vendredi 28 avril 2017

10- Infitration sur la côte est

"... Les Defoy

C'est par un beau mardi matin (deux semaines après mon arrivée à Sarasota) que je décidai de reprendre la route afin d'aller voir chez les Voisins de l'est, ce qui se passait de bon de leur côté. 
J'entassai quelques effets personnels dans le sac à dos rose-Angleterre, et je priai Madge de me conduire à Fort Lauderdale par les routes tranquilles de l'intérieur des terres.

Chez les Defoy, je fus reçue comme une reine! Quel accueil chaleureux! Sirotant une bière dans l'alcôve, nous en avons profité pour jaser de tout et de rien. De long en large du quotidien. 
Et devinez quoi, Chère Gang de Retraitées??? 
J'ai pu goûter aux populaires carrés au caramel... Hummm... Nous sommes quittes!!!

En allant au lit ce soir-là, l'idée de me rendre jusqu'à Key West... 

Key West

Illumination au réveil! Indécise que j'étais la veille, voilà que dès que j'ouvris les yeux, je tapai un "Ramada Inn Key West" sous la suggestion de Cousine Hélène...  
Booking s'est alors ouvert à moi, sur un plateau d'argent (!) avec une chambre à $56us/nuit au Nyah, un hostel pour les Jeunes (d'âge et de coeur, ai-je décidé...).

Aussitôt jasé, aussitôt réservé! 

J'avalai la route en 4h30 avec quelques arrêts. Grandiose!
Époustouflant! Renversant! Le paysage s'est présenté, comme de grandes Îles de la Madeleine allongées. Des odeurs de poisson et d'air salin, s'engouffraient par la vitre abaissée pendant que le toupet me bloquait partiellement la vue. "No need" de la clim!!! Faut dire que mes passagers, Bobby, Fred et Pierre, ne s'en plaignaient pas! Y'avait juste Wilson qui voulait sauter par la fenêtre.  J'ai dû le retenir par un bras!

Je trippais... la musique à fond! À défaut de rouler en mustang décapotable...

Une fois sur place, j'ai trifouillé pour trouver un stationnement. Comme de raison. Parce que Key West, c'est TRÈS touristique!!! Je finis par confier Petit Escape pour la nuit, à celui public, situé en arrière de la Marina. À quelques minutes de marche de l'auberge, tout était pour le mieux.
La chambre était d'occupation quadruple avec salle de bain privée. C'était propre, cute. N'ayant pas dîné, et après avoir marché d'une extrémité à l'autre, le boardwalk, je m'arrêtai au Waterfront Brewery, LA micro-brasserie de la place!

C'est là que je fis la rencontre d'un jeune Indien et de son grand-père, venu se glisser sans invitation à ma table pour se soustraire de la chaleur... Jase faisant, le Vieil homme finit par m'offrir l'hospitalité chez sa fille habitant l'Indiana.   
Ah! Le plaisir de ces rencontres impromptues!

Sortie de table à 18:25, je décidai spontanément d'embarquer en quatrième vitesse sur le pont du Marquesa, pour voguer vers le coucher de soleil. C'est lors de cette escapade, que je croquai la plus belle photo de tout le voyage... 
"Champagne?"... "Please!"

Le lendemain, après avoir vu-de-mes-yeux-vu la bouée du point le plus au sud de l'Amérique du nord, mouillé mes orteils dans l'eau salée, à "90 milles" seulement de Cuba et ramassé en passant, "Le vieil homme et la mer" à la maison d'Hemingway, je revins passer une autre nuitée chez les Defoy.

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."

jeudi 27 avril 2017

9- Coexist-ence

"... Lors de mon séjour Floridien, j'ai eu la chance d'approfondir une belle leçon de Vie. 

L'H-Ami où je demeurais faisait partie d'un mouvement s'appelant "Coexist" dont le sigle représente les trois religions (Islamisme, Judaïsme et Christianisme), la paix, le symbole des hommes et des femmes dans toute leur complexité, un pentacle (genre de talisman), le yin et le yang. Le mouvement encourage le dialogue et la TOLÉRANCE
J'ai passé un après-midi à lire sur le sujet...


Ce mot, coexist, revint souvent dans nos conversations surtout lorsqu'elles prenaient une tangente vers un jugement ou un sarcasme envers certaines personnes.  Si on jasait de quelques connaissances, et que nos dires dépassaient la simple observation, je murmurais un "coexist"... 

Magiquement, ça ramenait nos propos à un autre niveau!

J'étais déjà sensibilisée, mais combien est-ce difficile parfois de demeurer congruent avec nous-mêmes et de conserver notre air d'aller...

