Quand je l’aperçois, le temps suspend sa course... comme le flocon, fragile qui s’accroche, avant de poursuivre mollement sa folle « envolée »...

Si de loin, je crois reconnaître l’éclat de sa présence, je me fige, imperceptiblement...

Si, dans mon être, un étau se resserre, m’imposer son visage me calme, m’apaise...

Je sens en lui un fond de timidité, de retenue qui ne fait qu’augmenter son mystère... Il possède un aura de bonté, de sérénité... Sagesse??...

Je m’imagine à ses côtés, marchant sur un sinueux sentier montagneux... Je nous vois arriver à un petit gîte... Il y fait bon, un feu brûle...

Jeu de mon imaginaire « ailé » ou réalité???

...Énigme...

mercredi 17 décembre 2008

Le "temps" de l'écrire...

Réalisez-vous que très bientôt, l’ « automne » disparaîtra pour les 9 prochains mois??
Et que dans seulement 9 petits mois de « rien du tout » l’on dira: « Déjà l’automne!... »
Hallucinant, n’est-ce pas, de penser que l’hiver n’est pas même arrivé... ...et que je parle déjà du prochain automne...
Qu’est-ce que ce sera dans 3 mois???...

Le printemps?...
Je dirais que oui!...

Dans trois minuscules mois de « rien du tout » ce sera le renouveau, les bonnes odeurs, la terre qui dégèle... Trois mois et l’hiver s’en ira...

...mais l’hiver n’y est même pas...

Alors si je dis: « Dans 6 mois je vais me baigner au lac... ». Six imperceptibles mois se seront écoulés entre ce moment et celui de ma baignade... Que six mois!...

Et pour ces gens, qui apprendront demain qu’ils seront parents, il s’écoulera théoriquement environ 7 à 8 mois, avant que ne se pointe le rejeton... pendant l’été...

Pour ceux qui prendront leur retraite dans 6 mois, ça semblera une éternité... Pour ceux qui quitteront peut-être cette terre d’ici ce temps, ce sera une brièveté...

J’entends les gens soupirer... Non mais! Et le moment présent? Le « ici et maintenant », le « here and now »... le précieux présent?... Je sais, je sais, vivons chaque instant, comme si c’était le dernier, savourons-le, profitons-en... Aimons chaque minute de vie, apprécions chaque parcelle d’heure, estimons chaque jour, un jour à la fois... Et le temps passera tout de même...

Si j’écris ce soir sur les saisons, sur le temps, c’est qu’il y a en moi, un besoin viscéral de faire un saut d’ange en avant... Me transporter dans ces quelques futurs mois, loin de mon présent « présent »...

Mais en attendant, je dois vous avouer, que ma saison préférée c’est...

...L’HIVER!!!! (et je compte bien le voir passer!!...)

mardi 16 décembre 2008

petit extra ce soir... exercice pratique d'un cours théorique de ma Bonne Fée... Merci Marraine!!!

Ce je ne sais quoi...

Je ne comprends pas pourquoi... On le sent à peine venir... Puis tout à coup il envahit, étrangle, étouffe jusqu’à éclatement...
On se sent très bien, puis la minute d’après, c’est le désastre!...
Comme si la pire catastrophe terrestre venait de se produire...
Cataclysme émotif, triste tulami, cyclone affectif...

On peine à l’éviter, à le prévenir... L’épuisement nous guette, comme s’il s’amusait à nous « étreindre » pour nous « éteindre » lentement, inexorablement...

« Du coup, je reprends mon souffle, je sens l’air passer dans mes bronches... et sous mes ailes meurtries... »

Puis tout bloque à nouveau... Je me sens oppressée, je suffoque... je plonge...

Rien n’y fait: ni pelletage « agressif », ni marche rapide, ni même conversation téléphonique... Il est là, tout près... Il guette, sournoisement, il attend le moment pour envahir...
La douleur se pointe, s’enracine... Adieu techniques, visualisations, simulations... rien ne l’arrête... Il s’infiltre dans chaque cellule, se glisse jusque dans le tréfonds du corps physique et moral...

...désolante honte de n’avoir pu prévoir toutes les possibilités de matérialisation de ce misérable cancre...

