dimanche 21 décembre 2014

Matin de givre



J’avais reçu un appel de mon Grand fraîchement débarqué de Québec depuis la veille. « On pensait venir dîner. » m’avait-il lancé sur un ton enjoué.

Désarçonnée, pour ne pas dire déshabituée de ce genre de responsabilité, je bégayai sur le coup, quelques incompréhensibles syllabes monocordes jusqu’à ce que je laisse entendre un « Ben oui, ben oui… (comme l’aurait dit Papa Fitzsou… Coudon… Les oiseaux font des oiseaux…!!). Venez-vous--en! » (mais je dois avouer, j’ai dit cela après que mon Grand eut suggéré comme plat principal, des sandwichs au jambon, ingrédients que je savais que je trouverais facilement dans le frigo!)

J’avais le Temps (puisque je l’avais « retrouvé » depuis maintenant plus d’un mois…) d’aller prendre la marche avec Méo et de laver la vaisselle au retour avant que ma visite ne se pointe.

It has been a go!

Méo, trop content d’aller se promener après une journée de « jeûne », ouvrit la marche dans la ruelle à proximité de notre chez-nous. On descendit derrière le Cegep, as usual, puis on longea la rivière pour ensuite remonter la Première Avenue jusqu’au Maxi. Partout sur notre trajet, les arbres nous présentèrent leurs beautés éthérées, leurs branches couvertes de givre. Magique poudre blanche oubliée sur ces lignes de vie… (je parle de la neige sur les branches et non pas de substance illicite…)

Trop beau

Trop beaux aussi, les courts moments passés avec mon Grand et ma Vérolo. Comme si la Vie me faisait un clin d’œil, me rappelant l’essentiel de ce Temps des Fêtes. Les rencontres, les bons moments, le Temps partagé…

J’adopte! Pour toutes les années à venir!...
"Matin de givre", Amos, décembre 2014

samedi 20 décembre 2014

Avant que ne carillonnent les cloches



Le sapin est fait. J’ai décoré celui tout près de la maison d’une souris bien emmitouflée dans sa doudoune-rouge-couleur-de-Noël. J'ai également laissé intentionnellement toutes les lumières de la maison allumées, juste au cas où quelqu’un viendrait frapper pour y trouver refuge.
 
D’elle aussi je me suis bien occupée. J’ai accroché une immense couronne de sapin vert à la lucarne du deuxième étage et fais courir des guirlandes de gui sur la rampe de la galerie. 

Magnifiquement magique!...

J’ai laissé la clé de la porte d’entrée sur le perron. J’attends de la visite qui ne s’est pas annoncée. Au cas où je serais partie prendre la marche avec Méo quand elle arrivera…

J’ai rentré du bois pour chauffer le bon vieux poêle. Il en aura suffisamment pour se remplir le bedon jusqu’à tard dans la nuit. On annonce moins trente la nuit prochaine (fabulation…), y fera pas chaud. J’ai le goût de farnienter toute la soirée, regarder danser les flammes qui sont en vacances. Les voir sauter de joie entre leurs quatre murs de fonte.

Je suis fin prête. 

Noël peut se pointer. Je ne le retiendrai pas longtemps. J’ai appris ça en vivant les cinq derniers à Kuujjuaq. Je l’espère jusqu’au 24 puis je le laisse aller. Ça se fait sans fatigue, sans attente, sans douleur intrinsèque…

Plus que quatre jours… J’ai hâte…


Lu sur le FB de ma Bonne Amie G

vendredi 19 décembre 2014

Le grand dévoilement



J’avais passé la journée dans la petite maison nichée tout juste de l’autre côté du Pont Champagne à Vassan. J’avais commencé par lui chauffer les entrailles. Avec la quinzaine de bûches transportées tout près du poêle, je savais que je serais bonne pour la journée. Le ventilateur du plafond se chargerait de répartir la chaleur sans faire de pièces jalouses.
 
Avec détermination, j’entrepris de faire une beauté à la demeure. Je devais voir à m’arrêter en fin d’après-midi, juste à temps pour recevoir les occupants car ce soir, débuterait la Fête de Noël pour mon Énergique Filleule. Elle pourrait enfin voir ce qui se cachait derrière la porte où était suspendu le Renne au Nez Rouge.

Ils arrivèrent un peu plus tôt que prévu vers seize heures trente. Force me prit de faire le clown pour liquider un trop plein d’énergie, et meubler le Temps pendant que je cuisinais le souper. C’était moi qui invitais!

Une fois le feuilleté au saumon et aux asperges, les légumes et la purée de pommes de terre prêts, on prit place à la table et on laissa la conversation converger là où elle voulut bien aller. Le moment fatidique approchait. Mon ÉF avait hâte. Moi aussi, j’avais hâte. Hâte de voir sa binette quand elle verrait

On prit place au salon. La porte de sa chambre ouvrait sur cette pièce.


 Elle commença par lire la carte que j’avais pris soin de coincer entre le chambranle et la porte. Puis…

« Ferme les yeux. Avance. Lentement. Ok! Maintenant tu peux regarder. »
 


« Wow! C’est exactement ce que je voulais! Une chambre d’ado! Merci, merci, merci…»

Ses yeux brillaient. Elle se roulait aller-retour sur son grand lit, ouvrant en alternance, ici et là, les différents espaces de rangement. 

En prime, j’ai eu droit à une multitude de reconnaissants câlins. 

Et voilà, il est Temps de tourner la page sur cet épisode. 

C’est bien comme ça que ça se passe dans le Temps des Fêtes...

 ;-)