vendredi 27 juin 2014

« Ma Tante »



Il y avait bien plus d’une année que nous tentions tant bien que mal de faire adonner nos vies volantes. Quand j’y étais, Elle n’y passait pas. Quand je n’y étais pas, Elle y venait… Peine anticipée et perdue… 
 
Mais arriva CE moment où…

Il y a quelques jours, je reçus de sa part quelques mots : « Passage à Kuujjuaq, en fin de journée le 26 juin, vol 353, Air Inuit… » 

Je note, parce que j’espère…

La veille de ce jour J, j’en parle à l’Amie F. Elle m’offre de me conduire à l’aéroport dans un délai raisonnable. De m’attendre s’il le faut. Car ici, les distances ont de l’importance… 

Tout comme nos visiteurs…

16 :30- Je suis à l’aéroport. Deux fois plutôt qu’une je vais m’informer au comptoir d’Air Inuit. « Le vol… Un charter… » 

« Il arrive bientôt M’dame. » me répond la gentille agente. 

Je reprends ma place afin de reprendre mon mal en patience…

Attendant un p’tit Dash-8, je ne sourcille pas quand arrive l’immense Boeing 737 aux couleurs d’oiseaux automnaux. Jusqu’à ce que son ventre se mette à libérer les plusieurs passagers…

Je la cherchais sans la voir. Jusqu’à ce que je l’aperçoive, grande et belle, et jeune, et fraîche. Exactement comme dans mon souvenir… À ses côtés, son Ami de Cœur, le Grand G, lui-même ami de mon Grand… 

Que de coïncidences!!!...

J’ai le débit rapide. Comme si je savais que le Temps nous était compté. Je voulais l’arrêter, le Temps, pas Elle, mais peine perdue. 

Une fois de plus…

Je La regardais, éblouie, abasourdie, de La voir ainsi, ici, frêle, forte  et droite devant moi. Tout à la fois. 

«MERCI… À qui de droit»

Et ce jour-là, j’eus beau apprendre que l’Ébola sévissait en Afrique, moi, je me sentis dans l’instant, immunisée par une dose d’amour (quasi) filial immense. Intense. 

Au risque de mourir d’une overdose… n’importe quand, je recommencerais. 

« Je t’aime Ma Nièce! »… 
« D’amour et d’eau pure », Lac Stewart, Kuujjuaq, juin 2014

jeudi 26 juin 2014

Prendre la clé des gens



… Je pars en vacances. Encore une fois, je vous fausserai compagnie. Mais pour de bonnes raisons. Premièrement, j’ai besoin de bains de foule (!), d’aventures et de voyage, de repos et de ressourcement, de retrouver mon Vieux Méo et Papa Fitzsou, de rouler ma bosse vers d’autres horizons que ceux du Nunavik.

Vous m’excuserez, mais je me le dois bien. À venir, un mois d’explorations, de découvertes, de retrouvailles, d’amour et d’eau fraîche en option, qui me permettront de recharger mes batteries amoindries par le long et dur hiver.

Si l’inspiration ne décide pas elle aussi, de prendre des vacances, fort probable que j’en aurai un brin à vous raconter à mon retour. D’ici là, à vous, chers membres de mon lectorat, je souhaite, un très beau mois de juillet.

Gens de l’Abitibi-Témiscamingue, n’oubliez pas les Fêtes du 100e d’Amos…

Gens des Laurentides, profitez de l’air pur de votre Nord…

Gens de l’Estrie, laissez-vous emballer par vos campagnes…

Gens de la Gaspésie, aspirez par le nez votre air salin…

Gens des Îles-de-la-Madeleine, savourez vos fruits de mer…

Gens de la Côte Nord, roulez votre 138 jusqu’au bout…

Gens de Lanaudière, sautez d’arbres en arbres…

Gens de Québec, laissez vous charmer par votre Vieux…

Gens du Bas du Fleuve, vivez vos beaux paysages…

Gens de Chaudière-Appalaches, escaladez vos montagnes…

Gens de Montréal-Laval, courez vos Festivals…

Gens de l’Outaouais, faites une virée du côté de l’Ontario…

Gens de la Mauricie, visitez St-Élie de Caxton…

À bientôt…
… 2014-07-28
"Prendre la clé des gens", Kuujjuaq, juin 2014

mercredi 25 juin 2014

Deux têtes valent mieux qu’une…



J’avais le goût d’écrire sur ce… Comparer la nature et la nature… humaine. Comme si le parallèle était évident… Comme si

Lorsque j’ai pris la première photo, j’étais seule. C’était à la fin d’une journée de travail. Je ne pus me souvenir si cela avait été l’une de celles que l’on se dépêche d’oublier ou si au contraire, ça en avait été une qui m’avait faite sourire et  grandir… 

Peu importe… 

Ce que je me souviens par contre, c’est que sur ce trajet, j’avais fortement ressenti l’odeur et l’appel du boisé, j’avais senti se poser sur moi, l’essence même de l’important, ce qui nous reste fidèle à jamais, ce qui perdure dans l’espace et dans le temps. Cette fois là, un court instant,  j’avais eu la nostalgie des escapades familiales dans un camp du P’tit Nord Abitibien…

En ce qui concerne l’autre photo, prise alors que je déroulais Kuujjuaq sous mes pieds (et ceux de Vérolo), l’invitation à l’immuabilité tenait plus de la provocation que d’un rappel. Comme si ces deux Inukshuits se tenant presque par la main, m’appelait à la vie urbaine, celle des bains de foule, de l’action, de la culture???...

J’aurais besoin de deux têtes pour peaufiner mon idée… 

Quelqu’un en aurait une de lousse à me prêter???...

p.s. L’Amie Sue… demain nous devons nous rappeler de... ???  ... vu que 2 têtes valent mieux qu'une!!!...   ;-)

                                 « Deux … valent mieux qu’une », Kuujjuaq, juin 2014