dimanche 30 novembre 2008

C'est merveilleux...

Je suis assise, à écouter « Tout le monde en parle », en même temps, je songe au sujet de mon futur billet... Et de me demander: c’est quoi mes p’tits bonheurs de la journée??? (c’est ça le « merveilleux »: ...de me questionner sur mes « p’tits bonheurs et non sur mes p’tits malheurs)...
...il y a eu ce café avec mon Bon Cousin. C’est qu’il donne dans la psychologie le Cousin... Plus je le côtoie, plus j’apprends à le connaître... Et il me fait du bien... En fait, je réalise que l’on a « tous nos p’tites misères, mais faut pas s’en faire un calvair... » ... Mais de savoir qu’il est là, disponible à toutes les fins de semaine, pour ses cousines, c’est vraiment, vraiment cool... Et nous avons fait un pacte mutuel: celui d’accorder une demi-heure par jour à ces tâches qui nous attendent, et ce, même si ça ne nous tente pas... Marché conclu mon Bon Cousin... On s’en reparle samedi...
Ce pm, je me suis affairée à préparer le souper d’anniversaire de ma Belle Dame D. ainsi qu’à mon Grand, qui lui fêtera ses 22 ans mercredi... Wow! 22 ans déjà... Je me souviens encore... Mais je vous le conterai, mercredi, ce sera de circonstance, n’est-ce pas?...
Puis il y eut, au souper, la présence de ma Douceur ma Belle, et de mon Gendre Adoré et de ma Précieuse Bru... Être ainsi entourée de ceux que j’aime, de ceux qui forment encore « ma » famille, ça, ça vaut bien des pilules... J’ai tournoyé autour de la table dans un battement d’ailes, voyant à ce qu’ils ne manquent de rien, que tout soit pour le mieux... Et je crois que j’ai réussi... Ce fut une belle rencontre, de belles retrouvailles, un joyeux festin... Même ma Belle Dame D. embarqua malgré elle, dans cette euphorie générale...
Demain, c’est sa « journée », à ma Belle Dame D...
Quatre-vingt-neuf ans: vous vous imaginez? Pas 50 ou 60 ou 70 ni 80...89!!! Re Wow! Je lui ai dit: « Vous vous imaginez le party l’an prochain, pour vos quatre-vingt-dix ans?? »... Et de me répondre: « Quand j’avais 60 ans, je trouvais que mes parents étaient morts vieux, à la fin de leurs 70 ans... et que je ne verrais probablement pas mes quatre-vingt ans... »...
...C’est fait ma Belle Dame, et avec près de 10 ans supplémentaires... Comme vous représentez pour moi un modèle à suivre... Mélange de sagesse, de noblesse, de franc parler...
Je suis fière de vous, fière de vous côtoyer, fière de pouvoir encore être près de vous... Et je vous souhaite encore autant d’années que l’Univers infini daignera vous accorder, en santé... avec la possibilité d’en profiter à plein, sans tracas...
...Et bien humblement, je vous assure de mon infini fidélité...
...Je vous aime...

samedi 29 novembre 2008

L'Islet-sur-Mer...

Ce soir, c’est un peu de cafard qui envahit mon cerveau... La journée a fait exprès de s’allonger pour ne plus finir d’en finir... Probablement, mon sevrage de contact humain y est pour quelque chose...
Un petit café ce matin avec mon Bon Cousin et ma Meilleure Amie, quelques achats pour Noël (oui, ma Douceur ma Belle, ton cadeau est acheté... et ne vient pas fouiller...), et une courte, mais réconfortante jase avec un ami venu chercher sa motoneige, et me revoilà seule avec moi-même... et je n’ai toujours pas trouvé le « bonheur »... donc, suis bien loin de le « partager avec qui que ce soit »... Mais comme on n’arrête pas de me dire que ce sera long, je n’ai pas le choix de prendre mon « mal » en patience...
Alors pour déjouer l’ennui, je me suis fait couler un bain, y ai mis des sels à senteur d’Océan, provenant d’une petite boutique (Le quai des bulles) à St-Jean-Port-Joli... Pas à la porte hein, pour se procurer des sels de bain?... Je vous raconte...
L’été, depuis quelques années, je vais travailler dans un camp pour enfants diabétiques, au lac Trois-Saumons, dans la splendide région de Chaudières-Appalaches. Pendant ces 14 jours, nous avons droit à un 24 heures de « vacance ». L’été dernier, histoire de vraiment profiter de mon congé, j’ai pris la 132, et je suis allée dîner avec un de mes oncles qui demeure à Rivière-Ouelle. C’est le village natal de ma mère.
Sur le chemin du retour, je me suis arrêtée à St-Jean pour y ramasser, sels de bain et chocolats et me suis dirigée vers L’Islet-sur-Mer, où j’avais réservé une chambre au « Gîte de l’anse aux oies » (que je vous recommande par ailleurs, les propriétaires étant forts sympathiques). Vous auriez dû voir la salle de lecture aménagée face au fleuve: la vue y était magnifique!
Juste en face se trouvait une auberge, où j’ai pu manger un excellent repas cinq services à un prix plus qu’abordable. Ce fut la seule et unique fois de ma vie où je fus attablée pendant trois heures, seule, avec comme compagnon, mon livre du moment... Ma table, située près d’une fenêtre donnait sur un magnifique jardin. Le décor était feutré, la musique apaisante. Cette courte escapade s’avéra angéliquement récupératrice...
Et c’est depuis ce temps, que j’économise mes sels de bain... Car je devrai attendre juillet 2009 avant de m’en procurer d’autres... Ce ne sera donc pas demain la veille...
... mais « tout vient à point à qui sait attendre... » et ça s’avère applicable dans tout...

vendredi 28 novembre 2008

Bons moments...