...colère d’abnégation du « j’aurais peut-être dont dû... »...

...affliction de subir ce marasme désolant... comme si j’avais du plomb dans l’aile...

...comme si toute cette souffrance ne pouvait être présage d’espoir qu’un jour la joie envahisse à nouveau mon moi...

...chagrin d’amour, chagrin d’un jour, chagrin tout court...

lundi 15 décembre 2008

Lumineuses maisons...

J’ai, depuis quelques années, une irrésistible attirance pour tous ces beaux tableaux illustrant des maisons lumineuses, de belles demeures à deux étages, où l’on voit la lumière orangée, se faufiler par les ouvertures...
Des couronnes de gui accrochées aux pignons...
Des galeries couvertes de poudre blanche...
Des sentiers à peine tracés qui mènent tout droit à la porte d’entrée...

Lorsque je me rends à mon camp de « filles », dans le P’tit Nord, je suis capable de ressentir la même quiétude que celle qui m’habite quand j’observe ces toiles ou ces images...
Quand je reviens vers ma cabane par mon sentier, je peux voir briller par les fenêtres, mes bougies, allumées par dizaine. Un sentiment de calme m’envahit... Je me sens attirée par cette lueur blafarde, scintillante, joyeuse... au milieu de nulle part...
Elle me donne le goût de vivre, de déployer mes « ailes » pour retrouver un peu de chaleur humaine...
...je m’imagine, blottie dans des bras musclés, à écouter de la musique, à regarder vaciller les flammes par la vitre du poêle à bois... à siroter un thé vert au jasmin ou encore à faire un p’tit roupillon, lovée sur ma causeuse en osier, emmaillotée dans une couverture...
Écouter le silence, les craquements provenant de la forêt... Simplement vivre et en savourer chaque instant
...

Tout ça parce que j’aime ces illustrations de vieilles maisons illuminées...

En fait, j’aime tellement, que j’ai justement fait l’achat de l’une de ces reproductions la semaine dernière, à la boutique de ma très Talentueuse Photographe Préférée. Elle est magnifique (la toile... mais la Photographe l’est également, ainsi que tout ce qu’elle fait...)
Elle représente la rue d’un village d’antan avec en plus une carriole tirée par un cheval blanc... Paysage enneigé, brillance...

Mon Psy Favori m’a expliqué ce matin que si ça me fascine tant c’est que ça me ressemble... en quelque part...

...je veux bien le croire, ça semble tellement beau et apaisant à l'intérieur!!!...

dimanche 14 décembre 2008

Mon beau sapin...

Ce matin, je me suis levée « très tôt »... (très tôt signifiant: être capable de saluer le conducteur de la charrue quand il passe devant la maison... à 5h45!).
Après avoir fait les tâches que l’on s’attend de faire à une heure aussi hâtive, c’est-à-dire passer la balayeuse, faire la liste d’épicerie etc(!), je suis allée prendre mon rituel café avec ma Meilleure Amie et mon Bon Cousin. Après de copieux rires, j’ai repris le chemin de la maison, car aujourd’hui était LE grand jour: celui d’aller quérir mon sapin de Noël!
Eh oui! Cette année j’ai décidé qu’exit le vieil artificiel qui sentait le moisi, et bienvenue au naturel avec sa fraîche odeur de... sapin!
Et comme aller chercher un sapin est une belle activité « familiale », où l’on entend les éclats de rires fusés, et où l’on en profite pour se bombarder de balles de neige, ou encore pour se lancer dans une course effrénée en raquettes dans la neige molle pendant que les autres cherchent désespérément le plus beau « roi » de la forêt...