Aussi...

Par un chaud après-midi (comment pouvait-il en être autrement???), on alla visiter l'exposition en plein air de "Embracing our differences" justement dans le même ordre d'idée que le précédent mouvement. 

D'immenses oeuvres d'enfants du monde entier, et des mots qui tireraient avantage à faire partie du langage du monde adulte. Contre la violence, les abus, le bullying. Les différences. 
J'ai aimé sans prendre aucune photo. 

Ce fut mon petit bonheur à moi... Coexist...

Vous pouvez admirer l'ensemble de cette exposition ICI



Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."

* coexist: image gratuite prise ICI

mercredi 26 avril 2017

8- Robe jaune, coucher de soleil et danse

"... La robe jaune (jaune... pas rouge!)

Jour de pluie. C'était le moment que j'attendais pour aller magasiner le seul morceau qui m'importait vraiment: une petite robe jaune virevoltante, cintrée à la taille et à manches courtes, telle que je l'avais immortalisée avec de la colle et du mod podge sur le tableau de visualisation 2017, année grande ouverte sur l'imprévu.

Après avoir fait quelques boutiques (et toutes celles de St.Armands Circle!), j'ai fini par la dénicher chez JC Penney. Ça débuté et terminé du coup, le magasinage que je voulais faire dans le sud! Pierre-Yves serait fier de moi!
  
C'est fou ce qu'on peut changer à la retraite!!! ;-)

Je l'ai étrennée le soir même, au spectacle de "Piano Men" où deux sympathiques et jeunes pianistes (aux doigts si agiles qu'on en perdait le mouvement), se produisaient au Florida Studio Theatre's. Du moins... Je pense que c'était là! 
Prestation impressionnante...

Turtle Beach et son coucher de soleil

Nous avions prévu de pique-niquer sur la plage pour être aux premières loges lorsque ce 1er avril se coucherait sans poisson à l'horizon.

Déjà les habitués avaient sortis leur attirail: chaises, tables et bonnes bouteilles! Installés le long de la plage, quelques baigneurs osaient encore fendre les vagues venant se jeter sur le sable chaud. Le soleil était encore bon même si dix-huit heures approchait. Me restait deux heures à m'emmurer dans le silence salutaire* provoqué par la rassurante mouvance du golfe... 


Le soleil se retira ce soir-là, me laissant un chaste et discret baiser... en plein ciel! Quelle charmante attention!...

Danser à l'américaine

Les Amis de l'H-Ami se donnaient rendez-vous chaque samedi soir, dans un petit resto-bar du centre-ville, où on pouvait également risquer quelques pas de danse. 
Mes compagnons, préférant l'observation à l'action, c'est finalement avec une parfaite inconnue américaine que je laissai aller mon trop plein d'énergie. 
Durant les pauses, j'observais cette étrange jungle où se mêlaient parfums aux mille odeurs, femmes endimanchées en formules améliorées, gonflées à bloc et hommes affamés
Parades, sparages. Mascarades. 

Minuit  sonna - Tout comme Cendrillon, je retrouvai mon carosse et rentrai sagement.

Mais au moins j'avais vu. Et j'avais osé...

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."
* Rob Brezsny

mardi 25 avril 2017

7- L'écureuil, les alligators et la pipe à eau!

"... L'Écureuil

Comme j'étais toujours la première levée, c'est moi qui préparais le café chaque matin. Je sortais pour le siroter lentement, là où le soleil daignait se montrer tôt la binette. 
Du coin de l'oeil j'observais l'écureuil...

Queue recourbée, secouée de soubresauts insondables. Points d'interrogation ou virgules inversées. Exclamations sans point dans ses expressions. 

Je divague...

J'en ai fait mon Ami au fil des jours. L'ai baptisé Ti-Gros. Pour la forme. Sans relâche, il arpentait de haut en bas, l'immense if qui cachait ses racines derrière le muret cimenté. Déambulations. Va-et-vient qui viennent et qui vont... Question... 

Finira-t-il par tomber nez à nez avec le gros chat noir-aux-moustaches-blanches, aperçu pour la première fois, dans la plate-bande avant?... 

Je vous rassure... La rencontre n'aura pas eu lieu, du moins le Temps de nos seize matinées...

Alligators et vélo

Le Myakka Park - J'avais enfilé cuissard et pris avec moi un casque et des gants-aux-doigts-coupés. Dans ma tête, je m'en allais pédaler! J'avais sous-estimé la force du principe éloge-à-la-lenteur et mes Compagnons ayant déjà baigné dans la Méditerranée! Toujours est-il...