Je suis assise pour la 18 ième fois, devant mon portable, à me demander quel sujet pourrait faire l’objet d’un billet... Habituellement, ce n’est jamais bien long et je trouve...
Mes « bons moments » de la journée peut-être?? Hum... bonne idée, je crois! Au moins, c’est positif...
Alors voilà...
Ce midi, j’avais rendez-vous pour dîner avec « ma Meilleure Amie » et « ma Douceur, ma Belle » au resto Le Moulin...
Chemin faisant (en fait, je n’avais que la côte de la cathédrale à descendre pour m’y rendre...), je fis la rencontre de mon amie P.S., celle qui fut à l’époque, mon entraîneuse de « marches de pause »... Ça vous semble simpliste? Vous m’en reparlerez si jamais vous vous risquez à relever le défi de seulement prendre une marche de 15 minutes avec elle... C’est qu’elle est grande mon amie P.. Et très en forme, oserais-je dire... J’ai donc profité de l’occasion, comme de raison, pour lui voler bisous et câlins, bien sûr... De ce temps-là, je vous dirais que c’est ma principale source de sustentation... bien que je devrai bientôt me rendre à l’évidence que ce n’est peut-être pas, finalement, suffisant pour assurer un poids, disons « santé »... mais passons... Ainsi donc, ce fut un « bon moment »!...
En arrivant à notre lieu de rencontre, j’apprends que malheureusement, « ma Douceur, ma Belle » nous faisait faux bond, ayant, paraît-il, une bonne raison, disons médicale... Heureusement, « ma Meilleure Amie » y était, elle... Et nous avons partagé un excellent repas, tout en échangeant sur nos instants de vie respectifs... Autre « bon moment »...
Une heure plus tard, je refis en sens inverse, le trajet pour retourner au boulot. Et l’après-midi s’écoula rapidement, connaissant par ces temps, un charge de travail demandant beaucoup de concentration et d’attention.
Finalement, 16 heures sonna... Je l’entendis à peine et poursuivis mon travail encore quelque temps... Et lorsque enfin, je me décidai à quitter « cette semaine », qui fut, finalement assez ardue, professionnellement et émotionnellement parlant, je pris tranquillement l’avenue Gourd et rejoignis la 1ère avenue pour retrouver mon véhicule, stationné de l’autre côté du pont... Cette marche du soir est toujours la plus belle de la journée, vous l’ai-je déjà dit? Celle qui ne recèle aucun stress, aucun besoin d’être à une heure précise à un endroit précis... C’est la marche de la « dégustation du moment présent », la marche de l’ange... C’est ma préférée... Et v’là un autre « bon moment »...
Et ce soir, vous savez où je suis allée? À la salle de spectacle, écoutez Jinjoo Cho, jeune violoniste de réputation internationale... Toute seule, comme une grande... Et ce fut un dernier magnifique « bon moment » angélique...

jeudi 27 novembre 2008

Matis et Elliot...

Je ne suis jamais vraiment à court d’idées farfelues... Vous voulez connaître ma petite dernière?? Lisez bien ceci...
La semaine dernière, je suis à me faire dorloter chez ma précieuse esthé, lorsque, parle parle jase jase, elle en vient à me raconter ses jeudis soirs d’ « horreur »: voler du service de garde, à la garderie en milieu familial, à la maison, préparer le souper, pour finir par atterrir à son travail pour la soirée... Me v’l’a tu pas à sentir mon petit « hamster » céphalique partir à la grande course pour finir par m’entendre dire: « Je pourrais te troquer du gardiennage contre des soins... » Et mon esthé de me répondre: « Es-tu sérieuse? Certain que ça m’intéresse... » Tiens, tiens: on dirait que je viens encore de m’embarquer à toute volée dans une histoire qui risque d’être abracadabrante...
Qu’à cela ne tienne: je me suis donnée la fin de semaine pour y penser...
Ce que j’ai fait, profitant de ma « retraite sylvestre », j’y ai réfléchi. J’ai tenté de peser le pour et le contre. J’ai même sorti deux jetons d’un jeu, un noir et un blanc, « Orum et Tolum » (désolée, mais j’écoute de ce temps-là l’Alchimiste... merci à mon « jeune » notaire pour la suggestion)... Et croyez-le ou non, j’ai posé LA question: « Dois-je m’engager à aller garder ces mousses?... » et de sortir le jeton noir... et noir disait OUI... Alors...
Me voici, à écrire ces lignes dans une maison qui m’était inconnue il y a à peine 4 heures... À garder deux gentils garçons de 5 et 3 ans!
C’est quoi mon problème??? Je me surprends à sourire (tant mieux, ça fait toujours du bien de sourire...). Je me revoie, adolescente, gardant des enfants qui aujourd’hui sont, dentiste, avocat, médecin...
Et ce soir, je me suis retrouvée assise par terre, avec ma jupe quadrillée, à jouer avec Raphaëllo, Donatello, Michaël-Angelo et Léonardo (...tortues Ninja pour les non-initiés...); à donner des bains, à prévoir une collation, à lire l’histoire de Merlin l’enchanteur, à superviser le brossage de dents, le pipi et "swing" dans le lit... Ils se sont vites envolés au pays des rêves!
Ils sont tous les deux charmants. Et côtoyer des enfants, c’est être dans le vrai, sans faux semblants... Ils sont drôles et naturels. Ils s’aiment tels qu’ils sont, sans questionnement... Ce sont des anges de pureté...
Je n’entends maintenant plus que le tic-tac de l’horloge de la salle à manger... Ce fut une très belle soirée... Pas encore celle idéale pour personne esseulée (au risque de me répéter...) mais ...
...Qui sait? Peut-être qu’un jour, le voisin, qui est assurément, également une personne seule, aura besoin de « sucre » et viendra sonner à la porte...
... Oh! Mais c’est vrai: quand on garde, on ne doit surtout pas ouvrir aux étrangers...
...Dommage...

mercredi 26 novembre 2008

Ciné-qualité...

