lundi 2 mai 2016

Si La Motte m’était conté



« … C’était la 21e édition du Show de La Motte.
« Majeur et accordé » disait l’affiche.
Ce le fut!

L’occasion était idéale pour souligner l’anniversaire de ma Bonne Amie Ghi. Le partage d’un nouveau plat de pâtes à la Ricardo (et non à la DiCaprio!!!...), un verre de vino et hop! nous sommes sautés dans l’auto, direction La Motte, petit village situé à environ 30 minutes au sud d’Amos.

La salle était nimbée de lueurs orange brûlé. La vieille église jouait son rôle de mystique. Et les vieilles connaissances se saluaient avec amitiés…

C’est Pierre Labrèche (le facteur-conteur) qui prit la scène d’assaut et anima la soirée. 
Des Paul Ouellet, aux Sophie Scott (à la voix cristalline), Steve Burman (et son doigté magique de pianiste), Jocelyn Lapierre (en kilt et fier d’être le seul joueur de cornemuse Témiscabitibien), l’impressionnante poétesse Sonia Cotten (vous vous rappelez l’exposition?*…), et de la Chorale du Fond de Rang au Grand B Jazz Boréal, les heures se sont écoulées, sous des volutes d’art bien orchestrées.

À la fin, Labrèche n’a pas manqué de nous lancer son poème tout en tour-de-l’Abitibi-Témiscamingue couronné d’un « Soyons heureux » et Paul Ouellet de nous seriner sa traditionnelle « Chanson trop longue ».

Certain que l’an prochain, j’y retournerai… 
« Oui j’y retournerai-ai-ai… » 
http://ange-aerien.blogspot.ca/2016/04/catherine-rondeau.html
« S'cusez-là! », La Motte, avril 2016

samedi 30 avril 2016

Parce que je ne peux m’en empêcher…




« Cesser d’attendre… », Amos, avril 2016
« … Je ne peux m’empêcher de partager intégralement ce texte trouvé sur FB avant-hier.
Parce que les membres de mon lectorat ne sont pas tous des amis Facebook...

Mais aussi…

… Parce que j’y adhère totalement et que j’espère qu’il vous mènera à une certaine réflexion sur les vraies valeurs de la Vie…
J'ai pris sur moi de surligner quelques passages qui m'interpellaient le plus.
Bonne lecture... » 


*Texte intégral de Sarah Lussier, 25 avril 2016, http://www.lesnerds.ca/quitter-cette-vie-pour-sa-vie/

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change, mais maintenant, je sais que c’était elle qui attendait que moi je change. » – Fabio Volo, auteur