On prit le sentier asphalté au-dessus duquel, les arbres s'embrassaient. Très vite je me sentis dans la peau d'une Julia Roberts* roulant les petites routes d'Indonésie. Tranquillement...

Un sourire s'étirait sur mes lèvres ( oui, oui... Même genre...) Sauf que... 
Aucun Javier** ne me bouscula vers le bas côté!

Une bonne chance, parce que les alligators étaient à l'affût de viande fraîche!

La pipe à eau de Romani

J'étais seule à ne pas comprendre leur langue saccadée. Les Amis de l'H-Ami s'exprimaient haut et fort, dans un arabe parfait. Nous étions tous assis dehors, devant la maison quand un mince jeune homme en sortit, tasse de thé en main.

Il approcha une chaise et prit place en face de moi, entraînant au passage, une pipe à eau. Drôlement intéressée à comprendre comment on s'en servait, je me mis à gesticuler à Romani mon désir. Heureusement on m'aida et Romani, de se lever à nouveau et de revenir avec un sac d'embouts colorés, emballés individuellement. 

Il me fit sentir le tabac-aux-pêches, plaça deux morceaux de charbon sur le dessus du papier aluminium recouvrant l'espèce de pâte formée par le mélange et il aspira longuement, créant ainsi un drôle de barbottement que j'associai immédiatement à une personne aux prises avec un problème pulmonaire... 

Sur le coup, pas tellement rassurant!

Me regardant dans les yeux, il retira son embout et me passa le long tuyau. Je plaçai l'embout qu'il m'avait donné et le fixant, je pris à mon tour une longue bouffée. Quelle surprise de ne ressentir aucun mauvais goût de tabac ni étourdissement! 

"Messa el fol" me dit-il... Apparemment, la traduction se veut quelque chose comme "une soirée en fleurs"... 
Dépaysant... 

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."

* film "Mange, prie, aime", réalisateur Ryan Murphy
** Javier Bardem, "Mange, prie, aime"

lundi 24 avril 2017

6- Musées et al

"... Une semaine que j'avais replié mes ailes en sol Floridien. Mon corps se colorait tranquillement de miel doré. Je faisais mien le "silence salutaire" dès que je le pouvais, malgré le piaillement incessant des oiseaux, les trombes d'eau de la fontaine et le ronronnement sourd des avions, petits et grands, prenant leurs aises tout juste à un pâté d'où je me trouvais.

Je me rassasiais de ces moments, gracieuseté de la Vie. Du coup, je portais mes pensées vers tous ceux qui n'avaient pas la même chance que moi. Gratitude.
Par un après-midi dégoulinant de chaleur, l'H-Ami et moi, on alla pagayer les tunnels de mangrove à Lido Key, sorte de bayou-crocodile-en-moins. Quel bonheur de circuler emmurée dans ce silence de nature! 

Ce fut l'un des très bons moments de ce séjour.

Vint un autre jour, la visite du fameux musée de John Ringling. Un
cirque miniature immense; une grande maison; un musée d'art où l'on se faufila dans le Pathless Woods (longs rubans colorés illuminés, et descendant du plafond... Un genre de carillon géant comme j'en avais fait un dans le boisé du SylÉmi, tintements en moins...). Spectaculaire!

Quelle coïncidence d'apprendre que son épouse Mable, mourut des complications du diabète à la fin des années '20... Sans m'expliquer pourquoi, ça me toucha beaucoup...
Dans le même parc, je visitai une mini-maison dont j'aimerais bien faire mienne un jour... Des murs en moustiquaire, des coins de verre, les espaces de Vie tournant autour d'un bloc central nécessaire... 
Chose certaine, ce ne serait pas en Abitibi que je pourrais habiter une telle maison. Mais, comme je l'exprime souvent, "une fille a bien le droit de rêver..."

Marietta Museum of Art & Whimsy

 "... Un sourire (!) demeurait figé sur mes lèvres... Expression de béatitude-gratitude-connivence avec l'humour des artistes créateurs de ces oeuvres toutes aussi loufoques que belles.

J'aime côtoyer ceux-celles ayant un bon sens de l'humour. Il paraît qu'on en vieillit mieux...
J'avais l'impression d'être Alice au Pays des merveilles, lapin blanc en moins. Quoique Pâques approchait.
Facile d'imaginer le reste...

Le bruit d'une fontaine crevant ses eaux en continu. Le cri d'un oiseau inconnu scandant le rythme de la Vie, sorte de musique rockée qui elle aussi, s'échappait de petits haut-parleurs hauts perchés...
J'étais dans un oasis de paix, et la paix s'infiltrait en moi par tous les pores de ma peau...