Dans mon patelin, à tous les 2 semaines, on présente un Ciné-qualité. Des films je dirais, un peu plus songés, sans grand tapage publicitaire, mais souvent très intéressants. Enfin, moi j’aime...
Le rituel de ces mercredi bi-mensuels, c’est tout d’abord un souper avec mon amie L., souvent chez elle, parfois à l’extérieur... Ce soir nous nous sommes préparées une pizza mexicaine (si la recette vous intéresse je vous la donnerai: c’est santé, à base de légumineuses et prêt en 10 minutes!!!) . Ainsi, ça nous donne le temps de partager sur les 2 dernières semaines de nos vies respectives (de ce temps là, la mienne est plus mouvementée que la sienne...) Et comme L. et moi travaillons dans le même domaine, et bien ça nous permet aussi de faire des échanges, disons, professionnels!
Puis, on se rend à pied au cinéma qui se trouve à environ 15 minutes de chez L.. Ce qui contribue à bonifier nos 30 minutes d’activité physique quotidienne, un must dans nos vies stressées de l’an 2008!
Ce soir, on présentait le film français « Paris ». J’ai aimé cette histoire qui nous a fait évoluer dans l’univers fermé d’un homme malade, en attente d’une greffe cardiaque et dont la soeur décide d’en prendre soin et d’aménager dans son appartement avec ses 3 enfants. Et cet homme observe du haut de son appart la vie de certaines personnes... J’admets que ce n’était pas le genre de film à poursuites infernales et coups de pistolet... Je n’ai pu retenir à quelques reprises quelques bâillements (mais la nuit d’insomnie précédente y était pour plus que les images projetées...)...
Et nous voilà, à retourner tranquillement chez L. après le film, marchant dans la neige folle, pour ne pas dire molle, mais dans un atmosphère féerique de temps des Fêtes. Le parc de la cathédrale était tout simplement à couper le souffle! Une allure qui donne le goût de passer la nuit dehors à errer, en faisant des traces dans la neige fraîche...
Mais toute bonne chose doit avoir une fin (enfin, ce soir ça en prenait une, puisque demain est encore jour de travail...) et nous sommes donc retournées chacune chez nous, bien au chaud, pour profiter enfin, je l’espère, d’une bonne nuit de sommeil... Je rêve de dormir comme un ange...

mardi 25 novembre 2008

Un pm pas comme les autres...

15hres: j’ai terminé ma rencontre avec mon deuxième client de l’après-midi. Je saute dans mes bottes et enfile mon manteau « trop chaud » (en fait, il était très bien ce matin en traversant le pont avec le vent qui soufflait, mais voilà la température s’est beaucoup adoucie, alors...). Je me dirige vers la Caisse, car Mme C. , ma couturière bien-aimée, a terminé les réparations que je lui avais demandé la semaine dernière.
Après ce bref arrêt, je poursuis ma marche, profitant de ma pause (oh!oh! j’entends déjà les mauvaises langues se récrier contre les « fonctionnaires »...erreur: je ne suis pas une fonctionnaire... et ma pause dure 15 minutes, pas une de plus... d’acco d’ac?)...
Chemin faisant, juste en tournant le coin du petit resto « Valentine », qui est-ce que j’aperçois? Mon âme soeur masculine, sirotant son café dehors, en prenant quelques bouffées de... bon, ça lui prenait un défaut, je lui laisse celui-là, sinon il serait trop parfait... Bisous, câlins, je suis vraiment au « septième ciel » de le rencontrer car il y avait longtemps que je ne l’avais vu... De longs mois même...
Et sachez que cet homme, qui à l’époque, s’occupait de l’entretien du lieu où je travaille, était mon principal confident. Fin psychologue, à l’écoute « active », toujours à dégoter ces mots réconfortants, ceux-là même qui nous donne la force de continuer à avancer, jour après jour. Il maniait les réflexions philosophiques avec plus d’aisance que sa vadrouille... Gentil super « R »! Comme tu me manques...
Ce sont des personnes comme lui dont je désire être entourée présentement. Des gens qui, quoi qu’il arrive, demeurent fidèles à ce qu’ils sont, du plus profond de leur être. Des personnes sur qui on peut compter en tout temps, peu importe le quand ou le comment on aura besoin d’eux. « R » est un précieux trésor, dans mon « précieux présent ». Et ce pm, il m’a fait du bien...
Et il fut mon « p’tit bonheur » de la journée, mon meilleur « bon moment »...
Morale de ce billet: « Attardez-vous à connaître et à apprécier la personne qui s’occupe d’effectuer des tâches qui parfois pourraient vous sembler banales... vous risquez d’y découvrir un coeur d‘or... (ce qui n’est pas rien en ce temps de récession!!...)

lundi 24 novembre 2008

"Sky is the limit..."