Non mais je rêve ou quoi??? Activité familiale mon oeil! J’étais seule au rendez-vous...
J’avais pourtant réservé mon Grand pour l’occasion, mais « ça eut l’air que Parrain, a eu priorité sur moi, et que certains avions en état d’ « hibernation » avaient désespérément besoin qu’on leur retire un peu de leur blanche couverture »... Premier constat...
Qu’à cela ne tienne! Après avoir fait le tour de tous les bâtiments qui se situent sur ce terrain de 700pi X 800pi, je trouvai enfin l’objet de ma fouille: une HACHE...
Parce que pour avoir un sapin « naturel », encore faut-il tout d’abord le trouver, ce que je fis prestement, puisque mes yeux d’ange en détecta un sur les abords de la piste d’atterrissage, solitaire ne demandant qu’à avoir quelque compagnie pour le temps des Fêtes... Il fut donc aisé de le convaincre de revenir avec moi...
Je pris donc mon courage d’une main et ma hache de l’autre, et j’abattis mon « roi ». Et de revenir avec mon tendre et doux, juché sur mon épaule, dans la neige molle, en raquettes, ma vision obstruée par les branches... Deuxième constat...
Puis je lui ai trimé la silhouette, juste un peu; après tout, c’était un sapin « naturel » que je voulais... Et je l’ai fait entré dans ma demeure... Et c’est avec ma Douceur ma Belle et ma Précieuse Brue que nous l’avons décoré, non sans peine ni éclats de rire (enfin!!)... Car vous devriez finalement voir à quoi ressemble mon « beau sapin »...Troisième et dernier constat...
Mais ce sera avec lui que se déroulera la fête de Noël 2008...et avec aucun autre...

samedi 13 décembre 2008

Bâtir le pont...

L’eau a figé sous le pont, l’hiver l’a emprisonné dans ses glaces... comme une relation amoureuse qui rend l’âme et se « fige » dans le temps pour devenir souvenir...
Il fut un temps où l’eau coulait librement, entraînant son lot de bons et mauvais moments. Parfois elle prenait l’allure d’une eau trouble où l’on n'y voyait rien... Parfois elle était aussi cristalline qu’une source...
Le courant y était parfois intense, parfois calme... Les moments d’apaisement alternaient avec ceux plus tumultueux...
Exactement comme dans tous les couples...

Puis vint l’hiver... Avec sa froidure et ses blessures... Celles qui n’en finissent plus de faire souffrir et qui tardent à guérir...

J’ai longtemps rêvé d’arriver à la « rivière »... Et lorsque enfin j’y suis parvenue, quel ne fut pas mon étonnement de réaliser qu’il n’y avait pas de pont pour la traverser...
J’ai tenté à maintes reprises d’en bâtir un, mais chaque essai fut un échec... Mais je travaillais seule, et c’est toujours beaucoup plus ardu, surtout quand on ne sait pas très bien comment si prendre...

Depuis ce temps, je bats de l’aile. D’épuisement, j’ai lâché prise et décidé de poursuivre ma route comme bon me semblait... En longeant la rive d’où je venais...

En espérant qu’un jour je trouverai, berges plus étroites qui me facilitera le passage vers l’autre rive, celle qui m’est inconnue à ce jour, celle de la liberté, sans remords ni culpabilité... Celle qui me fera voler de mes propres ailes...

Cette histoire est un vieil adage, que vous avez sûrement déjà entendu...

Il m’a été conté par un ami de longue date, que j’ai perdu de vue depuis...

...Dommage, je suis certaine qu’il connaissait lui, la meilleure façon de « fabriquer » le pont...

...il aurait pu m'apprendre...

vendredi 12 décembre 2008

Déception...

Découragée, je suis découragée... vraiment, découragée...
Je venais de terminer la rédaction de mon billet, sur lequel je travaille depuis environ 2 heures, quand tout à coup, on me demande:.. « si je désire l’enregistrer »... (sans que je l’aie demandé...)... et de « cocher » oui... Et il a disparu... envoler... dans les néants de l’ « internautique »... Et puis zut! Et rezut!...
Pourtant c’était un si beau billet... Il racontait ma rencontre avec un Gentil Monsieur, celui que je n’avais eu la « chance » de croiser depuis belle lurette...
Et il disait aussi que ce GM, possédait un camp dans le même P’tit Nord que moi... Et que nous avions échangé sur nos derniers déplacements à cet endroit...
Et ce billet parlait aussi, de tous ces gens qui gravitent autour de nous et qui nous aiment et nous apprécient sans que l’on réalise vraiment ce que nous représentons pour eux...
Et ce billet traitait aussi, de cette merveilleuse Capillicultrice Préférée, spécialiste des cheveux d’ange, à qui j’avais demandé d’ajuster ses prouesses capillaires à mon état psychologique du moment...
Et je finissais en disant qu’Elle avait réussi...
...en fait...
... je trouve que je ressemble à l’ange « Philadelphia » de la télé... Sauf que la couleur qui recouvrait mes cheveux de « personne d’âge mûr », s’est mutée en « tirant sur le gris »...
Mais qu’à cela ne tienne, l’ancien billet mentionnait aussi, que dans peu de temps, mes cheveux seraient aussi moka qu’une blonde peut être blonde...
Et je vous laisse là-dessus, vraiment très déçue, d’avoir perdu le « premier » billet...