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."

dimanche 23 avril 2017

5- La Floride

"... Plages, soleil et coups de soleil!... Voilà ce qui résume quelques jours de mon séjour en sol Floridien! Je peux ajouter: piscine et longueurs; intervalles de marche rapide et course; dolce farniente et lecture, kayak et rando à vélo; visites de musée et cinéma. 
La vraie Vie quoi! Ou un film qu'on pourrait appeler: "Nage, prie, marche..."*
Ben quoi!

J'ai baigné de longs moments dans le "Silence salutaire" de M. Breszny**: "... ne rien faire et se taire pour s'extraire du bruit et de la fureur qui nous empêchent de nous entendre réfléchir...
Me suis donc "prélassée et abandonnée", dans le "vide cotonneux du Silence salutaire...
Non mais... Avouez...

Un beau jour, l'H-Ami m'a fait découvrir la plage d'Anna Maria Island, dernière des quatre îles avant St-Petersburg (précédée de la Siesta, de la Lido et de la Longboat). Nous avons assisté impuissants, à un puissant (!) coucher de soleil. Moment magique! 

C'est à cet endroit d'ailleurs, que je fis la connaissance de Trois Dames...

Sous un soleil de plomb, elles avaient pris place sur le banc de bois appuyé contre la façade du Sandbar. Immenses verres fumés; sourires engageants; ricanements. 


Puis l'une d'elle, coquinement, me lance un "Ça va?" avec un drôle d'accent coulant. Je me tourne vers Elles et entame une conversation à bâtons rompus... Phrases ponctuées par les quelques mots français qu'elles possédaient... Charmantes...

Arrive un premier mari... Un Monsieur Bouvier. "He speaks French." me lance l'une d'elles. Et M. Bouvier d'entonner l'hymne national... Ok! Je l'accompagne. De ce que je me souvenais des paroles...Fou rire général! 

Ces gens étaient venus célébrer leur 50ième anniversaire de mariage. Les femmes, deux d'entre elles du moins, se connaissaient depuis leur "first grade". Elle ne se sont jamais perdues de vue, et les trois couples habitent Boston, tout près les uns des autres. Leur amicale fidélité me toucha...

Je leur ai fait plaisir en leur disant que j'avais bien aimé leur ville en septembre dernier. Apparemment, ce n'est pas la réputation que dégage leur patelin. Pourtant...M'essemble, hein Ami Pat?...

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."
*référence au film "Mange, Prie, Aime", inspiré du livre d'Elizabeth Gilbert
**Rob Brezsny, Capricorne, 23 au 29 mars 2017

samedi 22 avril 2017

4- Roanoke(VA)-Pooler (GA)

"...Mes hôtes, Truda et Joseph, sont charmants et très avenants. Ils habitent un beau quartier présentant ses façades toutes de briques habillées. Inspiration britannique...

Je peux tout faire en marchant: me restaurer et aller au cinéma. C'est d'ailleurs ce que je ferai de la soirée. Je choisis de visionner le film "Lion". Quelle histoire touchante et vraie! J'ai adoré!

Sur la route, j'ai vu pousser les feuilles en Virginie et fleurir les jonquilles en Caroline du Nord. J'ai croisé des motos et des... tondeuses! ;-) 
J'ai laissé mon regard planer brièvement sur les montagnes de la Virginie et  les plats des Caroline(s) jusqu'aux palmiers de la Georgie. 

Madge, Wilson et Méo se portent bien. Ils sont patients et observent le défilement incessant du paysage sans rechigner. Sans me tambouriner les tympans avec des "j'ai soif", "j'ai faim", "j'ai envie de pipi" ou les "quand-est-ce-qu'on-arrive". De vrais bons compagnons de voyage! 
Je blague...;-)

Il fait merveilleusement beau et chaud. La petite robe marine, sobre avec ses rayures blanches, fait parfaitement l'affaire.

Je ne ressens pas la faim. Longer Jacksonville et Orlando, m'a noué l'estomac et les tripes. De toute façon, ce sera bientôt le tour de Petit Escape d'épancher sa soif. Je n'aurai pas le choix de m'arrêter un peu.

Le bruit du traffic me grise. Les albums de Bobby tiennent la route. Son soul me fait avaler les milles sans broncher... J'arrive à Pooler sans encombre. La chambre Airbnb est géniale: grande, propre et j'ai ma salle de bain!

Quand j'y repense, un sourire niais flotte encore sur mon visage..."

Qui suis-je ?

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Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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