J’ai grandi dans le milieu de l’aviation. Mon père était instructeur-ingénieur-pilote, mon frère aîné est pilote de ligne, mon frère cadet est ingénieur-pilote...
Pendant que mon père « volait », ma mère prenait les lectures d’essence, accueillait les gens, facturait les heures de vol, attrapait les avions... s’occupait de nous, de notre éducation, de notre santé, de notre bien-être...
Et maman attendait mon père, « parti voler », lui préparait de bons repas, et l’attendait encore...
Elle souriait aux clients, les rassurait... attendait mon père, encore et encore... Patiente maman!
Et nous avions pour jouer, de vieilles toiles d’avion, celles que mon père retirait des fuselages, lorsque ça faisait trop longtemps qu’elles avaient été installées... Et ces toiles prenaient la forme qu’on leur donnait à grands coups de poing... J’ai entendu bien avant d’aller à l’école le mot « dope »... Ce terme faisait parti de notre langage usuel! C’était utilisé pour rigidifier la toile qui couvrait la charpente de certains avions.
Et nous nous balancions dans une espèce de grande roue à 2 sièges « d’avion », invention de mon père qui en était également le « moteur »... C’était donc la fête quand il avait le temps de nous faire tourner dans ce manège improvisé...
Et nous avons fait des « trajets » dans un hangar de remisage: nous nous promenions, sans toucher terre, au travers des skis, roues, et autres trucs du genre...
Et nous avons appris à différencier les avions par leur couleur, leur bruit de moteur, leurs lettres YAE, YXY, TWI... « Papa, JAZ arrive... »
Et nous avons compris jeune que c’est inquiétant un avion qui ne revient pas à l’heure prévue, avons connu les recherches, avons vu des avions s’écraser...
Et nous avons vu des centaines et des centaines d’atterrissages, décollages, amerrissages... des avions faire des « passes »...
Et nous avons entendu des milliers de fois, les moteurs vrombir, gronder, se calmer...
Et mes enfants ont aussi connu une partie de tout cela... mais à plus petite échelle...
Et mon fils s’est lui aussi envolé « solo » à l’âge de 14 ans, comme son oncle à 15 ans, son parrain à 17 ans, sa mère à 17 ans...
Et l’histoire se poursuit: mon grand étudie pour devenir à son tour mécanicien en aéronautique sous l’aile vigilante de son parrain...
« Sky is really the limit for us... »

dimanche 23 novembre 2008

"Mange, prie, aime..."

Je ne sais plus quoi penser, j’anticipe ce que certaines personnes diront...
Je suis à lire « Mange, prie, aime » d’Elizabeth Gilbert. J’y retrouve des similitudes avec ma vie, mais surtout des expressions que j’ai moi-même utilisées dans mes billets précédents! Et je vous jure de ne pas faire de plagia!
Par exemple, la notion d’ « amputation » dont il est fait mention à la page 254. Je suis présentement (enfin, au moment où j’ai écrit ces lignes, je l’étais...) dans le fin fond du bois, c’est dimanche matin, le soleil pénètre à flots dans mon petit camp surchauffé... et je lis ce passage... Zut! Je me croyais originale avec cette métaphore employée dans mon premier billet, il y a de cela 15 jours passés!... Qu’est-ce que cela signifie?...
Plus j’avance dans cette lecture, plus je me dis que si j’avais un jour à écrire un livre, je le ferais un peu à la manière de cette dame, avec les mêmes parenthèses, les mêmes réflexions « en direct »...Coï ncidence, synchronicité?...
Je me rappelle vaguement le moment exact de l’achat de ce livre: fin du printemps, début de l’été... Il est venu me chercher à la simple lecture du résumé. Curieusement, lorsque j’achète un livre, j’y écris immédiatement mon nom, la date et le prix, et « je » me le dédicace... oui, oui! Je fais ça moi! Avec celui-ci, rien, niet! Quand je l’ai pris le 7 novembre dernier, j’étais déjà à lire « Obésité morbide » de François Dionne, auteur originaire de la région (enfin je crois...), autre chose que je ne fais pas habituellement: laisser un livre en plan pour en débuter un autre... mais voilà, je l’ai fait avec celui de Mme Gilbert... Signe, appel, prémonition??...
Toujours est-il, que ce livre m’aide beaucoup, dans ma réflexion, dans mon processus d’ « auto-guérison ». Je m’y retrouve, oui, mais j’y découvre aussi des trucs concrets à mettre en pratique. Et elle y parle beaucoup de méditation (ma Bonne Fée, je crois que tu adorerais...)...
Donc en fin de semaine, j’ai « ruminé » mes sombres pensées, sans me décider à les « avaler » encore, afin de pouvoir enfin commencer à les « digérer »... Comme si j’avais peur de m’ « étouffer », même si je sais très bien, par expérience, qu’elles finiront par « passer », comme bien d’autres précédemment...
À moi de moi:
« Allons mon ange, courage, prends ton envol et laisse s’éloigner une fois pour toute, tes chagrins pour qu’ils laissent place à ce bonheur souhaité et mérité... »
p.s. Après Ratatouille, ce livre est un incontournable...
Re p.s. Pensée du jour: « Ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on leur fait face... » Pierre Dac

samedi 22 novembre 2008

Mon coeur d'enfant...

Vous avez déjà écouté le film Ratatouille sur une télé 13 pouces, un vendredi soir, en mangeant des mini gâteaux au fromage enrobés de chocolat, et ce, accompagnés d’un énorme verre de boisson de soya???...
Moi, si! Et c’est angéliquement réconfortant, croyez-moi!
Ratatouille, c’est l’histoire d’un rat, aux ambitions culinaires inassouvies. Moi, il m’inspire ce p’tit rat par sa détermination et son audace à vouloir réaliser son rêve de devenir un grand chef cuisinier, et ce, malgré toutes les embûches qu’il croise sur son chemin « humanitaire »...
À Paris, lorsqu’il réussit à se glisser enfin, dans les cuisines d’un grand resto gastronomique, qu’il s’y fait un ami, prénommé Linguini, et qu’il partage ses connaissances et sa passion, il atteint en partie ce rêve. Jusqu’au jour où son ami devient imbu de lui-même et prétentieux, ce qui gâche évidemment, toute la « sauce »...
Croire en la beauté de ses rêves, ne pas tomber dans l’excès jamais, penser que « la modération a bien meilleur goût en tout... », ne serait-ce pas un peu la morale à tirer de ce film???
À vous de me le dire! Je vous en prie, faites-vous plaisir et écouter avec plus que vos oreilles, ce film, et retrouvez, l’espace de quelques heures votre coeur d’enfant...
p.s. Je suis parfaitement consciente que ce n’est pas là le genre de « vendredi soir » idéal pour personne esseulée, mais... ça me convient parfaitement pour l’instant !!!...

vendredi 21 novembre 2008

Ici et maintenant...

