vendredi 19 janvier 2018

Je poursuis…



Tout d’abord, vous me voyez désolé pour l’arrêt subit de publication. N’allez pas croire que je ne prends pas mon rôle de rédacteur-en-ours au sérieux. Si vous aviez accès aux gribouillis que je dois débroussailler; vous aussi, en perdriez votre marsouin… euh… votre latin! Pour tout avouer, ce travail me donne bien des poils noirs!
 
J’ai pris quelques jours pour rassembler mon courage et les notes éparses. Avec le guide de voyage je crois pouvoir poursuivre le récit pour en finir une fois pour toutes avec cette Nouvelle-Zélande (parce qu’après elle, y’aura l’Australie…)

Aujourd’hui je pousse donc un peu et je vous résume quelques journées d’une traite. 

Ainsi… C’est le 17 décembre que les membres de ma Famille-d’adoption ont trouvé refuge dans un hostel* de Wellington d’où ils embarqueraient le lendemain, sur le traversier reliant l’Île du Nord à l’Île du Sud, traversée qui dura semble-t-il, 3h30. De quoi renouer avec les doux balancements de la mer!


Touchant terre à Picton, ils louèrent une nouvelle voiture pour se rendre à Blenheim où ils prirent le Temps de flâner, de se sustenter et d’effectuer quelques achats. Leur prochaine destination était le Abel Tasman National Park, là où les attendaient d’autres randonnées. 

Campés à Marahau, ils décidèrent tôt matin, de partir chacun de leur côté: le plus Grand opta pour un sentier de 38km, la Belle pour un 22 et la plus lente, ma Maîtresse, pour un 12km. 

Elle partit donc seule, se laissant déposer à Anchorage pour revenir tranquillement, tantôt flânant sur les plages, tantôt s’arrêtant pour immortaliser les sentiers ou encore saluant les randonneurs au hasard. 


« Je distribuais à gauche et à droite, au fil des courbes, des montées et des descentes, des « Hello! Hi! Hey! Allo! » saupoudrés de sourires recevant souvent la pareille en retour, mais parfois aussi, qu’une brève part d’indifférence toute humaine… ».
 
Le 20 décembre, alors qu’ils sont à ramasser les tentes, deux jeunes québécois viennent jaser avec eux. Ils parcourent le pays à vélo depuis déjà deux mois. Je suis certain que face à tant de détermination et d’ambition, ça littéralement jeté ma Maîtresse par terre !!!

Ce jour-là, ils mirent quatre heures à rouler
vers Punakaiki, situé au sud-ouest de la Mer de Tasman afin de profiter de la beauté des Pancake Rocks.

Apparemment, la route fut des plus sinueuses, claquemurée entre montagnes et mer agitée, traversant ici et là, quelques petites villes. C’est qu’elle fit une longue promenade sur la plage et
de drôles de découvertes rocheuses.

Le lendemain, jour du solstice d’été sous le tropique du capricorne, après une randonnée d’un peu moins de 15km dans le Paparoa National Park, ils aboutirent sur un petit chemin où en
plein milieu, des chevaux s’ébrouaient dans un semblant de liberté. Apparemment, un moment magique.

Puis si je piste bien leur itinéraire, ils poursuivirent vers Greymouth, la plus grande ville de la côte ouest de l’Île du Sud. Mais ce n’est pas dans celle-ci qu’ils s’arrêtèrent, mais bien à Fox Village, sous la pluie et la brume,
car l’attrait du Fox Glacier fut le plus fort…

Mais ça, je vous le raconterai demain. 

Du moins, espérez-le! ...

Wilson



dimanche 14 janvier 2018

La leçon de l’oiseau



Quel beau soleil aujourd'hui! Ça réchauffe le cœur! Ma Maîtresse végète après avoir été visiter Papa Fitzsou qui s’est apparemment, miraculeusement sauvé de l’éclosion d’influenza ayant sévi sur son étage ces deux dernières semaines. 
 
Paraît que l’application du protocole sera levée cet après-midi avec le rétablissement du dernier cas recensé. Je n’y connais pas grand-chose, mais ça semble une très bonne nouvelle!

Maintenant, si je poursuivais le récit de ce voyage en Nouvelle-Zélande? Voici ce qui est inscrit dans le petit carnet-beige-de-Porto, en date du 16 décembre :

« Salle à manger du camping du Discovery lodge – Un oiseau voletait dans l’enceinte vitrée où étaient alignées les tables de pique-nique. L’idée de lui rendre sa liberté nous effleura. On l’observa un bon moment, sauter d’une table à l’autre, becquetant les mies de pain abandonnées. Était-il simplement venu prendre son petit-déjeuner? 