jeudi 11 décembre 2008

Demain...

Promis, demain, je vous pond un petit quelque chose... Ce soir, ce n'est plus le temps... Et je suis si fatiguée...

mercredi 10 décembre 2008

Ma Meilleure Amie...

Merci à toi... toi qui a toujours été là, dans les plus beaux comme les plus mauvais moments...
Merci à toi... pour cette écoute, ces paroles réconfortantes...
Merci d’être toi, différente de moi...
Merci d’ « être », tout simplement...

J’aimerais avoir ta force, ta maturité...
Pourtant ce devrait être mon lot à moi, d’être là pour toi...
Mais tout à coup, je me sens si faible, si fragile...
Et j’ai besoin de toi... et tu es là... comme toujours...

Tu n’as pas à inventer de paroles « philosophiques »,
Elles s’envolent de ta bouche comme un souffle exhalé,
Elles contiennent sagesse et vérités...
Tout simplement...

Tu me fais du bien, mais je me retiens...
Comme si à boire à ta source risquait de t’épuiser...
Et cela, je ne veux point...
Tu m’es trop précieuse...

Avec un nombrilisme insensé,
Je me suis encore une fois,
Penchée sur moi, et sur moi seulement...
Et permise d’abuser de ton temps, de ta disponibilité...

Merci à toi... toi qui est toujours là, peu importe l’heure ou le jour...
Peu importe mon âge...
Peu importe la saison...

Merci à toi... toi qui, je sais, seras toujours là... pour moi...
...Toi, ma Meilleure Amie...

mardi 9 décembre 2008

Une belle journée...

« Ce sera une belle journée », me suis-je dit en prenant la route du travail ce matin. Stationnée chez ma Belle Dame D., j’ai longé la rivière, profitant du matin floconneux et duveteux... Un matin, tout de blanc vêtu...
En passant devant la maison du Meilleur Ami de ma Meilleure Amie, je me surpris à le saluer en pensée et à imaginer ce que serait sa journée... Comme celle du voisin de droite, et de celui de gauche...
J’aime m’inventer des histoires sur les gens... et le pire c’est que je finis toujours par y croire... D’accord, pas toujours sain pour l’esprit, mais ça fait passer le temps, et du temps moi, j’en ai beaucoup à passer, alors, je m’y emploie... Et sérieusement à part ça!!!
Lorsque je suis arrivée à destination, j’étais couverte d’une poudre scintillante et ... magique... (me suis-je dit!...). Sûrement un effet de l’Oie, effet de mon imaginaire « ailé »... Vous ai-je raconté l’histoire de la petite Oie argentée qui est suspendue à la chaîne que je porte au cou??...

...Vous savez, ce fameux 24 heures de vacances, passé au « Gîte de l’anse aux oies » à l’Islet-sur-Mer? ( si ça ne vous dit rien, c’est que vous avez loupé le billet du 29 novembre...) Et bien, le propriétaire est un joaillier! Et il fait lui-même son fil d’argent (wow! ça pourrait presque faire parti d’un conte de J.K. Rowling...) et il crée ces petites oies, pour évoquer son gîte. Je vous avoue que ce fut pour moi, une révélation, un achat significatif l’été dernier. Car elle exprime mon besoin de liberté... l’envol, la volonté d’atteindre son but ou sa destination... Un passage vers un ailleurs meilleur... Et elle me donne du courage et de la force cette Oie, lorsque je l’attache à mon cou, le matin... Surtout qu’elle y côtoie le p’tit coeur reçu de mon Grand alors qu’il avait à peine une dizaine d’années...Ce sont mes bijoux fétiches, avec le bracelet gravé de ma Douceur, ma Belle... « je t’aime maman »... moi aussi, je t’aime... je vous aime!...