Quelle journée!! Mon coeur déborde de bons moments!...
Neige folle descendant lentement du ciel dans un ballet orchestré alors que je traverse « mon » fameux pont, cet avant-midi...
...c’est un départ...
Rencontres impromptues, mais combien espérées, semées au fil des heures...
...la sympathique propriétaire de ma tabagie préférée, qui me raconte les rénos exigées, par les années ayant usées la devanture de son commerce...
...rendez-vous avec mon esthé, complice de mes moindres états d’âme...
...rencontre avec ma soeur, ma meilleure amie, pour un dîner... en compagnie de ma fille, ma douceur, ma « belle » comme un ange...
...et de partir avec elle, le temps d’une rapide incursion dans un entrepôt afin d’y ramasser des oranges... le temps d’un plongeon, tête première, dans l’univers magique de talentueux artisans de la ville, évoluant dans une exposition remplie de brillance, de transparence, de beauté... le temps de précieux moments partagés, complicité, sourires de connivence... Rapprochement mère-fille, irremplaçables bonheurs de vie... Câlins, bisous... et « je t’aime » bien sentis...
...et je poursuis ma vie...
...salutations affectueuses avec une consoeur retraitée...
...p’tite jase avec un « vieux » (!!) notaire de ma connaissance, également retraité... décidément!!...
...accolades avec ma « deuxième » mère...
...et finalement, café et longue jase avec Mme C, ma couturière et confidente, ma « troisième mère »??...
À mon arrivée à la maison, Méo, fidèle Méo, est devant la porte. Il attend sa paie de « gardien »... Puis P’tit bonheur vient m’accueillir, et Céphalée, plus timide, avec sa lenteur de vieille chatte, s’avance vers moi...
Je suis de retour. Ici c’est chez-moi. Je m’y sens bien, aujourd’hui...
Demain est un autre jour...

jeudi 20 novembre 2008

Le pont...

Tôt le matin, je pars de mon petit bled, isolé mais sympa, bien ancré sur le bord d’une longue rivière qui se faufile jusqu’à la ville voisine, et même, bien au-delà...
À peine 10 kilomètres me séparent de cette ville, alors...
...pour profiter de la « vie », de ses « p’tits bonheurs », et surtout du puissant effet anti-dépresseur, je me gare depuis peu, dans le stationnement du resto chinois... le seul de l’endroit, et de là, je me rends à pied, à mon travail... Je marche pour la forme, pour le besoin, ce qui me donne...
...dix minutes de parfait bonheur, d’air pur, de calme, de tranquillité...
...la chance de voir un soleil paresseux, étirant ses rayons par-dessus la première avenue, faisant briller les fenêtres des commerces, m’aveuglant, brave marcheuse déambulant avec but...
...le temps de laisser porter mon regard sur les eaux brunes, et ce matin, gelées, de la rivière, en traversant le pont à « dos rond »...
...la possibilité d’observer cette immense cathédrale, joyau de l’Abitibi, du haut de sa bute, et la plus que magnifique maison Authier, juchée face au gigantesque pont de fer...
...le temps de rêver à un amant imaginaire ou à la journée qui débute, aux gens qui m’attendent impatiemment..
...un instant pour vivre, tout simplement, mon moment présent, et Dieu seul sait comment c’est important, le « précieux présent »...

Et quand on s’arrête à y penser, n’est-ce pas le pont qui finit par relier deux points, peut-être même deux êtres et pourquoi pas deux vies??...
...un sourire angélique se dessine sur mes lèvres...
...j’espère...

mercredi 19 novembre 2008

Poison hypnotique...

Ce je ne sais quoi qui empoisonne mon existence, s’infiltre dans chacune des cellules de mon corps, particulièrement celles de mon cerveau...
Ce je ne sais quoi qui envahit mon esprit, se répand dans mes veines, me trouble...
Ce je ne sais quoi qui me nargue sans arrêt, me guette et m’attaque lorsque je m’y en attends le moins...
Ce je ne sais quoi qui me paralyse, me coupe les jambes et l’inspiration...
Ce je ne sais quoi qui me poursuit, m’enveloppe d’un voile opaque...
Ce je ne sais quoi qui m’intoxique, me rend aigrie et vulnérable...
Ce je ne sais quoi qui me laisse sans force, sans espoir...
Ce je ne sais quoi qui m’harasse, me vide de toute énergie créatrice...
Besoin de retrouver le sommeil, de me reposer dans les bras de Morphée...
Besoin de comprendre, d’accepter...
Besoin de croire que le meilleur est à venir...
Besoin de croire que je saurai voler de mes propres ailes...
Besoin de croire que tout espoir n’est pas perdu...
Besoin de croire que si « je peux le rêver, je peux le réaliser »...
Besoin de croire que demain est un autre jour...
Besoin de croire que je vais « mieux qu’hier, moins bien que demain »...
Angoisse quand cèderas-tu ta place à la sérénité??..

mardi 18 novembre 2008

Hommage à un Ange...