Tout à coup, il longea le rebord vitré et d’un coup d’aile se retrouva dehors. Il connaissait la minuscule ouverture lui donnant accès au monde extérieur. Morale : ne jamais supposer possèder l’unique solution à ce qui peut nous sembler problématique. 

Aujourd’hui nous sommes installés à River Valley, une chouette place. Après avoir traversé la petite rivière en trolley suspendu, faite une courte escalade à flanc de montagne et s’être amusés à saute-mouton de roche en roche, mon Grand nous a donné le cours traverse-à-pied-d’une-rivière-à-fort-courant-101. On a vite compris le principe d’utilisation du bâton de pèlerin! 

La pluie s’est annoncée un peu avant souper, mais nous avions décidé de profiter du BBQ organisé ce soir-là. Nous nous sommes régalés comme des rois!... »

Bon je vous l’accorde : facile de faire le récit d’un voyage quand on ne fait que recopier mot pour mot les écrits. 

Toujours bien, ça vous fait quelque chose à vous mettre sous la patte en attendant que…

Wilson 

samedi 13 janvier 2018

Dans le même ordre d’idée…



J’ai pris le Temps encore aujourd’hui, de poursuivre la lecture du récit de voyage néo-zélandais de ma Maîtresse malgré le fait que son Grand, enfin, soit lui aussi rentré au pays.
 
De jase en jase, ils ont bouclé-la-boucle de ce que fut pour chacun, cette magnifique épopée. J’entendais mon Grand-Frère-d’adoption raconter son séjour sur cette île-à-l’est-de-l’île-du-nord, en compagnie de gens avec lesquels il se lia immédiatement d’amitié. Comment il avait surfé parmi les requins, refait des randonnées, passé de bons moments en excellente compagnie. Chanceux va!

Je les ai laissés se placoter ça pour me remettre dans les péripéties du voyage. J’ai cherché des photos représentant les grottes de Waitomo dont la Glowworm Cave, cet endroit où brillent apparemment des milliards de vers luisants, suspendus au plafond par une quelconque ingéniosité de la nature. J’ai fait une recherche, et comme des images valent mille mots

Parce que ma Maîtresse en glissait un mot dans son carnet. Sans photo. Tout comme d’ailleurs, elle mentionne brièvement l’histoire d’un René, un Suisse récemment retraité qui était à parcourir, du nord au sud, la Nouvelle-Zélande par le sentier Te Araroa. Une expédition de 5 mois, en parfaite autonomie. Wow! Certain qu’elle a dû être impressionnée et inspirée par cet homme, apparemment ancien travailleur de la Croix-Rouge.

Mais honnêtement, si je me fie à ses écrits, ce qui semble avoir été pour elle, la randonnée ultime, ça serait celle de la Tongariro Alpine Crossing. Je vous rapporte textuellement :

« 3h56 - J’avais demandé à mon cerveau de m’éveiller à 4h : good job Brain! Il fait nuit noire, le ciel est barricadé sous la brillance stellaire. Je prends le Temps d’admirer, même si ce dernier est compté.

Déjeuner rapide mais soutenant, café et hop : 5h10 - nous sommes dans le mini bus qui nous amènera au départ du Tongariro Alpine Crossing. Un 19.4km que l’on devrait parcourir en 7 à 8 heures. Selon Lonely Planet. Est-ce que la réalité sera tout autre?...

Fin de journée, vendredi 15 décembre – J’en ai eu pour six heures, d’efforts soutenus-et-difficiles-en-tabarouette. La montée, un
765m, m’a donné du fil à retordre. Mon cardio n’était pas au point et malgré la beauté époustouflante du paysage au moment du lunch, la descente de 1126m fut ardue pour les articulations des genoux et de la hanche « conflictuelle »… Maudite usure! Maudite soixant

Comme nous sommes revenus tôt au campement,
on prend ça mollo en après-midi. Douches, lessive et une réservation au resto de la place pour souper. Une grosse gâterie après cet effort titanesque (enfin… en ce qui me concerne du moins…). 
 
Nous resterons une autre nuit au Discovery lodge où trônent fièrement les deux tentes qui abritent nos nuits... »



Ciel! Je ne sais pas pour vous, mais connaissant ma Maîtresse, on la sortait de sa zone de confort cent milles à l’heure-là! Si je ne la voyais pas de mes propres yeux, je pourrais penser qu’elle y a laissé une partie de sa peau. 

Mais je vous rassure : elle est bel et bien de retour, en chair et en os !!!...

Wilson

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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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