Toujours est-il, que ce matin fut exquis et « goûtant » à souhait... Comme la journée qui s’enchaîna: intéressante réunion, avec des gens non moins intéressants, marche avec une consoeur que j’apprécie beaucoup, un dîner partagé avec ma Belle Dame D., des rencontres au travail qui exigea de moi, performance et concentration...
...et lorsque j’ai quitté, ce fut pour aller compléter quelques achats pour cette grande Fête, dans laquelle nous serons plongés dans moins de 15 jours...
...et pour finir, de faire un « petit » grand plaisir à ma Belle Dame D... mission accomplie!...
« Tout est bien qui finit bien... »

lundi 8 décembre 2008

Le voile...

Le soleil était magnifique ce matin. Quoique je dirais un peu frisquet comme température... Les fumées se couchaient sur les toits, de crainte de figer si elles osaient se redresser.... Le pont fut une épreuve, mais je l’ai très bien « traversé »... Mon premier vrai grand froid de l’ « automne »... Bien emmitouflée dans une vieille fourrure, je me croyais une Blanche des temps modernes...
Cet avant-midi, lors de ma marche, j’ai laissé voguer mon imagination... il m’est venue cette vision: celle d’un voile, un long voile léger, aérien, blanc... J’ai laissé s’envoler ma chimère dans un souffle de froidure... J’ai dérivé, emporté par la finesse de cette pensée...
Au début, c’était réconfortant de savoir que j’étais relié à ce bout de tissu qui flottait derrière moi, suivant les petites bourrasques de vent, déjouant les passants... parce que je déambulais sur la 1ère avenue, bien entendu!... Mon mirage se maintenait dans mon sillage, fidèle. Je percevais sa présence même si je ne le voyais pas vraiment, puisqu’il me succédait...
Parfois, il se rapprochait, voulait passer par-dessus ma tête... Je me retournais alors et d’un coup d’épaule le renvoyais derrière, pour ne pas qu’il gêne ma marche... Car moi, j’avançais droit devant, vers ce que je croyais être ma destinée, et tout en refusant de m’y rendre seule, je n’étais pas prête à prendre le risque que le voile me recouvre complètement...
Et plus j’ai progressé dans ce songe, plus ce voile s’est transformé: de grâce, il est devenu boulet...
... je le sentais s’enrouler autour de mon cou et m’étouffer..
... je le sentais s’accrocher à moi avec ténacité...
... je le sentais m’entraîner vers l’arrière, comme un voile lourd de larmes, de regrets...
... et j’ai commencé à me débattre pour m’en libérer, mais plus je tentais de me dépêtrer, plus il m’enserrait...
Puis la peur m’a envahi; j’ai voulu tout effacer de ma mémoire, le faire disparaître ou le retourner dans ses limbes... Ne jamais l’avoir rêvé... Et pourtant...
... C’était quelque chose de si doux au départ, de si léger, de si aérien...
... Une illusion qui me plaisait bien...

dimanche 7 décembre 2008

Page blanche...

J’aurais aimé pondre un billet, mais ma batterie céphalique est à plat... Je devrai donc pour cette fois, passer outre et écouter mon corps et mon esprit, qui me supplient d’aller m’étendre et de me reposer... Ce que je ferai subito presto... Désolée pour ce syndrome de la page blanche, en espérant que ça ne se produira pas trop souvent...

samedi 6 décembre 2008

Le "sens" musical...