Ce midi, comme à tous les mardi midis, j’ai longé lentement la rivière. J’ai marché vers mon rendez-vous hebdomadaire de chaleur humaine, de rires, de p’tits bonheurs...
Habituellement, après y avoir stationné mon véhicule tôt le matin et être partie travailler à pied, j’avise vers la fin de l’avant-midi , Mme D. pour savoir si je peux aller partager mon repas avec elle... Mais ce matin, mon emploi du temps m’en a empêché... qu’à cela ne tienne, elle m’attendait avec son sourire d’octogénaire, ravie mais curieuse de connaître la raison de mon inhabituel retard...
Logeant tout près du rapide à l‘extrémité nord de la ville, elle habite une vieille, mais charmante maison blanche, d’où elle y effectue en saison, la surveillance des pêcheurs, et cela comme peu d’agents de la faune ne pourraient le faire...
Comme elle est Belle cette Dame, qui fêtera bientôt ces 89 ans... Fière, droite, débrouillarde et sûre d’elle-même, elle a su allier tout au long des années, sa vie familiale à son propre besoin culturel... Férue de spectacles, de visites à la bibliothèque, de cinéma, elle a assisté jusqu’à un âge plus que vénérable, avec son amie de toujours, à tout ce qu’une petite municipalité comme la nôtre, pouvait offrir... sans jamais se plaindre, sans demander plus...
Elle a vu Paris, traversé le Canada avec ses soeurs...
Elle a éduqué une bonne dizaine d’enfants, a servi son bonhomme, comme il se devait pour l’époque... a fabriqué vêtements et cuisiné repas... a entretenu maison... a travaillé comme un ange...
Les années ont passées... maintenant, avec la présence de sa précieuse soeur, elle traverse journées, semaines et mois, avec optimisme, se satisfaisant des petites sorties du dimanche après-midi, d’une visite chez la coiffeuse ou à l’épicerie, se limitant à de petites marches dans le quartier, car elle connaît et respecte très bien ses limites physiques...
Elle sait que sa mémoire flanche parfois, mais elle sait aussi qu’elle peut encore faire ses mots croisés, écouter ses nouvelles et parler de politique... Je l’ai fait rire aux éclats, avec mes histoires de clés retrouvées dans les sucriers, ou de pots de lait dans le fourneau... Ce n’est pas pour elle... Seulement pour les autres... Elle n’en est pas rendue là... heureusement...
Un ange est passé ce midi... nous avons conclu un pacte: celui de nous retrouver ainsi, à tous les mardi midis, pour partager repas et confidences... Peu importe ce qui arrive...
...comme je vous aime chère Belle Dame...

lundi 17 novembre 2008

L'écharpe...

J’y ai travaillé de nombreuses années... Je viens à peine de la terminer...
Lorsque je la regarde, j’en suis fière. Je pense à toutes ces mailles qui la composent, chacune y jouant un rôle aussi important que la précédente... Tous ces petits riens qui en font son unicité. Les couleurs, les motifs...
N’allez pas croire que se faire une écharpe est facile. Ça demande du temps, beaucoup de temps... Et de la patience, une patience d’ ange...
Et un peu d’habileté... Oh! On peut toujours consulter certains livres qui peuvent nous aider parfois lorsque la maille se complique... Mais nous demeurons toujours maître « de l’oeuvre »...
J’ai débuté mon écharpe en utilisant deux broches... puis j’en ai pris une troisième, puis une quatrième... Jusqu’à l’hiver dernier, j’en ai même utilisé jusqu’à 6... Ça, c’est un peu plus compliqué, tricoter à 6 broches, mais ça donne tellement de beaux résultats...
Je maniais avec beaucoup d’agilité (du moins je le crois...) la broche « maîtresse », celle qui sert à repartir le rang, celle qui décide de l’alternance des mailles qui créera le motif, l’endroit, l’envers...
Chaque maille tricotée a eu droit à son moment de concentration, d’attention...
Puis un beau jour, j’ai dû me résoudre à faire le dernier rang. Mon écharpe était suffisamment longue et je ne pouvais, ni ne voulais en faire plus...
J’ai pris la broche « maîtresse » et une à une, j’ai fermé les mailles. Puis j’ai éloigné l’écharpe de moi et l’ai admirée. Je suis fière de mon écharpe: elle est douce, chaude et réconfortante. Elle n’est pas parfaite, et c’est justement ce qui lui donne une très grande partie de son charme.
Je l’ai pliée et rangée près de moi pour l’instant. Je la porterai lorsque surviendront les grands froids, ceux qui nous laissent glacés et transis.
Je sais que lorsque j’aurai le cafard, je pourrai la déplier, l’admirer, me rappeler les longues heures de travail que j’y ai investi... Elle demeurera à jamais car je la ménagerai... Je sais que je peux la préserver très longtemps si je la traite avec précaution...
Je me suis tricotée une longue écharpe... une vie, la vie de ma famille...

dimanche 16 novembre 2008

"Il ne sera qu'une fois...

