vendredi 14 novembre 2014

Le temps des adieux



Après cinq années franches, je quitte le Moyen-Nord Québécois. Dernière ligne, du dernier chapitre du livre débuté en 2009.
 
Derrière moi, des souvenirs. Bons et moins bons. Après tout, à chacun de forger son histoire, de vivre ses aventures, avec différentes forces, différentes faiblesses. 

Ses différences

Est-ce que j’ai aimé? Oui…

Est-ce que je me relancerais un tel défi? Seule… non…

Est-ce que je reviendrais? Oui, assurément… Avec des aeroplans!!!

Parce qu’ici, comme le disait si bien l’Ami D, c’est une vie brute, pas dure, mais sans flaflas, dans un sens, vraie, même si parfois, à certains moments, y’a rien de plus faux… 

« Encore un peu à l’état brut, mais quand on y regarde de près, qui est absolument magnifique »… Dommage, je ne me souviens pas c'est de qui… Mais ça colle bien…

Le Nord, une expérience à vivre, ça c’est certain. Mais si vous y venez, de grâce, laissez vos considérations pécuniaires derrière vous et ouvrez votre cœur à ces Inuits, dont la rudesse des années ancestrales n’ont absolument rien à voir avec celles vécues par les colonisateurs de régions éloignées.

Voilà. 

Point à ligne. 

Je tourne la dernière page. 

Fin de l’énigme et du défi de fin de carrière…

« Bye, bye Boss », Kuujjuaq, 14 novembre 2014

dimanche 9 novembre 2014

Ce n’est qu’un autre au-revoir




Je quitte pour une semaine. Pas très loin. Le Moyen-Nord Québécois. 
« Pour une dernière fois, avant de m’en aller… »


Dans huit heures d’autobus et deux heures vingt de Boeing 737 plus tard, je devrais me poser au Nunavik!


N’attendez rien de moi pour les jours à venir. Je m’en vais me recueillir sur cette terre d’adoption. Ces rochers dégarnis qui m’ont si souvent vu échapper quelques larmes. Tous ces Gens, Amis, Collègues, Inuits à qui je devrai dire au-revoir, à une prochaine… 

Peut-être?...

J’irai tourner quelques dernières pages de vie. Ainsi plus tard, je pourrai vous raconter.

Peut-être?...
« Double point de vue », Amos, novembre 2014

samedi 8 novembre 2014

Vu à Amos…



J’en étais à la dernière partie de ma randonnée avec Gros Vieux Méo quand tout à coup mon regard fut attiré vers cette fresque magistrale. Relatant sans contredit l’histoire d’Amos en l’honneur de son 100e anniversaire, je m’attardai aux menus détails. L’importance de l’industrie du bois, du clergé. Notre cathédrale, ce fameux « téton de l’Abitibi ». 
 
L’agriculture, la rivière Harricana, cette fameuse « rivière aux biscuits » selon la langue algonquine (que je pensais… voir plus loin…). Un « nanikana » déformé par des missionnaires qui n’en comprenaient moins que rien en algonquin. Nanikana signifiant selon Wikipedia, « la voie principale ». 

Confuse je m’empresse d’aller aux sources-plus-que-fiables. Ma Copine Algonquine MJC, à qui j’ai demandé la rectitude, corrobore… M’assure que ça signifie «la voie principale ». Alors… Je me rétracte auprès de tous ceux que j’ai désinformés… 

Faites que je cesse de divulguer que le mot « Harricana » signifie « rivière aux biscuits », Ciel de ciel!!!

Oh et en passant… La Dame-qui-me-surveille-sournoisement-du-coin-de-son-rideau est finalement fort sympathique. Nous nous sommes jasées quelques instants ce matin. Elle a reconnu que Gros Vieux Méo était bien dressé parce qu’il me suivait pas à pas. J’ai vanté l’efficacité des cours de dressage de M. Ahern. Après tout, c’est à lui que revient le mérite.

Bien… Ex aequo, à lui et à Méo!!!...


« Amos sous toutes ses couleurs», novembre 2014