jeudi 11 février 2016

J’ai rêvé à David



« … J’avais une drôle de boule dans l’estomac. Dans la tête aussi... Quelque chose qui envahissait mon être intérieur, se foutant du « comment-j’aurais-dû-me-sentir » à l’aube de cette nouvelle journée…
 
C’était de ma faute. Et celle d’Anne Émond*. Bien sûr. Et puis pourquoi pas celle de mon Amie Lil aussi, avec qui je partage marches et cinéphilie? 
Mais je ne t’en veux point Amie Lil…Loin de là...

En rêve, j’ai revu David. J’ai senti son désarroi, sa démesure de Vie. Malgré tout l’amour qu’il recevait et donnait à sa femme, à ses enfants, à sa fratrie et belle-fratrie, David souffrait d’une intense solitude que même l’appel des bois ne pouvait alléger.

En silence…
… il roula sa boule d’émotions jusque ce qu’elle ne puisse plus prendre place dans l’espace restreint de ses rêves englués dans le quotidien.

J’aurais tant voulu lui parler, partager, lui raconter. J’aurais tant aimé qu’il ne s’enferme pas sur lui-même de cette façon.

Tant aimé qu’il reste dans ma Vie ne serait-ce qu’un petit plus. Encore un peu… 
Le Temps qu’on en jase…»
 
* « Les Êtres chers », réalisé par Anne Émond, film québécois présenté au ciné-qualité du cinéma Amos, le 10 février 2016… S’il vous plaît, faites-vous le cadeau d’aller le voir… quand il sortira en DVD ou s’il est présenté un jour en salle…
« À tous les Êtres chers…», Amos, février 2016

mercredi 10 février 2016

Quand l’Amour nous est conté…



« … La première fois que je l’ai vue, c’était à l’automne 2014. Elle est entrée dans ma Vie, à la vitesse d’un éclair perçant les nuages de plein fouet. Pendant un court instant, j’en ai été secoué…
 
Elle m’avait semblé dès le départ, toute douce et gentille. Elle avait cette manie de se pencher un peu vers l’avant quand elle s’adressait à moi, comme pour me dire un secret dans le creux de l’oreille.
Ça m’avait instantanément charmé …

Elle venait toujours accompagnée de son border-colley, qui me ressemblait un peu, sauf qu’il était  beaucoup-beaucoup plus vieux que moi. En deux jambettes, je m’en étais fait un ami même s’il n’arrêtait pas de vouloir me dominer. Quand c’était trop pour moi, je me poussais un peu plus loin. Méo qu’il s’appelait.  Avec son surplus de poids, il n’arrivait pas à me suivre… 
Bien fait pour lui!

Je l’avais entendue demander à mon Maître, si elle pouvait attacher mon nouvel Ami à la galerie, le Temps qu’elle aille visiter son père. Enfin, c’est du moins ce que j’en avais compris.   
Parfois les humains s’expriment d’une drôle de manière…

Au fil du Temps, nous nous sommes revus. D’abord de façon irrégulière puis de plus en plus souvent. Maintenant, il m’arrive même parfois de partir seul avec Elle. 

Elle m’amène chez-elle (chutttt… ne le dites surtout pas…). Je me couche sur l’un de ses tapis et j’attends qu’elle me récompense pour ma gentillesse, ou qu’elle m’adresse quelques paroles pour me rassurer, en attendant que mon Maître revienne. Ou qu’elle me ramène chez-lui…

Je pense qu’on fait un beau couple quand on marche ensemble. Je l’écoute pour lui faire plaisir. Parce que dans le fin fond de mon cœur, je pense que je peux dire que je l’aime un peu-beaucoup…

Ah… et au fait, je m’appelle Sammy! Je repasserai sûrement ici de Temps en Temps, maintenant que mon Ami Méo est parti au ciel des chiens,  je prendrai soin de sa maîtresse… 
À ma façon…»
« C’est moi Sammy !», Amos, février 2016

mardi 9 février 2016

Ne me demandez pas pourquoi…



« … Un bon jour, n’ayant rien de mieux à faire que de « googueuler » les mots « ange-aérien », je fus troublée de voir apparaître en 9e point, le lien suivant:


Intriguée par le nom de la ville, je peaufinai la recherche. J’appris que Sault-au-Cochon (Forestville),  était située dans une région montagneuse, près du Cap Tourmente.
En bonne curieuse que je suis et surtout à cause du lien avec l’aviation, je lus avec intérêt le récit de ce premier écrasement d’avion de cause criminelle en Occident (un DC-3 d’Air Rimouski), s’étant produit le 9 septembre 1949 et ayant fait 23 morts.

Cette histoire fit le tour du monde…

"... En amour avec Marie-Ange, 17 ans, Albert Guay, un homme dans la trentaine, voulait se débarrasser de sa Rita Morel de femme afin de vivre en paix, la relation qu’il avait avec sa jeune maîtresse.


Il demanda à Généreux Ruest de lui bricoler une bombe pour supposément déboiser un lopin de terre. Il s’organisa par la suite avec Marguerite Pitre, tenancière de chambres qui lui devait de l’argent, pour porter le colis à l’aéroport de Sainte-Foy.
La bombe déguisée en statuette voyagerait, en livraison « spéciale », sur le vol vers Baie-Comeau. 
Le même finalement, dans lequel prendrait place sa Rita qu’il avait pris soin d’assurer convenablement, le matin même de la funeste envolée…

Théoriquement, la bombe aurait dû exploser au-dessus du fleuve et emporter avec elle, tous ses machiavéliques secrets. Malheureusement (ou heureusement, c’est selon), un léger retard au décollage, fit qu’elle explosa en pleine montagne.

Albert fut pendu en 1951, Généreux en 1952 et finalement, Marguerite fut la dernière femme à être pendue au Canada le 9 janvier 1953."

Morale de l’histoire: méfiez-vous de ceux qui vous gratifient d’un billet d’avion aller-retour sans que vous l’ayez demandé… »

Addenda :Ce jour-là, j'ai aussi appris que l'affaire avait  inspiré le roman Le crime d'Ovide Plouffe de Roger Lemelin.

"Imposteurs", Kuujjuaq, juillet 2013




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