...ce billet effleurant d’un coup d’aile...
...mon passage à Québec: « Québec » la belle, la mystérieuse et merveilleuse « Québec »...
...ma rencontre intime, avec ce grand frère se remettant tranquillement de graves problèmes de santé...
...mon congrès, où j’ai appris qu’une personne toutes les 10 secondes apprend qu’elle est diabétique, et que les incrétines seront un des traitements d’avenir en diabète (ça ne résume pas tout le congrès, mais je trouvais que ça se glissait bien dans une « bloguation »)...
...ma fin de semaine, en incroyable compagnie de J.B., S.D. (ce n’est pas moi...) et L.L... des filles extraordinaires, qui gagnent à être connues... St-Sauveur, attache ta tuque!... Nous sommes d’extrêmement « bonnes personnes » les filles!...
...et finalement, une réflexion dont je saurai demain si mon psy en sera fier ou pas...
Mise en situation: mon grand frère s’est levé pour répondre à un besoin naturel... je demeure assise, seule à cette petite table pour deux, d’un restaurant thaïlandais d’une Place d’affaires, sise sur le bord de l’autoroute, entre Québec et Val Bélair...
Un drôle de petit bonhomme « vert », serti de perles et de « vrais » diamants colorés, debout, les bras en l’air, perché sur le rebord d’une séparation mitoyenne, me regarde... et...
...c’est vendredi, je songe...
...je l’entends, il me parle... (et non!...pas d’alcool en cause: il fallait apporter notre vin, ce que nous n'avions pas fait!!)...
...et dans un éclair de lucidité, je comprends enfin, que je me suis « auto-amputée » de DMA (douce moitié amputée), parce que je ...l’aime!...
...pas d'Amour mais bien d'amour...
....je l’aime assez pour vouloir qu’il soit heureux, sans mes humeurs labiles, mon TOC, mes excentricités, ma « Germainisation », mon imaginaire « ailé »...
...assez pour qu’il puisse profiter de ce bonheur qui nous a fui avec les années (« ... ce n’est pas l’amour qui fuit, mais nous qui le fuyons, quand il devient prison... » tiré du CD de Luce Duffault )...
...je l’aime de cet amour respectable, découlant d’années partagées entre couple, famille, travail...
...et le p’tit bonhomme « vert » me suggère de lui souhaiter la prospérité, sans rancune, ni arrière pensée... ce que je fais...
...je tourne la page, je me sens pousser des ailes...
...promis, ce sera la première et dernière fois...

mercredi 12 novembre 2008

"Si j'avais les ailes d'un ange...

Assise à la table de la cuisine, je regarde l’astre lunaire miroiter sur les eaux de « mon » lac...
J’adore les pleines lunes! Ça me donne toujours le goût d’aller me promener dans la forêt, sans autre éclairage que cette lumière scintillante et le clair-obscur qu’elle produit. Ces instants regorgent de mystères et en même temps, apaisent. Du moins, c’est l’effet que produit cette boule argentée géante sur moi et mes humeurs... et j’en avais bien besoin...
Avec cette belle lune (car elle ne sera vraiment pleine que demain...), un vent arrive du sud, se projette sur ma petite maison et la remplie de courants d’air frigorifiant. C’est le pire vent pour nous: ça nous glace jusqu’aux os! C’est qu’elle n’est pas très bien isolée ma chaumière! Imaginez avec nos -40 degrés hivernaux abitibiens... L’enfer je vous dis, pas du tout un repaire adapté pour un ange... du moins l’hiver! C’est une toute autre histoire l’été! Je vous en reparle dans...7 mois???
Demain, je n’y serai pas. Québec m’attend, oh pas vraiment pour me sortir, plutôt pour passer plusieurs heures à m’instruire. Sûrement qu’ « il » m’amènera souper en quelque part vendredi. Ce sera un court séjour à la vitesse dont mes ailes d’ange pourront m’entraîner... Je promets qu’à mon retour dimanche soir, je jetterai un oeil sur vos commentaires, et peut-être, si vous avez été bien sages, je prendrai quelques minutes pour vous signaler mon retour... peuuuut-être!...
...je partirais pour: Québec!... »

mardi 11 novembre 2008

Le surligneur...

J’ai dans un des tiroirs de mon bureau, un surligneur... en fait, j’en ai plusieurs et de plusieurs couleurs, mais il y en a un particulier, auquel j’attache beaucoup d’importance: c’est le rose. Parce que sur ce dernier, j’y ai collé l’inscription suivante: « Les p’tits bonheurs de la vie»...
Ce n’est pas nouveau, il existe depuis plusieurs années...
En fait, je dois vous avouer que je suis un peu « toquée » sur les bords! Saviez-vous qu’il existe une abréviation d’un problème de santé mental, appelé « trouble obsessif compulsif » ou TOC? Et bien, je souffre d’un TOC « léger » ou + ...certains comprendront... Et sachez, qu’un TOC + est le présage d’une perfectionniste pas du tout atteinte d’un mal incurable!!! Ça fait, comme dirait une docteure que j’apprécie beaucoup, « des gens qui travaillent bien... » Tenez vous-le pour dit!
Ce surligneur me sert à démarquer dans mon agenda les « p’tits bonheurs de la vie », « de ma vie » devrais-je dire... Genre?...soupers, 5 à 7, rendez-vous, cafés, cinéma, spectacles, resto avec mes amies (parfois amis...) anniversaires, escapades, voyages, vacances, congés, coiffeuse, esthé etc... En fait tout ce qui ne touche pas au travail, mais qui regarde ma vie personnelle et qui me tient à coeur... Et quand je vois du rose dans mon agenda, je sais d’avance que ce sera un « bon moment »... Et heureusement, j’en vois souvent... enfin, régulièrement!
Et personne ne pourrait m’enlever ce surligneur rose. Lorsque je le vois, bien sage dans sa petite boîte cartonnée dans mon tiroir, je me demande à quoi il servira la prochaine fois... Je serai avec qui, je ferai quoi... Et jamais il ne me déçoit, jamais il ne m’a fait faux bond. Il est fidèle, toujours près de moi, il m’attend sagement... comme un ange, il veille sur moi, et moi sur lui...
Sûrement qu’un jour il « battra de l’aile » lui aussi... et je devrai m’en séparer, pour pouvoir retrouver le rose qui égayera les moments de ma vie... même si de ce temps-là, elle n’est pas, justement, toujours rose ... ma vie!...

lundi 10 novembre 2008

Drôle de troisième fois ou jamais deux sans trois...