J’aimerais vivre la musique, pouvoir en décrire le jeu, celui naissant d’une corde, d’un mouvement de doigts, d’un glissement de crin, d’un souffle...
J’aimerais voir ces notes montant au ciel, s’envolant très hautes, pour redescendre en flocons, qui formeront à la fin cet immense opus ...
J’aimerais vivre ces chants de Noël, être l’une des voix qui ne deviendront qu’une, s’amplifiant jusqu’à éclater dans une symphonie, laissant les néophytes tremblants...
J’aimerais sentir l’harmonie des coeurs des gens, ceux rassemblés pour ne composer qu’une même couleur de mélodie, mélange de blanches et de noires, de croches et de double-croches...
J’aimerais vivre cette euphorie, celle qui balance les hanches au rythme des battements du « choeur »...
J’aimerais toucher la bonne clé, découvrir que le « sol » est solide et meneur, avoir le « do » droit... posture ou imposture???
J’aimerais vivre cet enlèvement gouleyant, qui semble mener très loin, espèce de méditation dirigée et dirigeante...
J’aimerais goûter aux sourires se dessinant sur les lèvres des musiciens, aux mots s’échappant de la bouche des chanteurs, au sucre des notes...
J’aimerais vivre ce crescendo de « p’tits bonheurs », adopter un rythme allegretto, juste milieu selon moi, sis entre la santé et la maladie...
J’aimerais entendre la musique comme on écoute les oiseaux, sans chercher d’où elle vient, simplement la vivre comme on la saisit... la laisser se déposer sur les tympans de nos vies...
Finalement...
...j’aimerais vivre suffisamment d’années pour rejoindre l’éternité de la musique...

p.s. Hommage à l’OSRAT et à l’EVA... et à leur concert de Noël...

vendredi 5 décembre 2008

Premier vol...

Cet après-midi, mon père devait rencontrer son médecin. Pendant que nous attendions, j’ai réalisé qu’il était assis à ma gauche. Dans un avion, le pilote est généralement assis à gauche. Je dis généralement, car la seule exception est lorsque l’on apprend à piloter; alors là, l’instructeur s’assied à droite. Et ça m’a rappelé l’époque où j’appris à voler aux côtés de mon père...
J’avais 17 ans. Je n’étais pas encore un ange, ce n’est venu que plusieurs années et quelques enfants plus tard...
Je me souviens de cette fin d’après-midi d’été. Cela faisait déjà plusieurs atterrissages-décollages que nous exécutions. Je me sentais plutôt en confiance et il me semblait que la pratique se déroulait bien. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque mon père, alors que je venais à peine de toucher le sol, me regarda d’un air découragé et me demanda de retourner en bout de piste et de me reprendre... Je ne comprenais pas où j’avais manqué, et mon père se garda bien d’ajouter quoi que ce soit...
Après avoir manoeuvré pour reprendre mon décollage, je vis mon père détacher sa ceinture, ouvrir la porte et me regarder en disant:
« Ok, vas-y toute seule, tu es capable. »
Et moi de lui répondre:
« Ben voyons, tu viens de me dire que je n’avais pas réussi mon atterrissage... »
Et lui d’éclater de rire:
« Vas-y, vas-y... »
Je crois bien que mon coeur a cessé de battre quelques secondes, peut-être même, une éternité... Puis j’ai pensé que s’il était prêt à « risquer » de me mettre un avion entre les mains c’est que je devais vraiment être apte à le faire...
... Et j’ai poussé la manette des gaz au maximum et l’avion se mit à rouler et à prendre de la vitesse jusqu’à ce que les roues quittent le sol. Ça y était, je pouvais voler de mes propres ailes... pour vrai!!!
Je fis le circuit règlementaire. Le temps était clair, moment idéal pour un premier vol solo. Je profitai donc de ce moment au maximum, fière de ce que j’étais en train d’accomplir, car je prouvais que même si « je n’étais qu’une fille », je pouvais le faire... (le monde de l’aviation est habituellement, du moins en ce temps-là, "envahi" par le sexe masculin...)
Quelques minutes plus tard, alors que je préparais mon atterrissage, j’aperçus l’avion qui me précédait, revenir sur la piste...
Zut! Je ne pouvais plus me poser!... Je remis donc les gaz, et refis un autre circuit. Heureusement, la seconde fois fut la bonne!
Je revenais lentement sur le taxiway. Je voyais mon père marcher vers moi, le sourire aux lèvres...
...à ce moment je compris, que lui aussi, était vraiment fier de moi..

jeudi 4 décembre 2008

St-Exupéry...