La vie que je menais ne me correspondait plus et au fond, elle ne m’a jamais vraiment correspondu. Depuis de nombreuses années, je cherche ce que je dois faire. Il y a une pression sociale énorme sur nous qui nous pousse à rentrer et rester stagnant dans un moule qui supposément est la solution universelle qui correspond à tout le monde. Il faut absolument «faire» quelque chose de sa vie. Il faut «devenir» quelqu’un dans la vie. Il faut «réussir» sa vie. Il faut «gagner» sa vie. Tout ça, pour quoi au juste? Pour survivre? Pour se faire aimer par les autres? Pour faire partie d’un clan? Pour assouvir notre besoin de sécurité? Pour espérer être heureux? Pour être reconnu?
Plus jeune, je ne remettais pas en question toutes ces croyances collectives parce que je m’amusais. Je n’avais même pas conscience que les adultes vivaient toutes ces préoccupations. Je vivais ma vie tout simplement. Sans préoccupation d’avoir une vie parce que je savais une chose… que j’étais en vie. Je l’avais ma vie. J’étais heureuse de l’avoir. Je profitais de cette chance et de ce miracle d’être en vie.
En vieillissant, à l’école et au sein de ma famille, on m’encourageait à penser, à douter, à réfléchir, à méditer, à remettre en question les choses, à développer mon esprit critique, à défendre mes opinions, à prendre ma place… C’est grâce à toutes ces actions que maintenant, j’ai pris conscience que toutes ces croyances n’avaient pas de sens. J’ai constaté qu’on ne réalise pas une notion bien simple de la réalité… ON N’A PAS À GAGNER NOTRE VIE, ON L’A DÉJÀ!
Il y a de ces moments si intenses qui nous chavirent complètement. Il y a de ces imprévus improbables, mais possibles qui se présentent dans notre vie et qui transforme tout… même nous-mêmes.
Après tout cela, la vie n’est plus pareille qu’auparavant et nous non plus. Nos priorités, nos désirs, nos perceptions, nos besoins et notre vision de la vie changent pour de bon. C’est alors que les changements s’opèrent. C’est alors que tu ne veux pas la vie que la société propose : le rêve américain. Je suis du même avis de John D. Rockefeller : « Pour réussir, il faut trouver de nouvelles voies plutôt que de parcourir les chemins usés. »
Dans notre société actuelle, on travaille tellement fort pour devenir quelqu’un qui n’est pas nous véritablement parce qu’on ne s’accepte pas et qu’on ne s’aime pas. On y laisse sa santé, son temps, son énergie, son bonheur. On y laisse tout et ce tout est l’essentiel que nous perdons sans même nous en rendre compte. On est toujours en compétition avec les autres et ce, depuis la maternelle. On pense à soi uniquement dans cette jungle chaotique où les priorités ne sont pas à la bonne place. On étudie fort, on déniche un travail, on se case avec quelqu’un (qui parait bien et qui correspond à nos innombrables critères préférablement), on a des enfants, on a une maison (la plus grosse préférablement), on a une voiture (la plus belle préférablement), on travaille fort, on stress, on vit à un rythme de vie trop vite parce que nous devons consommer toujours plus afin de combler plein de vides et pour faire plaisir à tout le monde. Ensuite, les enfants partent de la maison en répétant le même mode de fonctionnement. On perpétue ce mode de vie, au fil des générations. On espère pouvoir vivre aisément à notre retraite et être finalement heureux (bref vers la fin de sa vie), mais souvent la maladie ou d’autres épreuves arrivent et, un moment donné, la mort nous frappe… beaucoup trop vite parce qu’au fond, on n’a jamais vécu vraiment la vie… notre vie.
Est-ce que c’est ça le sens de la vie?
Est-ce que l’être humain doit vraiment vivre de cette manière?
Comme disait John Lenon: « Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voulais être quand je serai grand. J’ai répondu : heureux. Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. » Avec ce moule standard qui renforce l’individualisme et alimente le capitalisme, on croit être heureux et que la vie s’est ça. On donne notre pouvoir aux autres, on surconsomme pour combler nos manques et notre mal-être, on dénature le sens de notre vie. Nous croyons être au-dessus de tout parce qu’on croit être invincible. Ce cocon de sécurité et de confort durement acquis renforce cette perception d’invincibilité. On ne vit pas, on est des robots qui doivent être parfaits absolument, sinon on n’est rien.
Depuis les dernières années, j’ai été confronté à des épreuves qui m’ont ouvert les yeux sur ce triste constat de la vie humaine. J’ai accompagné des gens dans des souffrances inhumaines dénaturées de sens où la vie n’avait plus de valeur. J’ai côtoyé des personnes qui ont tout perdu (même leur vie) pour avoir pris ce chemin que je qualifie d’autodestructeur. Je n’ai pas eu besoin d’aller à l’autre bout du monde pour constater tout ce non sens. Juste dans ma propre famille, dans mon propre entourage, à mon travail, à mon école, dans la rue… C’est quand j’ai accompagné des membres de ma famille et d’autres personnes de mon entourage dans ce chemin irréversible que je me suis fait une promesse : NE JAMAIS PRENDRE CE CHEMIN DE DESTRUCTION. J’avais les meilleurs exemples à ne pas suivre.
Alors, comment réinventer sa vie alors?
Dans mon cas, je devais partir. Faire un voyage. Partir à l’aventure. Risquer. Oser. Changer d’environnement et d’air. Revoir des gens que j’aime, ailleurs dans le monde. Réfléchir et prendre du recul. Bâtir de nouveaux projets. Trouver une quête de sens de la vie, de ma vie et de mon existence. Comme plusieurs, je suis en quête de qui je suis véritablement et entièrement. Je ne suis tout simplement plus capable de vivre dans une réalité où la vie n’a pas de sens majeur.
Nous ne nous posons pas la bonne question. Ce n’est pas : qu’est-ce que je dois faire ou qu’est-ce que je veux faire? C’est plutôt : qui suis-je? Parce qu’au final, ce qui est important c’est ÊTRE et non FAIRE. C’est VIVRE et non AVOIR. Comme disait l’actrice Mirna Loy : « La vie ce n’est pas avoir et obtenir, mais bien être et devenir. » La preuve, sur votre lit de mort, quelques instants avant de mourir, vous n’allez pas vous remémorez tous les diplômes, les médailles, les trophées, les exploits professionnels que vous aurez reçus et accomplis. Vous n’allez pas vous remémorez de tous les biens que vous avez possédés, mais les gens que vous aimez, avec qui vous avez passé de bons moments. Vos plus grands regrets seront de ne pas vous être réconcilié avec telle personne, de ne pas avoir accompli vos rêves ou de ne pas avoir assez exprimé à quel point vous aimez telle personne. C’est aussi simple que cela! Finalement, l’humain a des priorités tellement fondamentales et essentielles.
Comme dirait l’écrivain Roger Mondoloni : « Le sens de la vie, c’est de tout risquer pour aimer. » Ce n’est surtout pas de choisir le chemin de sécurité pour essayer d’aimer. »
L’autre jour, je parlais avec une de mes amies et je lui disais que finalement, je n’étais pas une personne ambitieuse, car mon seul objectif est de VIVRE. Vivre ma vie simplement en harmonie avec la nature et les gens que j’aime. En discutant avec elle, j’ai réalisé que c’était tout un objectif et que c’était une grande ambition dans le monde dans lequel on vit présentement.
Assumer de prendre sa voie, c’est rayonner notre plein potentiel humain. Oser vivre autrement, parfois à contre-courant et être différent, c’est se donner le droit d’être qui on est, d’exister et de vivre véritablement.


vendredi 29 avril 2016

Lendemain de veille



« … La salle était comble. Mon cœur aussi. Comble de fierté envers ces jeunes hommes qui avaient osé défier la Vie en sortant des sentiers battus. En se battant à contre-courant. 

L’auditoire a baigné dans un respectable silence tout au long de la projection. Je voyais ça pour les Gars, comme une consécration dans leur propre patelin.

Gabriel et Alexandre s’en sont bien tirés par la suite, répondant aux diverses questions, réagissant aux commentaires, racontant quelques anecdotes. 

Le Yukonnais d’adoption (Gabriel) avait pris la peine de résumer au tout début, où en étaient rendus les déboires juridiques concernant le respect du territoire autochtone versus l’exploitation des ressources naturelles dans le bassin de la rivière Peel. Mais l’assistance était plutôt assoiffée par les détails portant sur les rouages de l’expédition comme tels. 

L’idée de protéger la Peel* tomba un peu dans l’oubli pour les gens rassemblés.
Mais moi ce matin, je suis là pour vous le rappeler… »
*http://auroreboreale.ca/riviere-peel-le-jugement-est-rendu/
« Salle comble», Amos, avril 2016

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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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