Quelle journée! Ou devrais-je dire quelle nuit! Couchée à 23hres30, éveillée à 1hre25... Recouchée vers 3hres15, réveillée à 5hres30!!! Jamais eu aussi hâte qu’une nuit prenne fin! J’ai même pensé renoncer à me présenter au travail ce matin, du moins pour quelques heures, mais après avoir fouillé un peu dans le fond de moi, j’y ai trouvé un restant d’énergie que j’avais dû oublier il y a quelques jours... Avec un sirop de café, j’ai pu faire le am; avec une goulée d’air le pm! Et me revoilà devant « ma bouteille à la mer », à me demander quels mots oseront sortir de mon cerveau engourdi par le manque de sommeil...
Ce matin j’ai bien cru perdre mon P’tit bonheur... C’est ma chatonne de 3 mois, adoptée au début d’octobre, pour éventuellement prendre la relève de Céphalée, ma vieille chatte bronchitique. C’est que ma maison risquerait d’être envahie par les souris si ce n’était de sa persévérance à chasser pendant tout l’été!
J’ai donc décidé d’appliquer le principe de « la plus expérimentée qui guidera la novice »... Sauf que...
...la novice tombe sur les nerfs de l’expérimentée, qui, dans des élans d’agressivité contrôlée, veut tout simplement l’étouffer! Qu’à cela ne tienne! P’tit bonheur se tourne vers Méo, à qui elle fait des danses langoureuses, bien étendue sur le dos... Je crois que Méo va devenir dingue! Parce que lui, il n’y comprend rien à ce jeu...
Tout ça pour dire que ce matin, mon P’tit bonheur sortie prendre l’air, n’a pas daigné répondre à mes appels répétés. Je donc dû revenir dîner à la maison, chose que je fais rarement, sauf les belles journées d’été. Et elle était là tout près, et très contente de me voir... enfin, je pense!
Morale de cette histoire: « Ce que tu aimes, laisse-le libre: s’il te revient il est à toi, s’il ne te revient pas, il ne t’a jamais appartenu... » C’est peut-être un peu dépassé mais toujours bien d’actualité... enfin, je crois!...
Je me sauve à tire-d’aile pour un repos bien attendu...

dimanche 9 novembre 2008

Drôle de deuxième fois...

Avec mes enfants, petits et même un peu plus grands, il fut une période où nous finissions les soupers avec une activité appelée « Les bons et les mauvais moments ». Chaque membre de la famille devait nommer un bon et un mauvais moment de sa journée. Nous couronnions le tout d’un chocolat. Parfois même, s’ajoutait un cri d’animal... Simplement pour prouver que « le ridicule ne tue pas» ...
Aujourd’hui, j’ai eu un bon et un mauvais moment... Je commence par le mauvais... Ah et puis non! Je le garde pour moi...par respect pour la personne concernée et en plus, je n'ai pas le droit de viser une personne comme mauvais moment! Mais dans ma tête, c’est tout de même mon mauvais moment...
Et mon bon moment? Ce matin, avec mon ami Méo (border-colley de 5 ans), je suis montée à mon camp, dans le p’tit Nord... Un camp de « filles », genre « on retire nos chaussures avant de nous aventurer sur le plancher verni »...
Chemin faisant, nous avons rencontré mon plus proche voisin de camp avec sa charmante épouse. Brins de jasette et promesses de commencer à se voisiner plus tard, nous voilà, Méo et moi, à transporter bonbonne de propane (un 30 livres, SVP!...) et un sac de literie, à pied, dans un sentier, en plein bois... Et vive les défis lorsque accomplis! Moment de bonheur, lorsque bien attelée à mon traîneau sur skis de téflon, j’ai réussi à remorquer cette chère bonbonne, en gobant ici et là, quelques flocons erratiques...
Et au retour, par ce chemin forestier bien connu par les chasseurs de petits et gros gibiers du coin, nous nous sommes vus escortés par une volée d’oiseaux de neige, vous savez les petits blancs qui se posent sur le bord des routes et décollent à la toute dernière minute... C’est comme si, pour quelques secondes, j’étais à bord d’un carrosse propulsé par des elfes... Moment magique qui m’a donné des ailes pour le reste de la journée...

samedi 8 novembre 2008

Drôle de première fois...

J'habite sur un site de base d'hydravions...mais les hydravions, quand arrive novembre, sont plutôt frileux et s'empressent de décoller pour soit hiverner, soit troquer leurs flotteurs contre roues ou skis...C'est ainsi que j'ai vu cette semaine, le long quai ou (là je sais que j'aurais dû mettre un accent grave sur mon "u" mais je ne sais pas encore o"u" il se cache sur mon clavier!!...) sont amarrés tout l'été, entre 10 et 12 hydravions, se faire amputer de sa douce moitié dans un premier temps, puis quelques jours plus tard, disparaître complètement dans le fond de la baie voisine, afin de survivre aux affres des glaces printanières 2009...Anodin vous croyez? Non, pas pour moi! Ce quai est le tremplin de mes réflexions nocturnes, de mes muettes prières à la lune, de mes observations stellaires...
Alors me voilà, à observer les eaux brunes de la rivière Harricana, sur un tas de gravier pas du tout inspirant...Qu'à cela ne tienne: mon amie la Fée m'a instruite sur la façon de "jeter une bouteille à la mer" en m'indiquant comment créer ce blogue...Un coup d'ailes plus tard et me voici, prête à vous dévoiler mon quotidien, du fond de ce fond de rang qu'est mon royaume...
Et l'amputation de mon quai fait écho à l'amputation de ma propre douce moitié...Ce sera mon histoire...

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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