Pour prévenir les pannes d’inspiration, j’inscris au fur et à mesure, dans une petit cahier d’exercices Canada, une liste d’éventuels sujets de billets... Je dois vous avouer que ce soir, je vais y avoir recours... À moins bien sûr que je ne me lance dans une élucubration sur les cahiers Canada ou encore que je vous énumère ces sujets...
...Réflexion...
...sur une des lignes est inscrit « St-Exupéry »...
...l’histoire débute à la salle à café de mon lieu de travail. Je suis à dîner avec quelques confrères et consoeurs lorsque sans me rappeler exactement pourquoi, la conversation glissa sur le conte du Petit Prince. J’ai avoué, qu’à mon grand désarroi, ça devait bien faire une dizaine de fois que je me tapais la lecture de ce bouquin, refilé par ma Jeune Soeur, au Noël 2002...et que malheureusement, je n’y comprenais que dalle!!!
Évidemment, fusèrent quelques éclats de rire (il faut dire que dans mon milieu, je peux pratiquement compter sur mes dix doigts le nombre de « confrères », alors comme on s’amuse souvent à leur dépens, ils ne manquent pas leur chance en retour...) Et de commencer, par exemple, à parler du mouton... C’est Confrère J.F. qui daigna m’expliquer la « boîte à trous... »... Mais, et la fleur alors? Qu’est-ce qu’elle représente? Une histoire d’amour qui se termine? Est-ce que ça pourrait être un peu moi??
Et les baobabs? Et cet espèce de roi régnant sur tout... Et encore le vaniteux... et tous les autres... et le serpent... et le renard?...
Je démissionne... À vouloir écrire ce billet sur ce conte, je me suis mise à sa « relecture », et m’y suis perdue une fois de plus... Je suis découragée, je n’y comprends vraiment rien à rien... Comment ça se fait? Serais-je trop rationnelle ou cartésienne? Pourquoi moi, je ne peux pas savourer ce petit livre comme bien du monde arrive à le faire?
Ciel, si un être vivant sur cette planète peut me donner un coup d’aile, j’apprécierais beaucoup...
À moins que je n’apporte mon petit livre à la salle à café pour en faire un dîner-causerie-littéraire...
Sûrement que Confrère J.-F. et Confrère D. se feront un plaisir d’allumer une fois pour toutes mon « réverbère »...
...qui sait...

3 décembre: un beau cadeau...

...la journée précédente avait été difficile... j’étais dans l’attente passant entre diverses mains, recevant divers soins...
...la soirée fut tout aussi pénible, j’avais mal, ce mal grandissant, lancinant, heurtant mon corps avec violence, sans relâche, sans me laisser reprendre mon souffle, sans espoir de délivrance...
La nuit se déroula comme dans un rêve ou plutôt, comme un cauchemar éveillé, où de courtes périodes d’inconscience s’intercalaient aux périodes de souffrance, me laissant pantoise, sur le bord d’un gouffre sans fond, tant la douleur était insoutenable...
Puis tout se mit à prendre un rythme en accéléré: il y eut des gens autour de moi qui s’activaient, me parlaient, m’encourageaient...
Je sentis ma Douce Moitié Amputée tout près de moi, mais en même temps si loin, emprisonné dans son impuissance...
Des visages se succédèrent, des mots virevoltèrent...
...et tout à coup, un ange passa...
Moment de silence, dernier effort pour le coup d’envoi... puis ce gémissement, plutôt ce pleur, puis ma voix prénommant DMA dans un cri étouffé...
Sursaut de joie, de bonheur, éclat de ce qui me restait d’énergie...
...puis encore l’affairement autour de moi, je sentis l’inquiétude se répandre comme un voile...
...je prenais mon envol, je quittais cet endroit, je fermai les yeux, je voulais seulement me reposer...
DMA m’intima de rester éveillé... sa voix en rejoignit d’autres venues d’ailleurs... J’entendais un bruit, celui d’un jet de liquide qui s’écoule inexorablement, comme un robinet qui fuit...
Puis ce coup, dans le fin fond de mes entrailles meurtries, membre intrus s’insurgeant en moi, comme dans un geste de désespoir...
...le calme est revenu, j’ai ouvert les yeux... Je compris que c’était vraiment fini...
...Mon Grand, tu es l’un des deux plus beaux cadeaux au monde, qu’il m’ait été permis de recevoir... il y a de cela 22 années passées... ce 3 décembre 1986...
...Je t’aime « gros comme d’ici à la lune »...

mardi 2 décembre 2008

Un autre petit pas...

J’ai marché ce matin, encore!... J’ai songé aussi... À ce que j’attends de la vie, mes ambitions, mes besoins... et mes désirs...
Et à ma pause, devinez quoi? J’ai marché, aussi, encore, et j’ai songé...
En fait ma vie n’est qu’un songe... quelque chose d’irréel qui oscille entre le rêve et une réalité qui ne semble pas faite pour moi...
Ce à quoi j’aspire semble inaccessible, impensable, irréalisable, utopique...
J’aimerais m’accrocher à mon imaginaire, le transformer en « p’tites folies » de la journée, comme il fut un temps où je réussissais à embarquer mes enfants dans cette douce dinguerie...
Me permettre d’oser, de poser ces gestes de l’enfance, retrouver un peu de cette pureté sans malice ni maléfice...
Sentir que dans mes veines coulent la vie... et ses lubies...
Comprendre que l’important n’apparaîtra pas demain, ni qu’il était l’hier, mais bien qu’il est juste là, attendant que j’ouvre les yeux pour enfin l’apercevoir...
Et en profiter, car très bientôt, il ne sera déjà plus... Il prendra le large d’un grand coup d’aile et s’envolera pour ne plus revenir...
Je crois que c’est ça « vivre », « vivre le présent »... C’est tellement bien dit dans l’Alchimiste...

« Chaque jour est fait pour être vécu ou pour quitter ce monde... Si tu peux demeurer toujours dans le présent, alors tu seras une personne heureuse... La vie alors sera une Fête, un grand Festival, parce qu’elle est toujours le moment où tu es en train de vivre, et seulement cela... »
...et c’est cette réflexion qui m’a accompagné alors que j’alignais pas après pas, me demandant qu’elle était aujourd’hui ma raison de vivre... Et j’ai compris que c’était juste ça, simplement ce moment... Ce besoin de saisir l’essentiel de la vie, de jongler avec toutes ces pensées et de tenter d’en tirer quelques leçons...

...heureusement, j’ai fait un autre pas aujourd’hui, encore un pas de souris, mais tout de même un autre petit pas...

lundi 1 décembre 2008

Trente minutes...

Trente minutes, pas une de plus... c’est ce que je vous accorde ce soir...
Parce que le temps a filé trop vite après le souper, entre la visite éclair de mon Grand, la préparation de mes voeux de Noël et la pose de pellicule plastique devant les fenêtres...
Parce que j’ai très peu dormi la nuit dernière et que je me sens les ailes fripées...
Parce que j’ai beaucoup marché aujourd’hui, enfin beaucoup plus que d’habitude, et que je ressens cette saine fatigue et que je ne veux pas, que lorsque passera le « train » du sommeil, que je ne puisse y embarquer une fois de plus...
Parce que je ne veux pas vous manquer, même pas une pauvre petite soirée...
Parce que j’ai besoin de vous, de vous savoir pas très loin de mes écrits...
Parce qu’être là avec vous, fait parti de ma « guérison », qui a fait un pas de souris aujourd’hui, mais un pas tout de même...
Parce que j’ai peur, si je n’écris pas, d’abandonner ce projet, comme c’est le sort de plusieurs ces derniers temps...
Parce que j’ai le goût de faire l’exercice d’écrire un peu tout ce qui me passe par la tête, sans trop de censure, mais surtout sans idée de départ...
Parce que je réalise que rien n’arrive pour rien, et que si je suis là, à noircir du papier, c’est que j’ai quelque chose à y apprendre...
Parce que c’est rendu un besoin pour moi, ces petits rendez-vous doux...
Parce que j’ai reçu par la poste, un CD de musique, d’un ami vivant à Québec, et que j’avais le goût de l’écouter, tout en enlignant ces mots, avant d’aller au lit... (ce sont de belles pièces au piano, avec fond de bruits de la nature...)
Parce que je crois, que je suis attachée à vous, et que je ne veux pas vous décevoir...
...et voilà, les petites trente minutes sont écoulées, je dois vous laisser, afin de me respecter...
...À demain...

Qui suis-je ?

Ma photo
Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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